Ceux qui son morts ne sont pas morts

Amadou "Koroba" Bokoum rejoint mon frère et ma sœur de lait, El Hajj Tibou, son père, et Hajja Fatoumata, inhumés le même joure en 2012, à Dinguiraye sous une pluie battante hors-saison, « signe de grande Miséricorde », avait commenté le Khalife d'alors, Feu El Hajj Mountaga Tall (RA).

Kullu shay’in fa’nin, illa wajhihi, Toute chose s’efface, sauf Sa face

Ceux qui son morts ne sont pas morts

Voilà, je pleure aussi, des larmes de miséricorde.

Paix pour nous tous

Shalom Was-Salam.

Saidou Nour BOKOUM

www.nrgui.com

Morts sans sépulture, Camp Boiro, toujours béant en Guinée

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com Enterrement des victimes du 14 octobre: le Gouvernement guinéen annonce que les dépouilles ne sont pas disponibles

C'est le département de la santé et de l’hygiène publique qui a annoncé cette incroyable décision des autorités guinéennes.

Poursuivant, le ministère de la santé annonce que les autopsies sont en cours pour la manifestation de la vérité dans le meurtre de plus de 12 jeunes.

Voici l'annonce

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique porte à la connaissance des familles et des proches des victimes des événements des 14 octobre 2019 et suivants, ainsi que de l’opinion publique nationale, que les autopsies recommandées à cet effet et engagées depuis, sont en cours et qu’eu égard à leur complexité, celles-ci ne sont pas encore arrivées à leur terme.

Le Ministère précise qu’en raison de la poursuite de ce processus, les dépouilles mortelles des victimes ne sont pas disponibles en vue de la mise en œuvre de la suite à donner aux pratiques en usage en pareilles circonstances.

Respectueux de la personne humaine et déterminé à élucider les causes exactes de leur décès, le Ministère informe que les rapports des autopsies réalisées contribueront à la manifestation de la vérité sur les causes réelles et les circonstances véritables de la survenance des décès et d’aider ainsi à l’identification des différentes responsabilités impliquées dans ces événements.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique rassure les familles des victimes que toutes les dispositions sont prises en vue d’assurer à ce processus, la meilleure diligence possible.

Le Ministère invite les familles des victimes à rester à l’écoute et les rassure, qu’elles seront immédiatement informées dès que les autopsies seront terminées et les rapports dûment rédigés à cet effet.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène renouvelle aux familles et aux proches des victimes, ses condoléances émues.

