Ilhan Omar, la première Américaine d’origine somalienne bientôt élue dans le Minnesota (Par Abdourahman Waberi chroniqueur Le Monde Afrique)

Notre chroniqueur retrace le parcours de l’ancienne réfugiée, en passe de remporter, à 33 ans, un siège démocrate dans l’Etat du Midwest.

L’Américaine Ilhan Omar est d’origine somalienne, réfugiée aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans. Démocrate, elle a remporté la primaire de son parti pour concourir aux éléctions locales du 8 novembre dans le Minnesota.

Temps béni pour les populistes xénophobes. Sans vergogne aucune, ils érigent leurs mensonges en faits irréfutables. Ils font souvent mouche. L’un claironne partout qu’il veut à redonner à son pays sa grandeur d’antan, l’autre prétend épargner aux habitants de Béziers, dont il est l’édile, l’invasion des étrangers. A mille lieues de ces bonimenteurs, il est plaisant de voir surgir çà et là des personnalités inattendues qui redonnent du sens à la politique, en mettant sur pied d’autres formes d’économie relationnelle.

C’est sur un écran de télévision que je l’ai vue pour la première fois en mars 2016. Elle jouait gros ce soir-là et elle ne l’ignorait pas. Vers la fin de la nuit, le résultat tombe : la primaire démocrate au Minnesota est remportée par Bernie Sanders contre Hillary Clinton. Elle jubile, car les résultats dans son secteur sont très bons pour le candidat de son cœur. Elle ? Ilhan Omar. Un petit bout de femme au corps frêle et au visage illuminé par un large sourire. Son nom ne vous dit rien encore, mais, demain, c’est une tout autre affaire.

Arrivée à 12 ans aux Etats-Unis

A 33 ans, Ilhan Omar est la nouvelle coqueluche du Parti démocrate de cet Etat du Midwest. Le 9 août, elle gagne haut la main, à son tour, la primaire au niveau local. Mieux, elle possède une histoire fort belle. Et, aux Etats-Unis, tout le monde adore les récits édifiants écrits de surcroît à la première personne du singulier.

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Née en 1982 en Somalie, Ilhan Omar a tout juste 8 ans quand la guerre civile jette sur les routes une grande partie de la population. Comme d’autres familles, celle de la future militante se retrouve dans un camp de réfugiés au Kenya, où elle réside quatre ans avant d’être admise à émigrer aux Etats-Unis. A 12 ans, c’est à Arlington, en Virginie, qu’elle fait ses premiers pas au sein de la communauté est-africaine rescapée des conflits qui continuent de déstabiliser la Corne de l’Afrique. Deux ans plus, la famille Omar quitte la Virginie pour rejoindre Minneapolis et Saint Paul, les villes jumelles du Minnesota qui abritent la plus grande communauté somalienne du continent américain.

Circonscription taillée pour elle

Tous les migrants ne réussissent pas à s’acclimater dans le nouvel environnement. Comme la chrysalide qui se meurt pour donner naissance au papillon, Ilhan Omar embrasse, elle, sa nouvelle identité : « Pour la première fois, je réalisais que j’étais noire et musulmane, et que ma couleur de peau et mon hijab me distinguaient du reste de la population, et rendaient mon identification de réfugiée somalienne évidente aux yeux de tous », confie-t-elle aux journalistes. En aidant son grand-père désireux d’accomplir son devoir civique, la lycéenne se découvre une passion pour la « chose publique ». Elle se fait militante de base du Parti démocrate, collant des affiches, faisant du porte-à-porte, invitant son entourage à s’inscrire sur les listes électorales et à exercer leurs droits constitutionnels. Elevée par son père et son grand-père, qui lui ont transmis leur soif de justice et de liberté, la petite apatride accomplit un parcours scolaire exemplaire couronné par une licence en sciences politiques. Mais c’est sur le terrain social qu’elle se distingue, œuvrant pour les plus humbles. Elle n’a jamais oublié d’où elle venait : « Quand nous avons débarqué aux Etats-Unis, je ne parlais pas anglais. »

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Mariée et mère de trois enfants, c’est une candidate au moral d’acier qui sillonne les barres d’immeubles et les centres sociaux pour faire le plein de voix. Il ne lui reste plus qu’à transformer l’essai. Les observateurs reconnaissent que l’avenir sourit à l’ancienne petite réfugiée somalienne devenue la candidate des démocrates locaux dans une circonspection qui semble taillée pour elle. Sa composition démographique lui est très favorable, regroupant des Américains d’origine est-africaine et des résidents progressistes liés aux établissements universitaires tout proches. A l’heure où le candidat à la présidence des Etats-Unis Donald Trump se pare quotidiennement d’un manteau xénophobe et islamophobe, les électeurs du district 60B sont en passe de lui infliger un uppercut cinglant. Le candidat républicain, lui aussi d’origine somalienne, vient de jeter l’éponge pour des raisons personnelles. Au soir du 8 novembre, Ilhan Omar devrait donc devenir la première femme noire d’origine somalienne, musulmane, élue du Minnesota. Il serait étonnant qu’elle s’arrête en si bon chemin.

