Racisme anti-noir : « Comment le Maghreb en est-il venu à rejeter son africanité ? »

Des migrants subsahariens se sont grimés pour célébrer la culture et le folklore africains dans le centre de rétention libyen d’Al-Hamra, dans la région de Gharian, près de Tripoli, en février 2018.
Des migrants subsahariens se sont grimés pour célébrer la culture et le folklore africains dans le centre de rétention libyen d’Al-Hamra, dans la région de Gharian, près de Tripoli, en février 2018. MAHMUD TURKIA/AFP
Tribune. Les bouleversements politiques qui ont secoué le Maghreb ces dernières années ont fait ressurgir d’innombrables problèmes tenus jusque-là sous le poids du silence et du déni. L’une de ces questions refoulées concerne la situation des Noirs au cœur de cette partie spécifique de l’espace africain. Durant des décennies, le sujet a été biffé de l’histoire commune. Qu’ils en soient natifs ou non, les Noirs au Maghreb font l’objet d’une déconsidération doublée de discrimination. Contrairement au reste de la population, ils sont les seuls à être perçus comme l’incarnation d’un groupe exogène, repérable à des caractéristiques ethniques et socioculturelles présumées distinctes. Le plus surprenant, c’est que cette assertion prend le contre-pied d’une autre opinion commune, selon laquelle l’Afrique du Nord serait le réceptacle d’un peuplement disparate et bigarré, une terre de migrations et de métissage.

Lire aussi Au Maghreb, le racisme anti-Noirs persiste
Ce schéma dualiste a été à l’origine d’un système de hiérarchisation et de catégorisation paradoxale. Il en est résulté une vision qui tend à faire du Maghrébin à peau noire l’archétype de l’altérité : un Noir qui vit et se conduit donc par essence comme un Noir ! Ce cliché s’est incrusté dans les mentalités, provoquant une dissociation névrotique des identités, scindées en deux types d’affiliation politique et ethnosociologique : l’une africaine, l’autre arabe et musulmane. Aujourd’hui, les quatre pays du Maghreb proclament solennellement l’arabe comme langue nationale et officielle et l’islam comme religion d’Etat.

Stocks idéologiques
Il y a confusion entre ces deux catégories, qui relèvent pourtant de deux sphères différentes, l’une religieuse, l’autre ethnolinguistique. Rappelons que la majeure partie des musulmans n’est pas arabophone. D’ailleurs, malgré le mythe de la sacralité de la langue arabe, ni l’Iran ni la Turquie, pourtant très proches du berceau de l’arabité, n’ont à aucun moment de leur histoire revendiqué une commune filiation avec les Arabes. Il en est de même du Sénégal, ou de l’Indonésie, qui compte le plus grand nombre de musulmans au monde.

Comment les Etats maghrébins en sont-ils venus à revendiquer avec zèle et empressement cette parenté putative avec l’arabité et à rejeter avec force leur africanité ?

Lire aussi Racisme : « La Tunisie doit proclamer son africanité ! »
L’islam s’est imposé cinq ou six siècles après la conquête de l’Afrique du Nord, non sans mépris envers les Berbères. Aux yeux des premiers conquérants arabes, les Berbères étaient un peuple vil, fruste et sauvage : « Des bêtes en liberté », selon l’historien du XIVe siècle Ibn Idhari. L’on établit même à leur encontre des hadith – paroles attribuées à Mahomet, le prophète de l’islam –, forgés de toutes pièces pour les rabaisser et justifier leur humiliation.

D’après l’auteur du Mu’djam al-Buldan, Yakut, le Prophète aurait dit : « Il n’existe, nulle part au monde, des êtres aussi répugnants que les Berbères. Quand même je n’aurais rien à distribuer comme aumône, si ce n’est la poignée de mon fouet, je serais plus enclin à la donner plutôt que d’affranchir un esclave berbère. » A leur tour, certains oulémas [théologiens de l’islam] d’origine berbère vont réagir en inventant des hadith pour se réhabiliter aux yeux des Arabes. Abu Al-Arab et Al-Maliki rapportent des traditions attribuées au Prophète lui-même, louant les mérites et la piété exemplaire des Berbères.

