Isabel Dos Santos, « La princesse » à l’assaut de Portugal Telecom

 

Au Portugal, Isabel Dos Santos dispose  déjà de participations dans des banques (BIC, BPI), le pétrole (Galp), les télécommunications (le câblo-opérateur Nos) et divers biens immobiliers.

Elle dit avoir toujours refusé le monde politique. Le monde politique lui a sans doute aussi fermé ses portes pour être née hors de son pays, en Azerbaïdjan, à Bakou. Aujourd’hui, Isabel dos Santos, 41 ans, prend sa revanche dans le domaine de l’économie et de la finance.

La fille aînée du président angolais, Jose Eduardo Dos Santos - elle est née de son premier mariage avec Tatiana Kukanova - a décidé de se lancer à l’assaut de la holding Portugal Telecom SGPS, qui détient une participation minoritaire dans l’opérateur brésilien Oi. Elle a annoncé, dimanche 9 novembre, avoir fait une offre d’achat de 1,2 milliard d’euros.

Lire aussi : Le Portugal excite les appétits dans les télécommunications

À la tête d’une fortune estimée à 3,7 milliards de dollars (3 milliards d’euros), selon le site du magazine Forbes, la plus riche femme d’Afrique est une figure dans son pays.

Surnommée « La princesse » par la classe populaire, elle participe de ce régime « cleptocratique », où se mêlent argent public et patrimoine privé. Un pays gouverné par son père depuis plus de trente ans, gorgé de pétrodollars, mais où la plupart des Angolais vivent avec moins de 2 dollars par jour.

« Au Portugal, elle reste avant tout la fille de Dos Santos, mais elle commence à gagner l’image d’une femme d’affaires », constate Celso Felipe, auteur de O Poder angolano em Portugal (« Le pouvoir angolais au Portugal », Ed.. Planeta, non traduit).

PLUSIEURS ACTIFS AU PORTUGAL

Elle a déjà montré à l’ancien colonisateur, aujourd’hui en mal de croissance et d’argent public, l’étendue de son pouvoir financier en multipliant les achats.

À son actif, entre autres, des participations dans les banques (BIC, BPI), le pétrole (Galp), les télécommunications (le câblo-opérateur Nos) et divers biens immobiliers, notamment dans la région de Cascaïs, station balnéaire chic aux alentours de Lisbonne.

« Elle effraye certains mais d’autres trouvent ça naturel », commente M. Felipe, qui imagine qu’avec cette nouvelle acquisition, la « princesse » entend bâtir un « empire dans les télécoms allant du Portugal jusqu’au Brésil ».

Si personne ne doute que cette quadragénaire a bénéficié du carnet d’adresse de son père, on lui reconnaît, de plus en plus, un talent tactique.

Une qualité que cette ingénieure, formée au Kings college de Londres, a sans doute héritée de sa mère russe, « championne d’échec », écrivait le Financial Times en mars 2013.

 Claire Gatinois
Journaliste au Monde

Mariam Sankara félicite le peuple burkinabè, mais exige que "Blaise Compaoré réponde de ses actes"

Depuis la France, où elle vit avec ses enfants, la veuve du président Thomas Sankara, Mariam Sankara, a envoyé une lettre adressée au peuple burkinabè, pour le féliciter pour son insurrection. Elle y exhorte les familles qui ont perdu des membres lors des manifestations des derniers jours « à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes. »

Communiqué de Mariam Sankara après la démission de Blaise Compaoré

J’éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les événements du Burkina.

C’est une véritable joie d’avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabè : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d’opposition ainsi qu’une grande partie de l’armée républicaine respectueuse du peuple. La joie de voir chassé du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.

Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n’avait jamais imaginé la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. En se référant à la révolution du 4 Août, la jeunesse burkinabè a réhabilité le président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à éviter le chaos politique dans lequel Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina.

Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées et leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Par ailleurs, j’exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.

L’image de médiateur de la sous-région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu’en 2012, il a même caressé l’idée d’avoir le prix Nobel de la paix comme s’il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987.

Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée, le Mali et la Côte d’Ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.

Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang.

Nous devons rester mobilisés jusqu’à la victoire finale qui verra l’organisation d’élections libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris à l’idée que la gestion de la transition doit être assurée par les civiles afin que soit respecté le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n’est pas seulement attendue par le peuple burkinabè vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.

A nous d’être dignes de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n’est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartient aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux-être des Burkinabè.

Vive la démocratie et vive le Burkina.

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Mariam SANKARA

Par : Stella NANA

 

Burkina24

Côte-d’Ivoire Gbagbo et Blé Goudé à la CPI – Hanny Tchelley tribaliste de la cause “Bété” ?

PEUPLE BÉTÉ MIEN, « LEADERS » ET CADRES BÉTÉS, J’AI HONTE !!! (1ère PARTIE)

À La Cpi Ce Sont Le Président Gbagbo Et Charles Blé Goudé, 2 De Vos Fils, Pères, Frères, Amis, Qui Ont Été Déportés. Dans La Côte D’ivoire De Plus De 60 Ethnies, Ce Sont 2 Bétés Qui Sont À La Cpi ! Et Vous, Toute Dignité Bue, Vous Êtes Dans une « Stratégie De Retour Au Pouvoir » ? Qui Voulez-Vous Tromper ? N’avez-Vous Pas Entendu Le Fils De Zêpê Dire:« La Mort Vaut Mieux Que Le Déshonneur » ? Vous Tanguez Au Gré De Vos Ambitions Mais Où Est Votre Honneur ?

PEUPLE BÉTÉ, « LEADERS » REELS OU AUTOPROCLAMES, CADRES BÉTÉS, J’AI HONTE !!!
Que De Contorsions, Compromissions, Reniements, Pour Soutenir L’insoutenable, Pour Défendre L’indéfendable ? Comment Pouvez-Vous Ne Serait Ce Qu’en-vi-sa-ger Autre Chose Que La Lutte Pour La Libération Du Président Gbagbo, Votre Fils, Frère, « Papa », « Ami », Chef, Qui Vous A Tout, Absolument Tout Donné Et De Tous Les Prisonniers Politiques ?

PEUPLE BÉTÉ, « LEADERS » REELS OU AUTOPROCLAMES, CADRES BÉTÉS, J’AI HONTE !!!
Quand On Touche Le Fond, L’instinct De Survie Veut Qu’on Donne Un Coup De Pied Pour Remonter À La Surface ! Or Vous Vous Enfoncez De Plus En Plus Dans La Boue Et La Gadoue !
Enfin ! Un Intrus Vient Chez Vous Pour Violer Votre Mère, Et Ce Que Vous Trouvez Normal, C’est D’écarter Les Cuisses De Votre Propre Mère Afin De Faciliter La Pénétration Du Violeur ??? Honte, Malheur, Malédiction Aux Profanateurs De La Dignité, De L’intimité Maternelle !

PEUPLE BÉTÉ, « LEADERS » REELS OU AUTOPROCLAMES, CADRES BÉTÉS, J’AI HONTE !!!
Quand Les Autres Peuples S’unissent, Nous Faisons Preuve De Légèreté, De Bavardages Inutiles, De Fanfaronnades ! Quel Vide Abyssal ! Quelle Désespérance ! Pourquoi Sommes-Nous Si Méchants, Si Prompts À Trahir Notre Propre Sang, Peuple Bété Mien ? Pourquoi Avons-Nous La Mémoire Si Courte ? PEUPLE BÉTÉ MIEN, LÈVE LA TÊTE, RESSAISIS-TOI!
Toi Qui Disais « Celui Qui Veut Atteindre Gbagbo Doit Passer Sur Mon Corps », Où Étais-Tu Au 1er Coup De Canon ? Et Toi Qui Bombais Ta Poitrine: «C’est Géré ! Si On Te Demande, Dis Que C’est Moi Qui Le Dis! » ? Depuis Le 11 Avril 2011, Je Scrute L’horizon, Je Tends L’oreille, Je Ne Vois, Je N’entends Rien ! Da Koba ? Où Êtes-Vous ? Da Méba ? Où Allez- Vous ? Où Est Le Peuple Fier, Valeureux, Où Sont Les « Kanégnons », Les « Widis » ? Sont Ce Seulement Des Mots ? Pourquoi Nous Complaisons-Nous Dans L’humiliation, Dans Le Mépris ? La Grandeur N’est-Elle Grande Que Quand Tout Va Bien, Quand Nous Sommes Au Pouvoir ?