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Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George-Washington University. Auteur, entre autres, d’Aux Etats-Unis d’Afrique (éd. J.-C. Lattès, 2006), il a publié en 2015 La Divine Chanson (éd. Zulma).

 


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Le pagne africain dit : mon mari est capable, ton pied mon pied, en en attendant mon Groto..

 

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Houda Benyamina : « Je suis une guerrière »

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Angélique Kidjo convoque l’âme de Miriam Makeba sur le nouveau musée afro-américain

Le National Museum of African American History and Culture (NMAAHC) a ouvert ses portes samedi 24 septembre à Washington, treize ans après que le président George W. Bush en a autorisé la construction et après deux mandats menés par Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis.

La forme magnifique du musée, dont la construction avait été réclamée il y a cent cinquante ans par les anciens combattants noirs de la guerre de Sécession et dont l’architecte, David Adjaye, est ghanéen, évoque une couronne traditionnelle yoruba, l’une des ethnies majoritaires du golfe de Guinée, celle de ma mère. Le musée décrit la longue marche de l’émancipation des Afro-Américains, depuis le drame de l’esclavage jusqu’à l’élection d’Obama. Ce qu’il prêche, c’est l’espoir et la fierté noire, qui s’enracine dans la terre africaine. Sa devise est « I, too, am America » : « Moi aussi, je suis l’Amérique ».

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Aujourd’hui encore, je cherche à décrypter l’histoire américaine. Mon parcours est le suivant : je suis née au Bénin, le pays d’Afrique de l’Ouest d’où sont partis la plupart des esclaves vers l’Amérique, et j’ai décidé de m’installer à New York en 1998 pour accomplir mon rêve de petite fille : chanter avec les artistes noirs américains dont la musique avait bercé mon enfance. Et voici qu’aujourd’hui ce musée tente de rétablir des ponts entre l’Amérique, son sombre passé et ses origines africaines.

« Redemption Song »

Les organisateurs m’ont demandé de représenter le Continent africain lors de la très officielle cérémonie d’inauguration à laquelle participaient le président Obama, de nombreuses personnalités politiques et des célébrités, devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur le fameux National Mall de Washington, là même où Martin Luther King a prononcé son plus célèbre discours : « I have a dream ». On m’a proposé de chanter Redemption Song, la chanson du Jamaïcain Bob Marley qui, mieux que tout autre, raconte l’exode et la souffrance des esclaves.

Une cérémonie, avec président et stars, ce n’est pas rien. Ce matin, juste avant que l’inauguration ne commence, la tension avait monté dans les coulisses : les services secrets étaient partout. A mes côtés, un couple très symbolique : Robert De Niro et sa femme afro-américaine, et aussi Stevie Wonder, la productrice de télévision Oprah Winfrey, qui a donné 20 millions de dollars au Musée, Bill Clinton, Patti LaBelle et, surtout, John Lewis qui fut le compagnon de route de Martin Luther King. Sur scène, tout à coup, il y eut quatre générations de Noirs américains, y compris une très vielle dame dont le père était né esclave.

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Et puis, ce fut à moi de monter sur scène. Avec mes musiciens africains et ma tenue en wax hollandais, j’avais un peu l’impression de représenter le cliché exotique de l’Afrique. Moi qui suis si souriante d’habitude, je me suis sentie soudain sérieuse. « Emancipate yourself from mental slavery » : la pertinence du message de Redemption Song rend toujours le moment grave. Devant moi le parterre de politiciens aux visages figés, dont Colin Powell et Paul Ryan, ne me facilitait pas la tâche.

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Huit ans ont passé depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama. Le 20 janvier 2009, j’avais été conviée à participer aux festivités liées à l’investiture du premier président noir des Etats-Unis, et Le Monde m’avait demandé de rendre compte, avec ma vision d’artiste et de femme africaine, de cet événement exceptionnel. Je sentais alors que l’élection d’Obama était liée à mon destin. Lors de la cérémonie, mon cœur s’était pincé quand Aretha Franklin avait chanté, elle qui fut la première artiste soul à s’habiller en Africaine sur la pochette de l’album Amazing Grace. J’avais écrit alors pour Le Monde : « Le discours d’Obama renforce en moi la conviction que c’est sa part africaine qui l’a fait élire président. Comme Nelson Mandela, il semble au-dessus de la mêlée. Son père, kényan, a dû lui faire prendre conscience que les Etats-Unis ne sont pas le centre du monde ! »

Paradoxe insurmonté

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/09/27/768x0/5003944_6_d90a_patti-labelle-et-angelique-kidjo-avec-barack_d6d89e2c7045f0ca25ab2f27dac95727.jpg

Patti LaBelle et Angélique Kidjo avec Barack Obama, le jour de l’inauguration du musée national afro-américain, le24 septembre 2016, à Washington.

