GUINÉE, VIRÉ EN PLEINE AFFAIRE DE RACKET

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle Répulique de Guinée, www.nrgui.com

Paul Put n’est plus l’entraîneur de la Guinée. Eliminée de la Coupe d’Afrique des nations en huitièmes de finale par l’Algérie, la sélection guinéenne est sous tension, empêtrée dans un scandale de racket aux primes impliquant son désormais ex-entraîneur et confirmé par le joueur du Borussia Mönchengladbach Ibrahima Traoré.

Le huitième de finale de Coupe d’Afrique des nations, perdu face à l’Algérie (3-0), aura fait imploser la sélection guinéenne, qui a annoncé ce lundi le licenciement de son sélectionneur Paul Put. Les résultats de l’entraîneur belge ont été jugés insuffisants, avec trois victoires seulement sur 12 rencontres. Mais il n'y a peut-être pas que le bilan sportif qui pose problème...

"Je sais des choses", écrivait Ibrahima Traoré le 10 juillet dernier, dans un mystérieux message sur Twitter. Des choses visiblement pas très glorieuses. Le joueur du Borussia Mönchengladbach a confirmé ce lundi les rumeurs faisant état d’un racket aux primes au sein de l’équipe.

"J’ai vu que ces histoires de racket au sein du Syli National sont beaucoup sorties. Pour l’avoir vécu de l’intérieur, je pense qu’il fallait que j’éclaircisse un peu cette histoire. En tant que capitaine, beaucoup d’échos m’arrivent et j’ai eu la chance d’avoir reçu la confiance des personnes qui ont subi cela. Parce que c’est un fait avéré", assure le capitaine de la Guinée dans un entretien au média 100 pour 100 Foot Show.

"C’est le coach qui récupérait cet argent"
"Il y a des physiothérapeutes qui sont venus me voir en me disant que sur l’argent qu’ils touchaient, ils devaient verser une partie et que c’est le coach qui récupérait cet argent, détaille-t-il. Et qu’ils devaient aussi en verser une partie à un monsieur qui s’appelle Tom, qui n’a aucun lien avec la Fédération ou le Syli National mais récupère effectivement des commissions et met des pressions sur les personnes qui ne veulent pas payer. Dès que j’ai su cela en interne, j’ai commencé à mener ce combat pour que cela s’arrête. On vient représenter le pays, cela n’a pas lieu d’être."

L'entrevue du sélectionneur avec les dirigeants de la Fédération n'aura visiblement pas convaincu. D'autant que le Belge, déjà épinglé pour corruption dans une affaire de matchs truqués dans son pays en 2004 et 2005, n'a pas fait de miracles sur le plan sportif.

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