Ségolène Royal en tournée africaine avant la COP21

 

Ségolène Royal à Matignon, le 24 juillet, lors de la visite du premier ministre sénégalais.  

Contactée début août pour un reportage sur les lieux de villégiature des membres du gouvernement, Ségolène Royal a répondu par texto, invitant le photographe à la rejoindre… en Namibie. Sa délégation se rend ensuite en Zambie du 5 au 9 août, au Botswana où elle est attendue lundi 10 août, puis au Ghana, vendredi 14 août dans l’après-midi, a précisé la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, ravie de signaler qu’elle continuait à travailler pendant que ses collègues s’accordaient une pause estivale.

Emissaire du président de la République dans le cadre de la préparation de la conférence mondiale sur le climat (COP21) en décembre à Paris, la ministre sillonne l’Afrique australe jusqu’au 14 août, où elle devrait participer le matin à Gaborone (Botswana) à la réunion de la Communauté de développement de l’Afrique australe, l’instance de coopération entre les pays de la région et de l’océan Indien.

« L’Europe ne regarde pas assez les pays en développement alors qu’ils subissent l’impact du réchauffement et qu’ils ont des solutions à proposer »

« Lors de la conférence sur le climat de Copenhague et celle de Lima, j’ai été frappée par le peu de prise en compte du continent africain, analyse Ségolène Royal. L’Europe est trop tournée sur elle-même, elle ne regarde pas assez les pays en développement alors qu’ils subissent l’impact du réchauffement et qu’ils ont des solutions à proposer. » Des trois ministres mobilisés par la COP21, elle était la mieux placée pour venir à la rencontre de cette Afrique négligée puisque, explique-t-elle, « Annick Girardin [secrétaire d’Etat au développement et à la francophonie] est à Saint-Pierre-et-Miquelon et Laurent Fabius [ministre des affaires étrangères] n’aime pas les déplacements où l’on passe beaucoup de temps à rencontrer les gens » ! Après une visite au Sénégal fin juillet en compagnie du vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic, c’est en délégation restreinte, avec quatre conseillers, qu’elle a entamé en Namibie cette tournée sur le climat, l’énergie et la biodiversité.

Sécheresse sévère

La jeune République de Namibie – indépendante de l’Afrique du Sud depuis 1990 – subit de plein fouet les effets du changement climatique. Territoire le plus aride de l’Afrique subsaharienne, peuplé de 2,5 millions d’habitants seulement, la Namibie traverse depuis 2013 des épisodes de sécheresse très sévères. « Ces phénomènes alternent avec des pluies violentes qui mettent à mal l’agriculture et l’élevage extensif, l’une des ressources du pays avec l’extraction minière, la pêche et le tourisme », témoigne Justine Braby, consultante auprès de la Namibia Nature Foundation (NNF), l’une des ONG invitées à échanger avec Ségolène Royal lors de son séjour à Windhoek.

Autour de la capitale, traversée par la Nelson Mandela Avenue ou la Fidel Castro Street, c’est la savane, une terre ocre et une végétation clairsemée, qui dominent le paysage. En poursuivant la route vers l’ouest, un autre décor impose sa présence, le désert du Namib, plus vieille étendue désertique au monde, nimbé d’un brouillard tenace formé au contact de la terre chaude et du courant océanique froid de Benguela. Mais ce vaporisateur naturel s’épuise. « Le fog est moins présent que les années passées », observe Mary Seely, qui a étudié pendant plus de cinquante ans cette aire désertique unique au monde. « On assiste à la disparition progressive d’une partie de la faune et de la flore, s’inquiète la scientifique. Mais qui s’intéresse aux insectes ou aux petits animaux du désert, lorsque des intérêts miniers sont en jeu ? »

Pays producteur de sorgho, de mil et de maïs dans sa partie nord, terre d’élevage dans les immenses exploitations de l’intérieur, la Namibie développe depuis 1998 un programme confiant aux communautés locales la gestion des ressources naturelles. Elle est aussi le premier extracteur de diamants en mer et le cinquième extracteur d’uranium de la planète. Son sous-sol regorge également d’or, de cuivre, de zinc, de manganèse. La prospection de pétrole ou de charbon n’a, en revanche, rien donné jusqu’à présent.