Quels sens donner à l’abandon de l’identité afro-berbère qui a longtemps cristallisé l’affirmation même de leur singularité face au reste des Arabes et des Africains ?

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Loi pénalisant le racisme en Tunisie : une première victoire pour la minorité noire
La littérature arabe classique offre un réservoir inépuisable d’informations éclairantes sur la rhétorique de l’altérité à travers l’Histoire. Ces corpus permettent de reconstituer la manière dont a été pensé, imaginé et perçu le rapport à l’Afrique et aux minorités noires. Ces stocks idéologiques, réactualisés selon les problématiques politiques et sociétales du moment, ont traversé le temps et continuent de façonner les esprits.

Complexe obsessionnel
Un des exemples les plus éclatants du prisme de l’arabité et de la négation de soi est celui raconté par l’historien kairouanais du XIe siècle, Abu Bakr Al-Maliki. Dans Jardins des âmes (Riyad Al-Nufus), il dresse une série de biographies consacrées aux saints et aux grands lettrés de Tunisie. L’un des personnages, Al-Buhlul b Rashid Al-Ra’ini, un juriste et saint homme, vénéré pour sa piété et sa dévotion, était épouvanté d’appartenir à la multitude chamitique, déchue et flétrie. En effet, selon une vieille tradition musulmane, Cham, l’un des trois fils de Noé, était à l’origine un homme blanc, doté d’un beau visage et d’une allure fort agréable. Mais Dieu changea sa couleur à la suite de la malédiction prononcée par son père. Une partie de sa descendance s’établit en Inde, en Afrique et au Maghreb. C’est cette dernière lignée qui serait à l’origine des coptes d’Egypte et des Berbères. Inquiet pour le salut de son âme, Al-Buhlul vivait dans la hantise constante et effrayante de la disgrâce du Seigneur, jusqu’au jour où il apprit qu’il n’était pas de souche berbère : « Alors, pour remercier Dieu, il organisa un somptueux festin auquel il convia tous ses amis et proches. »

Lire aussi Reni Eddo-Lodge : « Etre universel dans ce monde, c’est forcément être blanc »
D’autres récits confirment ce complexe obsessionnel qui témoigne d’une dépersonnalisation morale et culturelle aiguë chez beaucoup de savants et mystiques maghrébins. Ces exemples montrent le caractère prégnant dans la culture arabe d’une négrophobie doctrinale, agrémentée d’une haine de soi. Encore, faut-il le rappeler, en dehors de la mouvance kharidjite, branche issue du premier schisme de l’islam, la noirceur de peau a toujours constitué, selon la plupart des exégètes musulmans, un défaut inacceptable et ce au même titre que tous les autres vices rédhibitoires pour accéder au pouvoir suprême.

Ibn Khaldun, l’auteur de la Mukkadima souligne dans ses écrits l’extravagance des inventions sans fondement de certains généalogistes qui font descendre de la péninsule Arabique les ancêtres des Berbères, manière de « blanchir » leur origine.

Rappelons aussi le sort réservé à Ibrahim Ibn Al-Mahdi. Ce calife éphémère fut destitué en 819, car sa mère était une concubine royale d’origine afro-iranienne et qu’il était lui-même de teint très foncé. Quand à l’esclave nubien Kafur, prince d’Egypte, grand bâtisseur et protecteur des savants et des écrivains, il fut violemment vilipendé, haï et calomnié durant les vingt-deux ans de son règne. L’un des textes les plus ignobles, composé par l’un de ses détracteurs, Al-Mutanabbi, figure toujours en bonne place dans les manuels scolaires arabes. La quasi-totalité des collégiens sont tenus encore aujourd’hui de réciter par chœur les vers affreusement satiriques de ce poète, considérés comme le plus beau chef-d’œuvre de la prosodie arabe.

