Duel au sommet de l'Etat ?

Le président de la république : 
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en charge du dialogue politique et social, a toute ma confiance et tout mon soutien pour les consultations que je lui ai demandé(s) (1) de conduire.
Le premier ministre :
Je tiens à préciser, que ma mission n’est pas d’engager des négociations ou de conduire un dialogue à proprement parler, mais d’être une (2) interface entre les acteurs de la vie nationale et le Chef de l’Etat pour appréhender les grandes tendances de l’opinion publique et avoir ainsi une bonne lecture des différentes attentes.
En clair, le président est allé trop vite et son premier ministre a rétropédalé
Was-Salam,
Saïdou Nour Bokoum
 Note 1) : normal, on y perd son latin.. 
             2) : une interface pour la quincaillerie informaique, mais un ineterface, pour le software que sont "les acteurs de la vie nationale" qui ne sont pas des robots; il est vrai que "Le Guinéen"..
 
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Quatrième république : Alpha Condé et la contradiction principale

1) Comment un premier ministre qui ne représente que le président, peut-il conduire un dialogue national qui devrait aboutir à l'adoption ou pas d'une constitution ?
2) Alors que Kassory, le casseur de l'actuelle constitution a clairement indiqué qu'il était pour une nouvelle constitution et ou quatrième république,
3) Et que le président a clairement dit qu'il ne veut pas, que nul ne peut se réserver le droit de parler au nom du peuple (en l'espèce aussi grave que le passage d'une constitution à une autre).
Au total, Kassory Fofana, ce Premier ministre, qui est "irresponsable" devant l'Assemblée nationale guinéenne, est au-dessus du peuple de Guinée, mieux ou pire, il est au-dessus de celui qui, d'un simple décret, pourrait le renvoyer à Harvard pour une "surformation" comme on dit en Guinée.
A moins que le Docteur d'État en sciences politiques ait besoin de retourner à la Sorbonne, ou à "Science Po", pour voir si j'y suis.
Was-Salam

Saïdou Nour Bokoum

WWWNGUICOM

 

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Depuis mon élection à la Magistrature suprême, j’ai eu comme seule et unique préoccupation l’intérêt de la Guinée et des Guinéens. Cet engagement envers notre cher pays, comme chacun le sait, est partie intégrante de mon histoire personnelle. Tout au long de ma vie, que ce soit durant mes longues années d’opposition où dans mes combats politiques, de même que dans mes fonctions de Président de la République, j’ai toujours mis au centre de mes préoccupations, l’intérêt de la Guinée. J’ai toujours lutté pour une Guinée indépendante, juste et solidaire où chaque citoyen peut s’épanouir dans un environnement de paix, de sécurité et de respect de ses droits fondamentaux et où les droits de chacun vont avec ses devoirs vis-à-vis de la société.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

J’ai partagé avec vous les premières années difficiles de mon mandat. Tout n’a pas été parfait. Mais soyez rassurés que chaque décision que j’ai dû prendre l’a été dans l’intérêt de la Guinée et des Guinéens.

Nous le savons tous, notre pays vient de loin avec un héritage lourd. Nous n’avions plus de crédibilité auprès des institutions financières internationales. Mais, grâce à nos efforts communs, à la détermination et à la patience de notre peuple, nous avons relevé beaucoup de défis, notamment : la stabilité économique, la réforme de nos forces de défense et de sécurité, de la justice, la lutte contre Ebola et l’amélioration de notre système de santé, le développement des secteurs des mines, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et une série de réformes structurelles et institutionnelles.

Comme vous le vivez, notre pays avance. Il est sur la bonne voie. Tous les observateurs l’attestent, du Fonds Monétaire International (FMI) à la Banque Mondiale en passant par la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID) et l’Agence Française de Développement (AFD). Notre Etat se consolide. Notre Guinée a retrouvé sa force et sa fierté. Elle a retrouvé sa place dans le concert des nations.