Fort potentiel éolien

« A partir de 2016, nous nous retrouverons face à un risque de pénurie énergétique », admet Kornelia Shilunga, la vice-ministre des mines et de l’énergie, en début d’entretien avec la délégation française. Le contrat d’approvisionnement électrique conclu avec l’Afrique du Sud expire à cette date et ne sera pas renouvelé, compte tenu des besoins énergétiques croissants du voisin sud-africain. Le barrage hydraulique de Ruacana, qui comble aujourd’hui la majeure partie de la demande namibienne, ne fonctionne que pendant la saison des pluies. Le site gazier de Koudou – un gisement offshore à l’extrême sud-ouest – pourrait produire à lui seul 800 mégawatts, mais sa construction a été reportée à plusieurs reprises.

« Comptez-vous vous engager dans la transition vers les énergies renouvelables ? Vous avez un fort potentiel pour le solaire et l’éolien », rebondit dans un anglais approximatif Ségolène Royal. Un peu plus tôt, elle a arpenté le quartier populaire de Katutura, où un centre de formation pour jeunes déscolarisés produit son électricité à partir des panneaux solaires offerts par Innosun. Cette entreprise franco-namibienne a inauguré en mai une centrale solaire de 33 000 panneaux d’une capacité de 4,5 mégawatts.

« Avec les énergies renouvelables, la Namibie pourrait être rapidement indépendante à 100 % et compétitive »

Elle a dans ses cartons d’autres projets solaires et éoliens, dont un champ de 100 éoliennes à Lüderitz, sur la côte sud-ouest, d’une capacité maximale de 500 mégawatts. « Les vents y sont très forts et bien établis, les conditions sont idéales, s’enthousiasme Thomas Verhaeghe, le dirigeant français d’Innosun. Avec les énergies renouvelables, la Namibie pourrait être rapidement indépendante à 100 % et compétitive. » Une perspective prometteuse alors qu’un Africain sur deux, soit quelque 600 millions d’individus, n’a toujours pas accès à l’électricité, selon les auteurs du rapport 2015 sur les progrès en Afrique, coordonné par Kofi Annan.

« Qu’attendez-vous de la COP21 ? », a demandé systématiquement Ségolène Royal à ses interlocuteurs. Le président Hage Geingob espère un geste de la Banque mondiale, qui classe son pays dans la tranche supérieure des pays à revenus intermédiaires, condamnant la Namibie à des prêts à taux élevé « alors que nos besoins d’investissement sont énormes ».

« Nous n’avons pas été retenus pour accueillir le Fonds vert pour le climat, a réagi pour sa part la vice-première ministre et ministre des affaires étrangères Netumbo Nandi-Ndaitwah. Soutenez-nous dans notre démarche pour obtenir le siège régional du fonds. » « Réussir la COP21 est une ardente obligation », a martelé la ministre de l’écologie avant de s’envoler pour Lusaka. La Zambie, qui accumule 40 % des réserves en eau de toute l’Afrique australe, a bâti sa politique énergétique sur l’hydroélectricité. Mais la sécheresse provoque une baisse du niveau des rivières, obligeant le pays à planifier le démarrage d’une centrale à charbon et le développement de projets dans le solaire.

 
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Au Sénégal, la technologie au service des femmes et de la production locale

Des femmes qui préparent la semoule qui sera écoulée via Sooretul.

La banlieue de Dakar s’étale et dévoile des constructions délabrées et colorées. Les constructions, ici, doivent leurs formes aux activités informelles qu’elles abritent : la distribution alimentaire et la revente au détail constituent le véritable moteur qui anime quotidiennement les routes de ces quartiers. Et les femmes, avec leurs activités aux contours souvent mal définis, en sont les principaux acteurs. Dans ces ruelles, parmi les étales de marchands ambulants, où se répandent vêtements et objets d’occasion, des groupes de femmes se sont formés pour constituer des pôles d’entrepreneurs. C’est ainsi qu’elles ont réussi à promouvoir une activité traditionnelle en utilisant des produits locaux et en associant les technologies numériques.

Lire aussi : Agritools, l’Afrique de l’agriculture, des start-up et de ses jeunes dirigeants.

Sooretul, qui en langue Wolof signifie « pas trop loin », est un projet lancé en 2014 par une start-up créée par des jeunes femmes sénégalaises. Objectif : fournir un espace en ligne à ces femmes engagées dans la transformation de fruits et de céréales locaux, et les aider à vendre leurs productions.

