Mali: 5 morts dans l'attaque d'un convoi militaire au centre du pays

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com

Patrouille de l'armée malienne à Anderamboukane, dans la région de Menaka, le 22 mars 2019.
Un convoi de l'armée malienne a été attaqué, mercredi 21 août, dans le centre du pays. Quatre militaires et un civil ont été tués, plusieurs autres blessés et du matériel militaire a été détruit par les assaillants. L'attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM).

Dans le cadre du renforcement de ses positions sur le terrain, l’armée malienne transporte du matériel militaire sur des porte-chars. Le convoi était escorté. Après une nuit passée vers la ville de Boni au centre, ce mercredi, la vingtaine d’hommes se dirigent un peu plus au nord. Peu avant la localité de Nokara, des hommes armés ont surgi. Des coups de feu éclatent, les assaillants, selon plusieurs sources, sont de présumés jihadistes. Des civils situés à moins de 500 mètres des lieux ont rapidement rebroussé chemin alors que l’attaque se poursuivait.

L'attaque sera revendiquée dans la soirée par le GSIM (ou JNIM en arabe), une organisation militaire et terroriste née en 2017 de la fusion des principaux groupes jihadistes dans la région, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Rida Lyammouri
@rmaghrebi
#Mali: #JNIM claimed responsibility for this morning’s ambush against Malian Army escort unit between Boni and Hombori. In addition to 5 soldiers killed, 2 others captured as hostages. https://twitter.com/rmaghrebi/status/1164166654651195393 ...

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Rida Lyammouri
@rmaghrebi
#Mali: military escort unit ambushed this morning between Boni and Hombori. At least 5 soldiers reported dead while vehicles/equipment damaged. #Sahel https://twitter.com/fama_dirpa/status/1164140578759745538 ...

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22:22 - 21 août 2019
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Cinq hommes du convoi de l’armée, dont quatre militaires et un civil ont été tués. Au moins deux autres ont été blessés, selon une source militaire malienne qui dément le supposé rapt de deux autres militaires. C’est le matériel transporté qui était surtout visé. Des véhicules de l’armée, dont des porte-chars ont été brûlés.

Un renfort rapidement sur place

Très rapidement, un renfort des troupes régulières est arrivé sur place. « Ces événements ne renforcent que notre détermination », a commenté un responsable du ministère de la Défense. Selon lui, depuis l’envoi de forces supplémentaires dans le centre, la situation sécuritaire à des endroits s’est plutôt « améliorée ». « Les terroristes ne sont plus dans des zones qu’ils occupaient », ajoute la même source.

► À lire également : Mali: les populations du centre du pays face aux attaques à répétitions

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France / Tentative de tripatouillage constitutionnel : Macron dit non à Condé et Ouattara ?

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com En invitant expressément les deux Présidents africains qui ambitionnent de modifier les constitutions de leurs pays en vue de conserver le pouvoir pour eux-mêmes ou pour leurs partis, Emmanuel Macron a voulu passer un message au Guinéen Alpha Condé et à l’Ivoirien Alassane Ouattara. Condé Macron et Ouattara et les constitutions africaines.

Le ton est austère et peu triomphant. « J’ai assisté, aujourd’hui (jeudi 15 août 2019), à la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence, à la Nécropole nationale de Boulouris, aux côtés de mes homologues français et guinéen, Emmanuel Macron et Alpha Condé. Cette commémoration est un moment important qui rappelle la contribution des troupes africaines à la libération de la France », indique Alassane Ouattara. San plus.

A lire aussi. Guinée : Voici le courrier du ministre qui a démissionné pour dire « Non » au tripatouillage de la Constitution par Condé

En prenant soin d’éviter les deux dirigeants africains dont les mandats constitutionnels finissent en 2020, pour cette commémoration, Emmanuel Macron a voulu passer un message. De source proche de l’Élysée, plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest, au cas où leurs dirigeants mettent à exécution leurs volontés de tripatouiller les textes pour s’assurer un troisième mandat (RPG-Arc-en-ciel en Guinée) ou pour exclure de potentiels adversaires (RHDP en Côte d’Ivoire).