Anthropologie médiévale désuète
Ce sont d’ailleurs ces réservoirs sempiternels de représentations stéréotypées qui continuent à nourrir les choix des modèles et des dispositifs éducatifs actuels. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le contenu des ouvrages du collège ou du lycée pour se rendre compte des dommages irréparables causés par la référence quasi constante à ces vieux topos, hérités d’une anthropologie médiévale, imaginaire et désuète.

Ces éléments ici réunis n’expliquent en rien l’exacerbation symptomatique actuelle des discriminations dans les pays du Maghreb. Mais ce détour permet d’expliquer la source des préjugés et la mise en place des marqueurs d’une hiérarchie imaginaire des identités biologiques et socioculturelles.

Lire aussi Françoise Vergès : « Les droits des femmes sont devenus une arme idéologique néolibérale »
Pendant plusieurs décennies, les regards ont été uniquement braqués sur la situation désastreuse des descendants d’esclaves noirs en Mauritanie. L’on se rend bien compte aujourd’hui que le problème dépasse largement les marges sahariennes du Maghreb. Les récits scandaleux de vente aux enchères de jeunes Subsahariens en Libye et les témoignages incessants d’agressions violentes et parfois meurtrières contre des Noirs montrent l’étendue des ravages qui affectent toutes les sphères de la vie sociale, que ce soit en Libye, au Maroc, en Algérie ou en Tunisie. Terre de paradoxes, ce dernier pays tente pourtant de faire figure d’exception. Berceau des « printemps arabes », il avait été en outre le premier Etat de la région à abolir, en principe, l’esclavage en 1846.

Evidemment, l’un des traits marquants de l’histoire des pays arabes, est celui d’une extrême durabilité des formes de servitude et d’esclavage. Etrangement, les esclaves noirs ont été les derniers à obtenir leur émancipation, et ce bien après celle des esclaves mamelouks, européens et circassiens. Ce processus lent et toujours inachevé explique, en partie, l’émergence tardive de la question des inégalités sociales et raciales. Par ailleurs, l’extension des violences racistes montre à quel point les préjugés, que l’on croyait appartenir à un temps révolu, continuent de proliférer. Manifestement, le problème est encore d’actualité. Aujourd’hui comme hier, la persistance des inégalités sociales et raciales fait obstacle à l’accès aux libertés publiques et citoyennes.

Salah Trabelsi est maître de conférences en histoire et civilisation à l’université Lumière Lyon II, et directeur adjoint du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo). Il est coauteur de Résistances et mémoires des esclavages, éd. Karthala, 2014.

Chaque dimanche, le rendez-vous des idées du « Monde Afrique »
Le Monde Afrique vous propose un nouveau rendez-vous, tous les dimanches, consacré au débat d’idées sur le continent et dans ses diasporas. Un regard singulier qui prendra la forme d’un entretien, d’un portrait, d’une tribune ou d’une analyse : c’est « le rendez-vous des idées ».

Salah Trabelsi

0
0
0
s2sdefault

Med Hondo, figure du cinéma africain, est mort

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle Répulique de Guinée, www.nrgui.com Auteur de plusieurs films, le réalisateur français d’origine mauritanienne était célèbre dans le monde du doublage et auprès du grand public comme la voix française d’acteurs afro-américains.

Med Hondo est décédé à l’âge de 82 ans à Paris.

Med Hondo est décédé à l’âge de 82 ans à Paris. CAPTURE D'ECRAN / YOUTUBE
Beaucoup reconnaissaient sa voix, celle qui incarnait Eddie Murphy sur les écrans français. Med Hondo, le réalisateur français d’origine mauritanienne, est mort samedi 2 février à 82 ans à Paris, a annoncé à l’Agence France-presse (AFP) sa famille. Il devrait être enterré au Maroc, a précisé sa sœur Zahra.

