Agression du domicile de Dalein : déclaration de la direction nationale

Le jeudi 08 février 2018, aux environs de 11h, le domicile de Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG et Chef de File de l’Opposition Guinéenne, a été la cible de violentes agressions par une bande de loubards excités. Le bilan de ces violences est de 21 blessés dont 7 graves. Il aurait été encore plus macabre si la personne physique du Président de l’UFDG avait été touchée.

Mais que veut ce pouvoir ? Quelle est cette République qui met en danger la nation en laissant faire un individu en perdition face à son rêve brisé d’être maire et à son angoisse de devoir rendre compte à ceux à qui il a promis la mairie ? Quelle est cette République dans laquelle des individus peuvent, impunément, se targuer de constituer des milices, d’enrôler 1200 loubards pour assurer la sécurité d’une cité en lieu et place de l’Etat dont c’est la mission régalienne ? Il faut la pleurer cette République d’Alpha Condé dans laquelle ont leur place pour être les mains noires des sales besognes des Malick Sankon et des Aboubacar Soumah, hommes girouettes, sans repères, à la solde de tous les pouvoirs mais pour leurs seuls intérêts.

Tout indique, en effet, que cette attaque a été préméditée et savamment orchestrée à partir des officines d’un Pouvoir dépité par le nombre de victoires de l’UFDG lors des élections communales du 4 Février 2018. Le parti de Cellou Dalein Diallo a, en effet, confirmé à travers ces élections, son rang de première formation politique de notre pays.

La Direction Nationale de l’UFDG condamne fermement ces agissements d’un autre âge et dont l’objectif naïf est de croire qu’ils pourront intimider le Chef de File de l’opposition guinéenne et altérer sa détermination dans son combat politique.

La Direction Nationale au nom des militants de l’UFDG apporte tout son soutien et sa solidarité à Cellou Dalein Diallo, notre Président suite à l’atteinte grave de son droit inaliénable de l’inviolabilité de son domicile. Elle refuse que le parti soit le témoin passif et complice de l’inacceptable.

L’inacceptable se produit lorsque le domicile du chef de file de l’opposition est attaqué avec une tentative d’assassinat.

L’inacceptable se produit lorsque cinq enfants meurent calcinés dans une maison à Kalinko. L’inacceptable se produit lorsqu’un jeune motard trouve la mort à Kindia suite à une bastonnade par des forces de l’ordre. L’inacceptable se produit lorsqu’un jeune étudiant, Alpha Mamadou Diagwa Diallo, est tué par les forces de l’ordre dans le quartier de la carrière.

L’inacceptable se produit lorsque des figures de l’opposition sont intimidées, bastonnées, arrêtées et incarcérées.

Le Parti refuse d’être témoin passif et complice de l’inacceptable ! La Direction nationale invite en conséquence par la présente déclaration, toutes les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur à mobiliser les militants et sympathisants du Parti pour marquer de la manière la plus vive notre protestation contre la mascarade électorale et les violences perpétrées contre le Président et les militants de l’UFDG à travers le pays.

La Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée remercie tous les citoyens guinéens et tout particulièrement ses braves militants et sympathisants pour leur appui total à l’occasion de cette provocation.

La Direction Nationale de l’UFDG appelle l’ensemble des guinéens épris de paix et de justice à faire preuve de vigilance et à rester mobilisés pour préserver les acquis démocratiques obtenus grâce à de lourds sacrifices consentis par le peuple de Guinée.

L’UFDG lance un appel aux institutions de la République et à la communauté internationale, à la société civile guinéenne et aux ONG nationales et internationales en leur demandant de veiller à ce que le gouvernement d’Alpha Condé respecte les choix, les libertés et les droits des citoyens guinéens.

Conakry le 10 février 2018

La Direction Nationale

GUINEE / Détournement de biens publics: L’une des trois maisons en France de Malick Sankhon, directeur national de la sécurité sociale

Nous allons mettre fin aux détournements de deniers publics.

