Zoom sur les femmes de Faure Gnassingbé

Le Président doit se ressaisir, arrêter la «pornocratie» au sommet de l’État et donner le bon exemple

Source: le journal La Nouvelle, numéro 004 du 15 juillet 2012, interdit pour avoir publié cet article.

Des corps habillés à bord d’un véhicule RAV 4, de couleur marron, immatriculation TG 2858 AG, ont tenté d’enlever vers 21h15, Bonéro Lawson-Bétum, le directeur de la publication du journal La Nouvelle, journal partenaire du site MO5-Togo. De sources proches de la famille, M. Bonéro Lawson-Bétum serait activement recherché par la gendarmerie, suite au communiqué de la HAAC portant suspension de ce journal.Selon un communiqué lu à la TVT pendant le journal de 20 heures, la HAAC prétend que le journal La Nouvelle n’est pas déclaré réglementairement et  son directeur serait muni donc d’un faux.

Nous avons le courage de reprendre pour nos lecteurs l’intégralité de l’article.

Faure Gnassingbé doit se ressaisir et donner l’exemple pour honorer et respecter la noblesse de la fonction qu’il a usurpée illegalement, au lieu de s’en prendre au journal et à son directeur de publication M. Bonéro Lawson-Bétum . Il en va de la respectabilité de notre pays, de ses institutions et de la moralisation de la vie politique.

Vincentey Ben Polar -www.mtn-togo.org

Ci-dessous,  l’intégralité de l’article.

LES INTIMES DE FAURE GNASSINGBE : QUI SERA LA PREMIERE DAME DU TOGO SUR LA LISTE?

Que se passe-t-il vraiment dans ce pays pour que toutes ces dames se bousculent et quittent leurs maris et foyers pour chercher à tout prix à devenir la première dame ? En 2005 certains officiers des FAT étaient contre l’accession de Faure Gnassingbé à la magistrature suprême sous prétexte que ce dernier n’est pas stable, sérieux et qu’il ne fait que courir derrière toutes sortes de femmes. Aujourd’hui 7 ans après la prétendue allégeance, il est demeuré dans le célibat avec une longue liste d’intimes que nous allons parcourir une à une.
_Marie-Laure TRENOU, elle était mannequin à Paris et a eu une fille avec Faure, quand ce dernier séjournait  en tant qu’étudiant dans la capitale française. Marie-Laure était très aimée et appréciée par la grand mère maternelle de Faure, mais hélas pas la mère même de Faure. Elle est entre Paris et Lomé avec sa fille. Dès qu’elle est à Lomé, elle a un chauffeur et des gardes du corps. A un moment donné, elle avait décidé de venir vivre avec sa fille à Lomé. Elle est une femme très effacée, comparativement aux autres qui se revendiquent la place de première dame.
 
Carlita AMORIN, elle a eu deux filles avec Faure. Celle là n’est pas du tout aimée par Sabine Mensah, la mère de Faure. Elle était avant, la copine d’un ami et frère de Faure dont nous taisons le nom. Et Faure a tout fait pour arracher cette dernière à son ami. Elle ambitionne la place de première dame.
 
-Rébecca ATAYI, la cinquantaine, voir plus ; elle est une femme d’un monsieur peut connu des togolais. Pour de l’argent, des marchés publicitaires, elle a quittée son mari pour Faure. Et aujourd’hui c’est elle qui est la directrice de la société de publicité<< Platine>>. Elle a tous les marchés publicitaires des sociétés d’Etat et de l’UNIR. Très souvent, c’est elle qui prépare à manger et les escortes viennent chercher pour leur patron.
 
-Magui GNAKADE, était la femme légitime de  Ernest Gnassingbé, le grand frère de Faure avec qui  elle avait eu des enfants. Du vivant de leur père Etienne Gnassingbé Eyadema, un problème avait surgit par rapport aux escapades entre Faure et la belle sœur. Très furieux, Ernest avait voulu éliminer physiquement Faure et le père avait demandé au vieux Yaya MALOU de régler ce problème qui était une honte. Ce qui fut fait. Après la mort d’Ernest cette même femme a eu un enfant avec Faure.
 
-Nini Essau GNEHOU, la fille du capitaine Charles GNEHOU Le Frère de Badagnaki la veuve d’Eyadema qui a été tué sur son lit d’hôpital de Tokoin par des commandos. Elle a eu 3 filles avec Faure.
 