Son décès survient alors que vient tout juste de se terminer le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui l’avait récompensé en 1987.

Né Mohamed Abib Hondo en 1936 en Mauritanie, Med Hondo est connu dans le monde du doublage et auprès du grand public comme la voix française d’acteurs afro-américains comme Eddie Murphy, Morgan Freeman ou Richard Pryor. Parmi ses rôles marquants dans des films d’animation figurent aussi la voix de Rafiki dans le classique de Disney Le roi lion, et l’âne de Shrek dans la saga à succès.

« Quand on double il faut regarder l’acteur dans les yeux », disait-il de sa voix douce masquant un physique à la Orson Welles. Il estimait que le doublage « est un métier d’acteur ».

Un projet de film sur Toussaint Louverture était en cours
Arrivé en France à la fin des années 1950, Med Hondo a exercé de nombreux métiers (docker, cuisinier) avant de se lancer dans le cinéma avec, comme credo, l’anticolonialisme et le goût de la rébellion.

Son premier film Soleil Ô, sorti en 1969, est « une attaque cinglante contre le colonialisme », selon le Festival de Cannes qui l’a présenté il y a deux ans dans sa section réservée aux reprises de classiques. Le film a bénéficié d’un programme de restauration via la World Film Foundation de Martin Scorsese, afin de défendre le cinéma africain.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi WATANI UN MONDE SANS MAL Film français de Med Hondo
Viendront ensuite Les Bicots-nègres, vos voisins (1973), West Indies ou les nègres marrons de la liberté (1979), une comédie musicale sur la traite des esclaves, et Sarraounia, évocation de la reine du même nom, qui sera récompensé au Fespaco en 1987.

Son dernier film Fatima, l’Algérienne de Dakar remonte au début des années 2000. Il travaillait depuis des années à un projet de film sur Toussaint Louverture, grande figure de la révolution haïtienne, a souligné à l’AFP le journaliste Amobé Mévégué qui était un de ses proches. Ce projet était encore à un stade très préliminaire.

Le Monde/AFP

0
0
0
s2sdefault

Quand des pisteurs namibiens font parler des empreintes de pas vieilles de 10 000 ans dans une grotte du sud de la France

Trois chasseurs San venus de Namibie ont récemment participé à l’étude d’empreintes de pas millénaires conservées dans une caverne de l’Hérault. Emerveillant les scientifiques par l’étendue de leurs connaissances.

Pisteurs San
Pisteurs San venus de Namibie pour étudier des empreintes de pas de 10.000 ans dans la grotte d'Aldène, dans l'Hérault.

CRÉDITS : DRAC OCCITANIE
Depuis le passage des hommes et femmes préhistoriques de l'époque mésolithique il y a 10.000 ans, les obscurs couloirs de la grotte d'Aldène et ses 10 km de développement, dans les gorges de la Cesse, à Casseras (Hérault), n'avaient plus connu une telle effervescence ! Du 1erau 10 octobre 2018, trois Namibiens du nord-ouest du pays San –seul peuple encore autorisé à vivre de chasse et de cueillette en Namibie– sont en effet venus épauler des préhistoriens dans le cadre d'un projet international nommé "Tracking in caves" initié en 2013, comme l'a révélé un récent documentaire diffusé par France-3 Région, ces pisteurs africains mettant leurs compétences au service de la science et de l'archéologie.

Pendant 10 jours, en compagnie d'Andreas Pastoor et Tilman Lenssen-Erz de l'université de Cologne (Allemagne), promoteurs de ce programme, Thui Thao, /ui Kxunta et Tsamgao Ciqae ont partagé leur savoir multimillénaire avec les spécialistes de la DRAC (1) Occitanie et de l'UMR 5199 du PACEA (2) impliqués dans l'"étude paléoanthropologique des empreintes de pas humains de la galerie Paul-Ambert de la grotte d'Aldène".