www.guinee 360

Relu par SNB pour www.nrgui.com

UN PAS HORS DU MOI POUR ATTEINDRE LE SOI

Je suis allongé sur le lit. Mes enfants, frères et sœurs sont tous assis à mon chevet. Certains amis proches sont aussi debout et surplombant mon visage. Soudain, je commence à respirer fortement . Quelqu'un parmi les gens assis dans la pièce récite du Coran .Tout le monde autour répète avec lui . Mon souffle commence à diminuer. J'ouvre les yeux et regarde quelque chose. L'ange de la mort est arrivé. Je me prépare pour le voyage éternel. Ma bouche s'est ouverte. Mon frère laisse tomber de l'eau dans ma bouche, c'est peut-être l'eau "Zam Zam" que j'avais conservée pour le moment même.
Alors tout le monde commence à réciter, "Laa'ilaaha illallaaha Muhammadur Rasoolullaah". J'ai perdu ma vision. J'ai perdu ma langue, j'ai même perdu ma sensation mais je peux encore entendre. Je peux entendre mes proches pleurer de douleur. Je ne suis pas encore mort mais je suis presque sans vie. L'ange de la mort fait l'acte final et prend mon âme avec un geste intensif. J'ai maintenant quitté ce monde.
Toutes mes richesses, voitures, propriétés, soldes bancaires, contacts et connexions ne servent plus à rien. Mon identité est ma tombe et je suis appelé «cadavre». Mes proches préparent ma tombe et certains d'entre eux pensent qu'il est peu propice de garder le cadavre à l'intérieur de la maison trop longtemps. La maison que j'ai moi-même construite et habitée se rétrécit dans l'espace pour moi. Mon bain est en train d'être préparé. Je suis sorti de l'enceinte pour le dernier bain. Ma salle de bain équipée de raccords de bain coûteux n'est pas pour moi maintenant.
Je suis enveloppé dans le linceul de coton blanc. Je suis enfermé dans une boîte en bois pour voyager jusqu'à ma tombe. Ma voiture chère n'est pas pour moi maintenant.
Pour quoi alors ai-je amassé tant de choses sans valeur? Pourquoi ai-je menti pour gagner la richesse inutile? Cela ne me sert à rien. Malheur à moi car j'ai gaspillé ma vie en vain. J'ai oublié que mon dernier voyage est proche et certain. Pourquoi ai-je tant péché? Oh! J'ai perdu mon jeu.
Maintenant arrête d'imaginer Cela va arriver un jour avec toi et moi. Alors soyez prêt. Les bonnes actions rendront votre voyage et la vie de l'Hereafteru agréables. Rappelle-toi la mort Il est certain. C'est si proche. Ce monde est juste un rêve court ..... Réveillez-vous avant qu’il soit TROP TARD!
Un beau hadith
Rasulullah (صل الله عليه وسلم) a dit:
«Quand un homme meurt et que ses proches sont occupés à des funérailles, un homme extrêmement beau se tient à côté de lui. Quand le cadavre est enveloppé, cet homme entre le linceul et la poitrine du défunt. Quand après l'enterrement, les gens reviennent à la maison, 2 anges, Munkar et Nakeer (noms de deux anges spéciaux), viennent dans la tombe et essayent de séparer ce bel homme afin qu'ils puissent être en mesure d'interroger le mort en privé sur sa Foi. Mais le bel homme dit: «Il est mon compagnon, il est mon ami. Je ne le laisserai pas tranquille de toute façon. Si vous êtes nommé pour un interrogatoire, faites votre travail ... Je ne peux pas le quitter tant que je ne l'aurai pas admis au Paradis. Par la suite, il se tourne vers son compagnon mort et dit: «Je suis le Coran, que vous avez l'habitude de lire, parfois à voix haute et parfois à voix basse. Ne t'inquiète pas. Après l'interrogatoire de Munkar et de Naker, tu n'auras pas de chagrin ... »Quand l'interrogatoire est terminé, le bel homme arrange pour lui des al-Mala'ul A'laa (les anges dans le ciel) literie en soie remplie de musc.
Rasulullah (صل الله عليه وسلم) a dit: "Au Jour du Jugement, devant Allah, aucun autre Intercesseur n'aura un plus grand statut que le Coran, ni un Prophète ni un ange". S'il vous plaît continuez à transmettre ce 'Hadith' à tous .... parce que Rasulullah (صل الله عليه وسلم)
dit: "Passe la connaissance même si ce n'est qu'un seul verset". Qu'Allah accorde cette faveur à chacun d'entre nous.
امين يارب العالمين

Les rois noirs du Maroc

 "Le Nègre ignore que ses ancêtres, qui se sont adaptés aux conditions matérielles de la vallée du Nil, sont les plus anciens guides de l'humanité dans la voie de la civilisation" Cheikh Anta Diop

Jusqu’au 8e siècle au moins, le Maghreb était aussi noir que l’Afrique subsaharienne. Des hommes parmi cette population autochtone ont fait briller la région, le Maroc en particulier. Cette page occultée de l’histoire noire est un élément majeur à verser au patrimoine historique

africain.

Rappels

Afin de comprendre ce qui sera dit ici, il est absolument indispensable de se documenter sur l’apparition des peuples blancs sur Terre et

sur les étapes du peuplement de l’Afrique du nord. Pour synthétiser, les Noirs ont vécu de tout temps au Maghreb et représentaient

l’essentiel de la population au temps des dominations romaine et arabe. Ce sont ces Noirs qui ont été au début désignés par le terme

Berbère.