Peuple de Guinée, je vous avais promis la publication des photos des maisons des fonctionnaires guinéens en 2018 à l’extérieur. Voici celle de Malick Sankhon » Directeur de la Caisse nationale de Sécurité Sociale » La maison est en France au Mans.
La 2ème publication sera pour le neveu du president Alpha du nom de Komolam, un illettré à la présidence de la Republique.
NB: j’ai à ma possession les photos de 70 maisons avec les adresses à l’appui...même les maisons au Maroc, et à Dakar...
Nous sommes entrain de finaliser des dossiers qui seront déposés à la justice guinéenne, française, américaine, marocaine, pour détournement de deniers publiques, corruption, blanchiment, biens mal acquis.
Source: Souleymane Condé USA

Vers l’exclusion de Saïdou Nour Bokoum du « Haut Conseil des Guinéens de l’Extérieur » de France

La défaite est orpheline, la victoire a plusieurs pères

En effet demain samedi 13 janvier, sortira au forceps le Haut conseil des Guinéens de l’Etranger, section France. Les 24 et 25 janvier, le Haut Conseil naîtra, par césarienne (gratuite s’il le faut..). Il ne s’est trouvé en France personne pour représenter le CNGE (Conseil National des Guinéens de l’Extérieur) que j'ai initi, avec d’autres, issu d’un Manifeste suivi de deux pétitionons alignant 500 signataires, avec des noms tels que Bantama Sow (ministre),  Ibrahima Kourouma (ministre), Amadou Damaro Camara (président du groupe parlementaire de la Mouvance présidentielle) d’une part si je puis dire, et l’essentiel de ce que la Guinée compte comme intelligentsia dispersée à travers la planète, toutes opinions partisantes, socioculturelles, etc. confondues, d’autre part.

Lire les signataires de la pétition.

Donc, demain, le premier vrai manifeste de la société civile de la diaspora appelant des assises en Guinée pour mettre en place une structure nationale pérenne des Guinéens de l’Extérieur, ce premier manifeste sera exclu parce je suis pris ici dans un partenariat avec de jeunes formateurs ayant rassemblé depuis 2009 des jeunes démunis, abandonnés à des « grands » s’adonnant au grand banditisme que j’aide sur le plan alimentaire et bien évidemment à qui je transmets mon expérience de la médiation et de l’animation socioculturelle, voire la création dans certaines techniques artistiques.

N’étant pas doué d’ubiquité, je ne peux pas être à Ratoma et à l’ambassade de Guinée. Et voilà que que son Excellence, l’ambassadeur Amara Camara que j’ai eu au téléphone me dit :

-     Nous avons une deuxième réunion le 13, faites vous représenter par Monsieur Gandhi Barry puisque vous dites qu’il est le secrétaire inscrit sur votre récépissé.

J’en ai conclu que Citoyen Gandhi Barry était allé pour « écouter.. ». Pourtant, il vient de participer à la diffusion du Communiqué annonçant la réunion de demain. Il me l’a envoyé sans commentaire. Gandhi serait-il toujours membre d’un FUDEC bis, ex COTRADEG qui s’était accaparé le sigle Manifeste après le nôtre paru plus d’un mois plus tôt, dont il serait un rejeton ?

-     El Hajj Bokoum, un coup de fil important pour vous ..

Ce mois de janvier 2009, je prends le portable d’El Hajj Lamine Sano, , actuellement Inspecteur général dans je ne sais plus quel ministère.

-     Important ? C’est Chirac ou peut-être Clinton..

-     Eh l’artiste, ne te fais pas manipuler, COTRADEG, c’est Fall

-     Alpha je ne suis pas un enfant je vais être en retard, j’entre comme ça pour..

Alpha a tous les défauts, mais c’est en quelque sorte un visionnaire. Il y a sept ans, il a vu un couteau que « Fall » me plantait dans le dos. Il a une autre qualité, il possède une mémoire d’éléphant. D’ailleurs il serait le premier témoin que notre Manifeste était inaugural, s’il n’était pas le premier prétendant à fédérer les Guinéens de l’Extérieur (et non de l’Etranger, il n’échappera pas au « féanfsiste » panafricaniste que les Guinéens de la Sénégambie, la Côte d’Ivoire, ou du Mali, etc. ne sont pas de l’Etranger), Alpha anté-présidence m’avait dit à la veilles des « Journées de concertation » de 15 partis 2004-2005 :

-     L’artiste (Jeune Turc ?) dépêchez-vous, on va retarder de quelques jours..