Awa Caba, 27 ans, est née et a grandi à Dakar. Après ses études d’ingénieur à l’université de Dakar, elle a cofondé la start-up Sooretul avec d’autres passionnées de technologie. « Nous sommes convaincues que le développement d’un pays est impossible sans l’implication et le travail des femmes », raconte Awa Caba. Un constat indéniable tant les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole. Et, en Afrique, l’agriculture reste le premier secteur d’activité.

Lire aussi : Hong Kong : un modèle pour les start-up africaines

La plate-forme Sooretul vise à valoriser un des métiers les plus traditionnels des femmes sénégalaises : la transformation des produits agricoles locaux et la fabrication de jus, de confitures, de semoules et autres spécialités du pays. « Grâce à leur travail, nous explique la cofondatrice du projet, ces femmes encouragent le développement et la consommation locale, mais ne parviennent pas à s’insérer dans un marché dominé par la présence de multinationales de l’agroalimentaire, en particulier françaises, et donc devenu trop compétitif pour elles ».

En effet, pour les petits producteurs et les vendeurs qui ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour assurer les différentes phases de production et de commercialisation, l’accès à la grande distribution relève de l’impossible. Et pour faire face à la demande exponentielle, les investissements dans les infrastructures se révèlent bien trop coûteux pour les producteurs.

Awa Caba, co-fondatrice de Sooretul.

Des céréales comme le mil, le fonio, le maïs, le riz, et des fruits locaux tels que l’hibiscus, la mangue ou le bouye (fruit du baobab) constituent la base de la fabrication de semoule, sirops, jus de fruits et autres confitures. Toutefois, dans les échoppes et magasins de Dakar, il est plus simple de trouver des pots de confiture importés de France que « made in Sénégal ».

« Les consommateurs ne connaissent pas les produits agricoles sénégalais et les seules occasions de rapprocher les habitants des fruits de leur propre terre restent les foires organisées périodiquement », précise Awa Caba, les yeux rivés sur son smartphone, à l’arrière d’un taxi.

Développer la vente en ligne de productions locales

Dans son rapport « Grain, Fish, Money », l’Africa Progress Panel pointe la dépendance aux importations de produits alimentaires du continent africain : 35 millions de dollars en 2011. « Avec la plate-forme Sooretul, précise la jeune entrepreneuse, notre objectif est de renforcer les capacités de ces femmes pour leur permettre de maintenir durablement en vie un secteur traditionnel qui a encore des potentialités inexploitées énormes ».

Les petites entreprises de femmes qui collaborent avec le site web se développent en périphérie de Dakar. Comme à Thiaroye et à Guédiawaye où les sociétés Maria et Fouty Service garantissent un emploi à des dizaines de femmes qui travaillent dans la transformation des produits locaux, chacune dans son quartier respectif.

Des femmes de l'entreprise Maria, lors de la sélection, du lavage et de la transformation de produits locaux.

Mariame Mbodj est la responsable de Maria, une petite usine située à Thiaroye, créée en 1997 et qui depuis quelques mois collabore à la plate-forme Sooretul. « Avec le temps, nous avons compris l’importance non seulement d’encourager la consommation de nos produits sur tout le territoire national, analyse la directrice de cette entreprise féminine, mais aussi de générer des revenus pour les petits producteurs ruraux à qui nous achetons les matières premières indispensables à notre activité ».

« La vente online, ajoute Mariame, constitue une alternative aux méthodes traditionnelles de vente de nos produits alimentaires. Aujourd’hui, tout le monde dispose d’un accès à internet, le consommateur est plus exigeant, et les habitudes alimentaires plus différenciées ».

Lire aussi : Une nouvelle vague de start-up débarque au Sénégal

Awa Caba va régulièrement dans les banlieues de Dakar pour suivre personnellement la bonne coopération entre la plate-forme numérique et les ateliers traditionnels de fabrication. « Nous cherchons à sensibiliser ces femmes et de comprendre, jour après jour, leurs problématiques, de façon à adapter au mieux notre technologie aux exigences réelles et ainsi les aider à développer leur business », souligne la cofondatrice de Sooretul. « Notre objectif est de bâtir une plate-forme qui puisse accueillir toutes les entreprises féminines de ce type, non seulement en ville, mais aussi en zone rurale », ajoute celle qui améliore sans cesse sa plateforme pour permettre à ces femmes des accès à des nouveaux marchés, tels que des hôtels ou des supermarchés, et ainsi leur assurer des revenus stables.