C’est véritablement la traite des Blancs d’Europe par les arabo-musulmans et la présence turque qui auraient changé le visage du Maghreb

au point que nous connaissons aujourd’hui. Cela a été expliqué en détail ici. D’après la BBC, dans une traite qui a duré près de 12

siècles, 1 250 000 blancs européens auraient été mis en esclavage au Maghreb et en Lybie entre 1530 et 1780 seulement [1].

La dynastie noire et arabe des Idrissides (789 – vers l’an 1000)

C’est dans le cadre de l’invasion musulmane de l’Afrique que les Arabes entrèrent sur le continent noir en 639 et soumirent le Maghreb

quelques décennies plus tard. C’est un arabe, du nom d’Idriss, qui fonda la première dynastie marocaine, celle des Idrissides. Il mourut en

laissant son épouse berbère – donc noire – enceinte. Celle-ci mit au monde Idriss II, qui étendit le pouvoir de son père sur la région. Le fils de ce dernier, le roi Mohammed aurait également été de mère africaine. La dynastie idrisside, d’essence africaine et arabe donc, s’est distinguée par une œuvre architecturale dans la ville de Fès et l’expansion de l’Islam. Elle déclina jusqu’à disparaître vers l’an mille. C’est véritablement la dynastie suivante des Almoravides, qui fit briller le Maroc.

La dynastie noire des Almoravides (1060-1147)

Les Berbères, encore appelés Maures ou Sarrasins, tels que les Européens les ont vus en Espagne et au Portugal A gauche: Illustration, auteur inconnu
En haut à droite : court royale maure en Espagne au 13e siècle (Source : Jean Philippe Omotunde pour Africamaat)
En bas, à droite : Dignitaires maures jouant aux échecs en Espagne (Source : The Golden Age of The Moor, édité par Ivan Van Sertima, page 29)

Le roi chrétien d’Espagne Pierre d’Aragon, recevant les têtes décapitées de 4 princes maures de la dynastie des Almoravides au 11e siècle. On peut voir que les têtes sont excessivement noires. Ce sont ces 4 têtes qui figurent encore aujourd’hui sur le drapeau de la Sardaigne.

Dans le sahara occidental, le roi Yahya Ibn Ibrahim essayant d’islamiser ses sujets, ramena un leader religieux du nom d’Ibn Yacine qui

échoua à les convertir. Yacine fut chassé par le peuple, et s’enfui vers le fleuve Sénégal où il rencontra plus de succès. Ayant finalement

assez d’adeptes, il mena un djihad dans la région et baptisa ses suivants Almoravide, c’est-à-dire les combattants de la foi. Abu Bakar, autre leader des Almoravides, constitua par la guerre un empire allant du Maroc au fleuve Sénégal.

Abu Bakar (illustration datant de 1413, Mecia Viladestes)

Source: histoiredumaghreb.com

Il nomma son cousin Yusuf Ibn Tachfin régent du nord-ouest. Celui-ci conquit l’ancienne capitale Fès et une partie de l’Algérie. Après avoir

mené un djihad qui ébranla sérieusement le puissant empire vitaliste (animiste) de Ghana en 1075, Abu Bakar retourna au Maroc. Là, il ne

putque s’incliner devant le pouvoir affirmé de son cousin Yusuf Ibn Tachfin, qui fonda la ville de Marrakech.

documents de l’époque comme un homme à la peau marron et aux cheveux crépus [2].

L’empire almoravide 

Ce dernier répondit à l’appel au secours des Noirs et des Arabes menacés par les chrétiens d’Europe. Le régent du nord-ouest africain

conquit l’Espagne. Il se tailla ainsi un empire gigantesque qui regroupait l’Espagne, le Portugal, le Maroc, l’Algérie, le Sahara occidental, la

Mauritanie, avec Marrakech comme capital. Cet homme noir est de ce point de vue, un des plus grands conquérants de l’histoire.

