Football : l’ASK remporte la finale de la coupe nationale

L’association Sportive du Kaloum s’est adjugée le trophée de la 56ème édition de la coupe nationale de Guinée aux dépens de l’éternel rival qu’est le Horoya AC. La rencontre qui s’est disputée ce dimanche dans un stade du stade du 28 septembre à la limite du praticable, a vu le « sous marin jaune » s’imposer par 1 à 0.

L’unique but de la partie est un autogoal du latéral gauche du Horoya suite à une forte pression des Kaloumistes. C’est l’arrière latéral gauche, Ibrahima Sory Bangoura qui a dévié dans ses propres filets une lourde frappe du Congolais Kabongo Kassongo à la 52ème minute. Malgré de multiples tentatives, les poulains de Lapé Bangoura ne parviendront pas à remettre les pendules à l’heure.

L’AS Kaloum, détrônée du titre de champion cette saison par le Horoya vient ainsi de prendre une belle revanche sur son adversaire du jour en ne terminant pas bredouille au compte de la saison 2014-2015.

Le club du centre-ville de Conakry qui remporte ainsi son 5ème titre de la coupe nationale, représentera la guinée la saison prochaine en Coupe de la Confédération Africaine de Football tout en empochant la somme de 100 millions de francs guinéens.

Quant au Horoya il devra se consoler avec 50 millions de Francs guinéens, lui qui espérait faire le doublé après avoir été sacré champion de Guinée il y a quelques semaines. Le club de Matam évoluera en ligue africaine des champions.

Un véritable challenge pour les deux meilleurs clubs guinéens du moment.

Alpha Mamadou Diallo pour guineematin.com

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Kolon Kala Son Yé min ?

 

KOLOKALAN son yémin !

Kolonkalan a koun ti

Pilon où est le voleur

Pilon fends-lui le crâne

C’était une comptine que chantait ma mère

Pendant que mon frère

Me lisait le « Petit chose »

Et j’attendais la page cruelle

Où il disait « Jacques tu es un âne »

Kolonkalan son yé min ?

Kolokalan a koutnti !

C’étaient deux porteurs de pilon

Chasseurs de voleurs, de félons

Ils entraient en transe

Comme des toupies de rhombe

Faisaient le tour des mensonges

Ils dansaient au pas de l’invisible Chaman

Portant la part polaire du qutb zaman

Qui renvoie le tiers-malheur à son Seigneur

Gardant pour soi

Ce que Seul l’Eternel Soi

Acceptait de l’ami

Hallaj, aimé d’Allah

Qui osa « An-nal-Haq ! »

Quoi ? S’indignèrent le Oulémas

« Houwa c’est moi! » déjà au sommet de la croix

Ma dina, ma foi

Ce pays tien, vrai parc de monts

Amant des saints chercheurs de faîtes

Où le NON et le NOM

Sont leur unique provende

Trônant sur des tonnes de fer et d’alu

Ces racines des cieux

Qui retiennent la terre de s’effondrer

Sous les péchés

De ceux qui ont craché sur le Sacramentel

Ces montagnes qu’elles aient nom Simandou

Nimba Kakoulima Gangan

Le dernier-tiers péché tombera

Sur ce pauvre Taga nguél

Les Tianguél qui irriguent nos bowès

Ne sont plus loin de Bowal Siam

Que le martyre guinéen voit à l’horizon

Déjà Akhir zaman ?

Se demandent les martyrs

« Kolokalan, dis-nous

Kolonkola est encore loin de Koumbia ? »

« Que de signes.. »

Madina ici s’arrête ma piste

Ma route s’est fendue comme sa lune

Salam et Salatou sur lui

Mon sentier laissé aux lampistes

D’une gare où le train siffle depuis

Six cent soixante six fois

Mais ces gens de peu de foi

Ont besoin de l’envers de tes belles lances

Rimah qui rime avec Rahma

Salam Maître Madina

Guinè est devenue Jérusalem

Salam, tu es Saladine

Signé : Un pauvre en Allah – Exalté !- Désolé, je ne me corrigerai que quand je sortirai de mon Hal. Qui suis-je, j’en ai oublié mon nom couvert par tant de lumière

NB  : Inspiré de Madina Masriah (Saïdou Nour Bokoum). Kolon Kalan Son Yé min ? est extrait de mon roman CHAINE (Denoel, 1974)

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Visite présidentielle à Labé : voici le discours que Tarambaly a prononcé pour devenir sous-préfecture

« Tarambaly connaissant l’adage qui dit que « fourguéré wanâ lawol » autrement dit que le « le salon n’est pas la route du voyageur ou du passant et que celui qui vient chez toi, tiens à toi vous restera vivement reconnaissant et vous dit, respectueusement « ko sadhi ko tollî » c’est à dire bienvenue. », a notamment dit monsieur Siradio Diallo, membre du conseil du district de Tarambaly, à l’occasion de la visite du président Alpha Condé, le dimanche 6 septembre 2015.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cet historique discours :

DISCOURS DE BIENVENUE DU DISTRICT DE TARAMBALY A L’OCCASION DE LA VISITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE, SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR ALPHA CONDE
Excellence Monsieur le Président de la République,

 Ce dimanche 6 septembre 2015 est un jour historique pour Tarambaly, village fondé vers 1700 par les Dembeleyabhé ayant pour noms courant BAH et BALDE. Cette visite est la mise en œuvre de votre volonté politique de voir et d’entendre les populations rurales qui endurent le fardeau de la pauvreté, ceci dans l’objectif d’améliorer leurs conditions de vie.