Innovation numérique et tradition

Dans le quartier de Guediawaye, Nafy Diagne Gueye dirige son entreprise, Fatou, qui là encore œuvre à la transformation de produits locaux. Après la saison des pluies, raconte l’entrepreneure, les habitants des zones rurales rallient les villes à la recherche de travail. Mais souvent, ils se retrouvent confrontés aux difficultés du monde urbain.

« À cause de la densité de population élevée de ces zones, la question de l’accès à la nourriture est cruciale et les possibilités d’achat sont rares, explique la fondatrice de Fatou. Voilà pourquoi nous nous sommes lancées dans la transformation de produits locaux et la commercialisation à bas prix de ces produits ».

 

La relation avec Sooretul a non seulement permis à ce groupe de femmes un accès à une cible nouvelle de consommateurs, mais lui a également donné la possibilité d’explorer des formes inédites de collaboration avec des jeunes. « La grande nouveauté de nos temps, poursuit la fondatrice de Fatou, est due au fait qu’aujourd’hui les jeunes ont un niveau d’instruction bien supérieur à leurs parents et qu’ils comprennent l’importance d’intégrer toutes ces activités traditionnelles qui sont en train de péricliter lentement ».

Lire aussi : M-Farm, des SMS pour redonner du pouvoir aux petites exploitations (13/14)

Awa Caba revient chaque soir dans son bureau à Dakar : un espace de co-working qu’elle partage avec d’autres jeunes innovateurs. Tout comme Nafy Diagne Gueye, elle veut croire que la jeune génération est sensible à la préservation de ces savoirs traditionnels. Pour elle, Sooretul permet à la fois de créer de l’emploi grâce à l’innovation technologique, et de valoriser les savoir-faire traditionnels.

Par Elisabetta Demartis et Sandro Bozzolo, contributrices Le Monde Afrique



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Droits des femmes : comment se positionnent les pays africains ?

 

Catherine Samba-Panza au Parlement, à Bangui, le 23 janvier 2014 © Jerome Delay/AP/SIPA

Si certains pays ont encore fort à faire en la matière, d'autres ont mené d'ambitieuses politiques pour réduire l'inégalité hommes-femmes sur le continent.

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    Quelle place pour la femme en Afrique en 2015 ? En moins de dix jours, deux rapports très fournis de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’ONU se sont penchés sur la question. Leurs conclusions ne sont pas vraiment surprenantes : l’Afrique a, comme les autres continents, de nombreux progrès à faire en la matière.

    Pour identifier les points forts et les points faibles, la BAD a pour la première fois créé un index destiné à mesurer l’inégalité du genre. Objectif : « prouver aux leaders africains qu’ils doivent faire sauter les verrous empêchant les femmes de contribuer au développement du continent », explique à Jeune Afrique Geraldine J. Fraser-Moleketi, l’auteure du rapport de la BAD.

    Pour classer tous les pays, la BAD s’est appuyée sur une vaste palette d’indicateurs, réunis en trois grands critères : le développement humain, les opportunités économiques et la place accordée aux femmes dans les institutions. Un ensemble réuni en un seul et même index allant de 0 à 100, la meilleure note, soit l’égalité parfaire entre les genres.

    L’Afrique australe et le Rwanda en tête

    Premier enseignement, le sud du continent se distingue nettement, avec en tête l’Afrique du Sud, le Rwanda et la Namibie. Maurice fait également figure de bon élève. L’île, qui vient de nommer pour la première fois une femme à la présidence de la République, arrive en quatrième position.

    Le trio de tête se distingue par des mesures concrètes. Si l’Afrique du Sud possède l’un des parlements les plus équitables au monde avec près de 50% de députées, la Namibie a quant à elle inscrit la non-discrimination sur la base du genre dans sa Constitution, l’une des rares à utiliser un langage neutre.

    De son côté, le Rwanda a instauré des quotas minimum de femmes dans les législatures. Il est aujourd’hui le seul pays au monde où plus de la moitié (60%) des parlementaires sont des femmes. Ce qui a permis d’infléchir les politiques en faveur de l’égalité des genres, notamment en matière de droit foncier.

    L’Afrique francophone à la traîne

    À l’opposé du classement, les pays francophones font figure de mauvais élèves. Exception faite de Maurice, de Madagascar et de la Tunisie, aucun ne possède un indice supérieur à 60. La Côte d’Ivoire se classe ainsi à la 44ème place, tandis que le Mali clôture le classement aux côtés du Soudan et de la Somalie.