PEUPLE BÉTÉ MIEN, MON ÂME GÉMIT! À QUOI ME RACCROCHER?
Malgré Tout, Je Dis Merci À Mon Dieu Qui Dévoile Tout, Qui Révèle Tout Aussi… Car Il Y Aura Les Strapontins De L’histoire, Il Y Aura Aussi La Poubelle De Cette Même Histoire…
Et Fort Heureusement, Le Président Gbagbo A Définitivement Compris… Blé Goudé Sait De Quoi Nous Sommes Capables (Ou Incapables, C’est Selon…)
PEUPLE BÉTÉ MIEN, L’HISTOIRE TE REGARDE. TA POSTÉRITÉ T’ATTEND. DIEU JUGERA…

Tchelley Hanny Etibou

« Nous allons combattre Ebola avec l’islam jusqu’à l’enterrer », promet Hadja Hawa Chérif des femmes musulmanes

 

association des femmes musulmanes Ce dimanche 2 novembre 2014, l’Association des Femmes Musulmanes pour l’Appui aux Action de Développement de la première Dame de la République de Guinée (AFMADPD) a animé une conférence de sensibilisation sur la lutte contre les épidémies en islam (EBOLA) au centre islamique de Donka.
Contrairement aux autres structures qui ont eu à faire la sensibilisation sur Ebola, l’AFMADPD a organisé une conférence de sensibilisation débutée par la lecture du saint coran par les femmes. Au cours de cette conférence, il a été dit que la lutte contre Ebola est un combat de l’islam.

Dans la déclaration de l’AFMADPD, Hadja Fatoumata Kouyaté, Coordinatrice de l’AFMADPD a souligné que l’objectif de cette organisation est d’appuyer les actions de la première Dame par cette campagne de sensibilisation : la lecture du saint coran et des invocations afin que cette maladie soit hors de nos frontières.

Pour sa part, Mme Kondiano Hadja Nanfadima Condé, la représentante de la première Dame, visiblement satisfaite de cette mobilisation a remercié les organisateurs. « Je suis très réconfortée de cette campagne de sensibilisation pour accompagner les actions de la première Dame qui a ses antenne un peu partout à l’intérieur du pays », indique Mme Kondiano.

De son coté, El hadj Abdoulaye Diassy, secrétaire Général des affaires religieuse, a rappelé que cette initiative est le fruit de la déclaration du président Alpha Condé et l’ensemble de tout le Gouvernement qui avait donné une consigne d’envoyer tous les ministres à l’intérieur dans le cadre de la lutte contre Ebola. Il dira « si l’AFMADPD fait cette grande mobilisation pour accompagner la première Dame de la République de Guinée, je crois que c’est un devoir pour nous les imams du secrétariat général des affaires religieuses de l’appuyer, d’ouvrir nos portes devant cette mobilisation qui est à saluer. Nous appelons l’ensemble de la population de croire que Ebola existe parce que jusqu’aujourd’hui il y a des gens qui doutent sur l’existence de ce virus Ebola ».

Par ailleurs, Elhadj Abdoulaye Diassy a menacé : « Tout imam qui dira que Ebola n’existe pas sera immédiatement limogé », menace-t-il, avant de plaider « Nous invitons l’ensemble de la population d’être convaincue que DIEU seul peut envoyer une maladie. Si Ebola est venu c’est la volonté de DIEU, mais il faut qu’on fasse une guerre ensemble pour combattre Ebola d’ici le 30 décembre ».

