Burkina Faso: Coup d'Etat, fuite d'un enregistrement accablant entre Soro et Bassolé

Burkina Faso: Coup d'Etat, fuite d'un enregistrement accablant entre Soro et Bassolé
© Koaci.com - Jeudi 12 Novembre 2015 - Une fuite de conversation téléphonique de 16 minutes attribuée à Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et Djibrill Basolé, l’ex patron de la diplomatie burkinabé, sous l’ère Compaoré, et candidat recalé à la présidentielle au Burkina-Faso crée le choc.
Dans l'enregistrement, provenant sans nul doute de renseignements occidentaux, dans lequel les voix du président de l'assemblée nationale ivoirienne et de l'ancien ministre de Compaoré sont assez nettement identifiables, est clairement mise en lumière l'organisation et la planification d'un coup militaire au Burkina via des actions au nord du pays pour faire "paniquer" l'armée et faire ressortir le Régiment de sécurité présidentielle (Rsp, putschiste, ndlr) pro-Compaoré.
L'ancien chef rebelle ivoirien cite tour à tour entre autre, Hamed Bakayoko, Alassane Ouattara, un rapport de Faure Gnassingbé, le candidat Roch Kaboré, dont il dit que "s'est déjà plié" sous entendant qu'il a déjà gagné l’élection,et un homme d'affaire camerounais Paul Fokam  Rechercher Paul Fokam (patron du groupe bancaire Afriland Bank, ndlr) qui financerait sa campagne sans que Ouattara en soit informé.
La résidence ouagalaise de Guillaume Soro  Rechercher Guillaume Soro a été perquisitionnée dans le cadre de l’enquête du coup d'Etat par les autorités burkinabé. Lors de la perquisition ont été retrouvés des lingots d'or, des gilets pare balle et des armes.
La justice burkinabé avait déjà laisser fuiter à la presse dont KOACI, l'existence de plusieurs heures d'écoutes attribuées à Guillaume Soro  Rechercher Guillaume Soro dont les liens avec Blaise Compaoré sont plus que connus et fraternels.
Le coup d'Etat visait à réinstaller le camp Compaoré, chassé par le peuple, au pouvoir et en finir avec la transition réinstaller depuis lors et en passe d'organiser une élection présidentielle transparente dont la campagne est en cours.
Djibrill Bassolé est à cette heure emprisonné dans le cadre de l’enquête en cours dont le rapport a été remis aux autorités.
Écoutez l'enregistrement en cliquant sur le lien Audio en bas de l'article.
KOACI, Yaoundé
KOACI.COM est à Yaoundé ! Une info? Appelez la rédaction camerounaise de koaci.com au + 237 691 15 42 77 – ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Paul Fokam
Guillaume Soro
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« Plus de 80 prisonniers récupérés dans le quartier », explique-t-on au Général Baldé

"Armez les gens ! On va faire un bouclage" (de la maison centrale de Conakry, NDLR), a dit le général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale, à son arrivée à la plus grande prison de Conakry d’où venaient des tirs d’armes à feu. Il était 11 heures et quelques minutes. Mais, quelques pas après, le général s’est rendu compte que la situation était beaucoup plus chaude qu’il ne l’imaginait. Il recule et appelle un renfort…

Guineematin.com vous propose la vidéo :

 

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Présidentielle J-6heures : à Sonfonia la soldatesque a voté en dégainant : un mort

 

ManifestationUn autre guinéen vient de faire les frais des contestations près électorales au quartier Sonfonia Gare, précisément à Hafia II, en allant vers la Cimenterie, dans la haute banlieue de Conakry, a appris Guineematin.com de plusieurs sources concordantes.

Selon des témoins qui ont joint Guineematin.com au téléphone, c’est peu après 11 heures que des agents de sécurité, venus dans un véhicule pick up ont tiré sur des jeunes qui avaient érigé des barricades et qui empêchaient la circulation sur l’axe Sonfonia-Cimenterie. Pour le moment, on parle d’un mort et de trois blessés.

Le défunt, prénommé Boubacar, serait originaire de Têné dans la préfecture de Télimélé, selon une dame qui s’est présentée comme étant la sa sœur de la victime et qui s’est retournée au quartier pour porter la mauvaise nouvelle aux autres parents.

Selon les témoins, le corps est actuellement à la mosquée de Sonfonia Gare. « Ce n’est pas la croix rouge qu’on attend, mais les parents de la victime », a dit un de nos contacts.

Enfin, les blessés (Mamadou Lamarana Diallo, Thierno Ousmane Diallo et Mamadou Sow), tous de jeune âge, sont en route pour la clinique « Mère et enfants » de Kaporo.