    « Certains pays d’Afrique subsaharienne ont d’énormes marges de progression », concède l’auteure du rapport, Geraldine J. Fraser-Moleketi. « De nombreux régimes traditionnels de propriété foncière excluent largement les femmes de la propriété ou du contrôle des ces ressources. Dans un autre domaine, de nombreux ménages n’ont pas accès aux gazinières modernes, ce qui veut dire que la plupart des femmes et des filles doivent passer des heures à collecter du bois », poursuit l’envoyée spéciale de la BAD sur le genre.

    Un index à surveiller 

Même situation pour l’eau, souligne le rapport de l’ONU. « En Afrique subsaharienne, seulement 55 % des ménages se trouvent à 15 minutes ou moins d’une source d’eau. Des enquêtes menées dans 25 pays de la région montrent que les femmes passent un total de 16 millions d’heures par jour pour aller chercher de l’eau », précise l’ONU. Des femmes beaucoup plus contraintes, comme dans les autres continents, par le travail domestique. En témoigne la répartition de la charge de la collecte d’eau :


 

  

Si certaines tendances se dégagent de l’index de la BAD, le baromètre se veut avant tout être « un point de comparaison », selon son auteure. « Il s’agit d’un première publication de l’index, il est donc trop tôt pour en tirer des comparaisons et des conclusions », assure Geraldine J. Fraser-Moleketi. Rendez-vous en 2016, pour mesurer les premières évolutions.

Jeune Afrique

 

 

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Election Miss Guinée France 2016 : ouverture des inscriptions (Communiqué)

 
 
 

Miss Guinée FranceL’idée d’incarner l’élégance, l’intelligence et la beauté de la femme Guinéenne a toujours fait parti de vos ambitions ? 

Laquelle de vous succédera à Aissatou SOUARÉ, Miss Guinée France 2015 ? 

 Pourquoi devenir Miss Guinée France ?

Le concours de beauté Miss Guinée France offre l’opportunité à une jeune femme d’origine guinéenne de représenter son pays avec élégance et charme, sous l’égide de l’Association des Jeunes Guinéens de France. Ce tremplin exceptionnel ouvre de nombreuses perspectives à la gagnante, qui fera d’enrichissantes rencontres tout au long de son parcours, à commencer par l’élection qui verra sa consécration devant un millier de personnes le 28 novembre à l’Espace Reuilly de Paris. La jeune femme élue va ainsi pouvoir promouvoir l’image de notre pays  tout au long de son règne, à travers les médias, les prestigieux événements  (fashion week, galas…) auxquels elle sera conviée en France et à l’étranger. La nouvelle égérie se battra pour réaliser un projet humanitaire de son choix en prélude à son voyage offert en Guinée. Cette noblesse d’âme fera d’elle, une honorable ambassadrice, un exemple accompli et parfois, une icône pour toute une jeunesse. Notre crédo est : la beauté au service du cœur.

Règlement du concours

La candidate qui a fait part de sa volonté de concourir à l’élection  avec l’espoir d’être élue Miss, déclare porter une attention toute particulière à l’honorabilité de la Guinée et au respect de l’image et des valeurs positives du Comité Miss Guinée France. Inscription : www.ajgf.org  ou envoie d’un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour devenir Miss Guinée France, il faut impérativement :

  • Être guinéenne ou d’origine guinéenne vivant en France (c’est -à- dire toute fille dont l’un et/ou les deux parents est/sont guinéen(s) ou d’origine guinéenne).
  • Être âgée de 17 à 26 ans
  • Mesurer au minimum 1m65 sans talons
  • Être célibataire sans enfant (non pacsée et ne vivant pas en couple)
  • S’interdire tout artifice tendant à transformer son aspect naturel (lentilles de couleur, prothèse mammaire, chirurgie esthétique…).
  • Avoir une mobilité nationale et internationale

Miss Guinée FranceUne expérience unique et enrichissante

Le sérieux de ce concours n’est plus à démontrer. De nos jours, devenir Miss Guinée France, c’est représenter la femme franco-guinéenne d’aujourd’hui dans toute sa modernité. Belle, dynamique, engagée, cultivée, mais aussi curieuse de découvrir d’autres horizons et de faire de passionnantes rencontres. De nombreux partenaires sont associés à ce prestigieux concours. Ils offrent à l’élue des cadeaux qui lui permettront d’être une ambassadrice soignée et médiatique mais aussi une représentante de la jeunesse citoyenne au service de la bonne cause.

