LIGUE 1 : MONACO HUMILIE LILLE (4-0)

En cette 7e journée, cette sixième victoire permet aux hommes de Leonardo Jardim de revenir co-leader provisoire de la Ligue 1 avec le PSG.

Le joueur monégasque, Radamel Falcao, célébrant un but face à Lille, vendredi 22 septembre.

Monaco, impressionnant de maîtrise, a dominé en champion Lille (4-0), et poussé son hôte dans les profondeurs du jeu et du classement, vendredi 22 septembre en match avancé de la 7e journée de Ligue 1.

Lire aussi :   Monaco, un cador européen sur le marché des transferts

Le fossé a été énorme. L’ASM n’a pas eu à forcer son talent pour rapporter la victoire du stade Pierre-Mauroy qui est, lui, bien trop grand pour des jeunes Lillois en plein doute. Des points, pas de blessés et une confiance au maximum : la soirée a été parfaite, avant de recevoir Porto mardi en Ligue des champions. Ce sixième succès permet aux hommes de Leonardo Jardim de revenir sur le PSG, qui se déplace à Montpellier samedi, en tête du championnat. Avec 18 points, leur bilan comptable est même meilleur que l’an dernier au même moment (16).

Lire aussi :   Ligue 1 : le PSG garde le rythme

Cerise sur le gâteau, l’attaquant Radamel Falcao poursuit son incroyable série. Avec ses 10et 11e buts, le Colombien reste en tête du classement des buteurs. Son entente avec la recrue monténégrine Stevan Jovetic a été prometteuse, et annonce une suite toute aussi tonitruante.

Le LOSC, avec son mercato à plus de 70 millions d’euros et sa nouvelle direction, aspire à rivaliser à terme avec les Monégasques, dont il s’est inspiré du modèle économique. Mais aujourd’hui, c’est le maintien que jouent les Dogues. Dix-septième (5 points) avant les matches de samedi et de dimanche, l’équipe de Marcelo Bielsa s’apprête à vivre une nouvelle semaine de tensions avant le derby à Amiens, le 30. L’entraîneur argentin a reconnu être « très déçu de ne pas être à la hauteur des attentes », après cette lourde défaite.

Une pluie de huées pour les Dogues

L’ambiance des jours précédant le duel face au champion tendait déjà vers la crise, sur fond de désaccords entre dirigeants. L’entraîneur argentin, en colère, s’en était pris aux journalistes, une compagnie « méprisable » selon ses termes, tout en répétant sa confiance en ses protégés et en défendant ses choix tactiques. Que va-t-il retenir de leur performance contre Monaco ? Lille a certes eu la possession, mais n’a pas montré assez de mouvement pour contourner le bloc visiteur. Sa première tentative cadrée est intervenue à la 70e minute, sur une tête de Junior Alonso.

Lire aussi :   Football : le retour du « fou » Marcelo Bielsa en Ligue 1

Monaco, qui s’appuyait sur le gros abattage au milieu de Fabinho et Moutinho, a attendu la faute des Lillois pour les punir. Elle est venue rapidement. A la 23e minute, Stevan Jovetic a intercepté une relance hasardeuse d’Anwar El-Ghazi pour tromper d’une frappe sèche Mike Maignan (1-0, 23e). Six minutes plus tard, c’est Thiago Maia, dans un couloir gauche qui ne lui réussit décidément pas, qui a prolongé involontairement une ouverture de Kamil Glik pour Almamy Touré. Le centre de ce dernier a trouvé Rachid Ghezzal qui, seul, inscrivait son premier but sous ses nouvelles couleurs (2-0, 29e).

Une glissade d’Yves Bissouma est à l’origine du 3e but. Cela a ouvert un boulevard à Rony Lopes, dont le tir, repoussé par Maignan, est retombé sur la tête d’un Falcao opportuniste (3-0, 48e). Le « Tigre » a donné à la soirée des airs d’humiliation, en convertissant le penalty obtenu par Jorge, crocheté par Rominigue Kouamé (4-0, 72e).

Il était temps que le match se finisse pour le LOSC, qui n’a même pas offert une réaction digne de ses supporters, qui ont chanté jusqu’à la fin. Mais aux trois coups de sifflet, c’est une pluie de huées qui s’est abattue sur la tête des Dogues. A Lille, le printemps a commencé à peine que l’hiver pointe déjà.

