Devoir de mémoire - Il y a 47 ans, le 25 Janvier 1971

 

Association des victimes du Camp Boiro

Il y a 47 ans, le 25 Janvier 1971, notre pays fut le théâtre d’exécutions macabres sur toute l’étendue du territoire. Conscients des effets dévastateurs que ces assassinats et ceux de la chaine du gouvernement par complot du PDG ont sur l’histoire de notre nation, les membres et sympathisants de l’Association des victimes du Camp Boiro (AVCB) invitent la nation à se remémorer de cette page sombre de notre histoire.

Suite à l’attaque du 22 Novembre 1970 par des troupes coloniales portugaises pour libérer des prisonniers détenus par le PAIGC, une commission d’enquêtes dirigée par Mr. Alhassane Diop, alors ministre des Postes et Télécommunications, fut mise en place. La commission conclut que l’attaque avait utilisé la couverture d’opposants guinéens exilés. Mais qu’il n’y avait pas eu de complicités internes. Sékou Touré en personne avait annoncé que la Guinée était attaquée par des troupes colonialistes. Il avait demandé l’intervention des casques bleus de l’ONU. De sérieuses présomptions montrent que Sékou Touré était au courant de l’attaque. En effet, peu de jours avant le débarquement, les prisonniers détenus par le PAIGC avaient été transférés des prisons de l’intérieur du pays à Conakry, pour être plus accessibles à une attaque venant de la mer. Ce transfert avait été fait sans consultation du leader PAIGC de l’époque, Amilcar Cabral qui était absent de Conakry. Certains prisonniers étaient à l’hôpital Donka. Il est utile de rappeler que les troupes portugaises étaient au courant de leur localisation précise et les récupéreront sans difficultés.  

Les forces de sécurité guinéennes avaient été mises en déroute par les assaillants. En effet, suite aux purges sanglantes de 1969 notamment, l’armée guinéenne était quasi-inopérante. La milice nationale que le PDG avait mise en place pour contrer l’armée, n’avait aucune formation militaire sérieuse. Elle était surtout spécialisée dans la délation, la prévarication et les provocations. Mais l’annonce d’une attaque étrangère avait indigné les guinéens. Les populations et plusieurs cadres du gouvernement se levèrent pour défendre leur pays malgré l’impopularité du régime. Parmi eux, on peut citer Barry III et Alhassane Diop qui organisèrent tant bien que mal la riposte.

Le conseil de sécurité de l’ONU tint une session extraordinaire pour condamner l’attaque portugaise. L’OUA, avec à sa tête Diallo Telli, fit de même. Une fois assuré du soutien international, Sékou Touré changea le ton. Il déclara le 8 Décembre 1970 que des réseaux de complicité existaient à l’intérieur du pays. La commission d’enquêtes dirigée par Alhassane Diop fut dissoute. Alassane Diop est sommé d’aller se reposer en Bulgarie. Sékou Touré nomme une deuxième commission d’enquêtes dirigée par son demi-frère, Ismaël Touré. Au bout de 24 heures, Ismaël conclut que l’attaque avait bénéficié de complicités à tous les niveaux de l’administration du parti et de l’Etat. Il accusa Alhassane Diop lui-même d’en faire partie en dépit des nombreux témoignages indiquant que ce dernier avait placé des miliciens sur différents endroits clés de Conakry pour faire face aux envahisseurs. Alhassane Diop sera arrêté et fera des aveux sous la torture. Il ne sera libéré que dix ans plus tard, grâce à l’intervention du président sénégalais, Léopold Sédar Senghor à la condition qu’il garde le silence sur les événements dont il fut un témoin clé.

Ainsi se poursuivra l’exécution d’un plan prémédité d’arrestations massives, de parodies de justice et d’exécutions sommaires en violation des règles les plus primaires de droit et d’humanisme. La prétendue « instruction judiciaire » des dossiers sur des accusations de graves crimes de complicité de guerre ne dura que 58 jours. Elle consista à des « aveux » arrachés par les tortures et la famine. En même temps, le PDG engagea des campagnes contre les personnes arrêtées avec des slogans de « traitres », de « mercenaires », « d’apatrides ». Les campagnes étaient relayées jour et nuit par l’unique radio du parti. L’appareil judiciaire - avec toutes ses règles - fut mis à l’écart des enquêtes et de l’instruction. Les instances du parti furent érigées en « tribunaux populaires ». Elles encouragèrent la délation et des règlements de compte anonymes.  Les accusés étaient jugés en leur absence dans tout le pays – sans égard de lieux des prétendus crimes - par des acclamations publiques des foules chauffées à blanc par les incessantes et hystériques campagnes médiatiques.