Oui, la Guinée est désormais une voix qui compte et qu’on écoute en Afrique et dans le monde. C’est l’occasion pour moi de rendre hommage à toutes et à tous pour les sacrifices consentis, sans lesquels tout cela n’aurait pas été possible.

Il est donc fondamental que les investissements réalisés profitent à tous. C’est le sens des efforts entrepris dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des mines et plus récemment dans les collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

J’encourage le Gouvernement à accentuer les efforts de développement dans cette direction pour réduire la pauvreté et les inégalités et garantir la justice sociale. Force est de constater que la Guinée est sur la bonne voie et l’espoir est permis pour des lendemains meilleurs.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Je voudrais adresser, en cette circonstance, un message de confiance et d’espoir à notre jeunesse : jeunes de Guinée, quelles que soient les difficultés, votre avenir est ici en Guinée.

Je voudrais vous rassurer en tant que gouvernant que notre préoccupation est la jeunesse et notre devoir est de lui garantir son avenir.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

J’appartiens à une génération qui s’est mobilisée très tôt pour la libération de notre continent, la dignité et la fierté des peuples d’Afrique parce que nous croyons profondément à la justice, à la liberté, à l’égalité entre les hommes, à l’égalité entre les peuples. Malgré les efforts consentis et toutes les victoires remportées, l’Afrique ne jouit pas encore de sa souveraineté pleine et entière. Les peuples africains aspirent toujours à l’égalité avec les autres, revendiquent leurs identités et leurs spécificités propres.

Dans le nouveau monde, chaque pays, chaque peuple veut suivre sa propre voie et être libre de choisir son destin.

Mes chers compatriotes, dans ma génération politique, tous les combats ont été menés et gagnés dans la sérénité. Nous avons fait, depuis toujours, le choix de la lutte pacifique pour la démocratie qui consacre la souveraineté du peuple appelé à être consulté aussi souvent que nécessaire, capable de se prononcer, en toute âme et conscience, sur ce qu’il voudrait ou ne voudrait pas. A cet égard, personne n’a le pouvoir ou le droit de se substituer au peuple et ne dispose de toute l’autorité pour parler, agir, décider en son nom et à sa place.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Les droits de notre peuple sont inaliénables comme la liberté de chacun d’entre nous est sacrée. Toute ma vie, tout le long de mon histoire personnelle et de mon parcours, j’ai été à l’écoute de mon peuple et en phase avec lui.

Aujourd’hui encore, au moment où partout dans le monde, les peuples décident tous seuls de leur destin et font l’histoire, je reste convaincu que le peuple a toujours raison et que nul ne peut aller à l’encontre de sa volonté et de ses aspirations profondes : c’est ma conviction de tous les temps.

Guinéennes et Guinéens,

Chers compatriotes,

Notre peuple a l’occasion de faire ses choix et d’exprimer sa volonté lors des élections. A ce propos, j’invite tous les acteurs impliqués dans l’organisation des élections législatives à redoubler d’effort et d’ardeur dans le travail, à se mobiliser tous pour que ces élections se tiennent dans le courant de cette année. J’engage le Premier Ministre et le Gouvernement à soutenir et accompagner la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) et les acteurs électoraux afin de créer les meilleures conditions de préparation et d’organisation des scrutins attendus dans notre pays.

La Guinée n’est plus la même avec l’éveil des consciences et toutes les mutations intervenues dans la société. Il est légitime alors que chacun se demande où on va, comment aborder les enjeux et défis des temps nouveaux. C’est pourquoi, je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation y compris la Constitution. Mais, comme je l’ai indiqué auparavant, il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens. Avant toute prise de position personnelle, j’ai le devoir d’écouter tout le monde. Pour ce faire, j’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats, les organisations de la société civile pour recueillir les avis des uns et des autres dans un échange ouvert sur les différentes questions pour que le débat porte sur les arguments et les recommandations. Tout sujet peut être discuté dans une démocratie.