-     Quelques jours ! Vous n’avez pas encore le financement..

-     PNUD, IFES, on s’en fout..on peut trouver les 25 millions, dépêchez-vous..

Ils ont tenu leur « conférence nationale ». Il n’était sorti qu’une grande Résolution politique, qui ne tenait que par une proposition, celle qu’avait lue en plénière un jeune de « L’axe du Bien ou du Mal du nom de Younous, alors que le regretté ah Jule présidait la séance. Ce jeune au nom de « notre » Manifeste proposait Un observatoire international. Qu’est-ce que le « Groupe de contact », « Les amis de la Guinée » ou Le « MO-UE » ? Cette résolution est restée plusieurs mois en ligne sur le site « très opposant » www.waati.com, animé en sous-main par le regretté Malick Condé, alias J-T.., le frérot trop tôt disparu.. qui m’envoyait des paquets de « jeunes patriotes » (Bantama, Ibrahima Kourouma eh oui !) signataires du Manifeste de plus de dix pages dont j’ai écrit le texte du premier au dernier mots, Monenembo ayant trouvé qu’il n’avait rien à y ajouter.

Moi j’ai tous les défauts d’un Diogoramè (un Tiapourta, selon une intuition-injure d’un de ses proches empêtré dans la grosse mangeoire de la LONAGUI). Alpha et moi nous peut-être quelque chose en partage des deux côtés de la rigole du pouvoir. C’est comme disent les Bamanas parlant de mon segment ethnique :

Diogoramè koungolo koro bè dougou tchi !

Le vieux crane d’un Diawando (en pular) peut exploser une ville. Sans violence, sans guerre, pour ce qui me concerne..

Si les 24-25 janvier la diaspora unie se dote d’un haut conseil, n’est-ce pas la réalisation d’un rêve de près de 15 ans ? Que dis-je, dans Kaloum Tam Tam, dès 1966, avec Souleymane Koly (paix à son âme), Ahmed Tidiani Cissé (paix à son âme) Soriba Kaba, (en rééducation à qui je souhaite prompt rétablissement), nous avions déjà tenu compagnie à tous les immigrés in situ là-bas, dans les foyers, regroupé les artistes noirs dans un Collectif des Artistes Noirs en France (CANEF) il y a 51 et 43 ans !

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

PS : écrit dans l’urgence avec une vue déficiente, donc, désolé pour Molière.

Le président Alpha Condé et les députés sont-ils liés par un pacte de forfaiture ?

La Guinée vers un report inconstitutionnel des législatives alors que les députés n'ont aucune possibilité légale d'autoprorogation de leur mandat.

 

L'adoption de la loi de finances pour l'année 2018 sans le moindre financement prévu pour  les élections législatives alors que le mandat parlementaire confié aux députés pour cinq ans arrive à échéance dans cette même année 2018, illustre la volonté du Président et les députés d'empêcher la tenue des élections législatives à l'échéance légale.  

Alpha Condé et les députés doivent savoir qu'ils mènent la Guinée vers un régime d'exception (altération du fonctionnement normal des institutions) qui sera causé par la péremption du mandat des députés et par l'impossibilité légale d'autoprorogation de leur mandat. Pourtant, les députés dont le mandat est périmé ne peuvent légalement représenter le peuple ou voter des lois, y compris la loi de finances. Ce sabordage des institutions sera constitutif de haute trahison dans le sens de l'article 35 et 119 de la constitution, du fait que le président de la République a l'obligation légale entre autres, par son serment, de défendre les institutions constitutionnelles telles que le parlement et de garantir leur bon fonctionnement.

La péremption du mandat des députés engendrée par la défaillance du président de la République en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, sera  légalement suspensive du fonctionnement normal de l'ordre constitutionnel en vigueur. Cette éventualité imposera un "régime d'exception transitoire " permettant au peuple de se substituer à ses représentants défaillants.