La Guinée est à la veille d’une élection présidentielle à risque, d’autant que le chef de l’opposition a déjà annoncé qu’il ne reconnaîtra pas les résultats…

Mais, ce matin, son directeur de campagne a appelé leurs militants à aller voter dans le calme et la sérénité. Fodé Oussou Fofana a plusieurs fois insisté sur la nécessité d’éviter des perturbations en vue de réussir l’élection dans le calme.

A suivre !

source : guineematin

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Guinée : un responsable de la société civile accuse les observateurs de l’UE

« Les observateurs de l’Union européenne n’avaient pas à interférer dans le déroulement de l’élection pour dire que ceci est valable ou que ces anomalies-là n’ont pas entaché la crédibilité du scrutin », a notamment protesté le président du Conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSCDDG), à l’occasion de sa conférence de presse animée hier, samedi 17 octobre 2015, au siège de son organisation, à Sonfonia Gare. 

Selon monsieur Salmana Diallo, président du CNOSCDDG, le déroulement du processus électoral a connu beaucoup d’irrégularités qu’on ne pourrait banaliser aussi facilement et qui ne devraient échapper à la vigilance de tout observateur qui se veut crédible. Des votes multiples (doublons) et sans enveloppe ; une prolongation exagérée du temps de vote ; une présence encombrante des gens qui se disent observateurs sans badge, etc.

Pour le président du CNOSCDDG, il faut plutôt s’interroger sur les motivations réelles de ceux qui, par leurs propos, ont cautionné et « validé » le scrutin du 11 octobre 2015.

Egalement très critiquée, la CENI  n’aurait pas dû engager la Guinée dans un scrutin aussi mal préparé, a estimé le conférencier, Salmana Diallo.

Enfin, la centralisation des résultats a été présentée comme l’ultime niveau de magouille où les observateurs de son organisation ont été exclus de la salle d’enregistrement des procès verbaux. « Pourquoi nous garder dans une salle de lecture, au lieu de nous permettre d’être présents dans la salle d’enregistrement des PV ? », s’est interrogé monsieur Diallo.

Au-delà des critiques, quelques fois très sévères, contre les fameux observateurs de l’Union européenne et les commissaires de la CENI, le responsable de la société civile s’est plaint du manque de moyens qui l’a obligé de réduire le nombre de ses observateurs à mille, au lieu des mille cinq cent initialement prévus.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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La Guinée est-elle au bord de l'explosion 2 (Médiapart)

« Il n'y a plus d'espace pour un esprit libre et indépendant donc tout le monde préfère se taire »

Bien qu'exilé de longues années à l'étranger, et en particulier en France où il a noué des relations très proches avec les socialistes, Alpha Condé n'a pas inversé la tendance. Même s'il met en avant les soutiens de François Hollande, Georges Soros ou Tony Blair, sans oublier son ami de lycée Bernard Kouchner, Alpha Condé, secondé par un fils omniprésent, n'entend nullement partager le pouvoir (lire ici notre précédente enquête). « Rien n'a changé dans les médias depuis 2010 », déplore Fodé Kouyaté, président de l'Association des blogueurs de Guinée (Ablogui). « Les journalistes s'intéressent aux interprétations ethniques et délaissent les analyses de fond, et les lecteurs s'arrêtent à leurs patronymes. » Née en réaction au traitement de l'information par les médias en 2010, l'Ablogui va lancer à l'occasion de la présidentielle de 2015 Guinéevote, un projet de veille citoyenne. « En 2010, on a eu de la chance que le taux de pénétration d'internet ne soit pas très important car les propos relayés par la presse en ligne étaient de nature à créer une guerre civile. »

La signature, le 20 août 2015, d'un accord inattendu entre le pouvoir et l'opposition concernant les principaux points de crispation (commission électorale indépendante, fichier électoral, délégations spéciales) a momentanément atténué les tensions dans un pays où existe « une incapacité à trouver des compromis équilibrés et rationnels dans le dialogue politique », selon Florent Geel de la Fédération internationale des droits de l'homme.

À 78 ans, Alpha Condé parle aujourd'hui de son « premier mandat » comme si le second était une évidence. En réclamant en cinq ans ce qui n'a pas été fait en cinquante, le principal opposant d'Alpha Condé, Cellou « Dallein » Diallo, espère de son côté monter sur la plus haute marche d'un pouvoir qu'il connaît bien. Il a servi pendant dix ans le triste magistère de Lansana Conté dont il revendique toujours l'héritage, moins pour ses accomplissements que pour draguer l'électorat soussou de la Basse-Guinée dont était originaire l'ancien président.