-Cina LAWSON, la fille du capitaine Francisco LAWSON et la cousine de Carlita AMORIN. Elle est très aimée par Sabine Mensah, la mère de Faure. A tel point que Agnélé Magui Mensah, la tente maternelle de Faure va de temps en temps lui rendre visite. Cette relation a commencé 45 jours après son entrée au gouvernement formé en mai 2010.
Les intimes de Faure Kodjo Gnassingbé: QUI SERA LA PREMIERE DAME DU TOGO SUR LA LISTE?
 
-Sonia LAWSON, c’est la petite sœur de Cina Lawson de même père et même mère. Elle séjourne régulièrement maintenant à Lomé. Lors de son dernier séjour de fin mai et début juin 2012, c’est une voiture de l’État de marque Peugeot 407 qui a été mise à sa disposition plus un chauffeur de la fonction publique qui est là 24/24 même le dimanche. Il est de ton que la famille GBEDE et alliée mettent fin rapidement à ces genres de choses et comportements de Collette AQUEREBURU, la mère de Cina et de Sonia. Car tout se passe au domicile de feue Tassi Souzanne Avleyo GBEDE ou vivent ces dernières. Il faut que la mémoire de Tassi Avleyo soit honorée. Aujourd’hui elle pousse ses propres filles dans les bras de Faure juste pour de l’argent, le matériel, les prestiges et pour bien continuer à livrer di vin et champagne à la présidence de la république et à Lomé 2.
Les intimes de Faure Kodjo Gnassingbé: QUI SERA LA PREMIERE DAME DU TOGO SUR LA LISTE?
 
 
-Ingride Ataféiman AWADE, elle est aujourd’hui milliardaire. Directrice des impôts sortie de nulle part. Propriétaire de Zénith Communication et plusieurs autres sociétés fictives, sans compter ses appartements en Europe dont un très luxueux à Paris (France ). Elle était mariée à un certain monsieur NANA. Elle a quittée son foyer pour Faure avec l’espoir d’être la première dame. Depuis un temps, elle détient les fonds de l’Etat pour faire des chantages à Faure avec la complicité du ministre de l’économie et des finances Adji Otéh AYASSOR et que ce dernier appelle affectueusement<< Maman>>. Elle finance le groupe musical Too Fan et certaines presses privées du pouvoir. Ataféine AWADE n’a pas d’enfants et n’a pas de cœur. Elle dispose d’un groupe de miliciens  très nuisibles. Elle a la mainmise sur certains officiers de l’armée togolaise qui lui obéissent comme un chien obéit à son maitre. Elle s’est permis de gifler à la nouvelle présidence le Commandant TCHAKPELE responsable du service d’écoute téléphonique des citoyens.  Faure Gnassingbé doit savoir que prochainement c’est lui-même que Ingrid AWADE giflera en publique de même que le général Atcha Titikpina et le Lt- Colonel Yotroféi Massina.
 
-Ige OLATUKUMBO, représentante résident du HCDH ä Lomé. Elle est une veuve. A la fin de sa mission, elle quitta Lomé. Le gouvernement est passé par tous les moyens pour le faire revenir. On se demande si elle n’est pas dans des calcules.
Les intimes de Faure Kodjo Gnassingbé: QUI SERA LA PREMIERE DAME DU TOGO SUR LA LISTE?
 
-Julie BEGUEDOU, ex bonne de la famille Gnassingbé. Une intime de Faure et subitement, elle est devenue commerçante, femme d’affaires et milliardaire. Elle a presque tous les marchés de commande et en exclusivité du Togo.
 
-Victoire Sédémého TOMEGAH-DOGBE, la dame du PNUD ramenée expressément par Gilbert Houngbo juste après sa nomination au poste de premier ministre. Celle-ci a quitté aussi son mari avec qui elle a eu 3 enfants, dans l’espoir de devenir la première dame.
 
Némè SODJI née Gnassingbé, est demi-sœur de Faure Gnassingbé de même mère que Essolizame et Naka. Leur mère est Adoudé Christine AKUE. Elle aurait des relations intimes avec sa propre demi-sœur. Inceste et malédictions qui planent dans la famille. Personne n’ose dire la vérité, ni lever le petit doigt pour se plaindre. Pourtant, il faudrait parer au plus pressé.
 