Guinéennes et Guinéens,

Chers compatriotes,

En ma qualité de Premier Magistrat du pays, garant des libertés publiques et des droits fondamentaux des citoyens, j’ai l’obligation d’écouter chacun et tous afin de permettre que toutes les idées et toutes les opinions s’expriment en toute liberté mais avec responsabilité.

Pour ma part, je ne faillirai pas à ma charge et ferai face aux attentes légitimes de nos concitoyens. J’invite chacun à quelque niveau qu’il soit à exercer ses droits dans le respect de ceux des autres.

Nous devons nous unir face à notre avenir commun et nous engager tous pour la paix sociale et l’unité de la nation. Je sais que la fonction de Président de la République impose des sacrifices pour la Patrie. J’en suis conscient et je reste résolument engagé à remplir toutes mes obligations en comptant sur votre soutien et votre confiance.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Notre pays est à un tournant de son histoire. Tout le pays me parle, je vous entends et vous comprends tous. Je me réjouis de constater que la démocratie à laquelle nous sommes tous attachés et pour laquelle notre pays a consenti déjà d’immenses sacrifices, s’enracine davantage. Il est légitime que chacun se pose la question de son présent et de son avenir et se préoccupe du destin de notre Guinée, notre bien à tous. Nos compatriotes veulent tous la paix pour eux-mêmes et pour le pays. Nous demeurons tous mobilisés dans un élan patriotique et responsable pour notre idéal de démocratie et de progrès.

En faisant l’effort de se parler et en ayant la patience de s’écouter sans préjugés ni mépris, on se connait et on se découvre mieux et on apprend aussi à se faire confiance. Dès lors, tout devient possible et le pays gagne sans que personne n’ait le sentiment d’avoir perdu. Lorsque la Guinée gagne, personne ne perd. Pour moi et tous les patriotes, la Guinée passe avant tout. C’est à cela que je nous engage tous et c’est aussi la conviction et l’espoir que je voudrais partager avec vous.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en charge du dialogue politique et social, a toute ma confiance et tout mon soutien pour les consultations que je lui ai demandés de conduire.

Je reste confiant dans ce dialogue inclusif dont les délibérations pourront nous éclairer dans nos choix, répondre à toutes les interrogations, renforcer la confiance entre les acteurs et permettre sans doute à notre pays de poursuivre son chemin sur la voie de la démocratie et du progrès.

Vive la République,

Vive l’unité nationale,

Vive la paix.

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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En attendant la quatrième république bidouillée pour Alpha Condé, les clercs, en transes, rivalisent dans l’amnésie et la trahison

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com

Selon le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Nabi Youssouf Bangoura, Alpha Condé surprend par ses connaissances au point de faire trembler parfois ses collaborateurs.

 

« Alpha Condé vient d’honorer Bah Ibrahima Kaba et Koumandian Keïta « deux hommes (qui) résument la Guinée de l’après-deuxième guerre mondiale où par le savoir et le courage, les Guinéens s’ouvraient au monde et cherchaient à construire leur liberté en toute humanité avec le reste du monde » 

Bah Ibrahima Kaba qui est le premier Guinéen titulaire d’une licence en physique. Il vit sa retraite à Labé’’

 

Koumandian Keita qui est le premier patron du syndicat des enseignants de Guinée et qui a été l’un des successeurs du président Sékou Touré à la tête de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) »

La récompense ? Voici :

« Il a attribué des noms à deux écoles récemment. Ça parait innocent. La première, il l’a baptisée au Professeur Bah Ibrahima Kaba qui est le premier guinéen titulaire d’une licence en physique. Il vit sa retraite à Labé’’.

‘’La deuxième porte le nom de Koumandian Keita ».

