Aboubacar Sylla, ancien ministre, porte parole de l'ADP et le Collectif sur la sellette.

Il serait à couteaux tiré avec un italien qui n’avait qu’un au revoir après un marché qui était loin d’avoir épuisé ses retombées financières et collatérale.
Donc, il continue, le feuilleton de la malversation des matériels destinés à la Radio Télévision Guinéenne dans lequel le leader de l'Union des forces du changement UFC Aboubacar Sylla et l'ingénieur italien Tomaso Tanzi ancien représentant en Afrique de l'ouest du groupe ITEL, se renvoient les responsabilités. C’est le retour de cet italien qui « inspire » ce nouveau rebondissement en multipliant les déclarations, accusant l'ancien ministre de la communication d'être impliqué dans la malversation autour du contrat que le gouvernement de la transition avait engagé pour fournir à la RTG des équipements.
Pour rappel, à la veille des échéances électorales, une importante somme d'argent évaluée à 943000 euros avait été décaissée pour fournir la RTG de bons nouveaux matériels afin de répondre aux exigences du journal de campagne. Plus de 300 millions de francs guinéens d'écart selon le technicien italien, ont été constatés dans la facturation ; une accusation qui viserait le leader de l'UFC. Le patron de ITEL, la société qui était pourtant annoncée pour être retenue suite à l'annonce de souscription et qui s'est vu refusée le marché parce que ne répondant pas aux critères exigés par le cahier de charge dit-ont, n'a pas digéré ce qu'il appelle "magouille".
Cette affaire a pris une nouvelle tournure depuis que le Conseil des ministres s'est saisi du dossier ces derniers jours. Ce contrat qui est finalement revenu a DV international, une société appartenant à un ancien ministre des télécommunications, Jean Claude Sultan, suscite beaucoup de soupçons quant à la manière dont les démarches se sont déroulées.
Contrairement aux allégations de l'Italien Tomaso Tanzi, l'ancien patron du ministère de la communication estime de son coté qu'une économie de 1.000.000 d’euros a pu être faite; deux véhicules 4x4 et la formation du personnel ont pu être obtenus en dehors de l'achat des équipements.
Face à l'implication de l'Etat dans ce dossier au cours du récent conseil des ministres, des langues se délient sur la volonté manifeste des autorités de régler le compte d'une des voix les plus critiques envers le régime .Reste à savoir si l'habit qu’arbore  l'ancien ministre est celui d'un saint dans cette affaire. Affaire à suivre.

ERAPMOS et SN Bokoum

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