-Henriette Toutouvi ALANDOU. Elle était la maitresse de Gervais Koffi Djondo. Celui-ci l’avait envoyé à Londres ( Angleterre ) pour des études d’anglais. Djondo avait pris en charge tous les frais financiers. Henriette Alandou par malheur croisait sur son chemin un certain Faure Gnassingbé. Ce dernier lui a promis le ciel et la lune. Elle quitta Londres pour s’installer à Paris.. Et c’est le début d’une relation amoureuse.
 
-Dela DELALI, artiste de la chanson.
 
-Méimounatou HIBRAHIMA
 
-Melle SOMOKO
 
-Edwige BADAKOU, ancienne miss Togo.
 
-La fille de John KOUFOR, l’ancien président du Ghana.
 
-Des femmes des officiers supérieurs des FAT dont nous taisons les noms.
 
-La femme d’un de ses amis et ancien directeur d’une société d’Etat dont nous taisons le nom.
 
Pour gouverner un État, nous pensons au moins qu’il faille avoir une bonne moralité avant d’aspirer à ce poste noble et prestigieux qui est celui du président de la république. Nous nous rendons compte du contraire chez le locataire du palais de la marina. Il est impérieux que Faure Gnassingé change de comportement et qu’il respecte  sa fonction. Il est dommage et très regrettable que des citoyens togolais chantent l’éloge de Faure Gnassinggé tous les jours, que Dieu fait, racontent qu’il est un bon président malgré toutes ces dérives pour de l’argent. Demain, on risque de nous raconter qu’il est aussi un homme providentiel, Jésus-Christ. Notre pays ne mérite pas ça ./.
 
Source: le journal La Nouvelle, numéro 004 du 15 juillet 2012, interdit pour avoir publié cet article.

Merci pour ce moment: mais qui trouve grâce aux yeux de Valérie Trierweiler?

 

Merci pour ce moment: mais qui trouve grâce aux yeux de Valérie Trierweiler?

Valerie Trierweiler, ancienne compagne de François Hollande, a publié un livre, "Merci pour ce moment", dans lequel elle raconte sa rupture d'avec le président français.

REUTERS

Huit mois après sa rupture avec François Hollande, Valérie Trierweiler a décidé de remercier le président de la République avec un livre, paru ce mercredi aux éditions Les Arènes. Mais si vous pensiez que c'était de bon coeur, détrompez-vous. Merci pour ce moment est le titre aigre-doux d'un "récit écrit avec [ses] larmes [beaucoup de larmes, NDLR], [ses] insomnies et [ses] souvenirs", dans un style déclamatoire et pathétique que ne renierait pas Barbara Cartland.  

Ecrit sous le coup de la colère, le texte est daté du 31 juillet 2014 mais débute au moment de la révélation de la relation de François Hollande et Julie Gayet: "En quelques heures de janvier 2014, ma vie a été dévastée et mon avenir a volé en éclats. [...] Il m'est apparu que le seul moyen de reprendre le contrôle de ma vie était de la raconter", écrit l'ancienne première dame. Là commence un grand déballage au cours duquel personne n'est épargné et qui n'oublie aucun détail à charge. 

>>> A lire aussi: "Rupture amoureuse: la vengeance est-elle libératrice?" 

François Hollande

Son ancien compagnon, "le roi du double discours, de l'ambiguïté et du mensonge permanent" est évidemment la première cible de son courroux. Non seulement il l'a trompée, mais "il n'assume pas de [la] laisser seule face à [son] désespoir alors qu'il s'apprête à rejoindre sa maîtresse" et invite sans la prévenir deux de ses amies pour lui tenir compagnie: "Un stratagème pour se donner bonne conscience".  

Même avant de l'avoir trahie, "celui à qui [elle] a tout donné n'a pas eu un mot, un geste" pour la défendre lorsque, première dame polémique, elle s'attirait les foudres des journalistes. "Goujat", "froid", "odieux", François Hollande est parfois décrit comme particulièrement ingrat et cruel. Alors que Valérie Trierweiler lui rapporte une conversation qu'elle a eu avec Cécilia Attias, au cours de laquelle elle lui a dit que François Hollande n'aurait jamais été élu sans elle, le président répond, cinglant: "Si ça te fait plaisir de croire que tu y es pour quelque chose." 

Ségolène Royal

Mais celle qui en prend le plus pour son grade, c'est sans doute l'ancienne compagne et mère des quatre enfants de François Hollande. Dès la page 72, Valérie Trierweiler évoque leur "rivalité" sans la nier. Elle justifie le Tweetgate lors des élections législatives de 2012: si elle a encouragé publiquement Falorni, ce n'était que par vengeance envers François Hollande qui avait décidé de soutenir son ex-femme. "Le jour du tweet, toutes les années de souffrance explosent. J'appuie sur le détonateur, et j'en suis la seule responsable. Mais la bombe à retardement a été fabriquée par François Hollande et Ségolène Royal, avec leur jeu constant entre privé et public, à coup de photos de famille et de déclarations ambiguës", écrit-elle avec amertume.  