Pour le Pr Bah Irbahima Kaa, toujours vivant, je ne vois rien qui puisse faire trembler Kiridi et ses collègues, collaborateurs d’Alpha, à moins qu’ils aient eu le privilège d’avoir lu en catimini ceci, qui complète ces maigres informations sur le récipiendaire, lisez.

« Il est né à Labé en Guinée en 1931. Il a fait ses études primaires à Labé et ses études universitaires à Nancy en France. Bah Ibrahima Caba fut membre du Syndicat des Enseignants de la République guinée. Il fut incarcéré au camp de concentration de Camp Boiro.

Professeur de Physique, Ibrahima Kaba Bah était directeur de l'école normale de Kindia (Guinée) lorsque éclata la révolte des étudiants contre le chef de l'État Sekou Touré, en 1961. Le dictateur fit alors fermer l'école et entama une longue politique de représailles, basée sur la thèse de l'existence d'un "complot des enseignants".

Ibrahima Kaba Bah fut arrêté et transféré au camp de concentration de Camp Boiro alors appelé Camp de Camayenne. Il fut condamné, avec les autres dirigeants syndicalistes guinéens comme Keïta Koumandian, en 1961 à la suite d'un simulacre de procès, à six ans de prison. Ces condamnations entrainèrent une révolte générale des élèves et étudiants guinéens qui fut réprimée dans le sang.

Libéré en 1966, Ibahima Kaba Bah fut affecté à l'Institut Polytechnique de Kankan. Arrêté brièvement lors de la grande purge de 1971, il rejoindra Labé en 1972 à la suite de la mort de son oncle Baldé Chaïkou, le patriarche de la famille des N'Duyèbhé de Labé. En 1974, à la suite d'un rapport secret de Aboubacar Somparé, Bah Ibrahima Caba est affecté à l'Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry où il enseigna avant d'occuper le poste de premier Directeur du Bureau Guinéen des Droits d'Auteurs »

Quant au second récipiendaire, il eût mérité mieux et plus, puisque il n’a pas survécu à "l’attention" que la première république lui avait accordée.

 

Extraits

« À Monsieur le Président de la République de Guinée
Responsable Suprême de la Révolution

Monsieur le Président de la République,

J'ai l'honneur d'attirer votre bienveillante attention sur les faits relatifs à ma détention et à ses suites. 
En octobre 1967, au lendemain de ma mise en liberté, je vous ai rendu compte à Foulaya du mauvais traitement que j'ai subi en prison pendant 5 ans, 10 mois et 15 jours. 
Ma détention a été marquée par des exactions, des tortures, des mesures d'exception qui s'inscrivent toutes en marge de notre Constitution nationale, du Code pénal guinéen et des Statuts du PDG, en un mot de la légalité républicaine. 
En dehors de l'incarcération dans un espace vital limité par les quatre murs d'une cellule, j'ai connu un assortiment de mesures relevant de la police appliquée aux criminels. 
Début décembre, quelques semaines après ma condamnation, M. Fodéba Keita, alors ministre de la Défense nationale et de la Sécurité, m'a fait savoir par « phonie», dans ma cellule, qu'il est le chef de la police secrète et de la magie en Guinée. Il devait commencer aussitôt ce qu'il a appelé une « démentalisation » pour substituer à mon état d'esprit une mentalité nouvelle de sa création. Les moyens mis en œuvre pour atteindre ce but ont été, dans l'ordre :

  • des injures grossières
  • des propos pornographiques
  • des émotions chocs par l'inouïe, la violence, la soudaineté d'une déclaration, d'une nouvelle parfois fausse
  • des brûlures du corps, de tout le corps au courant
  • des décharges électriques dans le gland de l'organe sexuel
  • des développements extensifs suivis de réductions à sa plus simple expression de la verge
  • des flagellations au fuseau magnétique des développements glandulaires.