L’historiographie marocaine considère que c’est avec la dynastie almoravide que commence véritablement l’époque impériale du Maroc, voir la naissance du Maroc tout court. Ce sont donc deux hommes noirs, Abu Bakar et surtout Yusuf Ibn Tachfin, qui ont fondé le Maroc impérial. La dynastie almoravide se distingua par une œuvre architecturale monumentale au Maroc. Elle fut balayée par la 3e dynastie des Almohades.

Les joyaux architecturaux des rois almoravides au Maroc et en Algérie

La dynastie noire des Almohades (1147-1269)

L’histoire de cette dynastie commença avec un berbère Masmuda, du nom de Ibn Tumart, éduqué en Espagne sous domination africaine.

L’historien britannique Bernard Lewis rapporte les mots du commentateur arabe Abu Shama, qui décrivait les Masmuda comme des noirs [3].

Ibn Tumart finit par contredire la doctrine musulmane et créa le mouvement des Almohades, c’est-à-dire les unificateurs, qui rejetaient les

personnages de l’Islam autres qu’Allah. Il alla jusqu’à défier lors de débats publics le roi Ali Ibn Yusuf à Marrakech, agressant la sœur de

celui-ci parce que non voilée. Considéré comme radical, il fut banni de la ville.

Il se réfugia au sein de son peuple et vécu dans une grotte, n’en sortant que pour prêcher l’unicité de Dieu telle qu’il la concevait. Ayant

suffisamment d’adeptes, il mena une guerre contre les Almoravides. A sa mort, c’est son lieutenant Abd-al Mu’min qui mit finalement un terme à la dynastie de Tachfin. Le nouveau roi – berbère d’Algérie – conquit le nord de l’Algérie, de la Lybie, jusqu’aux frontières de l’Egypte. Son petit fils Yakub Al Mansur conquit l’Espagne, assouplit le rigorisme religieux de ses prédécesseurs et retrouva la grandeur intellectuelle et architecturale des Almoravides.

L’empire Almohad (Source : Wikipedia)

Un des fils d’Abd-al Mu’min est décrit par un poète arabe qui l’a vu comme un homme à « peau noire » [4]. La mère d’Al Mansur est décrite comme une négresse [2] et Yakub Al Mansur lui-même était décrit comme un homme à peau marron [2]. Ce sont donc, exclusivement des Noirs qui sont à l’origine de la dynastie almohade.

Joyaux architecturaux des rois almohades

Les fondateurs noirs de la dynastie Alaouite (1664 à nos jours)

Avant la dynastie Alaouite qui dirige actuellement le Maroc, ont régné les Mérinides et les Saadiens qui étaient également des dynasties

berbères. Ces dynasties ont apporté beaucoup sur le plan intellectuel et architectural au Maroc. Elles ont en outre apparemment vécu le

blanchiment du Maroc, car la distinction Noir-Blanc était déjà présente à la naissance de la dynastie Alaouite.

Portrait authentique de Moulay Rachid, fondateur de la dynastie Alaouite qui règne sur le Maroc jusqu’à nos jours.

Source: Collection royale britannique royalcollection.org.uk

Concernant la dynastie Alaouite donc, elle fut fondée par Moulay Rachid, homme venu d’une tribu arabisée du Maroc. On a une image

authentique de lui qui montre un homme parfaitement négroïde. C’est donc un noir qui a fondé l’actuelle dynastie royale marocaine à laquelle appartient le roi Mohammed VI. Le demi-frère de Moulay Rachid, né d’une esclave noire, fut Moulay Ismail. Ce dernier est considéré comme un des plus grands, sinon le plus grand roi de l’histoire du Maroc. Il est l’ancêtre direct de l’actuel roi du Maroc. Avec 55 années, le règne de Moulay Ismail fut le plus long de l’histoire.