Pente répressive en Guinée et en Côte d’Ivoire
« Ce n’est pas par hasard que le Président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale », révèle un diplomate français.

Celui-ci indique : « à travers de mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir ».

La mise en garde d’Emmanuel Macron sera-t-elle entendue par les deux dirigeants qui étaient des soutiens sans faille de la métropole, et qui, du fait de la pente répressive permanente dans leurs pays, ces dernières années, ne bénéficient plus des égards de l’Elysée et de Matignon, ces institutions préférant les encourager à l’alternance ?

Emmanuel Gautier pour afriksoir

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CPI: Fatou Bensouda visée par une plainte, sa suspension réclamée

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République, www.nrgui. Fatou Bensouda fait l'objet d'une plainte déposée par les avocats Walter Marquez et Carlos Ramirez Lopez. Il est reproché à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) de s'être rendue coupable de violation de droits de l'homme en Gambie, sous l'ère Yaya Jammeh.

Fatou Bensouda menacée par une plainte judiciaire

C'est devant le Mécanisme de contrôle indépendant de la Cour pénale internationale (CPI) que les avocats pénalistes Walter Marquez et Carlos Ramirez ont déposé une plainte contre Fatou Bensouda, actuelle procureure de la juridiction internationale. Les deux plaignants accusent l'ex-ministre gambienne de la Justice de s'être rendue coupable de violation de droits de l'homme au moment où Yaya Jammeh dirigeait le pays d'une main de fer.

La procureure aurait pris part à des actes "personnels et directs d'actes cruels violant les droits de l'homme ainsi que de crimes contre l'humanité commis contre des citoyens de son propre pays, la Gambie, pendant la dictature militaire de Yahya Jammeh, entre les années 1994 et 2002", confie le site gainako.com. A cette époque où Yaya Jammeh avait instauré une véritable dictature en Gambie, Fatou Bensouda a été procureure, ministre de la Justice puis procureure générale.

Le 11 juillet 2019, justiceinfo.net faisait savoir que dans un rapport écrit par les journalistes Thierry Cruvelier et Mustapha Darboe, des "citoyens de ce pays, notamment Batch Samba Jallow et Sainey Faye, ont déclaré devant la Commission que l'actuel procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, avait personnellement participé aux graves violations des droits de l'homme commises par le régime militaire", poursuit le média.

Vous pouvez lire :Gambie : Yaya Jammeh accusé d' avoir violé une ancienne Miss

Selon ce rapport, Fatou Bensouda, aux côtés de Yaya Jammeh, a participé à de "nombreuses et graves violations des droits de l'homme" commises "par des pratiques systématiques d'actes de tortures, de fabrication de preuves, de détentions illégales, de disparitions forcées et de morts en détention". C'est seulement en 2002 que Fatou Bensouda, recrutée par la Cour pénale internationale, a cessé de prendre part à ces violations des droits de l'homme.

"C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers le responsable du Mécanisme de contrôle indépendant, pour lui transmettre ces faits spécifiques qui imputent à son titulaire, Fatou Bensouda, en tant que participant dans des situations similaires en République de Gambie, ceux qui ont été dénoncés en relation avec notre pays et contre nous devant laquelle elle encourt une négligence grave et une complicité due à une omission, une attitude selon laquelle une autre procédure disciplinaire est actuellement en cours sous la présidence de la CPI, sous le numéro 2018 / PRES / 00370-16", s'est exprimé Walter Marquez.

Vous pourriez aussi aimer :Procès Gbagbo : Le juge Geoffrey Henderson scelle le sort de Bensouda

Se basant sur l'article 42.3 du Statut de Rome, qui stipule que le procureur de la CPI doit avoir "haute considération morale", les deux avocats ont demandé la suspension de Fatou Bensouda.

K. Richard Kouassi

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Tentative de tripatouillage constitutionnel : Macron met Condé et Ouattara fermement en garde?