​ Les trois pisteurs San Thui Thao, /ui Kxunta et Tsamgao Ciqae. © Drac Occitanie

"J'ai été très marqué par cette expérience", avoue, encore ému, Philippe Galant, le responsable de l'opération, joint par Sciences et Avenir. A 40 m sous terre, dans les niveaux inférieurs de la caverne, les trois chasseurs namibiens ont ainsi analysé 400 empreintes de pas conservées sur une piste protégée de 30 mètres de long datée de 10.000 ans. Une expérimentation entièrement filmée. "Aldène fait partie des trois sites majeurs (avec Burgos, en Espagne et Niaux, en Ariège) sur la quarantaine connues dans le monde détenant des traces de pas humains. Son linéaire d'empreintes a été découvert en 1948 par l'abbé Cathala (1890-1950)", explique Philippe Galant.

"Nous avions divisé la piste en 5 parties. En silence, passant d'un secteur à l'autre en se déplaçant sur des planchers de protection, les San ont observé individuellement chaque empreinte pendant un très long moment. Peut-être 40 minutes. C'est seulement ensuite qu'ils ont commencé à discuter entre eux dans leur étonnante langue à clic (3) en s'aidant de pointeurs laser de couleur, pour confronter leurs analyses", poursuit l'archéologue. Les chercheurs ont alors assisté à un ballet de faisceaux lumineux avant que l'un d'entre eux –le seul parlant anglais– prenne la parole : "Il nous a expliqué qu'ils étaient parvenus à identifier les pas de chaque individu, mais aussi caractériser leur sexe et âge, en associant parfois des comportements à ces traces !", poursuit le spécialiste, encore époustouflé. "Selon eux, la grotte aurait ainsi gardé la trace de 26 personnes, hommes et femmes. Dans l'un des secteurs, des empreintes montrent qu'une femme aurait chargé un enfant sur ses épaules... Près de l'entrée, les pas de six individus indiqueraient qu'ils sont ressortis de la grotte plus chargée qu'ils n'y étaient arrivés...". "Nous étions soudain en train de voir défiler des chasseurs du paléolithique devant nos yeux !", raconte Philippe Galant.

Pour travailler, les pisteurs San utilisaient des lasers de couleur différents. © Drac Occitanie

C'est la troisième fois que Thui Thao, /ui Kxunta et Tsamgao Ciqae sont invités en Europe. Depuis 2013, les organisateurs allemands du projet "Tracking in cave" ont en effet bien compris le profit qu'ils pouvaient scientifiquement tirer des remarquables compétences des experts San, déjà venus à Niaux (Ariège), Pech Merl (Lot) et dans les Cavernes du Volp (Ariège). Et ces fins limiers d'Afrique australe ont apporté des informations que les préhistoriens des temps modernes ne pouvaient tout simplement plus "voir". "Ils m'ont ouvert les yeux sur certains aspects de nos interprétations. Ces hommes ont une vision vivante des traces, car ils travaillent avec elles en permanence. Ils connaissent tout sur les morphologies, les enfoncements, les courbes, orientations... ", ajoute admiratif Philippe Galant.

"Les résultats des analyses effectuées à Aldène seront confrontés aux données de l'inventaire systématique des traces de pas", poursuit le chercheur. Un inventaire international en cours de constitution. Pour mener à bien ces travaux, un relevé photogrammétrique et une numérisation tridimensionnelle de la galerie et ses vestiges millénaires ont été réalisés par l'Institut Universitaire de Technologie de Nîmes (génie civil) , la société Géomesure et l'Association Spéléologique Nîmois.

Intrigué au plus haut point par leurs capacités, à la question "comment faites-vous pour déceler autant de détails fascinants ?" Philippe Galant a obtenu cette réponse saisissante de la part des pisteurs San: "chez nous,dès l'enfance, lorsque nous cherchons à savoir où sont nos parents, nos frères ou nos sœurs..., nous regardons par terre !". Un renversement de vision du monde. A méditer.