D’une certaine manière, la cérémonie inaugurale du musée afro-américain est le symbole de l’héritage et du bilan du président Obama. D’un certain côté, il a relevé l’économie américaine et réhabilité l’image des Etats-Unis dans le monde. Il reste un symbole très puissant, dont ce musée est la réalisation la plus visible. Ce bâtiment si imposant sur le Mall est placé juste à côté du Washington Monument, l’obélisque planté en face de la Maison Blanche, l’emblème même de la République. Ce musée, dont les magnifiques expositions sont si nécessaires, est désormais incontournable, tout comme le sera la place d’Obama dans l’histoire des Etats-Unis. Mais la puissance du symbole d’un président noir a aussi stimulé une opposition conservatrice qui s’est liguée pour défendre les valeurs rétrogrades d’une Amérique révolue.

La nation américaine est née d’un paradoxe qu’elle n’a jusqu’à présent pas réussi à surmonter : la déclaration d’indépendance affirmait que tous les êtres humains naissaient égaux et que leurs droits étaient inaliénables alors même que toute l’organisation sociale du pays reposait sur l’esclavage.

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Ce paradoxe est encore bien vivant aujourd’hui : on célèbre dans ce musée l’émancipation des Afro-Américains de la manière la plus fastueuse au moment où l’Amérique est rattrapée par la division et la violence raciale : c’est le couvre-feu à Charlotte (Caroline du Nord), où un homme noir a encore été tué par la police, le 20 septembre, quatre jours après la bavure de Tulsa, où la policière blanche qui a tiré sur un Afro-Américain avoue « qu’elle était morte de peur ». Je suis une femme noire vivant à New York et je m’aperçois que les clichés et les préjugés vont encore bon train. Juste un exemple : dans une nouvelle série très branchée de HBO The Night Of, toutes les femmes noires sont des prostituées, tandis que tous les hommes noirs sans exception sont des criminels. Et ceci en 2016 !

La réalité de l’Amérique serait-elle encore celle de la ségrégation, à l’image de la prestigieuse université de Yale, qui forme l’élite, tout en étant installée à New Haven (Connecticut), grande ville noire parmi les plus pauvres du pays ?

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« Songs of freedom… » : je viens de finir a capella le dernier refrain de Redemption Song. On me dit que Stevie Wonder n’est pas encore prêt et la production me demande d’enchaîner avec une autre chanson ! Je choisis sans trop réfléchir Afirika, mon hommage très rythmé à Miriam Makeba et à la beauté de mon continent. Sur mes injonctions, tout le public reprend en chœur le refrain et des sourires apparaissent un peu partout dans la foule. J’aperçois même Oprah Winfrey qui, mains levées, chante à tue-tête : « Ashe e mama, she e mama Afirika ». Le temps gris vient de disparaître et le soleil se lève enfin sur le National Mall !

Angélique Kidjo est une chanteuse béninoise établie aux Etats-Unis. Lauréate d’un Grammy Awards en 2007, elle est également ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF.



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Maimouna BAH, du Comité des Femmes Sans-Papiers de Belgique. (Une fierté pour les Guinéens) Date: 19/08/2016 10:08

Maimouna BAH, du Comité des Femmes Sans-Papiers de Belgique. (Une fierté pour les Guinéens)
 

‘‘Nous avons une force car nous ne sommes pas isolées’’

Nous avons réalisé cette interview de Maimouna à la suite de la manifestation organisée par le Comité des Femmes Sans-Papiers à Bruxelles le 6 mars dernier, à un moment de la lutte des sans-papiers tristement marqué par la répression. Le porte-parole du collectif des Afghans Hamed Karimi avait été arrêté et expulsé, et Aliou Diallo, du Collectif Ebola, avait lui aussi été arrêté. Comme l’a souligné la FGTB dans son communiqué de soutien : ‘‘Quand on arrête un porte-parole des sans-papiers, quand on criminalise un délégué syndical, quand on barricade le droit de grève, c’est pour faire taire la contestation sociale dans son ensemble.’’ Maimouna complète : la meilleure riposte, c’est de poursuivre la lutte, avec encore plus d’acharnement.