Il fut un guerrier redoutable et un conquérant, soutenu par ses 150 000 esclaves noirs – dit Abid al-Bukhari – qu’il acheta ou fit kidnapper, et qu’il rendit puissants. Il avait toute confiance en eux. Il fut aussi un bâtisseur, grâce à ses 25 000 esclaves européens. On parle même de solidarité raciale entre le roi et ses guerriers noirs, ce qui laisse encore à penser que le Maroc avait déjà beaucoup blanchi à cette époque.

Le roi était en outre sous la grande influence de sa première épouse, Laila Richa, surnommée l’impératrice du Maroc, qu’un religieux français de l’époque décrit comme « noire, laide » et cruelle, autoritaire, méchante[5]. Après la mort du roi, ses fils vont se disputer le trône au milieu de guerres de succession, le tout arbitré par les esclaves noirs qui furent finalement écrasés. Dès la fin du 18e siècle, ce sont des métis et avec l’afflux de blancs esclaves, des Blancs, qui vont régner sur le pays jusqu’à nos jours.

Mausolée de Moulay Isamel à Meknes, bâti de son vivant

Que faut-il retenir de tout ceci ?

Portrait authentique du général Bassa, qui a beaucoup fait pour les victoires de Moulay Ismael

Source : The Golden Age of The Moor, édité par Ivan Van Sertima, page 369

On voit donc que ce sont les Noirs qui ont inauguré l’ère impériale marocaine, qui ont fondé au moins 3 des 6 dynasties royales marocaines qui ont porté le Maroc à son apogée politique à travers les dynasties almoravide et almohade ; ils ont en outre été sans doute présents dans les 3 autres dynasties. Cheikh Anta Diop faisait du Sahara une ligne de démarcation entre l’Afrique dite « noire » et le Maghreb supposément

blanc.

On sait aujourd’hui qu’il faut faire sauter cette barrière. Il y avait donc une continuité raciale des deux côtés du Sahara, mais une discontinuité culturelle entre les subsahariens restés – en grande partie – authentiquement africains sur le plan culturel, et les premiers Berbères qui eux étaient fortement arabisés.

Tout n’est pas propre chez ces ancêtres glorieux, qui ont activement collaboré à la traite négrière arabo-musulmane et ont mis avec les

Arabes, des Blancs en esclavage pour la production de richesses. Attitudes incompatibles avec la culture noire, en tout point

condamnables et qui sont dues à une contamination arabe.

Tout ceci montre l’apport prédominant des Noirs dans les civilisations d’Afrique du Nord. Nous sommes donc à l’origine des civilisations

vitalistes (animistes) de l’Egypte antique et de Carthage, qui furent exclusivement noires. La civilisation maure en Espagne et le Maroc

impérial – bien qu’ayant bénéficié d’apports arabes – sont aussi des civilisations noires. C’est la stricte vérité.

Illustration falsifiée de Moulay Ismael. Comment un homme dont le frère du côté paternel et la mère étaient tous deux noirs peut-il ressembler à cela? Il fut décrit par un prêtre français comme un homme « presque noir avec une tâche blanche sur le visage » [6]

Quoiqu’il en soit, puisque les Blancs du Maghreb ne veulent pas de leurs ancêtres noirs, les Noirs d’Afrique eux, doivent les accepter comme faisant partie de leur patrimoine.

PS : Depuis la rédaction de cet article, nous avons pu mettre à jour le caractère noir de la dynastie Saadienne (1554-1660) qui prit le pouvoir en contexte d’occupation du Maroc par l’Espagne et le Portugal. Le fondateur fut Mohamed as Cheikh. Son fils et quatrième roi Abd Al Malik fut décrit par le portugais Luis de Oxeda comme un homme « avec un nez plat et court... les lèvres épaisses... de couleur gris (qui est en fait une variante de la couleur noire foncée) » [7].

Un autre des fils du fondateur fut le père du roi Moulay Mohammed. Ce dernier fut décrit par les portugais qui l’ont vu comme “un Maure

barbare”, “un Maure maudit”, “un Maure infidèle”, “noir dans son apparence et sanguinaire dans ses actes” [8]. Comme nous l’avons expliqué,

le terme « Maure » en ces temps signifiait Noir.

