Manana Cissé des Ballets Africains

Je dois avouer que je ne connaissais pas cette belle Dame Djankanké ; je l’ai rencontrée pour la fois lors de la remise des médailles aux joueurs du Hafia. Connaissant peu les Ballets Africains, ce sont des noms comme Italo Zambo, Hamidou Bangoura, Jeanne Macauley et quelques qui m’étaient familiers.

La gentillesse de Manana et sa douceur m’ont énormément marqué lors de son interview.

Voici alors brièvement le parcours d’une grande artiste.Tout commence par la visite du Maire Sékou Touré à Boké et pour cette occasion, les différents quartiers de la ville, à tour de rôle, présentent des danses folkloriques au stade de football. Le spectacle est éblouissant, Sékou Touré est impressionné, il confie alors au député Moustapha Camara son intention de former plus tard un Ballet National et donc de recruter des danseurs à Boké et surtout de lui réserver ces deux petites en pointant du doigt Ami yorè ( la petite Amie) et Manana. Le député lui fait remarquer que Manana est la fille de l’Imam, porte-parole de la ville ; la question est de savoir s’il acceptera mais Sékou Touré insiste et demande de passer le message de sa part.

En 1959, la Guinée indépendante, Sékou Touré est maintenant président, Fodéba Keita fondateur des Ballets Africains, est devenu ministre et les Ballets Africains sont à la disposition de la Guinée, aussi, une équipe se rend à Boké pour recruter des artistes. Elle a déjà sur sa liste les noms des deux petites filles qui ne passeront pas l’audition.

Il y avait beaucoup de filles djankakés danseuses, mais leurs parents ne voulaient pas les laisser partir. Certains parents seront même trimballés et menacés d’emprisonnement au pont de fer, la prison du coin.

 Finalement, cinq personnes, Ketou, Naba Camara, Blikissa Diallo, Sonkhona Diong et Manana seront retenues et ils quittent Boké le jour de la venue de Keita Keira, nouveau gouverneur. C’est le 12 février 1959 que Manana arriva à Conakry à 19h. Elle et ses compagnons sont d’abord logés à la permanence nationale et mangent au Bar Alpha, ensuite, ils sont logés au bâtiment de l’AGRIMA, à la gare voiture de Matam. A cette époque, il n’y avait aucune maison à Matam. Les artistes venaient de toutes les régions de la Guinée.

Les prédécesseurs de Manana sont Bakary Cissoko, Siro N’Diaye, Fanta Kamissoko, Anna Mansaré, Manfila Kanté le frère de Fassely Kanté le directeur etc. Les garçons sont logés à l’étage et les filles au rez-de-chaussée; une discipline stricte. Les filles subissaient un contrôle médical pour savoir celles qui sont vierges ou pas, chez Mme Loffo. Aucune sortie n’était permise.

 Kossa Bonama et Tibou Tounkara se sont succédés à la direction du Conseil national de la JRDA (Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain), qui sera par la suite le Haut Conseil avant de devenir le Ministère de la jeunesse dirigé par Jean Faragué Tounkara.

Réveil à 5h du matin pour une culture physique jusqu’à 10h; petit déjeuner et repos d’une heure, ensuite répétition jusqu’à 14h; repas, suit un autre repos d’une heure et une autre répétition jusqu’à minuit. Repas et dodo.

 Fodéba Keita, Diané Lansana, Ismaël Touré, Kanfory Bangoura et d’autres responsables assistent aux répétitions. Aux heures de repas, des tables sont dressées. Diané Lansana et Fodéba Keita entre autres, sont là pour apprendre aux artistes comment se tenir à table et utiliser des fourchettes. Le motif était que les Ballets vont représenter le pays alors des journalistes feront attention à tout sur scène et en dehors de la scène.

 Le rythme est infernal, Manana et quelques copines, commencent alors à pleurer constamment, parfois même à se faire malades, ce qui nécessite une visite médicale chez Mme Loffo chargée des soins. Manana va effectuer sa première sortie avec les Ballets au Maroc, en Egypte et en Tunisie avant de retourner en Guinée. Deux mois après, ce sera en Bulgarie, en Suisse pour enfin passer sept mois aux USA jusqu’en fin 1960. Après le nouvel an en 1961, les Ballets africains retournent à Conakry à 16h et à 17h on leur annonce la naissance de Mohamed Touré le fils du Président.