Pour lui faire comprendre sa souffrance, Valérie Trierweiler va même plus loin: "Un jour, j'ai tapissé le mur de notre cuisine de photos de mon ex-mari et de moi, au temps de notre mariage: des photos de bonheurs et de baisers de vacances. [François Hollande] était choqué. Il a compris ce jour-là combien l'exposition médiatique permanente de sa vie d'avant avec Ségolène Royal rendait ma vie difficile [...]." Qualifiée de "sans pitié", la membre du PS est carrément jugée responsable de ses difficultés sentimentales avec le président: "J'ai payé son passé, cette vie politique à deux, qui a si souvent pourri notre présent et obstrué notre avenir." 

>>> A lire aussi: "Livre de Trierweiler: la contre-offensive du gouvernement Valls" 

Julie Gayet

"- Alors? - Alors, c'est vrai, répond-il. C'est vrai quoi? Tu couches avec cette fille?" Cette fille, c'est l'actrice française par qui le drame est arrivé. Si Valérie Trierweiler ne l'attaque jamais directement, elle se place en concurrence avec elle tout au long de son récit. Un quart du livre est dédié aux vaines tentatives de François Hollande pour reconquérir Valérie Trierweiler: "Vingt-neuf. J'ai compté vingt-neuf SMS hier. Tout au long de son vendredi de président de la République, malgré son emploi du temps minuté, François Hollande m'a envoyé vingt-neuf textos." Ou encore: "Chaque jour, François me supplie de le voir, de tout recommencer comme avant. Chaque jour, il m'envoie des messages me disant qu'il m'aime, il propose que nous nous affichions ensemble", écrit-elle au moment où des rumeurs disent le président et Julie Gayet toujours en couple. 

Les journalistes

Au fil des lignes, l'ex-première dame règle aussi ses comptes avec ses confrères, que "François refuse de contrarier", "même quand [ils] transforment des ragots en pseudo-scoops". Elle y raconte la "trahison" d'Alix Bouilhaguet, auteure de La Frondeuse, qui l'a piégée en retranscrivant des propos censés être "off" -elle avait en partie renoncé à la poursuivre en justice. "Cette série de livres de journalistes, que je n'ai souvent jamais rencontrés, qui dévoilent ma prétendue personnalité d'hystérique, est l'une des épreuves les plus cruelles de ma vie", se lamente-t-elle. Selon elle, les médias ont créé "un personnage qui a [son] nom, [son] visage, [sa] vie, mais qui n'est pas [elle], un double de fiction".  

L'entourage politique de François Hollande

Enfin, l'Elysée est aussi mis en cause dans le malheur de Valérie Trierweiler: "La bande de machos qui l'entoure ne veut pas entendre parler de moi sur le plan politique, alors que je suis journaliste politique depuis dix-huit ans", vocifère-t-elle. Au moment du Tweetgate, elle raconte: "Je ne reçois que trois messages de conseillers. Tous les autres sont aux abris. Je suis déjà traitée comme une paria. Au gouvernement, seulement quatre ministres osent m'adresser un mot d'amitié: Aurélie Filippetti, Yamina Benguigui, Benoît Hamon et Pascal Canfin." Et d'asséner: "En moins d'une semaine, j'ai non seulement subi une déflagration dans ma vie, mais je vérifie l'étendue du cynisme du petit monde des amis politiques, des conseillers et des courtisans. Manuel Valls et Pierre Moscovici, dont on me disait si proche, n'ont pas dû se souvenir de mon numéro de téléphone." Et pan.  

Dans son histoire d'amour avec François Hollande, une seule personne trouve finalement grâce aux yeux de Valérie Trieweiler: elle-même. 