L'un des caractères principaux de la gouvernance d'Alpha Condé réside dans le fait que les élections ne se tiennent jamais dans les délais légaux. Le fonctionnement des institutions doit obéir à ses intérêts politiques. C'est ce qui explique le fonctionnement informel des institutions de la République depuis son arrivée au pouvoir. Toutes les institutions constitutionnelles sont aujourd'hui corrompues et  dénaturées.

Cependant, l'inquiétude réside désormais dans le fait que les violations des dispositions constitutionnelles prennent un caractère concerté entre le président Alpha Condé et les députés. Il en est ainsi entre autres, des violations répétées des lois en matière de marchés publics, de signatures des contrats miniers très opaques, du non respect du fonctionnement normal des institutions y compris l'institution judicaire et des violations répétées de processus électoral sans que cela ne donne lieu à la moindre réaction sérieuse des députés sensés être des contre-pouvoirs de l'exécutif. L'adoption de la loi de finances pour l'année 2018 sans le moindre financement prévu pour  les élections législatives, constitue une manifestation dangereuse de violation concertée des lois électorales ayant pour but, le report illégal des législatives et l'usurpation de mandat parlementaire au profit des députés en place.  

Les deux parties y trouvent leurs comptes. Pour les députés, l'intérêt du report inconstitutionnel des législatives leur permettrait entre autres de ne pas affronter les élections et de continuer de profiter d'énormes avantages liés à leur fonction au préjudice du peuple martyr de Guinée. Pour Alpha Condé qui ne veut pas quitter le pouvoir, l'intérêt du report des législatives lui permettrait, faute de pouvoir réviser  la constitution pour se maintenir au pouvoir, de conditionner la tenue de l'élection présidentielle à celle des législatives qui  arriveront à échéance en premier. De ce fait, le report des législatives peut entrainer le report de l'élection présidentielle, lui permettant ainsi de faire comme son ami Laurent GBAGBO et Joseph KABILA, c'est-à-dire, se maintenir au pouvoir en empêchant tout simplement l'élection de son successeur. Pour le cas de Laurent GBAGBO, il était illégalement resté 5 ans au pouvoir après la fin de son mandat. En entrainant les députés dans l'illégalité par leur maintien en fonction après la péremption de leur mandat, ces derniers ne pourront plus s'opposer à un éventuel maintien illégal d'Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020, étant eux même des occupant illégaux de la fonction de député.   

Le président  Alpha Condé et les députés doivent se rendre à l'évidence que leur plan concerté de report des législatives et de prorogation du mandat des députés ne peut se fonder sur aucune légalité et il entrainera la péremption irréversible de leur mandat. La constitution guinéenne ne prévoit aucune compétence de prorogation de mandat parlementaire  pour le président de la République ou pour les députés. Seul le peuple est doté de cette compétence qui, en temps normal, s'exerce par la voie électorale. "Les députés et le président de la République n'ont pas la compétence de leur compétence", c'est-à-dire, ils ne peuvent pas définir le champs de leur compétence qui relève exclusivement de la constitution. Et la constitution ne comporte aucune disposition permettant au parlement d'autoproroger son mandat. Les limites de la compétence du parlement au-delà de laquelle il ne peut légiférer sont strictement définies par l'article 72 de la constitution qui dispose ce qui suit:  

" Article 72:

Sous réserve des dispositions de l'article 51, l'Assemblée nationale vote seule la loi et contrôle l'action gouvernementale.

La loi fixe les règles concernant : 
- les garanties des libertés, des droits fondamentaux, les conditions dans lesquelles ils s'exercent et les limitations qui peuvent y être portées ; 
- les droits civiques, la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités ; 
- les sujétions imposées pour la défense nationale aux citoyens en leur personne et leurs biens ; 
- la détermination des infractions, les peines qui leur sont applicables, la procédure pénale, l'amnistie, la création et la composition des ordres de juridiction et les statuts des magistrats ; 
- l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement et de contrôle des impôts de toutes natures, et des contributions obligatoires ; 
- le régime électoral de l'Assemblée nationale en tout ce qui n'est pas indiqué par la Constitution, le régime électoral des conseils élus des collectivités locales ; 
- les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'État ; 
- le régime d'émission de la monnaie ; 
- la création des catégories d'établissement publics; 
- l'expropriation, la nationalisation ou la privatisation d'entreprises ;
- la création des collectivités locales.