Pour sa part, Hadja Hawa Cherif, Présidente de l’AFMADPD, a réaffirmé que la lutte contre Ebola est un combat de l’islam. « Le jeûne en ce mois et la lecture du saint coran pourront mettre fin à cette histoire en deux ou trois semaine.  Nous croyons à DIEU et nous allons combattre Ebola avec l’islam jusqu’à l’enterrer », promet Hadja Hawa Chérif.

F. Yacine Sylla pour Guinéematin.com

Une militante de l’UFDG parle depuis son exil

Aissata Baldé est mariée et mère de quatre enfants. Militante politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, elle vit exilée en France depuis plus d’une année. Avant d’arriver à l’Hexagone, elle a été arrêtée par le régime en place. Aidée pour son évasion, elle a préféré s’exiler plutôt que rester sur place. Elle raconte en détail son aventure. 

Aissata BaldeAissata est enseignante de profession. Pour son militantisme politique, elle a perdu son emploi en janvier 2013 dans une école privée de la haute banlieue de Conakry. Secrétaire chargée de la communication et de la formation du Comité de base de l’UFDG à Hamdallaye 1, elle revient sur sa trajectoire politique, la traque dont elle a fait l’objet, son évasion puis son exil en France.

’Je suis membre de l’UFDG, principal Parti de l’Opposition. Je dirige également’Espoir de femmes’’, un groupement d’appui aux initiatives féminines. Je fais partie de ceux qui osent parler, manifester et dénoncer les manœuvres du régime Alpha Condé’’,  se souvient cette exilée politique.

Parallèlement à ses activités politiques, dame Aissata Baldé dirige un groupement féminin dans son quartier. Toutefois, son appartenance  au principal Parti de l’Opposition n’est pas dénué de critiques. ‘’Même mon mari me déconseillait de militer au sein de l’UFDG. J’insistais par conviction’’,  indique-t-elle.

Tout se passait bien pour elle jusqu’au 12 juillet 2013. A Hamdallaye 1, où elle vit, des éléments de l’escadron N°1 investissent sa demeure. Motif évoqué, Aissata et sa "clique" tiennent des réunions politiques secrètes. Arrêtée et conduite de force à l’escadron, elle sera emprisonnée avec six autres femmes de ‘’Espoir des femmes’’. Elle y restera pendant 1 mois et 2 jours, sans aucun procès, selon les témoignages concordants recueillis au sein de sa formation politique.

Ne comprenant pas les reproches qui lui sont faits, l’enseignante accepte de négocier pour sortir du trou. Un gendarme proche de l’une des amies lui donne un coup de main dans son évasion. ‘’Il fallait que je sorte de là. Plus je restais en cellule, plus mon cas se compliquait puisque je ne savais pas exactement ce qu'on  on me reprochait. Les réunions politiques se tiennent sur toute l’étendue du territoire. Pourquoi menacer celles des activistes de l’Opposition ?’’ se demande-t-elle.

Le plan ficelé, elle parvient à quitter la gendarmerie dans la nuit du 14 août 2013. ‘’Je ne pouvais plus rentrer et j’ai été obligée de partir. Je ne me sentais plus en sécurité’’, explique Mme Baldé. Elle explique cette option par le fait que sa vie ‘’est en danger’’.

 Avec l’aide d’un commerçant, figure de proue du Parti pour son apport financier, Aissata Badé se procure un titre de voyage. Ce même opérateur économique facilitera toutes les démarches du voyage. Il l’aidera à obtenir un billet d’avion sur la Royal Air Maroc et parvient à lui éviter quelques contrôles de routine à l’aéroport de Conakry. ‘’J’ai quitté la capitale dans la nuit du 18 août pour Paris. J’ai peur de retourner en Guinée, bien que j’y ai laissé ma famille. Mon mari et moi ne nous entendions pas à cause de mes activités politiques. Il vit avec une autre femme tandis que nos quatre enfants sont gardé par une de mes amies à Kindia’’.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

RElu par www.nouvellerepubliquedeguinee.net