Le Mésolithique est la période (entre environ 9 000 et 6 000 ans av. J.-C. en Europe) chronologiquement et culturellement intermédiaire entre le Paléolithique, et le Néolithique. Les groupes humains de cette période ont perpétué un mode de subsistance basé sur la chasse, la pêche et la cueillette sous un climat tempéré proche de l'actuel. La fin du Mésolithique est caractérisée par le passage d'une économie de chasse et de cueillette à une économie agro-pastorale résultant de la domestication et du processus de néolithisation.

(1) DRAC : Direction régionale des Affaires culturelles

(2) PACEA (Bordeaux) : De la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie

(3) Les langues khoïsan ou langues khoï sont parlées en Afrique australe, principalement en Namibie, au Bostwana, en Afrique du Sud, et en Angola. Ces idiomes doivent leur célébrité aux sons émis par claquement de langue lors de la prononciation de certaines consonnes, les clics.

Par Bernadette Arnaud 

0
0
0
s2sdefault

Nul n'est prophète dans son pays.. (vidéo)

"

0
0
0
s2sdefault

Honneur aux Nobel de la Paix, Denis Mukwege, gynécologue congolais, et Nadia Murad, militante yézidie

 Mais la noblesse de leurs actions, ce combat constant et inflexible contre les viols, devrait titiller la mémoire collective et nous arracher à l’amnésie nourrie de l’impéritie et de l’impunité face aux viols qui ont émaillé l’Histoire de la Guinée Conakry. Cette fête du Non historique n’a de sens au moins moral, qu’à la condition de relire le chronotope sanglant inauguré par la « république » d’A. Satan Touré où toutes les femmes, filles et mères étaient étalées sur le paillasson de sa révolution, qui a fait le lit des dictatures molles ou dures, notamment celle qui avait atteint son climax cette journée abominable du 28 septembre 2009  au stade du même nom où des dizaines de femmes ont été violées à coups de baïonnettes et d’autres ustensiles innommables.

Il est temps de décerner un anti-Nobel

En ces journées d’octobre 2018 où les amnésiques se livrent à d’insolentes ripailles en barbotant dans le sang de milliers de martyrs jetés en pâture aux hyènes, il faut décerner un prix Nobel véritablement antinomique, un prix Ig Nobel mieux « renseigné » et prononcé de façon frenchy : Prix IGNOBlE, aux violeurs et surtout à leurs augustes commanditaires qui se sont succédés après AST, jusqu’au président Alpha Condé qui dit « qu’il assume tous les crimes commis depuis » le premier père fouettard « de la nation »qui prenait ses citoyens pour des garnements. Il faudra donc qu’il commence par accepter le premier Prix IgNoble, sans préjuger des décisions de justice que les victimes et ayants-droit attendent depuis 60 ans de désillusions, le temps de l’interminable chute des « Soleils des Indépendances »  (Amadou Kourouma).

Salut de froid !

Saïdou Nour BoKoum

www.nrui.com

NB : Le président Alpha Condé n'est pas seul comptable des crimes, violences et viols perpétrés depuis AST. Toute la classe politique, les principaux leaders notamment le sont, certes à un moindre degré.Il y avait Ba Mamadou (UNR),Siradiou Diallo (PRP puis UPR),Sydia Touré (UFR), etc. A l'exception notable du Pr Afa Irahima Sow (UFD). Ces leaders ont toujours "botté en touché" quand il était question de Conférence nationale, seule instance léitime pour identifier bourreaux et assassins afin que les juridictions compétentes instruisent les dossiers déjà rassemblés par des ONG fiables. Nul n'est habilité à pardonner ou à condamner à la place de la victime (ou de son ayant droit)ou du juge compétant, serait-on président de la république.

 
 

0
0
0
s2sdefault