Le Monde

 
 



0
0
0
s2sdefault

OUVERTURE DES JEUX DE LA FRANCOPHONIE DANS UNE CÔTE D’IVOIRE SOUS TENSION

Très attendues par les autorités ivoiriennes, ces festivités sportives et culturelles débutent vendredi alors que le climat politique se dégrade à Abidjan.

Passants devant l’Institiut national de la jeunesse et des sports à Abidjan, le 17 juillet 2017.

C’est le jour J. Les 8e Jeux de la Francophonie débutent vendredi soir 21 juillet à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour s’achever à la fin du mois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils se dérouleront dans une ambiance très… spéciale. Instabilité militaire chronique depuis le début de l’année, avec des mutineries sur l’ensemble du pays en janvier et en mai, une grogne de soldats rapidement et fermement matée à Korhogo, au nord, à la mi-juillet (trois morts), des tirs et des vols dans une école de police en pleine capitale économique mercredi. Il faudra donc un peu plus que les décorations, drapeaux et autres affiches des Jeux, qui ont envahi ces derniers jours Abidjan, pour détendre l’atmosphère et rassurer la majorité des Ivoiriens et des participants.

Lire aussi :   Côte d’Ivoire : comment les mutins ont fait plier le gouvernement

« La sécurité des athlètes et des spectateurs est une préoccupation majeure pour nous et elle est assurée, déclare au Monde Afrique Robert Beugré Mambé, ministre auprès du président de la République chargé des Jeux de la Francophonie. Le dispositif de sécurité a été renforcé, de manière visible, mais aussi en coulisses. Tous les chantiers sont terminés, les délégations arrivent au fur et à mesure. »

« Des Jeux populaires »

Pourtant, sur le terrain, vingt-quatre heures avant l’ouverture des Jeux, la réalité était un peu plus nuancée. Si les forces de sécurité étaient effectivement omniprésentes, les travaux, eux, se poursuivaient toujours aux abords du stade Félix-Houphouët-Boigny, mais surtout au village olympique, un grand ensemble de préfabriqués qui doit accueillir les 4 000 athlètes et artistes venus de 80 pays. Confié au groupement SNEDAI-GETRAN, de l’homme d’affaires et député du parti présidentiel Adama Bictogo, pour un montant de 12,5 milliards de francs CFA (19 millions d’euros) le chantier, qui devait être livré en mars puis en avril, a visiblement pris beaucoup de retard. Ratissages par-ci, derniers coups de peinture par là et, au milieu, des sportifs qui semblent à la fois concentrés et amusés. « Nous sommes prêts », martèle malgré tout le ministre Beugré Mambé.

Alors, la Côte d’Ivoire relèvera-t-elle le défi ? Elle qui doit d’ailleurs organiser pour la deuxième fois de son histoire (après 1984) la Coupe d’Afrique des nations en 2021. Au pays, la question, comme l’événement, ne passionne pas les foules. « Notre plus grosse attente est que ces Jeux soient populaires », confiait Mahaman-Lawan Seriba, directeur du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), lors d’une conférence de presse jeudi, à Abidjan.

Lire aussi :   Les juges de la CPI devront réexaminer la demande de libération de Laurent Gbagbo

Dans une Côte d’Ivoire de plus en plus divisée, où la « réconciliation nationale » n’a pas bougé d’un iota depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011, nombreux sont ceux qui voient dans ces Jeux ceux d’un seul camp. « Leurs Jeux », « c’est entre eux, là-bas », entend-on dans des conversations de cette Côte d’Ivoire toujours nostalgique de Laurent Gbagbo, cette Côte d’Ivoire des « Gbagbo ou rien » (GOR), comme elle est communément appelée ici. Politiquement divisée, affaiblie, boycotteuse de tous les scrutins (présidentiels, législatifs, municipales et référendaire) depuis 2011, mais bel et bien vivante.

Reprise en main de l’armée

Autres paramètres, peu fédérateurs pour le peuple ivoirien : les vases communicants que sont devenus, ces derniers mois, la dislocation de la coalition au pouvoir et le malaise au sein de l’armée.