La loi détermine les principes fondamentaux : 
- de l'organisation générale de la défense nationale et du maintien de l'ordre public ; 
- de la libre administration des collectivités locales, de leurs compétences ; 
- de l'enseignement et de la recherche scientifique ; 
- du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ; 
- du droit du travail, du droit syndical et de la protection sociale ; 
- de la détermination des Statuts des corps diplomatique et consulaire ;
- du développement culturel et de la protection du patrimoine et de l'environnement."

A la lecture de l'article 72 ci-dessus reproduit, on ne peut que se rendre à l'évidence que la constitution n'a donné aux députés aucune compétence de prorogation de leur mandat. 

Cette volonté affichée de report illégal des législatives par l'absence de crédit dans le budget 2018,  fait glisser la totalité des institutions constitutionnelles guinéennes dangereusement vers la faillite généralisée. Le fonctionnement informel donc, inconstitutionnel des institutions de la République à savoir, l'exécutif, le législatif et le judiciaire a atteint le point de rupture du contrat social entre le peuple (le mandant) et ses mandataires (l'exécutif, le législatif et le judiciaire). C'est une telle situation de faillite généralisée des institutions constitutionnelles qui est qualifiée "d'oppression", du fait que les représentants du peuple se mettent au dessus de la loi (le contrat social) pour soumettre le peuple à l'injustice. C'est la raison d'être de l'article 21 alinéa 4 de la Constitution guinéenne qui dispose que: "il(le peuple) a le droit de résister à l'oppression".

Il faut noter que dans un cadre étatique, on ne peut parler d'oppression que dans certaines situations bien déterminées. Le fait par des gouvernants, de perpétrer des crimes économiques, des crimes de sang et autres violations de la loi, n'est pas automatiquement constitutif d'oppression. Il reste des faits criminels, à condition que ces faits soient jugés et punis. On parle d’oppression seulement si les faits criminels cités ci-dessus, commis par les gouvernants ou par leurs proches, ne sont pas jugés et punis. La preuve serait faite que les gouvernants se sont mis au dessus des lois (le contrat social) pour soumettre le peuple non pas à la loi, mais à leur propre volonté donc, à l'injustice. Dès qu’un peuple se trouve dans cette situation, il doit prendre conscience qu’il vit sous l’oppression et qu’il est en droit  de faire usage de son droit de résister  à l’oppression dans le sens de l'article 21 alinéa 4 de la constitution. C’est le cas des Guinéens d'aujourd’hui qui, au lieu d'être soumis à la loi, sont soumis à la volonté du président d'Alpha Condé.

Il est très important d'attirer l'attention des députés sur le fait que, s'ils laissent leur mandat arriver à échéance, ils imposeront un régime d'exception à la Guinée car, ils ne pourront plus représenter le peuple dont ils n'auront plus le mandat. Tous les avantages qu'ils tireront de leur fonction périmée de député seront des indus, assimilés aux pillages de deniers publics qu'ils devront rembourser. De leur ancien statut de député de la République, ils deviendront des brigands de la République qui se maintiennent dans leurs privilèges contre la volonté du peuple. De leur appellation d'honorables députés, ils deviendront des déshonorables députés.

S'agissant du président de la République, et selon les dispositions de l'article 119 de la constitution, la violation du serment présidentiel contenu dans l'article 35 (parmi lesquels, son obligation de défendre les institutions constitutionnellestelles que le parlement) est constitutive de haute trahison. Il résulte de ce qui précède que, l'organisation illégale de la péremption du mandat des députés pour motif frauduleux de retarder les élections législatives et de proroger illégalement leur mandat, rend le président de la République passible de la haute Cour de justice de la République pour haute trahison. En l'absence de députés pour le traduire devant la Haute Cour de justice, il reviendra au peuple de s'organiser et de se substituer aux députés défaillants afin de soumettre le Président de la République aux rigueurs de la loi. De nombreux  exemples ont été donnés par d'autres peuples qui, face à la faillite des institutions, se sont révoltés et ont rétabli le fonctionnement normal des institutions.