 Les tournées s’enchainent, elles durent deux ans, deux ans et demi, voire même trois ans. Manana et ses amis les trouvent longues, leurs familles leur manquent et de retour, les artistes disent au Président que leur responsable est un contre-révolutionnaire qui les a vendus aux Blancs, c’est pour cela qu’il ne les laisse pas rentrer au pays.

Finalement la décision sera prise de limiter la durée des tournées à six mois.

 Manana :

 « En 1963, le Président Sékou Touré nous a trouvés aux USA, il devait faire un discours aux Nations Unies, il fut le premier Président noir à y parler. Nous étions cinq personnes déléguées pour y assister, ensuite, nous lui avons rendu visite à son lieu de résidence. Nous avons manifesté notre désir de retourner en Guinée. Il nous a dit que nous sommes les premiers soldats de notre pays, chargés de le faire connaître à travers le monde, alors de prendre courage et de continuer. Nous avons travaillé pour la révolution et pour chaque travail fait, nous avons été félicités et cela était plus que le milliard. »

J’ai eu du plaisir à rencontrer cette grande artiste, et j’espère que cet article, modestement, contribuera à inspirer d’autres, à lui rendre un hommage et à travers elle, à toutes et tous ceux qui ont contribué à faire connaître la Guinée à travers le monde, par la plus haute expression des richesses d’un pays, qui demeure la Culture.

 Note personnelle : le documentaire sur les Ballets Africains sera prêt d’ici la fin de ce mois et ce que l’on peut retenir des interviews, est que ces artistes ont énormément apporté à la Guinée et qu’aujourd’hui, ils n’ont ni la reconnaissance, ni le soutien du gouvernement pour continuer à faire tourner les Ballets. Voici d’ailleurs, le témoignage de Hamidou Bangoura.   http://www.youtube.com/watch?v=tIPgNukBqpE

 NB : Manana dans le rôle de Sogolon, la mère de Soundiata et Manana au Palais du peuple après l’interview.

 Paul Théa.

Interview de Zenab sapin Barry-

Zenab sapin Barry, créatrice d´entreprise et juriste de formation : « Ma marque de Cosmétique Bio est carrément une passion et cela me rattache complètement à mon enfance passée en Guinée, à travers les souvenirs que j’ai avec ma grand-mère    Hadja Hawa Fofana et ma mère qui m’ont transmis l’amour de ce produit. »Elle fait la fierté de la femme guinéenne  par son talent et  son courage à aller jusqu’au bout de ses rêves. Nenehawa.com l´a rencontré pour un entretien riche en révélations et assez passionnant qui pourrait inspirer tout ceux ou celles qui aimerait se lancer dans les affaires.

Bonjour Zenab ! Vous êtes une femme créatrice d’entreprises, expliquez-nous votre parcours scolaire, universitaire et professionnel et bien entendu les différentes structures que vous avez  créées ?

Bonjour Nenette, je tiens avant tout à te remercier et t’encourage pour ce que tu fais dans la mise en valeur du travail effectué par la femme Guinéenne aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre chère GUINEE. Pour répondre à ta première question :

J’ai effectué mes études primaires à Fria (République de Guinée), j’y ai également fais une partie de mes études secondaires (au collège Jozip Broz Tito), avant de poursuivre mes études à Conakry au collège Kipé. Après le baccalauréat au lycée Matam, j’ai fais des études de Droit à l’Université Gamal Abdel Nasser sanctionné par une  maîtrise en Droit Privé.Après ce diplôme, j’ai intégré le Cabinet d’Avocat de Maître Abdoul Kabèlè Camara, avant de venir à Paris pour une spécialisation en Droit des Affaires (car j’ai toujours voulu faire des études et en même temps j’ai toujours aimé faire du business depuis toute jeune, donc le Droit des Affaires était parfait pour moi).

Déjà petite, j’ai appris (auprès de ma grand-mère) à faire des mailles (des hauts au crochet) et des macramés, que je fabriquais et vendais (j’ai des copines qui me disent, encore avoir des hauts en mailles que je tricotais et vendais au lycée et à l’Université).

