L’Honorable David Camara de la mouvance présidentielle a donné son avis ce mercredi 10 juin sur la nouvelle loi pourtant sur le maintien de l’ordre. Une loi qui a été votée la semaine dernière par le Parlement guinéen et qui devrait être promulguée par le Président de la République dans les prochains jours.

David-Camara

Le président de la Commission Parlementaire Ressources Naturelles, Environnement et Développement Rural affirme: « C’est une loi que j’ai voté, en bonne connaissance de cause. Cette loi sur l’utilisation possible ou la possibilité d’utiliser des armes à feu, je l’ai voté personnellement sans état d’âme, parce qu’il faut reconnaitre que dans le cadre du maintien de l’ordre, les forces de l’ordre qui sont là pour veiller à l’ordre public, généralement on les interdits toute utilisation d’armes à feu, c’est des armes conventionnelles qu’ils doivent utiliser. Cependant, ils se trouvent parfois en situation où ils sont véritablement agressés par la partie opposée soit par des cailloux, soit par des armes blanches ou même par des armes à feu. Donc, un agent des forces de l’ordre qui se trouve agressé manifestement, qui se trouve en situation de légitime défense, il n’a d’autre choix que de se défendre s’il a une arme à feu sur lui. Je ne vois pas pourquoi il ne s’en servira pas. Ceci est valable autant pour des agents de la sécurité que pour n’importe quel citoyen qui serait en détention d’une arme à feu autorisée légalement peut s’en servir pour se défendre ».

L’unique député de la Nouvelle Génération pour la République (NGR) a précisé qu’après l’utilisation d’arme à feu, la personne s’expliquera devant la Justice qu’il s’agissait effectivement d’un cas de légitime défense’’. C’est pourquoi ajoute-t-il, ‘’cette session des lois a enregistré également d’autres lois dans ce sens-là, dont la réorganisation du système judiciaire guinéen’’.

Il a évoqué les raisons qui ont amené des parlementaires guinéens a voté une telle loi,  ‘’je suis tout à fait d’accord avec cette loi qui a été votée. Je pense que laGuinée a évolué et continue à évoluer dans une ambiance de pagaille, de laisser aller totale et aucun pays ne peut fonctionner de cette façon. Il faut qu’à un moment donné qu’on sente qu’il y’a une autorité. Vous ne pouvez pas impunément vous retournez contre les forces de l’ordre et que cela reste comme ça. Si les gens savent qu’en se retournant contre les forces de l’ordre de façon inopinée, ils peuvent s’exposer à l’usage d’armes à feu, je pense qu’ils réfléchiront à deux fois avant de procéder de la sorte’’.

Mais à quelle occasion les agents de maintien d’ordre sont-ils habilités à cette utilisation d’armes à feu ? David Camara répond : « ça ne veut pas dire que les agents de maintien d’ordre sont habilités tout de suite à l’utilisation d’arme à feu. Ça doit être un recours de dernier ressort après les gardes fous. C’est pour cette raison que le ministre en charge de la sécurité doit prendre toutes les dispositions pour que les forces de l’ordre soient davantage sensibilisées ».

Il a enfin reconnu tout de même que les forces de l’ordre ont bénéficié une assistance assez soutenue de la part de la France pour ce qui est de leur formation. Rien que de par leur agissement aujourd’hui, on sent qu’il y’a une nette amélioration comparativement aux années passées, a-t-il commenté.

De son côté le président du groupe parlementaire de la majorité  présidentielle Amadou Damaro a dit que cette loi détermine les responsabilités des uns et des autres en ce qui concerne les forces de l’ordre en cette phase de la réforme de l’armée guinéenne.

Damaro de citer quelques articles de ladite loi dit que : « Dans son article premier, cette loi a pour objet de définir les règles applicables aux opérations de maintien de l’ordre public en Guinée. La présente loi dit en son article 2, le maintien de l’ordre public est l’ensemble des mesures visant à prévenir les atteintes à l’ordre public et les établir lorsqu’il est troublé. Le maintien d’ordre public a pour objectif de garantir les conditions d’une vie paisible, des groupes et des individus tout en conciliant l’expression de leur droit avec le respect des intérêts de l’État. Dans son article 3, il est dit que le maintien de l’ordre public est assuré par les forces de sécurité qui sont instituées pour préserver la sécurité  publique, veiller à l’exécution des lois et règlements, protéger les institutions, l’environnement, les personnes et les biens, etc. »

Oumar M’Böh pour Aminata.com
 

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