L'Express


REPENSER NOTRE DÉMOCRATIE EN RÉÉCRIVANT UNE AUTRE CONSTITUTION POUR ÉCRASER L’ETHNOSTRATEGIE

 

 

 

 

 

Me Aminata Barry

« Je suis de Dabola, donc de la Haute Guinée avec mon identité peulhe. Rien ne me fera renoncer à Dabola, mon berceau natal », écrit Maître Aminata Barry, la fille de BARRY Diawadou, assassiné au Camp Boiro en 1969

Votre site d’informations en images, vidéos et audio, Guineematin.com, est aussi un organe d’expression libre où vous pouvez défendre vos opinions et exprimer vos points de vue. C’est dans cette rubrique, « Libre Opinion » que Guineematin.com reçoit une dame de renom : Maître Aminata Barry, la fille de BARRY Diawadou, assassiné au Camp Boiro en 1969.

1-    Des questions qui interpellent

La Guinée n’a jamais fait comme tout le monde et c’est curieux.

Elle a toujours été avangardiste avant de finir dernière de la classe.

Pourquoi ?

Les exemples jalonnent son histoire.

Fille aînée des indépendances, elle n’a jamais été aussi dépendante.

Pourquoi ?

Dotée de tout, on l’a suffisamment dit, elle a toujours été enviée, puis conspuée.

Pourquoi ?

A elle seule, elle comprend 4 régions naturelles aussi différentes qu’interdépendantes, aucune ne pouvant se passer de l’autre, donc condamnées à être unies, elle n’a jamais été aussi décousue.

Pourquoi ?

Au cours de ses pérégrinations, elle a toujours failli basculer dans l’irréparable, mais s’est retenue en freinant à mort, malgré l’horreur dans laquelle ses fils l’ont souvent baignée.

Comment a-t-elle fait ?

Comment avons-nous fait pour nous contenter jusque là, à nous regarder en chiens de faïence avec des crocs qui ont beaucoup mordu jusqu’à ce que mort s’en suive helàs ! Mais on a toujours réussi à recoller les morceaux de cette chair en gardant en nous une haine d’encre que l’on tente d’étouffer jusqu’à la prochaine poussée de fièvre, car on n’a jamais pu purger ce feu qui couve, et tout le monde le sait.

Comment faire pour éviter le chaos définitif ?

En 2006 et 2007, elle a failli renverser la situation par la seule poignée de ses forces sociales, inaugurant un printemps guinéen, bien avant celui des Arabes qui s’est abatardi par l’intégrisme islamique déviationniste auquel il a servi de cheval de Troie.

Vu que ce chemin avant-gardiste pouvait conduire à changer le cours des choses, sans les forces armées, coutumières des faits.

Ayant eu peur de ce précédent guinéen, le syndicat des chefs d’Etat s’est vite dépêché de nous envoyer un empêcheur, Babaguinda, pour stopper l’effet de contagion guinéen et on parla pompeusement de « gouvernement de large consensus » sous le magistère d’un Général très jaloux de son fauteuil qu’il réussit à sauver.

S’en est suivi un changement factice qui n’accoucha d’aucune réforme réelle, puisque la  constitution resta fragilisée par un homme fort qui demeura.

A quoi aura servi ce printemps guinéen ?

Les forces sociales rien qu’elles, sans les politiques, ni l’armée avaient tenté et avaient  échoué.

Pourquoi ?

L’ethnocentrisme d’Etat érigé en mode de gouvernance ne réussira pas d’avantage,  parce que c’est la Guinée tout simplement.

Aucune région, aucune ethnie ne pouvant prospérer toute seule, vu le brassage démographique coagulé en une population métissée en grande proportion.

La guerre  religieuse entre chrétiens et musulmans ?

Elle n’y a jamais pensé, malgré l’écrasante majorité musulmane illustrant une laïcité à toute épreuve.

En dépit de ces atouts certains, nous n’arrivons toujours pas à pacifier ce climat volcanique pour penser au développement réel du pays.

Pourquoi ?

Elle n’a pas attendu non plus les consignes de la Baule du Président François Mitterand pour se doter d’une démocratie avec une constitution prônant le multipartisme intégral et une limitation du mandat présidentiel, avant de tout remettre en cause pour une présidence à vie.

Pourquoi ?

2)    La réécriture d’une nouvelle constitution

* Comment éviter le piège de l’ethnostratégie ?

Le général Lansana Conté avait vu juste en ne proposant que deux Partis politiques dans la première version de la loi fondamentale. A tort, il dut céder à la pression pour passer à un multipartisme intégral.

La coagulation autour des ethnies ne se fit pas attendre avec le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

Ce fait accompli s’est emmuré en blocs correspondant aux quatre régions naturelles.

Il est difficile, sinon impossible de revenir en arrière.