Pour mener à bien cette « démentalisation », j'ai été transféré au Camp Almamy Samory où M. Fodéba Kéita « mage » et «grand sorcier» était assisté de MM :

  • Moriba Makassouba, directeur de son Cabinet
  • Sikhè Camara, Procureur général
  • Sékou Diaby, Inspecteur de police.

Un travail d'équipe qui va durer quatre mois — décembre 1961 à fin avril 1962 — appela tour à tour chacune de ces personnalités à prendre la parole, à me brûler et à faire dresser les cheveux par la violence et l'impudicité des propos tenus.

C'est l'époque de mes brûlures les plus violentes et de l'affaissement de mes organes sexuels, le gland notamment, théâtre de décharges électriques et de torsions de nerfs. En même temps, je suis soumis, malgré moi, à une série d'injections intramusculaires et d'administration de sérum par des infirmiers militaires. Le docteur Fodé Sylla a eu à me faire quelques visites beaucoup plus de contact que de médecine. Au moment de mon transfert au camp Almamy Samory, je ne me plaignais d'aucune affection. Ce traitement était une initiative de M. Fodéba Kéita, initiative que mon statut de détenu ne m'a pas permis de refuser ; il n'a été ordonné par aucun médecin.

J'ai su par la suite qu'il s'agissait : d'intoxiquer mon sang de me retirer du sperme et d'alcooliser mon alimentation. Dans cet état d'affaissement physique et de prostration morale, je dus, sous les injonctions réitérées de ma « garde d'honneur », faire après chaque repas des génuflexions et répéter : « Le président Sékou Touré est l'homme le plus beau du monde ». 
M. Fodéba Kéita a mis cette situation à profit pour me demander de me confesser, de lui avouer les vols que j'ai pu commettre, de lui donner la liste nominative des femmes que j'ai aimées, etc. 


Malgré une amélioration sensible de mon régime alimentaire, j'étais d'une faiblesse telle que je ne pouvais pas me laver moi-même. En 4 mois, j'ai été lavé deux ou trois fois par un gendarme, l'adjudant Koura, actuellement en service à Conakry. 
Je me trouvais dans une vie absolument nouvelle, différente de tout ce que j'avais connu jusque-là, une vie d'assujettissement brutal et de dégradation humaine. C'était là un premier aspect de la « démentalisation ». 


A mon grand étonnement, j'ai vu arriver dans ma. cellule MM. Camara Bengaly,ministre de l'Information, membre du BPN et Roger Accar, ministre de la Santé et des Populations. Ils ne m'ont pas révélé l'objet de leur visite, d'ailleurs brève. 
Fin avril, je suis ramené à la prison du Bloc de Camayenne où je resterai jusqu'en décembre 1962.

 
MM. Sikhè Camara et Diaby ne participent plus à ma surveillance secrète qu'assurent désormais MM. Fodéba Kéita et Moriba Makassouba — deux hommes qui font autorité en matière de police secrète — qui m'ont suivi tout le long de ma détention et qui me font subir aujourd'hui encore le sort de prisonnier laissé libre.


s Vers fin décembre 1962, je suis conduit à l'hôpital municipal de Conakry avec le diagnostic de « misère physiologique », conséquence directe de mes brûlures et de mes nombreuses crises alimentaires. 
A l'aide de leurs appareils, MM. Fodéba Kéita et Moriba Makassouba ont fait de cet hôpital où un gendarme et un garde républicain partagent ma salle, une prison dominée par leurs activités secrètes

Lire ici la suite des horreurs

Donc, mon cher Kiridi Bangoura, vous avez quel âge ? Qu’Alpha, qui a une mémoire d’éléphant bâptise deux petites écoles ces deux éléphants de la mémoire –courte – guinéenne et voilà que le peuple reconnaissant doive trembler !

Nous devons trembler devant telle parcimonie, telle manque de hauteur.