Porté au pouvoir en 2011 et 2015 par une coalition regroupant notamment les Forces nouvelles (ancienne rébellion) de Guillaume Soro et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara semble désormais décidé à recentrer son pouvoir sur son parti, le Rassemblement des républicains (RDR).

Après avoir limogé des hauts fonctionnaires proches de MM. Bédié et Soro début juillet, le président ivoirien a procédé jeudi à un remaniement gouvernemental confiant respectivement les stratégiques ministères de la défense et du budget à Hamed Bakayoko, l’ancien ministre de l’intérieur, et à Amadou Gon Coulibaly, l’actuel premier ministre. Deux hommes du premier cercle.

Lire aussi :   En Côte d’Ivoire, divorce consommé au sein de la coalition présidentielle

Objectifs assumés : reprendre en main l’armée, la réformer, mais aussi dissuader, à la veille des Jeux de la Francophonie, de nouvelles mutineries et autres mouvements d’humeur des troupes. Lors de sa prise de fonction, jeudi, au ministère de la défense, Hamed Bakayoko a d’ailleurs donné le ton de la méthode qu’il compte employer : « tolérance zéro »« fermeté », « discipline ». Stratégie, moins assumée, selon un haut gradé qui tient à garder l’anonymat : « “Dé-Soro-iser l’armée ! Autrement dit, y réduire l’influence des hommes de Guillaume Soro. Pour qu’elle reprenne le droit chemin. » L’ambitieuse loi de programmation militaire adoptée en janvier 2016, que Hamed Bakayoko devra mettre en œuvre, prévoit notamment une réduction progressive des effectifs de l’armée, grâce, notamment, à des départs anticipés à la retraite. Par qui et comment commencer le « dégraissage », sans provoquer de troubles, tel sera l’un des dilemmes majeurs.

Lire aussi :   Guillaume Soro demande pardon aux Ivoiriens ainsi qu’à son ancien adversaire, Laurent Gbagbo

Réponse d’un autre haut gradé : « Je crains que le choix de Hamed Bakayoko, et surtout ses méthodes, ne fractionnent davantage l’armée. Il y a déjà des pro-Soro, des pro-IB (du nom de l’ancien chef rebelle Ibrahim Coulibaly), des pro-Gbagbo, des pro-Ouattara… Penser que toutes ces chapelles vont disparaître du jour au lendemain pour se ranger derrière lui, c’est faire preuve d’une méconnaissance totale de l’armée ivoirienne. »

Par Haby Niakate (contributrice Le Monde Afrique, Abidjan)

Le Monde

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/21/ouverture-des-jeux-de-la-francophonie-dans-une-cote-d-ivoire-sous-tension_5163354_3212.html#XB1hi8otrG0CERo6.99

0
0
0
s2sdefault

Football : le Malgache Ahmad Ahmad élu président de la CAF

 

Le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis près de 30 ans, cède sa place au Malgache Ahmad Ahmad. Celui-ci a été élu mercredi président de la Confédération africaine de football pour un mandat de quatre ans, lors d'une assemblée générale à Addis Abeba.

À 57 ans, Ahmad Ahmad, le président de la fédération malgache, a été a été élu président de la CAF avec 14 voix d’avance sur Issa Hayatou, qui dirige l’instance depuis 1988, lors d’un congrès de l’instance à Addis Abeba, jeudi 16 mars.

L’unique rival du patron de football depuis plus de trente ans, candidat à un 8e mandat, avait profité de sa présence à Libreville le 13 janvier, à la veille du coup d’envoi de la CAN 2017, pour annoncer officiellement sa décision de se porter candidat.

Sa candidature avait obtenu quelques jours plus tard le soutien des présidents des 14 fédérations de la Cosafa  (Conseil des fédérations d’Afrique australe), une position qui avait crispé les relations entre la CAF et la Cosafa.

Par ailleurs, Fouzi Lekjaâ, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a remporté par 41 voix contre 7 voix pour son homologue algérien et prédécesseur Mohamed Raouraoua, le siège de l’Afrique du Nord au comité exécutif de la CAF.