Au risque d’en choquer plus d’un, je pense qu’il faudra en assumer toutes les conséquences en affrontant courageusement cette donnée ethnique en la renversant à l’avantage de tout le monde dans l’intérêt supérieur de notre pays.

Je reste persuadée que la démocratie à l’occidentale n’est pas adaptée à nos sociétés agrégées autour des ethnies. On ne peut faire semblant d’ignorer cela.

Chez les Européens et plus près de nous en France, il y a les Bretons, les Basques, les Corses, etc… ; ce problème identitaire ne s'y pose pas au point de remettre en cause les fondamentaux de la Nation Française ; la République y veille jalousement.

Toutes nos constitutions sont du copier-coller de ce que nous avons importé.

Il n’y a aucune adhérence entre ces textes étrangers et nos coutumes et valeurs.

La Guinée qui a souvent été pionnière doit innover encore une fois en instituant une présidence tournante, un quinquennat à tour de rôle et par région.

Les constitutionalistes devraient se pencher sur cette proposition sans jouer « aux vierges effarouchées ». Le sujet est suffisamment sérieux.

L’abus de position dominante conduit le détenteur du pouvoir à coaguler autour de lui son ethnie en tribalisant tous les postes.

Les frustrations deviennent inévitables; s’en suivra un repli identitaire des autres, devenus presque des rebuts de la société par une malveillante politique d’exclusion.

Le Mali est entrain d’en payer le prix fort en perdant le  grand Nord par une menace de sécession. Ce n’est plus qu’une question de temps.

La Côte D’Ivoire devra se ressaisir, il est encore temps, même si pour le Nord de la Côte D’Ivoire cela est perçu comme une revanche du destin, vu que le Sud et le groupe Akan avaient régné avec splendeur sous l’ère Houphouët .

Mais à cette époque et j’y étais, cette pratique était plus discrète qu’elle ne l’est aujourd’hui sous le règne de  Ouattara et c’est étonnant de la part d’un si brillant cerveau qui a pourtant bien profité du pouvoir baoulé à l’époque du Président Houphouet Boigny.

En Guinée, nous avons la chance d’avoir quatre régions naturelles à l’intérieur desquelles il y a un formidable brassage ethnique. Chacune de ces ethnies se réclame plus de la préfecture natale que de celle dont il est originaire par son ethnie.

C’est une énorme grâce.

Comme illustration, j’en suis l’exemple vivant. Je suis de Dabola, donc de la Haute Guinée avec mon identité peulhe. Rien ne me fera renoncer à Dabola, mon berceau natal.

Madame Bah Oumou Timbo m’avait bien fait remarquer la chance inouïe que nous avions de transcender la barrière linguistique en communicant d’une langue à une autre, chacun faisant l’effort de comprendre ce que l’autre dit dans son dialecte.

Toutes ces crispations ethniques sont liées à des logiques d’exclusion.

L’espace public existe, il est neutre  et s’impose à tout le monde quelle que soit l’ethnie ou la région.

Toutes ces différences ethniques que je qualifie de nuances ethniques, vu le métissage de la population, sont à repenser de manière à les rendre harmonieuses, donc enrichissantes pour notre nation irisée.

La captation de cet espace  public par une ethnie qui tenterait de s’imposer à toutes les autres en le confisquant doit être anti constitutionnelle.

Ce comportement doit figurer en bonne place dans la nouvelle constitution.

Pour aérer la démocratie, il faut combattre le culte de la stabilité politique qui étouffe toute remise en cause.

Il faut se convaincre et convaincre les autres que lorsqu’on a perdu, on peut revenir dans le jeu une autre fois en gagnant.

Les femmes, les jeunes, la société civile sont de nouveaux venus dans la sphère politique à l’instar des Partis. Ces acteurs doivent être pris au sérieux, à condition qu’ils se prennent eux même au sérieux, vu le poids écrasant qu’ils représentent.

La gestion ethnique du pays devrait être sanctionnée à l’échelon le plus élevé, celui de la constitution, la norme suprême.

La sélection des nominations par l’ethnie a conduit à écarter les meilleurs au profit des médiocres et cela se ressent à tous les niveaux. On ne peut plus continuer à laisser faire au nom de l’espace public.

A SUIVRE …

                                                                                        Maître Aminata BARRY

                                                                            Fille de BARRY Diawadou

                                                                       Assassiné au Camp Boiro en 1969.