Je suis donc arrivée à Paris pour intégrer l’Université Paris II Panthéon-Assas où j’ai décroché mon diplôme en Droit des Affaires et j’ai par la suite intégré l’Institut d’Etudes Judiciaires de Paris II Panthéon-Assas et Capavocat.Au vu des expériences que j’avais déjà acquises en Guinée, j’ai tout de suite commencé à travailler en arrivant à Paris, dans des Cabinets d’Avocats Parisiens et des PME en tant que Juriste. J’ai par la suite travaillé en tant que Juriste-Conseil au sein d’une entreprise Parisienne (TCSF).

Au niveau de mon parcours Universitaire, j’ai également décroché un diplôme en Master de Droit du Commerce International, au Centre de Techniques Internationales à Paris, avant d’intégrer le Master Droit des Affaires à l’Université Paris I Panthéon - Sorbonne.

En 2005, j’ai créé une entreprise de prestations « Intellectuelles » (c’est le terme technique consacré) avec un pôle JURIDIQUE et un pôle NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).

A côté de cette structure, je suis propriétaire d’une marque bio à base de beurre de Karité.

Que faites vous concrètement dans votre société de « prestations intellectuelles »

Dans cette structure, nous avons un pôle JURIDIQUE, composé d’une équipe d’experts juridiques que je pilote et qui a pour activités principales :

Assurer une compétence juridique auprès des entreprises clientes ;

La rédaction de charte informatique (document qui régit l’ensemble des pratiques liées à l’utilisation des outils informatiques au sein d’une entreprise)

La mise en conformité de Site Web (en transmettant à nos entreprises clientes toutes les informations nécessaires à toutes activités sur Internet)

Les Prestations liées au droit d’auteur / Droit à l’Image

La Rédaction de Contrats technologiques (Privés et publiques) et des Contrats nationaux et Internationaux relatifs au droit des NTIC (Droit des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication)…Et un pôle NTIC qui est composé d’une équipe d’ingénieurs informaticiens qui a lui, pour activités principales :

L’Infogérance

L’Ingénierie de systèmes et des réseaux sécurisés

L’Assistance technique

La Vidéo surveillance…

Nous voulons un peu nous étendre sur votre marque de Cosmétique Bio à base de KARITE… Comment est née l’idée de le commercialiser ?

Comme décrit plus haut, j’ai une formation d’Avocate, je continue d’exercer le métier de Juriste – Conseils et je tiens à signaler que c’est un métier que j’adore et dans lequel je m’épanouis pleinement. Ma marque de Cosmétique Bio est carrément une passion et cela me rattache complètement à mon enfance passée en Guinée, à travers les souvenirs que j’ai avec ma grand-mère Hadja Hawa Fofana et ma mère qui m’ont transmis l’amour de ce produit.Je rends également hommage à une autre de mes mamies Hadja Ténèn Condé à Fria, qui m’a transmis le goût d’utilisation de ce produit ainsi que les petits secrets de son utilisation dans la cuisine, car il faut savoir que le KARITE extrait sans solvant, sans additif peut être consommé et intégré à la cuisson d’aliments.

L’idée de commercialiser ce produit m’est venue d’abord par le désir de partager les connaissances que j’ai acquises sur ce produit (en côtoyant mes grands-mères) notamment sur ses bienfaits, ses vertus et ses nombreuses utilisations (hydratation, protection de la peau… l’embellissement des cheveux et le traitement du cuir chevelu).J’ai aussi fait un constat. En Europe, le Karité est méconnu ou mal connu, pas assez utilisé et les gens ne savent même pas à quoi il ressemble. Alors qu’il est la plupart du temps incorporé dans des crèmes ou d’autres produits et en infime quantité.

La deuxième raison est ma volonté de mettre en avant un produit, qui est pour moi, incontournable parmi les produits consommés en Afrique, que ce soit dans la cosmétique, la savonnerie, la pharmacopée, l’alimentaire…Depuis que je suis en France, j’ai fait connaître ce produit à pleins de gens en leur expliquant ses bienfaits et en leur donnant des échantillons pour leur faire découvrir le vrai Karité de notre pays, ce qui est un moyen (parmi tant d’autres) d’offrir une visibilité à la Guinée au niveau international.

