Journée de prières, de jeûne et de recueillement pour la paix et l’unité nationale en Guinée

Une journée de prière et de jeûne a été organisée ce lundi pour la réconciliation et l’unité des Guinéens sur proposition du Conseil des religieux de Guinée. L’information a été diffusée sur plusieurs ondes de la capitale par u même communiqué.

Partout dans le pays les fideles musulmans et chrétiens sont appelés à implorer la grâce de Dieu en faveurs de l’unité et de la paix.

Cette journée de prières de jeûne et de recueillement, intervient alors que la tension est toujours vive entre l’Opposition et le Pouvoir au sujet de la restructuration de la CNI et de l’audit du fichier électoral.

Il faut rappeler qu’une marche qui était est prévue dans ce sens par le Collectif et l’ADP a été reportée la semaine dernière à une date ultérieure, à cause de l’absence du Président de la république. Sans oublier que le RPG-arc-en-ciel menaçait de marcher le même jour.

Sensibles aux périls qui s’annoncent selon elle la ligue islamique avait déjà rencontré les deux blocs politiques pour leur demander de renoncer à toute manifestation et privilégier le dialogue.

Au terme de cette journée, El Hadj Fadiga a cru bon résumer l’argumentaire religieux en faisant dire aux écritures saintes que l’amour, la paix, l’unité, préceptes cardinaux de l’Unique, commun aux trois religions révélées, signifiaient le renoncement aux manifestations, à l’affrontement et l’acceptation de l’ordre (établi ?).

Ce raccourci a été nuancé par Albert Gomez qui sait de quoi il parle puisqu’avec El Hadj Mamadou Saliou Camara imam de la Grande mosquée Fayçal, il était chargé de la facilitation du Dialogue. Leur dernière démarche auprès des parties prenantes du Dialogue s’est soldée par une fin de non recevoir polie.

Il s’est donc résolu à lancer un énième appel à tout le monde, en vrac :

- Le Pouvoir et ses bras armés doivent garder leur sang froid

- Les Partis politiques et leurs citoyens à méditer la formule de Kennedy : « ne dites pas ce que l’Amérique peut et doit faire pour vous, mais dites ce que vous citoyen américain pouvez et devez faire pour votre pays… »

Etc.

Le problème, c’est que l’Amérique n’était pas en transition et que la Guinée y est plongée depuis plus de cinquante ans et que depuis les journées de Janvier et de Février, le Guinéen a clairement dit ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait pas : finir cette transition avec une autre CENI.

Et que cela n’est pas une fin en soi, car ce qu’il veut, c’est en finir avec la faim, alors que sa terre est gorgée de richesses.

Mamadou I Sow en collaboration avec SNB

 

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