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Des idées originales pour nous sortir de l’ethno-gouvernance Amy Barry (Suite)

Les avantages d’une telle démarche
     - une osmose à l’intérieur des régions naturelles.
Motivés par une même cause, les clivages ethniques seront gommés.
En effet, les fils d’une même région dont c’est le tour d’occuper les fonctions de premier magistrat, auront tout intérêt à s’unir et à battre le rappel des
troupes, notamment les ressortissants basés à l’Etranger pour les réunir  autour
de ce challenge, vu l’importance de l’enjeu.
Tous les fils et filles de cette région se sentiront concernés par ce
défi quinquennal. –

Une émulation entre les régions

Elles seront forcément en compétition pour offrir au pays un homme
providentiel qu’elles voudront le meilleur président de la république
que la Guinée aura connu. Véritable gageure.
Une obligation de résultats sera attachée à cette région comme  épée de
Damoclès du peuple censeur vis-à-vis duquel elle sera comptable à
l’expiration du quinquennat.
 
Un développement harmonieux et équilibré du pays de l’horizontale à
la verticale.

Le nouveau Président de la République, doté d’une double légitimité,
celle de la région qui aura voté pour lui à l’occasion des primaires
régionales et celle de la nation toute entière pour l’élire comme
Président de la République, subira une telle pression qu’il ne
s’amusera pas à faire de la cooptation par affinité ethnique ou par
copinage. Il choisira les meilleures compétences pour l’aider à
accomplir sa mission qu’il devra réussir parce qu’après les 4 tours,
il sera évalué, lui et sa région.
 
Son programme devra être utile à tout le pays. Par exemple s’il s’agit
d’un barrage, il l’implantera là où il le faut sans obéir au dictat de
son ethnie ou de sa région, ainsi de suite. Aucun projet ne sera conçu
sur la base de la  préférence subjective.
Comme autre exemple, je citerai la commémoration tournante de la fête
de l’indépendance nationale.
Le but recherché étant de raviver dans le cœur de tous les citoyens
cette flamme patriotique, mais c’est aussi une occasion d’ouvrir des
chantiers pour construire de nouvelles infrastructures ou d’améliorer ce
qui existait en terme de développement et cela ne choque personne, pas
même les citoyens de la capitale qui se voient sevrés de cette fête
pendant trois ans.
C’est donc de l’ordre du possible, il suffit d’oser, vu la noblesse du
but recherché, à savoir combattre l’ethno stratégie pour unir le pays
vaille que vaille. Tous ceux qui aiment la Guinée doivent adhérer à
cette idée.
-  Un renforcement de l’unité nationale par la destruction de
l’exclusion ethnique qui renvoie au repli identitaire dû à la
frustration.

En effet, si tous les ressortissants d’une région naturelle se voient
interpellés autour d’un projet d’une telle envergure
constitutionnellement reconnue, donc garantie, vu la limitation
géographique qui supplanterait l’ethnie, par la force des choses, ces
citoyens dis-je, n’iront pas se mêler aux primaires d’une région qui
n’est pas la leur même si au plan ethnique, ils seraient tentés de le
faire, la constitution les en empêcherait.

Pour revenir à mon exemple, moi la Peulhe je battrai campagne en Haute
Guinée pour choisir mon candidat lors des primaires régionales et au
plan national, je ferai toutes les régions pour mon candidat, ce
dernier devra aussi faire tout le pays pour la finale. Il n’y aura
plus de chasse gardée «intuitu-personae », seul le programme comptera.

L’armée ne sera plus à la disposition d’un homme fort, d’une ethnie
ou d’une région.

Elle ne fera allégeance qu’à la république et protégera la Guinée dans
son intégrité territoriale.
Le peuple apprendra à la respecter parce qu’elle aura reconquis sa
propre estime.

Elle sera considérée et retrouvera sa grandeur d’antan. Toutes les
formations académiques lui seront ouvertes. Elle défendra la
constitution, le tricolore national et sera sollicitée comme au bon
vieux temps ; rien qu’une armée républicaine qui aura mérité ses
galons, les vrais.
 
