Cette rubrique trouve ici son sens, qui est loin d'être une papouille féministe pour être dans l'air du temps. Il ne s'agit pas de donner la parole aux femmes. Cela donne souvent des mâles ou sauf votre respect mesdames, des "homasses". En Guinée, d'une république à l'autre, cela a conduit les hommes à des "mamayas" au pire sens du mot, le folklore politcard à la gloire d'un chef de quartier hissé au sommet de l'Etat, le temps d'une chanson. A l'exeption historique de nos héroïnes du 27 Août 1977, lorque que des FEMMES ont obligé AST (l'Autre Suprême de la  Tôle), depuis son balcon à hurler comme une louve :


A bas la Police économique !

 

A gnaou, dit-on en toucouleur (voir traduction dans Google !)


Et nos braves battantes ont leurs héritières à Madina,  à mon Petitmarché de Lambambanyi où on a voulu les spolier du lopin de terre qui  leur assure le " songo, tchogou mâ fè" quetidien de leurs maisonnées, pour le brader à je ne sais quel paresseux "trader" de nos tropiques.


Elles ont mis leur terrible foulardrouge, la muleta devant laquelle maints "tanties" ont pris leurs jambes et leur pantalon à leur cou, oubliant leur kalache! Et tout devint rouge de Lambanyi à Kaloum.

 

Sans effusion de sang

 

C'est cette force féminine qu est la vraie virilité qui change en bien les affaires de la Cité

 

Bref, je crois que le Petit marché est toujours là-bas..

 

Eh bien Madian Daff, ce n'est ni Mbalia, ni une combattante, c'est une battante. Imaginez donc, une jeune femme qui crée et dirige de main de..maître une société de surveillance !

 

Aujourd'hui, avec cette nouvelle entreprise on voit ce que veut dire "ce que feme veut. Ici la femme n'en veut pas aux hommes, drives d'un certain féminisme pour hommelettes, et elle n'en veut pas seulement pour la femme, elle en veut pour tous les hommes.

 

Ici Madina Daff pense aux jeunes, demain une autre, ou peut-être elle-mê encore, pensera aux handicapés, aux débiles légers, aux trisomiques et surtout aux insomniaques de la Politique, pour leur dire ce que femme veut en politique.

 

On n'est pas là pour improviser des cantiques politiques, ni pour jouer de nos matos. Voci fissa ce qu'on veut :


Maintenant c'est notre tour ! 

 

Qui osera jeter la première pierre ?


A sa maman, à son épouse, à sa soeur.. ? 

 

Aujourd'hui pour Madina Daff, c'est L'Association Service Public pour le Développement Intégré (ASPDI). Certes,  une association féminine,  qui œuvre pour l'insertion socioprofessionnelle des jeunes filles mères, mais qui n'oublie pas  les jeunes garçons sans métiers ni emplois. L'association s'est fixé comme principaux objectifs, le reboisement, l'assainissement, l'encadrement des jeunes filles mères et des jeunes femmes, la formation professionnelle hors classe. Depuis près de quatre ans d'existence sur le terrain, ASPDI dont la présidente fondatrice n'est autre donc que Madina DAFF,  multiplie ses actions de sensibilisation et de formation socioprofessionnelle des jeunes femmes à l'intérieur du pays et ce, en se démembrant en huit groupements. Madina Daff :

 

«Nous avons huit groupements à travers la Guinée. Nous avons un groupement de 200 femmes à Nzérékoré qui s'occupe de l'agriculture, un groupement de 180 femmes qui s'occupe du beurre de karité en Haute Guinée, un autre groupement à Dubreka qui s'occupe de la culture maraîchère ».

 

Il faut souligner que l'ASPDI finance ses activités avec les fonds réunis des cotisations des membres, des legs et quelques dons qui sont le plus souvent insignifiants.

 

Cette dame, en animant l'ASPDI, ne s'est donc pas intéressée seulement à la promotion des femmes. Mère de famille qu'elle est, et très soucieuse de l'avenir des jeunes garçons, Madina DAFF a été choquée de voir tous les jours des enfants se promener dans les gares en train de chercher "un 500 francs". Ces enfants sont à l'assaut des taxis qui arrivent dans les carrefours de Bambéto et Cosa ou ailleurs dans nos faubourgs. Toute la journée, sous le soleil ou la pluie, ils appellent des passagers pour des "taxi-maîtres" afin que ceux-ci leur donnent 500 francs après le travail accompli, c'est-à-dire lorsque le taxi sera plein. Il n'est pas rare de voir certains de ces taximen continuer leur chemin après que leur véhicule a fait le plein de passagers oubliant dans le brouhaha ce petit « cokseur ». C'est ce qui a attiré l'attention de la  présidente de l'Association Service Public pour le Développement Intégré. On sait que tout comme les petits cireurs, 40 à 60 % des ces enfants sont  de jeunes tuberculeux qui s'ignorent et donc qu'on ignore. C'est ainsi que Madame Daff a pris une dizaine de jeunes évoluant dans ce ''métier'' pour les former dans une auto-école de la place. Aujourd'hui, tous ces jeunes ont leurs permis de conduire et sept d'entre eux ont commencé déjà à travailler pour eux-mêmes.

 

« On qualifie ces jeunes de délinquants alors qu'en fait, ils ne le sont pas tous. Il y en a qui veulent travailler mais n'ont aucun soutien. Donc, notre association va faire son mieux pour former beaucoup de jeunes qui sont dans ces situations», a promis Madina DAFF.

 

Selon la présidente de l'ASPDI, son association se prépare pour faire de la sensibilisations pour la quiétude sociale en Guinée :


« Depuis le second tour de la présidentielle de 2010, notre association a entrepris des projets entrant dans le cadre de la préservation de la paix dans notre pays, parce qu'on ne peut pas parler de développement sans parler de paix. Nous somme en concertation pour voir dans quelle mesure nous allons inviter les femmes des leaders politiques et celles des leaders d'opinion dans cette optique. Nous faisons appel aux femmes parce qu'étant mères de famille et épouses, elles peuvent jouer un rôle important dans le cadre de la préservation de la paix. Quand il y a un problème, c'est aussi la femme qui en pâtit. »


Aujourd'hui, Madina DAFF est devenue une femme modèle, car "elle se bat comme un homme". Au-delà de l'association où elle évolue, cette dame a une société de gardiennage, un service qu'elle dirige depuis  dix ans. C'est ainsi, après son stage à l'Education nationale, elle a fait ses premiers pas auprès de la première entreprise de sécurité privée, SPG « qui s'occupait de tout ce qui est de gardiennage au sein de l'ambassade des Etats-Unis. » C'est là qu'elle a eu l'expérience dans ce secteur. « "Quand le contrat fut terminé, poursuit-elle, "j'ai parlé à mon patron de ma volonté de créer une entreprise. Ce qui fut fait ». Alors, les femmes aussi peuvent faire quelque chose. L'exemple de Madina DAFF en est une illustration parfaite.


BAH Mariame

 

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