*Ce concours s’adresse aux jeunes  filles qui aiment le spectacle, la mode, réaliser un projet humanitaire et leur pays d’origine au point de rêver d’en devenir ambassadrice.

Infos importantes Dates limites de candidature : vendredi  18 septembre 2015 Casting : samedi 19 et dimanche 20 septembre 2015 Répétitions : du samedi 26 septembre au dimanche 22 novembre (tous les weekends) Contacts: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 0627344925 / 0652454289 Facebook : missguineefrance | Twitter : missguineefranc | Instagram : missguineefrance

Ibrahim LAMPY Comité Miss Guinée France. 0617178694

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La pauvreté et le sexisme expliqués au gotha africain des affaires

 

 
Chanteuses africaines engagées dans la campagne de l'ONG ONE pour l'égalité des femmes. Crédits : ONE

Les ONG fréquentent depuis longtemps le Forum de Davos pour sensibiliser les « global leaders » aux causes qu’elles défendent. Au Cap (Afrique du sud), où s’est déroulée du 3 au 5 juin, une déclinaison régionale au Forum économique mondial, ONE a interpellé le gotha africain des affaires sur les discriminations dont souffrent en priorité les femmes dans les pays pauvres. « La pauvreté est sexiste » : la campagne lancée le 8 mars dernier, lors de la journée de la femme, s’est ainsi retrouvée au programme à côté des thèmes plus classiques liés à la croissance et aux entreprises.

« La pauvreté affecte plus de femmes que d’hommes », a rappelé Sipho Moyo, la directrice de la branche africaine de l’organisation. « C’est vrai dans tous les secteurs. Dans l’agriculture par exemple, les femmes produisent moins que les hommes car elles n’ont pas de terres, n’ont pas accès au financement. »

Selon le rapport publié par l’ONG à l’occasion de cette campagne, 45 % des décès maternels dans le monde surviennent dans les pays les moins avancés (PMA), alors qu’ils n’abritent que 13 % de la population féminine mondiale. En matière d’emploi, les femmes sont soumises à une plus grande précarité. « Quand les femmes des PMA ont la chance d’avoir un travail, il est précaire dans 86,2 % des cas. C’est 20 % de plus que les hommes de ces pays et trois fois plus que les pays développés. »

Neuf chanteuses pour l’égalité

Pour donner le plus large écho à son plaidoyer, ONE a réuni neuf chanteuses africaines autour d’un titre afropop, Strong Girl : Arielle T du Gabon, Waje et Yemi Alade du Nigeria, Victoria Kimani du Kenya, Vanessa Mdee de Tanzanie, Gabriela du Mozambique, Judith Sephuma d’Afrique du sud, Selmor Mtukudzi du Zimbabwe, et la jeune rappeuse sud-africaine de 14 ans, Blessing.

« Il serait temps que les femmes disent ce qu’elles pensent. Dans mon pays, au Gabon, les femmes sont mises de côté. C’est difficile d’être une artiste car on est souvent plus reconnues pour notre plastique que pour notre talent. Je souhaite faire passer les valeurs de cette chanson à mes trois enfants : travailler dur, croire en soi et se dire que tout est possible », a déclaré Arielle T, présente au Cap.

Dans la vidéo de Strong Girl apparaît Omotola Jalade-Ekeinde, l’actrice phare de Nollywood, considérée en 2013 par le magazine Time comme une des 100 personnes les plus influentes au monde. Elle aussi demande que les femmes puissent « exprimer leur potentiel sans être mises dans des cases. ». « Je suis l’exemple type que l’on peut mener une vie de famille, d’actrice et d’entrepreneur », dit-elle.

La campagne évolue désormais sur les réseaux sociaux, où ONE invite ses « followers » à poster avec le hashtag #WithStrongGirls des photos d’eux dans des poses similaires à celle de Rosie the Riveter, icône féministe et symbole du rôle économique joué par la femme aux Etats-Unis. Plusieurs célébrités et activistes ont affiché leur soutien dont la chanteuse américaine Mary J Blige, le producteur nigérian D’banj ou encore la militante pakistanaise Malala Yousafzai.

Le Monde
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