Soit. A quelque chose malheur est bon. Que les vrais assoiffés d’histoire lisent cette succession d’horreurs. Parce que je suis d’une génération, une promotion qui a eu l’avant-goût du Camp Boiro, c’était à Sonfonia, quand les élèves ont demandé des comptes à Fodéba, venu au lycée Donka nous annoncer le complot des Ibrahima Bah Kaba, Djibril Tamsir Niane, etc. Alpha était à Paris depuis 10 ans, comme nous l’apprend François Satan dans le futur bestseller co-écrit avec suivez mon regard.

Was-Salam

Saïdou Nour Bokoum

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Ah, si Malick Condé vivait ?

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com

Avant-propos. " On entre dans un mort comme dans un moulin", dit Sartre. Il avait dit aussi : "je n'aime pas les hommages, ils sont toujours funèbres" Donc, peu me chaut la fausse sacralité des dates convenues pour les In Memoriem. Je voudrais seulement faire entendre d'outre-tombe, la voix de Malick Condé, pendant que des apprentis-soriciers dansent sur la Constitution, au rythme de cantiques de ratons laveurs, ânonnant,

Troisième mandat !

Quatrième république !

Eux ils connaissent la Guinée. Pas Alpha Condé, qui a plusieurs fois affirmé comme une complainte, en regrettant la disparition de son frère :

Ah si Malick était là..

Voilà la substantifique moelle de ce qu'il aurait pensé de cette mamaya de boutefeux de la République.

 