Organisation des primaires régionales.
L’ordre de passage sera déterminé par la Cour suprême.
Il reste entendu que la date des élections et la durée de la campagne
des primaires seront fixées par la constitution.
Les critères d’éligibilité devront être revus au niveau de la constitution.
Pour ma part, je milite pour l’acceptation d’une  candidature
citoyenne aussi, à côté de ceux qui viendront des partis politiques.
Ne participeront à cette campagne primaire que les ressortissants de
la région dont c’est le tour. On ne retiendra que les deux premiers,
lesquels devront se soumettre enfin au suffrage universel à l’échelon
national cette fois.
Il leur appartiendra de se faire connaître et de convaincre par leur programme.
Cette fois-ci la campagne sera nationale car il s’agira d’élire le
président de la République qui ne pourra venir que de cette région et
entre les deux finalistes.
Les constitutionnalistes, les sociologues, les politologues et
historiens pourront enrichir le débat. Je ne fais que jeter une idée
mais il faut qu’on se sorte de ce cercle infernal qui n’a que trop
endeuillé les familles.
4-Les inconvénients du déterminisme dans le choix du candidat à la candidature.
Avant l’indépendance, le multipartisme existait avec comme principaux
partis le RDA de Sékou Touré, le BAG de Diawadou Barry, le PS de Barry
III.
Barry Diawadou, un peulh, avait pour bastion imprenable, Kankan.
Est-ce possible aujourd’hui ?
 
Forécariah, Coyah lui étaient largement acquis aussi ; en revanche la
Moyenne Guinée, donc, le Fouta lui donna beaucoup de fils à rétordre.
Il n’y avait aucune place pour l’ethnie.
Ces leaders devanciers y avaient –ils seulement pensé ?
La Guinée était leur seule vision avec des idées précises, ficelées
dans des programmes qu’ils déclinaient au cours de leurs campagnes.
De l’humour, parfois très noir, pour qui ne le comprenait pas, venait
par moment égratigner  leurs égos dans les discours qu’ils
prononçaient; des dessins satiriques sur des journaux aux titres tout
aussi hilarants couronnaient cette époque anté-indépendance.
Oui, de brillants esprits ont existé dans cette Guinée qui se déchire
et la jeunesse épis des partis d’aujourd’hui doit le savoir.
Jusque là, aucun parti politique, fût-il le plus puissant, n’aura
survécu à son mentor une fois ce dernier disparu ; le PDG-RDA et le
PUP en sont les illustrations les plus symboliques. Leur longévité
presque gémellaire respectivement 26 ans pour l’un et 24 ans pour
l’autre, n’aura pas servi.
Le culte de la stabilité politique à l’intérieur des partis a tendance
à étouffer des valeurs que le leader omniprésent, omnipotent, empêche
d’éclore.
Ce culte de la stabilité conduit au culte de la personnalité. Sans
s’en rendre compte, les militants fabriquent des dictateurs qui
s’installent dans des postures empêchant le renouvellement des
générations. Ce manque d’aération démocratique, conduira
inévitablement à l’installation d’un « dictateur » qui préférera
s’entourer de valets au détriment des compétences. Ces courtisans le
suivront jusqu’à la cime du pouvoir. Voila, à mon avis, comment on
fabrique des présidents à vie.

Cette analyse m’amène à suggérer des candidatures citoyennes aussi à
côté de celles des partis pour que la Guinée ait sa chance en
diversifiant l’offre politique. Ces oiseaux rares peuvent être cachés
par les baobabs que sont devenus ces leaders; et peut être même qu’il
en existe en dehors des formations politiques en loups solitaires qui
n’osent pas se jeter à l’eau parce qu’une constitution les en aura
empêché.
Si, initialement le but recherché était la limitation du nombre de
partis, on a eu tout faux car on ne les compte plus et on n’a même pas
le courage de vérifier leur implantation effective sur toute l’étendue
du territoire pour en réduire le nombre. Il eût été préférable de
jouer franc jeu en agréant la candidature citoyenne.

A SUIVRE …
 
Maître Aminata BARRY

 

 

Makalé Traoré, après la transhumance polique une pause pour les femmes ?

Ou une pose ? Ce fut une égérie, une éminence grise de l'UFR de Sidya Touré. Ensuite elle accroche son "Docter" à un calicot de camapagne du Pr dont elle fut l'éphémère directrice ? Enfin, ce dernier en tout cas fut élu et elle est fière de partager la ..paternité de ce succès.

"Je suis diectrice de campagne pour l'élection du Pr du RPG, mais je n'en suis pas". Propos iconoclaste avait-on on dit. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle disparaisse du décor de l'Arc-en-ciel.. Mais "Docta" Makalé Traoré" est de la trempe des Daraba Saran : toujours dans le "Décor". Elles sont les parfaites illustrations de "Ce que femme veut", pour le meilleur et pour le pire. Une pause devant tout de même un petit pactole d'un milliard..

source : guineeinformation.fr