Macron dit non Condé et Ouattara

Le ton est austère et peu triomphant. « J’ai assisté, aujourd’hui (jeudi 15 août 2019), à la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence, à la Nécropole nationale de Boulouris, aux côtés de mes homologues français et guinéen, Emmanuel Macron et Alpha Condé. Cette commémoration est un moment important qui rappelle la contribution des troupes africaines à la libération de la France », indique Alassane Ouattara. San plus.

En prenant soin d’éviter les deux dirigeants africains dont les mandats constitutionnels finissent en 2020, pour cette commémoration, Emmanuel Macron a voulu passer un message. De source proche de l’Élysée, plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest, au cas où leurs dirigeants mettent à exécution leurs volontés de tripatouiller les textes pour s’assurer un troisième mandat (RPG-Arc-en-ciel en Guinée) ou pour exclure de potentiels adversaires (RHDP en Côte d’Ivoire).

Pente répressive en Guinée et en Côte d’Ivoire

« Ce n’est pas par hasard que le Président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale », révèle un diplomate français.

Celui-ci indique : « à travers de mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir ».

La mise en garde d’Emmanuel Macron sera-t-elle entendue par les deux dirigeants qui étaient des soutiens sans faille de la métropole, et qui, du fait de la pente répressive permanente dans leurs pays, ces dernières années, ne bénéficient plus des égards de l’Elysée et de Matignon, ces institutions préférant les encourager à l’alternance ?

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3è mandat de Condé : Washington, ferme et se prononce

Le 3è mandat d’Alpha Condé s’invite au 18e forum de l’AGOA (African Growth and Opportunities Act), qui s’est achevé le mardi 7 août 2019 en Côte d’Ivoire. Une occasion pour le secrétaire d’État américain adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy de donner sur la RFI, la position, pour le moins ferme de Washington.

Extrait : « D’abord, les États-Unis reconnaissent la souveraineté de chaque État, et les États peuvent changer de Constitution à leur guise. Mais nous avons un problème s’il apparait évident que le président en exercice se serve de cela uniquement pour se maintenir au pouvoir. D’autres pays ont changé leur Constitution pour en modifier certains aspects, dont le nombre ou la durée des mandats, mais tout en respectant les principes démocratiques. Á savoir, un débat sur la pertinence d’une nouvelle loi fondamentale et son adoption soumise à référendum par la population. »

Cette position tranchée intervient à moins de dix jours après l’audience accordée, au Département d’Etat, au chef de file de l’opposition. Sur sa page Facebook, Dalein Diallo se réjouissait: « Merci à Tibor Nagy, sous-secrétaire du bureau des affaires africaines, pour l’accueil chaleureux du Département d’Etat américain et à l’attention portée à ma délégation ainsi qu’à ses préoccupations. J’ai noté avec intérêt l’attachement des USA à la promotion de la démocratie et de l’État de droit en Guinée et en Afrique. »

De toute évidence, rapporte l’UFDG, à toutes ces rencontres, le leader de l’UFDG a donné de larges informations sur la situation économique et politique qui prévaut actuellement en Guinée. Il a notamment mis en évidence le recul de la démocratie et de l’État de droit et a fait état de la violation récurrente des droits humains par le pouvoir d’Alpha Condé. Il a dénoncé la corruption et la politique minière qui s’est avérée désastreuse pour l’environnement et pour l’emploi.

Selon le parti, Dalein Diallo n’a pas manqué d’attirer l’attention de tous ses interlocuteurs sur l’obstination d’Alpha Condé à s’octroyer une présidence à vie en changeant la Constitution, et surtout sur les risques que ce projet peut entrraîner pour la paix et la stabilité de la Guinée et de la sous-région. Tous ceux qui crient à Conakry que la modification constitutionnelle ne se dicte pas par la France, les USA, etc., ont euleur réponse...à l’américaine : souverain, oui, mais pas d’instauration d’une présidence à vie.

Voilà qui est clair.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Relu par SNB pour www.nrgui.com

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