Hommage à JT, alias Malick Condé, samedi 18 décembre 2010 par Saïdou Nour Bokoum
« ..Intellectuels africains, intégrons-nous aux masses populaires, apprenons en leur sein.. »
C’était le catéchisme de la FEANF que tout néophyte devait « parcoeuriser » avant toute prise de parole. Je ne sais plus à quelle dernière occasion mon cher JT tu m’as chahuté avec ce sésame devenu rappel à l’ordre quand mes analyses te semblaient sortir de la ligne du « Parti ». Naturellement ceux qui ne savent pas la longévité de notre compagnonnage, voire notre amitié, pensent au RPG dont je n’étais pas membre. Jamais je ne le fus. Mais j’ai même des frères et des neveux qui n’en démordent toujours pas. Ne parlons même pas des rumeurs. Je suis membre du RPG !
JT, les souvenirs se bousculent.
D’ailleurs d’où vient ce sobriquet, JT ? Jeune Turc. C’était après quelque débat houleux à la FEANF, au tournant des années soixante, où les deux Alpha, Sow et Condé, et autres ténors sénégalais, béninois, congolais, etc., se relayaient pour nous en mettre plein la vue, en faisant le tour de la planète où les guerres de la Tricontinentale avaient maille à partir avec « l’Impérialisme, stade suprême du capitalisme » (Lénine). Rien que pour nous expliquer qu’il fallait bouter dehors, les futurs putschistes suscités par Foccart et la déjà Françafrique. Alors les grandes orgues de la FEANF, brassaient les bambous du Mékong au Vietnam et de Tsé Chouan en Chine. Les murailles lépreuses de La Porte Dorée ou de Lucien Paille où la Négraille anti-impérialiste avait colonisé quelques locaux, étaient soulevées par les mélodies liquides des gamelans de l’Extrême Orient, qui nous rappelaient les douceurs des xylophones lobis du pays des hommes intègres (Ndlr : pas si intègres que ça !) qui donnera plus tard un Sankara.
Donc les géniteurs idéologiques de ce dernier, thuriféraires de Moumié, Ouandié, Ossendé Afana, Cabral, ces derniers nettoyés par la Françafrique, nous séduisaient et nous endormaient jusqu’à ce qu’on ce qu’on se rende compte qu’on venait d’avoir presque à notre insu, un nouveau président de la FEANF, « démocratiquement élu », avec un score coréen ! Justement en ce temps là, Kim Il Sung était fréquentable. Staline était toujours le Petit père des peuples et la dictature du prolétariat n’avait pas été balayée par le fameux bulldozer communiste de je ne sais quel squat de bidonvilains qui abîmaient le décor de l’habitat baptou, avec leurs odeurs et leurs bruits.
Pas question de faire bouger l’ordre impeccable de la photo de famille : Marx-Engels-Lénine-Staline. Trotski ? Blasphème ! Il était une fois donc une bande de jeunes Turcs. Plato-Soriba Kaba, Malick, Ahmed Tidiane Cissé, Souleymane Koly, Sampil Saliou, votre serviteur et... Kerfalla Yansané, qui préférait militer à Guinée football-club. Tiens ils étaient sept, comme « Les sept mercenaires ». Atypiques, pour reprendre le vocable à la mode. Lequel parmi eux se hasarda donc lors d'une houleuse réunion, à lever un doigt timide pour dire au grand dam de « la belle unanimité révolutionnaire » :
Ca suffit, ce tour du monde en 80 jours. Nous aussi nous avons fait le tour des tomes du grand barbu, nous avons participé à la grande marche et franchi la muraille de Chine. Nous avons même lu les Grundrisses de Marx de 1844.
A l’évocation des fameux manuscrits de Marx, on entendit les mouches voler, eh oui, des mouches, car quand la négraille et ses odeurs, même à Paris.. Coïncidence, c’est à ces moments cruciaux, qu'Alpha fait irruption dans la salle. Il avait une tactique imparable de nous faire faire un tourisme planétaire, de sortir et aller avaler un café au Chalet du Lac, et de revenir pile, au douzième round pour asséner le KO à son contradicteur. Mais là, tomber sur les manuscrits de 1844 de l’idole, c’était fort de café. Le jeune Turc poursuivit imperturbablement son propos lèse-majesté :
- Donc ici, des bords de la Seine, on affirme qu’il existe une aile gauche du PDG qui mérite notre soutien, il faut le prouver.
- Comment cela, c’est irresponsable, dit un des Grands, ils travaillent dans la clandestinité...
- Eh bien, reprit le jeune Turc, n’en parlons plus ici, dans ce brouhaha infiltré. Ou alors il faut dire les moyens d’établir une jonction avec cette prétendue aile gauche.
- De toute façon, asséna un autre Grand, il s’agit là d’une nouvelle étape dans laquelle nous nous engageons, nous ne sommes plus des étudiants.
En effet on songeait à créer des Partis. Au seuil des années 70, la FEANF mourait de sa mort glorieuse.
Jeunes Turcs, c’était une invention d’Alpha. Et Malick en était. Il est resté atypique même dans l’appareil du RPG, pas seulement à cause des rapports privilégiés que j’entretenais avec lui. C’était, au sens noble du terme, le rabatteur du Parti. Il avait de l’entregent pour démarcher positivement par delà les ethnies, les sensibilités et défendait les causes transversales. Comme pour Odyssée 2010, (pétition et futur www.nrgui.comdont il était une cheville ouvrière, travaillant dans l’ombre, chaque semaine faisant signer des dizaines de Guinéens de toutes frontières politiques, ethniques ou géographique. Solidarité Guinée, cette ONG incluant des partis, syndicats et société civile français, c’est Malick. Depuis le début de notre initiative de fédérer la Diaspora, notre Conseil national des Guinéens de l’Extérieur (CNGE) en gestation dans l’ombre, Malick me soutenait même contre des caciques qui lui sont plutôt plus particulièrement proches.