Le président de la République et les députés sont avertis. Ils ont tout intérêt à renoncer à leurs manœuvres dilatoires au préjudice du peuple martyr de Guinée dont ils sont sensés représenter. Après 60 ans de dictature, de pillages, de mensonges, d'indignité, de pauvreté et d'humiliation du peuple martyr de Guinée, le peuple de Guinée de l'année 2018 ne se laissera pas confisquer sa liberté de choisir librement ses représentants par la voie électorale dans le strict respect des échéances électorales. Les députés qui ne cautionnent pas cette manœuvre de confiscation du mandat parlementaire doivent immédiatement se démarquer des autres et de le faire savoir en exigeant publiquement le respect des échéances électorales. 

Le peuple de Guinée doit prendre conscience que, tout peuple libre aujourd'hui, avait déjà payé le prix de sa liberté hier. La liberté et la démocratie sont le résultat de luttes et de sacrifices permanents. Je veux voir mon pays libre, démocratique et prospère avant de mourir, ce qui n'a pas été le cas de beaucoup de Guinéens patriotes et combattants infatigables pour la liberté. Le combat patriotique doit s'amplifier et continuer jusqu'à la victoire du peuple. 

MAKANERA  Ibrahima Sory

Fondateur du guepard.net     

Ce que je pense de l'affaire Moussa Moise Sylla du groupe Hadafo Médias (Alpha Saliou Wann)

C'est le ministère de la Défense nationale qui a porté plainte contre lui, suite aux propos qu'il a tenu sur la situation déplorable des armées sur les antennes de la radio Espace fm le 1er novembre dernier. Il a été inculpé par la justice pour atteinte au secret de la défense nationale.