Tarambaly est très honoré de cette visite qui rentre grandement dans les annales de l’Histoire puisque c’est la première fois qu’un Président de la République entreprend la visite quasi – systématique des sous – préfectures de l’intérieur du pays.

Tarambaly connaissant l’adage qui dit que « fourguéré wanâ lawol » autrement dit que le « le salon n’est pas la route du voyageur ou du passant et que celui qui vient chez toi, tient à toi, vous restera vivement reconnaissant et vous dit, respectueusement « ko sadhi ko tollî » c’est à dire bienvenue.
Excellence Monsieur le Président de la République

A ce stade, vous nous permettrez de vous citer quelques réalisations sur fonds propres faites grâce au labeur de la population composée d’agriculteurs, d’éleveurs, d’artisans, de fonctionnaires résidants ou ressortissants et de quelques Dioulas :

la clôture grillagée du village central pour un pourtour de 6km ;

la construction à Tarambaly centre d’un collège de 4 classes avec Bureau du Principal et latrines ;

la construction de deux écoles primaires à Madina Goro et Dogol ;

la construction des postes de santé de Tarambaly centre et de Dogol ;

la rénovation en cours des mosquées de Tarambaly centre et de Dogol.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Nous voudrions contrarier la mode en restant dans la tradition du Foutah qui dit « ko tora wéla » c’est – à – dire littéralement « ce qui est quémandé n’est pas doux ». La même tradition foutanienne commande que lorsqu’on a un hôte, notre devoir impérieux est de l’accueillir, de l’entretenir et de lui offrir des présents à son départ.

Respectueux de ces valeurs, Tarambaly souhaite, cependant, partager avec vous ses projets qui sont au delà des possibilités spécifiques de ses filles et fils et qui appellent l’intervention de l’Etat. Nous vous comprenons parfaitement lorsque vous dites que vous avez hérité d’un pays et non d’un Etat. Mais, il est temps, comme vous l’avez si bien entrepris, que les populations bénéficient maintenant de l’Etat au lieu de le subir seulement. Au nombre de ces projets il y a :

Dans le cadre du renforcement de la politique de décentralisation, l’érection de Tarambaly en sous – préfecture qui aurait une population de plus de 12.000 habitants et regrouperait les districts de Tarambaly Centre, Dar-Es – Salam, Madinatoul Salam et NDeylal ;

Pour favoriser l’intégration sous – régionale et développer les échanges dans le cadre de la CEDEAO, la réalisation de la route bitumée Labé – Tougué – Dinguiraye – Siguiri désenclavant ces préfectures et offrant au poumon économique du Foutah, Labé, l’accès à la frontière du Mali après celui de la frontière du Sénégal ;

Tarambaly disposant d’organisations féminines et juvéniles lutte pour leur promotion, leur développement et leur autonomisation. Grâce à votre initiative si pertinente et opportune de faire des tournées dans la Guinée profonde, vous touchez du doigt les problèmes récurrents des jeunes et des femmes qui sont partout les mêmes et que vous voulez résoudre: insuffisance des personnels enseignants et soignants, baisse de la qualité de la formation, manque d’infrastructures, d’appuis techniques et financiers.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Conscient et respectant la laïcité de l’Etat, les populations de Tarambaly portent à la bienveillante attention du Musulman que vous êtes que la Grande Mosquée centrale de Tarambaly est en chantier. Comme le prescrit le Saint Coran, les contributions volontaires des fidèles sont les bienvenues.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Par le scrutin du 11 octobre 2015, la Guinée s’achemine vers une étape importante de son histoire. En effet, les Guinéennes et les Guinéens seront appelés à choisir leur Président pour les cinq prochaines années. Par prudence, souvent quand on pose un problème aux Peuls, ils répondent toujours qu’on va voir. Pour l’élection Présidentielle prochaine, Tarambaly, à travers vos actions concrètes en sa faveur vous a vu et choisi et pour cause :

votre humanisme lorsque vous nous avez témoigné, par appel téléphonique, votre sympathie lors du décès de notre chère maman en juillet 2014 : ce n’est pas courant qu’un Président de la République décroche son téléphone pour présenter ses condoléances suite à un décès d’une paysanne villageoise. A cette occasion, on a si heureusement découvert et apprécié, le côté humain de l’Homme d’Etat que vous êtes ;

le fait que vous visitez aujourd’hui le District de Tarambaly pendant que votre tournée est prioritairement orientée vers les sous – préfectures.