La troisième raison et non la moindre : Rendre hommage à toutes ces femmes qui travaillent dur pour subvenir aux besoins de leur famille. A travers ma marque de Cosmétique nous permettons aux communautés productrices de ce produit extraordinaire qu’est le Karité d’être assurées d’avoir un revenu régulier et ainsi améliorer leurs conditions de vie .A travers la marque Mama Sango-Cosmétique Bio au Karité, nous mettons en valeur les produits du terroir guinéen et cela favorise la commercialisation au niveau international des produits de notre cher pays et donc de nouveaux marchés pour les producteurs.

Comment s’appelle exactement votre marque et d’où vous vient les techniques, le « know how » nécessaire ?

Ma marque s’appelle MAMA SANGO-COSMETIQUE BIO au KARITE, hommage à ma grand-mère Hadja Hawa Fofana (qui nous a quitté il y’a peu, paix à son âme) que nous appelons affectueusement Mama Sangoyah d’où le nom « Mama Sango » car je lui ai donné le nom de ma marque de Cosmétique et elle en était fière ;

Le logo de ma marque quant à lui représente ma maman, ceci est une façon de lui rendre hommage et par la même occasion mettre en avant et également rendre hommage à la femme Africaine qui est l’actrice principale de la production du beurre de Karité en Afrique.

Le « know how » (le « savoir-faire » en français) que nous appliquons pour la fabrication de notre Karité est une technique millénaire employée par les communautés productrices de notre Karité, en plus de la technique traditionnelle qui me vient de toutes les connaissances que j’ai acquises auprès de mes grands-mères et de ma mère sur ce produit, qui nous permet d’obtenir un excellent KARITE et la formulation et le conditionnement sont quant à eux effectués en France.

Faites-vous  face à un marché concurrentiel ? Si oui quels sont vos atouts pour vous démarquer ?

Il existe un marché concurrentiel, mais nous comptons entre autres sur la très haute qualité cosmétique de nos produits pour faire la différence. Nous maîtrisons également toute la chaine de production de notre Karité (extraction en Guinée, Afrique de l’Ouest avec une équipe sur place et conditionnement en France). Nos produits sont certifiés Ecocert (Organisme de certification agréé) et nous sommes adhérents et signataires de la Charte Cosmébio (qui est la plus grande association des professionnels de la Cosmétique écologique et biologique en France).

La technique d’extraction de notre Karité que nous employons (qui est un secret millénaire de fabrication) nous permet également d’avoir une haute qualité de Karité cosmétique.

Tous ces éléments nous différencient de beaucoup de marques qu’on peut rencontrer sur le marché actuel de la cosmétique naturelle et biologique en France.

Quels sont les moyens de communication et publicitaire mis en œuvre pour promouvoir votre marque ? Avez-vous un site internet par exemple ?

Je peux vous avouer que mon expérience dans les NTIC et le travail effectué par mon équipe du pôle NTIC de ma structure GLOBAL CONSEILS m’ont permis d’aborder de façon très Zen cet aspect de la création de ma marque de Cosmétique Bio.

Nous avons un site internet : http//www.mama-sango.com, j’invite les lecteurs et les lectrices de votre site internet à le consulter pour y découvrir nos différents produits baumes corps, baumes cheveux (cheveux secs, cheveux cassants, baume anti-pellicules), la gamme pour sportifs, les sticks et baumes à lèvres ainsi que pleins d’autres gammes à venir. Nous sommes également présents sur facebook et Twitter.

Nous avons des flyers et des affiches dans tous nos points de distribution, nous avons également des partenariats avec des structures (Instituts de beauté, Spas, Salons de coiffure…), des organisateurs d’évènements culturels avec lesquels nous avons des partenariats, des professionnels du massage comme des Kinés, des Ostéopathes, des Masseurs qui ont adopté nos produits et en sont très contents.

Aujourd'hui, quelles sont vos ambitions pour l'avenir ?

Y’en a tellement, pour moi-même et pour les autres, mais dans un premier temps je vais continuer à développer mes entreprises et en créer d’autres et aussi pouvoir réaliser des œuvres caritatives qui me tiennent à cœur. Je prie que Dieu me donne les moyens de les réaliser.