Propos recueillis par Laure (Bruxelles)

Maimouna, peux-tu nous expliquer quelles sont les difficultés que tu as rencontrées en tant que femme sans-papiers quand tu es arrivée en Belgique ?

‘‘Quand je suis arrivée en Belgique, j’étais enceinte. J’ai été d’un centre à l’autre, au gré de mes demandes d’asile, des refus et des recours. Quand mon fils est né, il a subi une opération. Mais à peine sortie de l’hôpital, j’ai été jetée dehors hors du centre dans lequel j’étais, on m’a mise à la rue, seule avec mon fils et quelques pansements, en me disant de me débrouiller. On nous parle des droits de l’enfant et des droits humains, mais la façon dont on nous traite est bien loin de tout ça. Quand tu n’as pas de papiers, ces droits n’existent pas, et pas plus pour les enfants.

‘‘Et puis, j’ai dû aller dans un squat. J’avais peur de m’y retrouver avec mon enfant. Peur de vivre avec une centaine de personnes, mais je n’avais pas le choix. C’est là que j’ai découvert que nous étions très nombreuses à vivre la même chose. J’ai rencontré beaucoup de femmes comme moi, seules avec des enfants. Ça m’a donné une terrible envie de me battre, nous avons une force car nous ne sommes pas isolées.’’

Peux-tu justement nous parler du Comité des Femmes auquel tu participes?

‘‘Ce comité, nous l’avons mis sur pied pour nous réunir, nous retrouver, et sortir de l’isolement justement. Avec lui, on se sent unies. Si quelqu’un touche à l’une d’entre nous, c’est comme s’il touchait à toutes. Et ça nous permet de nous retrouver, de parler de nos problèmes, de nos revendications et de nous organiser pour lutter.

‘‘Les femmes sans-papiers vivent beaucoup de choses très dures. Nous n’avons pas la possibilité de vivre des relations amoureuses normalement. Ça peut paraitre anodin, mais quand tu vis dans cette souffrance, cette peur quotidienne, et que tu es seule pour faire face à tout ça, tu as besoin de réconfort, de partager des choses. Mais les hommes que nous rencontrons, bien souvent, quand ils apprennent que nous sommes sans-papier, ils partent en courant, ou s’imaginent que ça n’est pas par amour mais pour des papiers que nous sommes avec eux. J’ai vu des femmes qui se sont retrouvées enceintes puis abandonnées par leur compagnon à cause de ça.

‘‘Et puis il y a les violences. Nous n’avons pas de droits, donc nous sommes contraintes pour survivre à devoir trouver un travail coûte que coûte, parfois de nuit, ce qui est très compliqué quand tu as un enfant et personne pour le garder. Et alors tu dois tout accepter du patron. L’exploitation, des salaires de misère, mais parfois aussi ses avances. Il sait que nous ne pouvons pas nous défendre. Et puis pour survivre et pour nourrir ton enfant, tu n’as parfois pas d’autre choix que d’utiliser ton corps, même si tu ne le veux pas.

‘‘On nous a tuées deux fois. La première dans notre pays d’origine et la seconde quand on est arrivées ici. Tu pourras voir des femmes sans-papiers avec un sourire aux lèvres, mais je vais te dire, au fond d’elles, il n’y a plus rien, on leur a tout pris.

‘‘Alors tu vois, quand on entend le ministre de l’immigration vouloir donner des leçons aux migrants sur la façon de traiter les femmes,… Je pense surtout qu’il ne nous considère pas comme des femmes.’’

Peux-tu nous parler des deux dernières manifestations qui ont pris place pour libérer Hamed et Aliou?

‘‘Nous sommes très tristes et très en colère. Ils sont venus prendre deux d’entre nous, les plus gentils, les plus respectueux et les ont traités comme des criminels. C’est choquant, tu sais, de voir quelqu’un que tu apprécies et avec qui tu vis partir un matin à la recherche d’un travail et ne plus revenir. Et toutes ses affaires sont là.

‘‘Le pire, c’est ce que nous a dit le porte-parole de l’Office des Étrangers : plus de centres fermés vont ouvrir parce que les stocks sont trop importants et qu’il va falloir en faire dégager pour avoir de la place. Nous sommes comme de la marchandise pour eux, pas des êtres humains.

‘‘Je pense qu’ils veulent nous faire peur, nous casser, nous intimider en arrêtant certains d’entre nous. Ils pensent qu’ils peuvent nous faire peur et nous diviser.

‘‘Mais ils se trompent. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’en s’attaquant à certains d’entre nous, ils s’attaquent à tous et nous rendent plus forts. S’ils en prennent 10, ils nous rendent dix fois plus déterminés à nous battre.’’

Socialisme.be – LSP/PSL

source : www.kababachir.com

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