A toutes les réunions, lors des meetings, des marches, quand il voyait un cadre qui intervenait de façon pertinente, je voyais JT l’entreprendre, parfois il me disait,
« JT, il faut qu’il soit avec nous.. ».
Nous ? Je n’étais pas du RPG. Il le savait bien évidemment. Il paraît que des caciques, de l’Arc-en-ciel, voire du RPG, astakhfirlalhi, ne voient pas d’un mauvais œil la disparition de JT. Je dis, ce serait dommage pour Alpha, ou plutôt pour le président, donc pour la Guinée, s’il laissait béant le portail laissé par la disparition de ce patriote. Il y a des prises en otage bénéfiques. Malick n’était pas un tisserand de cordon fait de mailles filées dans la médiocratie. Son cordon sanitaire à lui était salutaire pour « le président démocratiquement élu ». J’entends les ricanements :
« Doyen de quoi tu te mêles ? ».
Je me mêle de la mémoire de JT, un ami, libéré de toute alliance, que je sache.
Wa Salam JT, ton JT-Sénior

Saïdou Nour Bokoum, www.nrgui.com

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VOS COMMENTAIRES

Fanta BAYO, lundi 20 décembre 2010
Toutes mes condoléances à la famille Condé. Un grand homme vif et plein de joie qui marquera à jamais mon esprit. Que Dieu lui réserve le meilleur accueil au Paradis, car c'était un homme merveilleux. (Amîn)
Nabbie Ibrahim "Baby" SOUMAH, lundi 20 décembre 2010
C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Malick Condé, un farouche combattant pour le changement dans notre patrie commune qu’est la Guinée. « L’Homme marque la vie de ses pas et le trépas marque la fin de sa vie ! » « A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournerons ! » Que la terre de Guinée lui soit légère au cimetière de Cameroun ! Que le Tout-Puissant et Miséricordieux ait pitié de son âme et l’accepte dans son paradis ! Amen ! Sincères condoléances au Grand-frère Alpha, Comolan, ses deux filles et leurs proches. Requiescat in pace!
Ansoumane Doré, dimanche 19 décembre 2010
La perte d'un parent est une épreuve dure pour la famille et tous les proches du disparu.J'adresse mes condoléances au Président Alpha Condé et à toute sa famille touchés par le rappel à Dieu de Malick Condé.Qu'Allah Tout-Puissant l'accueille et que son âme repose en paix,amen!
Oumar Cissé BMA, dimanche 19 décembre 2010
Condoléances émues ! Je viens de recevoir à 14h, comme un coup de poing, la terrible nouvelle du décès de notre frère et ami, Malick Condé, ce 17 décembre, en plein métro à la station Saint Lazare. Le Seigneur fait ce qu’il veut et quand il lui plait, de ses créatures. Notre héros s’était battu aux côtés de son frère aîné, avec les premiers militants, depuis le départ, sans jamais rien ménager, pour aboutir à la victoire récente après le vote massif du 7 novembre dernier. J’adresse mes condoléances attristées, au Pr Alpha Condé et à tout le peuple de Guinée, ainsi qu’aux familles, amis, proches et à l’ACTOG dont il était également un des éminents sociétaires. Que Dieu, notre Seigneur, accueille dans son paradis, ce brave patriote pour le repos de son âme. Amen !
Diak77, samedi 18 décembre 2010
Doyen c'est vraiment une perte pour la guinée connaissant Malick qui était le bras droit de son frère il lisait tous les messages du presi le vendredi passe j'ai parle avec lui au phone que tu ai son âme nb@ sampil il est mort divorce
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, samedi 18 décembre 2010
Oh...La guinée! Pour quoi c'est toujours les plus bons(nes) de tes enfants qui partent si tôt? Que l'âme de Malick Condé repose en paix! Amen.
mohamed sampil, samedi 18 décembre 2010
Doyen...Ton témoignage me rappelle mon voyage de Mars 92 à Conakry au cours duquel Malick, Ahmed Tidiane Cissé et moi-même étions à longueur de journée suivis par des policiers en civil..Un matin alors que nous étions attablé au centre culturel français, Malick me donna un coup de coude en me disant " Sampil, ne te retournes pas...mais ils sont encore là "...Oui, Malick était différent et je peux en témoigner...Que son âme repose en paix...Mohamed Sampil

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