Convaincu de s'être fait voler la victoire en 2010, lâché par les autres opposants, Cellou Diallo semble prêt à tout pour devenir président en 2015. Même à s'allier à Moussa Dadis Camara, chef de l'État lors du massacre de plus de 150 opposants à sa candidature, le 28 septembre 2009, dans un stade de la capitale. Que ses militants aient été tués, violés et lui-même blessé le jour du massacre pèse visiblement peu dans la balance électorale de Cellou Diallo. « Il y a la justice et la politique », a-t-il justifié.

L'opposant Cellou Diallo en campagne.L'opposant Cellou Diallo en campagne. © DR

Car dans la région de Guinée forestière où il est né, Moussa Dadis Camara n'est pas cet énième futur ex-dictateur pressenti par la communauté internationale. Il est l'enfant du pays, la fierté locale. « À Nzérékoré parmi les Guerzés, il y a une vraie popularité de Moussa Dadis Camara et une vraie attente de son retour », témoigne Vincent Foucher d'International Crisis Group. « Pour les Guerzés, c'est l'homme qui les a enfin représentés et qui a d'une façon réparé le sentiment qu'ils ont d'être marginalisés depuis l'indépendance. Il est aussi l'une des rares personnalités politiques transethnique. À Conakry aussi il y a de l'affection pour ce jeune capitaine qui n'a pas hésité pas à convoquer les ministres et arrêter des trafiquants de drogues. » Cette popularité vaut de l'or – peut-être la victoire – pour Cellou Diallo, perçu comme le candidat des seuls Peuls.

L'inculpation de Moussa Dadis Camara par la justice guinéenne le 8 juillet pour le massacre du 28 septembre 2009, quelques jours seulement après l'annonce de l'alliance de son parti avec celui de Cellou Diallo, a logiquement révolté une partie de la Guinée forestière. D'autant que Moussa Dadis Camara a tenté, sans succès, de rentrer en Guinée via la Côte d'Ivoire le 25 août pour mettre fin à son exil au Burkina Faso.

« Les efforts du régime d’Alpha Condé visant à bannir Monsieur Moussa Dadis Camara de la Guinée est la consécration du mépris que le régime d’Alpha Condé a toujours éprouvé pour les Guinéens, en général, et les habitants de la "Forêt" qu’il considère comme des bushmen sans dignité, en particulier », accuse Faya Millimouno, candidat à la présidentielle originaire de la « Forêt ».

Région chrétienne et animiste dans un pays musulman, stigmatisée pour sa consommation de viandes sauvages pendant l'épidémie d'Ebola, théâtre d'affrontements meurtriers et de répressions brutales du pouvoir, la « Forêt » se voit aujourd'hui privée de son « héros » et concentre les inquiétudes liées à l'élection présidentielle.

Dans ce climat de méfiance généralisée, on cherche en vain quelqu'un pour élever le niveau du débat. L'écrivain de renommée internationale Thierno Monénembo était tout désigné. Mais dans une tribune publiée dans Le Monde, l'intellectuel, sympathisant de l'opposition, qualifie de « joli coup de poker » l'alliance de Cellou Diallo avec Moussa Dadis Camara. À Conakry, choisie pour être la capitale mondiale du livre en 2017, les rares intellectuels font profil bas. « Il n'y a plus d'espace pour un esprit libre et indépendant donc tout le monde préfère se taire plutôt que d'être interprété n'importe comment, témoigne Amadou Bano Barry. La classe politique instrumentalise tout et tout le monde. Il y a trois catégories de personnes en Guinée : des militants, des miliciens et des militaires. Il n'y a plus de citoyens. »

Tout compte fait, les Guinéens ont une grandeur, précieuse comme son or et ses diamants : ce pays a regardé pendant 57 ans ses six voisins se déchirer l'un après l'autre sans jamais les imiter. « Ce pays a été jusqu'à maintenant une vraie exception dans la région, explique Mike McGovern. Quels que furent les résultats, le nationalisme à la base de la politique de Sékou Touré a créé une citoyenneté guinéenne, un habitus socialiste qui a survécu à son régime jusque dans les années 2000, mais dont les traces sont de moins en moins visibles », analyse-t-il. « C'est le paradoxe de la Guinée, une situation explosive peut ne pas exploser, rejoint Amadou Bano Barry. La société guinéenne est encore régie par des autorités morales et religieuses qui interviennent en dernier recours. Sans compter qu'aucun pays voisin n'est intéressé par la déstabilisation du pays et qu'aucun acteur international majeur ne s'intéresse non plus à la Guinée. Notre misère constitue notre chance. »

Médiapart

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