Votre  mot de  fin …

Je remercie toutes les personnes qui prendront un peu de leur temps pour lire cet interview qui m’est consacrée et si je puis de par mon parcours, déclencher une motivation chez quelqu’un qui était dans un questionnement face à son idée de création d’entreprise, je ne peux qu’en être heureuse. Je dis aux femmes et aux hommes qui veulent se lancer dans l’Entreprenariat, allez-y et n’abandonnez pas au premier obstacle, ça peut marcher si vous êtes persévérants car tout le monde le sait, l’entreprenariat n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

Je dis également à tous que rien n’est impossible. Il faut considérer l’échec et tout ce qui va avec (puisque ce sont malheureusement des choses qui peuvent arriver dans le monde des affaires et dans la vie en général) comme une expérience et non comme un découragement.

Ne pas s’arrêter au premier obstacle et toujours essayer de surmonter les difficultés a toujours été ma devise.

Bisous à toute ma famille en Guinée et ailleurs, merci à mon cher époux pour son soutien inconditionnel, mes enfants chéris, mes ami(e)s, de près ou de loin.Et je souhaite du bonheur pour tous.

De belles perspectives en tout cas pour votre entreprise, nous vous souhaitons Zénab un bel avenir sur le marché du bio et une longue vie à vos  entreprises.

Merci Nenette pour tous ces vœux, je te souhaite pleine santé et de bonnes choses dans ta vie.

Propos recueillis par Nenette Balde pour nenehawa.com

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La Journée internationale de la femme

Célébrée le 8 mars de chaque année, a pour thème, en 2012, «l’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim,

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C'est ce que veut Madina Daff : ASPDI, une ONG au service des femmes et des jeunes

Cette rubrique trouve ici son sens, qui est loin d'être une papouille féministe pour être dans l'air du temps. Il ne s'agit pas de donner la parole aux femmes. Cela donne souvent des mâles ou sauf votre respect mesdames, des "homasses". En Guinée, d'une république à l'autre, cela a conduit les hommes à des "mamayas" au pire sens du mot, le folklore politcard à la gloire d'un chef de quartier hissé au sommet de l'Etat, le temps d'une chanson. A l'exeption historique de nos héroïnes du 27 Août 1977, lorque que des FEMMES ont obligé AST (l'Autre Suprême de la  Tôle), depuis son balcon à hurler comme une louve :


A bas la Police économique !

 

A gnaou, dit-on en toucouleur (voir traduction dans Google !)


Et nos braves battantes ont leurs héritières à Madina,  à mon Petitmarché de Lambambanyi où on a voulu les spolier du lopin de terre qui  leur assure le " songo, tchogou mâ fè" quetidien de leurs maisonnées, pour le brader à je ne sais quel paresseux "trader" de nos tropiques.


Elles ont mis leur terrible foulardrouge, la muleta devant laquelle maints "tanties" ont pris leurs jambes et leur pantalon à leur cou, oubliant leur kalache! Et tout devint rouge de Lambanyi à Kaloum.

 

Sans effusion de sang

 

C'est cette force féminine qu est la vraie virilité qui change en bien les affaires de la Cité

 

Bref, je crois que le Petit marché est toujours là-bas..

 

Eh bien Madian Daff, ce n'est ni Mbalia, ni une combattante, c'est une battante. Imaginez donc, une jeune femme qui crée et dirige de main de..maître une société de surveillance !

 

Aujourd'hui, avec cette nouvelle entreprise on voit ce que veut dire "ce que feme veut. Ici la femme n'en veut pas aux hommes, drives d'un certain féminisme pour hommelettes, et elle n'en veut pas seulement pour la femme, elle en veut pour tous les hommes.

 

Ici Madina Daff pense aux jeunes, demain une autre, ou peut-être elle-mê encore, pensera aux handicapés, aux débiles légers, aux trisomiques et surtout aux insomniaques de la Politique, pour leur dire ce que femme veut en politique.

 

On n'est pas là pour improviser des cantiques politiques, ni pour jouer de nos matos. Voci fissa ce qu'on veut :


Maintenant c'est notre tour ! 

 

Qui osera jeter la première pierre ?


A sa maman, à son épouse, à sa soeur.. ? 