Par le plaidoyer, la sensibilisation et la mobilisation, Tarambaly va vous témoigner toute sa reconnaissance en portant ses suffrages en votre faveur le 11 octobre 2015 et vous soutenir de toutes ses forces tout au long du prochain quinquennat.

Vive la Guinée,

Vive le Président Alpha CONDE

source : www.guineematin.com

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Kolonkola ma douleur !

Là-bas, on vivait à l'orée des plages
Et du sable immaculé on observait les nuages
Bercé du clapotis des eaux dans les ruisseaux
Qui accouraient à leurs demeures dans les eaux.
Là-bas, le zéphyr soufflait matin et soir
Et la pleine lune baignait la nuit noire
On y écoutait la belle chanson des océans
Accompagnée de la suave mélodie des pélicans.
Kolonkola ma douleur
Aujourd'hui rayé de la terre
Mon cœur frémit de pleurs
La douleur me monte aux yeux
Mes yeux vers le MAITRE des cieux
Se tournent hagards et malheureux.
N'as-TU pas vu la montagne de souffrances
Qu'escaladent mes pauvres frères en errance ?
N'as-TU pas vu le désert de malheurs
Que traversent les Guinéens sur cette terre ?
Pourquoi o mien SEIGNEUR !
Pourquoi o mien SEIGNEUR !
Pourquoi o mien SEIGNEUR !
A-t-il fallu aussi une pluie de pierres ?
Kolonkola ma douleur
Aujourd'hui rayé de la terre
Je pleure ton tragique destin à toute heure
Je pleure tous les morts des geôles de Guinée
Je pleure tous les crimes commis sur les flancs des montagnes de Guinée.
Ah si seulement Kakoulima et Gangan pouvaient témoigner !
Je pleure chaque victime enfouie dans cette terre de Guinée.
Kolonkola ma douleur
Tu es certes rayé de la Géographie
Mais tu resteras éternel dans l'Histoire!

Madina Masriah Sow
Esclave d'Allah

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Après le drame de Kolonkola, les villages de Koba, Dari, Trambaly et Nalia s’inquiètent

victime du drame de Kolonkola, Boffa.

Le drame a commencé dans la nuit du samedi à dimanche 6 septembre 2015, aux environs de 20 heures. La population a été subitement surprise par les eaux qui venaient de la montagne, ainsi que des roches et des arbres que les vagues d’eaux drainaient sur leurs passages.

Les champs , des habitations et leurs contenus, dont sept personnes ont disparu et plusieurs blessés, tel était le premier bilan de ce drame.

Le lendemain, les recherches ont permis de retrouver deux corps dans les décombres. Hier, mardi 8 août 2015, deux autres corps (Alpha Camara et Alassane Camara), ont été successivement retrouvés à des endroits différents et inhumés. La plupart des blessés sont admis à l’hôpital préfectoral de Boffa.

Certains témoins nous ont indiqué que les autorités préfectorales et des agents de la Croix-Rouge se sont rendus à leur chevet le lundi, au lendemain du drame. Mais, hier, mardi, ni la Croix Rouge, ni l’Etat n’étaient sur les lieux. Seules certaines victimes qui ont eu le courage de revenir, puisque beaucoup avaient fui le village, et d’autres personnes venues pour apporter leur soutien, creusaient, découpaient des branches de gros arbres déracinés par les eaux, pour chercher les cinq corps.

C’est que dans l’après-midi  la délégation ministérielle est arrivée sur les lieux. Les officiels étaient bloqués à Koumbaya depuis le matin, où ils se sont entretenus avec les autorités locales.

Dans les discours, en plus de la nourriture et des médicaments dont ils avaient forcement besoin, les sinistrés, par la voix du Président de district ont exprimé le besoin d’avoir des abris ailleurs. Ce que les habitants ne cessaient de répéter à l’envoyé spécial de Guineematin.com avec lequel ils ont passé plusieurs heures sur les lieux.

Le gouvernement, par la voix du Ministre de la pêche et parrain de la préfecture, Jean Réné Camara, a indiqué que la délégation a apporté 5 tonnes de riz, 25 cartons de savon et 25 bidons d’huile. « C’est pour ceux qui ont perdu leurs habitations, ceux qui ont perdu des champs agricoles, ceux qui ont perdu des parents et ceux qui ont accueilli des sinistrés suite au drame », a indiqué le Ministre.

Ce qui s’est passé à Kolonkola est sans doute un drame, mais ce qui pourrait suivre risque d’être plus catastrophique. Koba, Dari, Trambaly et Nalia sont tous des villages situés non loin de la même montagne dont des parties ont cédé et se sont abattues sur Kolonkola le samedi dernier. D’ailleurs, un citoyen d’un de ces villages a publiquement interpellé les Ministres de la santé, Rémy Lamah, et de la pêche, Jean Réné Camara, ainsi que madame le préfet de Boffa sur la question : « Nous aussi nous avons entendu des bruits hier nuit. Mais, heureusement, rien de grave ne s’est passé »...

Thierno Amadou Camara, envoyé spécial de Guinematin.com à Kolonkola, Boffa

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