0
0
0
s2sdefault

Football : l’appel du troisième vice-président de la Fédération à la sélection U-20

Actualité de Guinée Conakry, 16/03/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Après son parcours en coupe d'Afrique des Nations des moins de 20 ans, le Sily nationale U-20 à été reçu ce vendredi 16 mars au grand stade de Nongo par le ministère en charge des sports en présence des cadres de la Fédération Guinéenne de Football.

A cet effet, Thierno Abdourahmane Bah, l'un des vice-présidents de la feguifoot, a au cours de cette cérémonie, exprimé ses sentiments à la sélection : « Au nom du comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football, dirigée par Mamadou Antonio Souaré je vous remercie et vous encourage pour la brillante prestation que vous avez réalisée à la dernière CAN de cette catégorie en Zambie. Au départ de Conakry, beaucoup de personnes étaient sceptiques après plus de 30 ans d'absence. On pensait que nous allions comme des figurants ».

Saisissant cette opportunité, il exprime les attentes des supporters: « Ce matin, il s’agit simplement de vous féliciter et vous rappeler que ce n'est qu'une partie de la compétition. C'est vrai vous nous avez fait honneur mais vous savez que l'appétit vient en mangeant. Ce que nous vous demandons maintenant, pour la coupe du monde en Corée, c'est de faire une meilleure prestation parce que tous les Guinéens fondent leurs espoirs sur vous aujourd'hui, donc nous n'avons pas droit à l'erreur ».

Du coup, à l’adresse de l'encadrement technique : « ..nous demandons de revoir encore certains comportements qui pourront pour mieux servir afin que nous soyons plus représentatifs».

A rappeler que cette catégorie représentera la Guinée au mois de mai prochain à la coupe du monde U-20 en Corée.

Yaya Diallo.

0
0
0
s2sdefault

Ligue des Champions Africaine : Conférence de presse d'avant match des coachs du HAC et de l'US Gorée

Actualité de Guinée Conakry, 17/02/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. A quelques jours du match retour de la ligue des champions Africaine, opposant le Horoya AC a celle de sa voisine du Sénégal, l'US Gorée notamment, les deux coachs ont tenu comme d'habitude la conférence de presse d'avant match ce vendredi 17 février au siège de la Feguifoot à Kaloum.

Le technicien sénégalais de  l'US Gore, Ali Mal, réagit avant tout à l'opposition de son équipe à celle du Horoya pendant le match aller à Dakar. « D'abord pour  revenir sur le match qu'on a livré contre le Horoya, nous avons eu un match très difficile à Dakar, surtout pour la première mi-temps. Je peux  reconnaître qu'on pouvait concéder au moins deux buts en première période. Mais en deuxième mi-temps, ce que je peux retenir, c'est la façon dont mon équipe a joué et aussi les erreurs de la première mi-temps. On fait beaucoup de cadeaux au joueurs guinéens durant le match aller, si on arrive à juguler ce genre de choses on peut passer Incha Allahou. Mais je sais que ça sera très difficile parce que vu la première mi-temps que le Horoya à livrée à Dakar, mais la deuxième mi-temps me donne espoir », souhaite l'entraîneur Sénégalais.

Pour sa part, le technicien français du Horoya AC, Victor Vzunka évoque également le même cadre que son adversaire de l'US Gorée du Sénégal. « Je pense qu'on a super bien débuté le match parce que dans les 25 premières minutes, nous avons eu pratiquement trois belles occasions de but, même un marqué mais refusé. Donc je croix qu'on avait pris l'adversaire à la gorge. Après, le match a été équilibré et quand je l'analyse, j'ai des regrets parce que je pense qu'on avait de la place pour marquer au moins un but », a déploré le technicien du HAC.

Par ailleurs poursuit t-il, « il faut se servir de ce match aller, être positif. Sur les  dix matchs qui se sont joués, seul Vita Club a gagné à l'extérieur, toutes les autres équipes n'ont pas marqué. Donc pour ce match retour, il va falloir être très vigilant et ne pas jouer avec le feu et le plus important, c'est le mental », a indiqué le Français.

Il est a rappeler que, pendant 32 ans, l'US Gorée n'avait pas participé à une compétition africaine. Et la dernière fois qu'elle a joué, elle a été demi-finaliste.

Hassane Mombeya, pour nrgui.com

0
0
0
s2sdefault