 

Aujourd'hui pour Madina Daff, c'est L'Association Service Public pour le Développement Intégré (ASPDI). Certes,  une association féminine,  qui œuvre pour l'insertion socioprofessionnelle des jeunes filles mères, mais qui n'oublie pas  les jeunes garçons sans métiers ni emplois. L'association s'est fixé comme principaux objectifs, le reboisement, l'assainissement, l'encadrement des jeunes filles mères et des jeunes femmes, la formation professionnelle hors classe. Depuis près de quatre ans d'existence sur le terrain, ASPDI dont la présidente fondatrice n'est autre donc que Madina DAFF,  multiplie ses actions de sensibilisation et de formation socioprofessionnelle des jeunes femmes à l'intérieur du pays et ce, en se démembrant en huit groupements. Madina Daff :

 

«Nous avons huit groupements à travers la Guinée. Nous avons un groupement de 200 femmes à Nzérékoré qui s'occupe de l'agriculture, un groupement de 180 femmes qui s'occupe du beurre de karité en Haute Guinée, un autre groupement à Dubreka qui s'occupe de la culture maraîchère ».

 

Il faut souligner que l'ASPDI finance ses activités avec les fonds réunis des cotisations des membres, des legs et quelques dons qui sont le plus souvent insignifiants.

 

Cette dame, en animant l'ASPDI, ne s'est donc pas intéressée seulement à la promotion des femmes. Mère de famille qu'elle est, et très soucieuse de l'avenir des jeunes garçons, Madina DAFF a été choquée de voir tous les jours des enfants se promener dans les gares en train de chercher "un 500 francs". Ces enfants sont à l'assaut des taxis qui arrivent dans les carrefours de Bambéto et Cosa ou ailleurs dans nos faubourgs. Toute la journée, sous le soleil ou la pluie, ils appellent des passagers pour des "taxi-maîtres" afin que ceux-ci leur donnent 500 francs après le travail accompli, c'est-à-dire lorsque le taxi sera plein. Il n'est pas rare de voir certains de ces taximen continuer leur chemin après que leur véhicule a fait le plein de passagers oubliant dans le brouhaha ce petit « cokseur ». C'est ce qui a attiré l'attention de la  présidente de l'Association Service Public pour le Développement Intégré. On sait que tout comme les petits cireurs, 40 à 60 % des ces enfants sont  de jeunes tuberculeux qui s'ignorent et donc qu'on ignore. C'est ainsi que Madame Daff a pris une dizaine de jeunes évoluant dans ce ''métier'' pour les former dans une auto-école de la place. Aujourd'hui, tous ces jeunes ont leurs permis de conduire et sept d'entre eux ont commencé déjà à travailler pour eux-mêmes.

 

« On qualifie ces jeunes de délinquants alors qu'en fait, ils ne le sont pas tous. Il y en a qui veulent travailler mais n'ont aucun soutien. Donc, notre association va faire son mieux pour former beaucoup de jeunes qui sont dans ces situations», a promis Madina DAFF.

 

Selon la présidente de l'ASPDI, son association se prépare pour faire de la sensibilisations pour la quiétude sociale en Guinée :


« Depuis le second tour de la présidentielle de 2010, notre association a entrepris des projets entrant dans le cadre de la préservation de la paix dans notre pays, parce qu'on ne peut pas parler de développement sans parler de paix. Nous somme en concertation pour voir dans quelle mesure nous allons inviter les femmes des leaders politiques et celles des leaders d'opinion dans cette optique. Nous faisons appel aux femmes parce qu'étant mères de famille et épouses, elles peuvent jouer un rôle important dans le cadre de la préservation de la paix. Quand il y a un problème, c'est aussi la femme qui en pâtit. »


Aujourd'hui, Madina DAFF est devenue une femme modèle, car "elle se bat comme un homme". Au-delà de l'association où elle évolue, cette dame a une société de gardiennage, un service qu'elle dirige depuis  dix ans. C'est ainsi, après son stage à l'Education nationale, elle a fait ses premiers pas auprès de la première entreprise de sécurité privée, SPG « qui s'occupait de tout ce qui est de gardiennage au sein de l'ambassade des Etats-Unis. » C'est là qu'elle a eu l'expérience dans ce secteur. « "Quand le contrat fut terminé, poursuit-elle, "j'ai parlé à mon patron de ma volonté de créer une entreprise. Ce qui fut fait ». Alors, les femmes aussi peuvent faire quelque chose. L'exemple de Madina DAFF en est une illustration parfaite.


BAH Mariame

 

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