En tant que dirigeant politique, je ne puis me taire sur ce qui est purement et simplement une opération d'intimidation de la presse, mais plus grave, une tentative de cacher à l'opinion publique, les défaillances de nos armées, mettant ainsi en péril notre sécurité nationale, malgré les moyens importants alloués à ce ministère qui a le plus gros budget de tous les ministères.
Pourquoi porter plainte contre Moussa Moïse Sylla pour ses propos et non pas contre le ministre de la Défense nationale Dr Mohamed Diane qui a dit exactement la même chose que lui à la tribune de l'Assemblée nationale, pour attirer l'attention des députés sur les conséquences de la diminution de 15% de son budget 2018? En l'écoutant, nous nous rendons compte que notre pays n'est pas bien préparé à faire face à une agression extérieure et même certaines menaces intérieures. Les informations fournies par le ministre Dr Mohamed Diane sont plus crédibles que celles données par le journaliste Moussa Moïse Sylla, parce qu'elles sont officielles et plus est, tenues devant la représentation nationale.
On nous que dès après son émission, le journaliste a reçu l'appel du chargé de communication du ministère de la Défense nationale qui lui a dit, qu'il a mis en péril la vie des militaires Guinéens stationnés aux frontières. Il est par la suite convoqué par le commandant de la direction des investigations judiciaires de la gendarmerie, qui lui dit à son tour : vous avez sapé le moral des soldats et mis le pays en danger. Mais de qui se moque - t - on? C'est Moussa Moïse Sylla qui met en péril la vie des militaires ou c'est le Commandant en Chef des armées Alpha Condé? Depuis sept ans qu'ils sont au pouvoir, c'est maintenant que Dr Diane se rend compte (parce que pour son budget 2018, il n'aura que 30 milliards de francs en investissements) qu'il n'y a même pas des abris pour les militaires à nos frontières, sans parler du sous - équipement chronique? Alpha Condé a - t - il , ne serait - ce qu'une fois, pris son hélicoptère pour s'enquérir lui-même de la situation de nos forces armées stationnées aux frontières? Pire, qu'est ce qu'il a fait après avoir certainement lu le compte rendu de la mission parlementaire qui a visité nos principales garnisons militaires de l'intérieur du pays? Le député Ousmane Gaoual Diallo, vice président de la commission Défense et Sécurité de l'AN , membre de cette délégation parlementaire, avait livré à la presse leur constat alarmant, choquant sur la situation pénible, démoralisante de nos forces armées. Ce qui veut dire que l'Assemblée nationale n'ignore pas l'état catastrophique de nos forces armées et malheureusement, elle n'a pas auditionné le ministre de la Défense nationale et le Chef d'État-major général des armées sur cette situation alarmante. Elle aurait dû se racheter en les convoquant cette fois-ci après l'émission du journaliste Moussa Moïse Sylla, car la presse sert aussi à interpeller les dirigeants du pays sur les problèmes majeurs comme celui qui touche à notre sécurité nationale. Non, c'est pas ce que nos dirigeants ont fait, ils ont décidé de museler la presse pour ne pas qu'elle informe l'opinion publique sur leur irresponsabilité, leur refus de donner les moyens nécessaires à nos forces armées pour nous défendre efficacement en cas de danger. Qui ne sait pas que le moral de nos troupes, qui manque de tout, est au plus bas?
Pour couvrir leur gestion opaque, calamiteuse des armées, nos dirigeants invoquent le secret-défense pour éloigner toute possibilité des acteurs politiques et de la société civile de fouiner dans leurs affaires. Or, tous les observateurs reconnaissent que nos armées africaines sont malades et dans l'incapacité de faire face seules aux menaces des rébellions terroristes par exemple au Mali ou au Nigéria. Et puis, ils nous parlent de quel secret-défense? Qui ne voit pas l'état désastreux de nos camps militaires, avec des équipements dépassés et non fonctionnels, la vie misérable des soldats? Le 2 novembre dernier, j'ai longé le camp Elhadj Omar Tall de Labé (il est au bord de la route) qui n'a pas de clôture et dont les bâtiments datent de la période coloniale, point besoin d'être un stratège militaire pour comprendre que ce camp ne peut tenir face à l'assaut d'éventuels ennemis. Qu'est ce qui est tabou, est - ce connaître les effectifs et les équipements de notre armée? Mais ce type d'informations sur les armées du monde est disponible sur internet, c'est pas du tout secret de connaître les effectifs selon les armes, le nombre d'avions, de chars de combat, l'artillerie, les navires de guerre des plus grandes armées du monde y compris africaines. Mais à quoi bon nous cacher cette farce qui consiste à nous faire croire qu'on a une armée digne de ce nom, alors qu'il n'en n'est rien? Certains pays organisent de grands défilés militaires pour exhiber la force de leurs équipements militaires, je ne sais pas si nous en avions fait à la fête de l'armée le 1er novembre 2017.
Il y a quelques années, j'étais même favorable à la suppression de l'armée, mais j'ai changé d'avis, au vu des nouvelles menaces qui pèsent sur nos pays. C'est en temps de paix, qu'il faut préparer la guerre. Ce qui est clair, la politique de restructuration de nos forces de défense et de sécurité dont se vante Alpha Condé, n'est que de la propagande. Il ne peut pas nous justifier les dizaines de milliers de milliards de francs dépensés pour l'armée sur les 7 ans, parce qu'en même temps, nous voyons tous que les conditions de vie et de travail de nos militaires se dégradent, que nos hommes ne sont pas préparés pour faire face aux menaces extérieures et intérieures. L'armée est à l'abandon.
L'armée est utile, elle est indispensable pour notre sécurité. Si la nôtre, depuis 1959, s'est retournée à plusieurs reprises contre nous, si elle est mal formée, sous - équipée, c'est nullement pas sa faute, cela a toujours été de la responsabilité exclusive des dirigeants politiques du pays, principalement du Chef de l'Etat, Chef des armées, y compris les chefs militaires qui ont dirigé notre pays. C'est cette mauvaise politique militaire qu'il faut changer radicalement pour ramener l'armée à ses missions traditionnelles consacrées par notre Constitution. C'est à cette vaste réflexion que doivent s'atteler les forces vives de la nation et non laisser le pouvoir persécuter un simple journaliste qui a repris ce que des députés de la République ont dit et qui a été confirmé à l'Assemblée nationale par le ministre de la Défense nationale. Laissez Moussa Moïse Sylla tranquille, demandez plutôt des comptes à Alpha Condé sur sa gestion des armées.