Le fils de Moulay Mohamed est né d’une mère Peule comme l’a rapporté le chroniqueur malien Abderahmane Sa’adi [9]. Du nom d’Ahmad Al- Mansur, il fut décrit comme noir par le portugais Fray Luis Nieto [10] et est considéré comme le père du Maroc moderne pour avoir expulse les Européens de son territoire. C’est lui qui détruisit l’empire Songhaï en 1591, mettant fin à 1200 ans d’histoire glorieuse des empires de la boucle du Niger. Il eu avec son épouse noire Lalla Djuhar [11] deux fils Zidan Abu Maali et Mulay Abdullah Abu Faris, tout deux rois noirs

donc.

Les fils de Zidan, au moins métis, vont se succéder sur le trône avant le dernier roi Ahmad el Abbas dont nous ne disposons pas

d’informations. La dynastie saadienne fut donc presque entièrement noire.

La Medersa Ben Youssef, nommée en honneur du roi noir Yusuf Ibn Tachfin. Elle a été bâtie par le roi Abdallah, dont le frère Abd Al Malik et le fils Moulay Mohamed, furent tous deux décrits comme noirs.

Hotep !

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)

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Notes :

The Golden Age of the Moor, édité par Ivan Van Sertima

Histoiredumaghreb.com

Wikipedia.com

Black Morocco : a history of slavery, race and islam, Chouki El Hamel

www.lisapoyakama.org/les-rois-noirs-du-maroc/?fbclid=IwAR3i6Ox9rggL4HypLplo0tFER-_te-kEg5BSVglJFXdEWGKIvelHHAh4PqU 8/9

08/10/2019 Les Rois noirs du Maroc

Heredote.net

Histoire de l’Afrique noire, Joseph Ki-Zerbo, pages 113 à 116

Noir et Fier

[1] BBC

[2]The Golden Age of the Moor (l’Age d’or du Maure), édité par Ivan Van Sertima, page 374

[3] Idem, page 57

[4] Idem, page 55

[5] Voyage de Constantinople pour le rachapt des captifs, Guillaume Jehannot, page 70, 71

[6] The Golden Age of the Moor (l’Age d’or du Maure), édité par Ivan Van Sertima, page 371

[7] La bataille de l’Oued el-Makhâzen, Pierre Berthier, page 55

[8] Document of Universidade Nova de Lisboa, page 31

[9] Timbuktu and the Songhay Empire, John Hunwick, page 258

[10] Ahmad al-Mansur, Islamic visionnary; Richard Lee Smith, page 19

[11] Program of African studies, Northwestern University, page 9

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Dinguiraye : difficile succession du Khalife

Avertissement : ci-dessous la réponse de Thierno Bashir, Khalife de Louga, au message ECRIT de Nugènar, Yirla et Toro, struture socio-spirituelle mise en place par El Oumar Al Futiyu, représentatant  l'ensemble de la communauté de la ville sainte. Je dois préciser et cela est capital, que la lettre adressée au Khalife de Louga, date du 8 juin 2019, et qu'avec les progrès des Nouvelles Technologies de L'information, il était censé se faire lire ce messae à la seconde près par Cheick Oumar Bah, son neveu et "Chef de cabinet". Ayant été bénévolement le scribe de Nugènar, Yrla et Toro, informé de la rumeur qu'il existerait une autre version de la position de Lamine Bashir, qui serait rapportée par le même Cheick Oumar Bah, je demande respectueusement à ce dernier,, de prendre ses responsailités, un mois et demi après et de répondre par ECRIT, sinon d'envoyer une délégation à Dinguryaye, pour que les honrables représentants de Ngènar, Yrla et Toro, sans oublier l'ensemble de la communauté tidjnane, de Dinguiraye soit enfin fixés. Ceci n'engage que moi, mais c'est aussi un témoignae scripturaire.

Was-Salam.

El Hajj Saïdou Nour Bokoum