Le 25 Janvier 1971, des cadres connus pour leur probité morale et politique furent pendus à Conakry en plein centre-ville : Barry III, Baldet Ousmane, Magassouba Moriba et Keita Kara de Soufiana. Chacune des trente régions de la nation reçut un lot de deux personnes à pendre. L’identité de certaines de ces victimes reste encore inconnue. Le PDG déchaîna des instincts de barbarie jusque-là inimaginables dans nos sociétés. Les foules furent incitées à mutiler les corps des victimes, dans une atmosphère d’hystérie dénuée des formes élémentaires de décence morale et accompagnée de chansons improvisées. Les familles ne seront jamais notifiées des lieux d’enterrement des victimes. Elles furent soumises à des menaces et à des chantages au silence. Leurs biens furent volés par les dignitaires du parti. Certains de ces biens n’ont toujours pas été restitués à leurs légitimes ayant-droits.

Suite aux exécutions du 25 Janvier 1971, le régime marqua une pause de quelques mois avant d’engager d’autres purges qui culmineront le 18 Octobre 1971 et verront l’extermination de l’élite guinéenne et la soumission des populations à une psychose de peurs et de tourmentes.  

Les douleurs accumulées et non gérées de la terreur du PDG planent sur notre nation. Le refus de les confronter par les gouvernements successifs met la cohésion de notre nation en danger. Il engendre un déficit citoyen incompatible avec la démocratie que souhaitent les populations de notre pays.

En ce jour de mémoire, notre association en appelle à tous les guinéens épris de justice pour exiger la restauration de la vérité historique et l’éradication du silence coupable des dirigeants. Nous demandons au gouvernement guinéen d’engager des efforts sérieux pour que cette époque de notre histoire soit éclairée. Au premier chef, il doit abandonner la réhabilitation déguisée de Sékou Touré à laquelle il se livre pour des gains ethniques éhontés.

Nous invitons tous les leaders politiques et de la société civile à se joindre à cette lutte indispensable pour que la démocratie prenne pied dans notre pays. Toute hésitation de leur part dans cet effort ruinera le message de changement qu’ils prônent.

Nous encourageons la société civile à veiller à ce devoir de mémoire dont dépend le salut de notre nation.

Nous implorons le Tout-Puissant pour qu’il accorde sa miséricorde aux nombreuses victimes du PDG et des régimes successifs en Guinée.

Nous réitérons notre engagement pour que les sacrifices ultimes des victimes de la violence politique dans notre pays soient des pierres dans la construction d’une Guinée viable et démocratique.

Le Bureau de l’AVCB.

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Piqûre de rappel : Manifeste-Guinée, Odyssée 2010 (SNB)

UN BLUFF POLITICO-ADMINISTRATIF

Le tableau socio-économique qu’offre la Guinée est si effroyablement complexe, qu’il défie toute analyse.

Tout a été ressassé à propos de ces vingt ans de pseudo- libéralisme. Un quarteron de putschistes galonnés, avec une horde de prédateurs diplômés ( pas plus de deux cents), à qui ils ont passé le relais, ont continuellement fait main basse sur les richesses du pays par une gestion organisée autour de deux ou trois «  concepts » ravageurs.

Ce sont notamment l’ethno-stratégie et le bluff, habilement maniés par une technostructure mise au point par un banc de perroquets ( les médias publics entre autres), qui prospèrent en caquetant à la suite du F.M.I., de la Banque mondiale et d’autres institutions prolixes : Cadrage macro-économique, tableau de bord, sécurisation des recettes et autres passes lénifiantes.

L’épaisse brume de supercherie qu’est-ce l’ethno stratégie, a recouvert une bonne frange des couches sociales, y compris les plus démunies, qui assure qu’aucune alternative politique n’est plus possible, puisque au sommet de l’édifice politique, nulle composante ethno- régionale ne pourrait recueillir le consensus national nécessaire, au motif  précisément, qu’elle ne représenterait qu’elle-même, à l’exclusion des autres. Et de triompher :

«  Heureusement qu’il y a un Etat –O miracle ! -qui fonctionne malgré tout, alors pourquoi en changer » !

 

 Etrange et commode pétition de principe qui permet tous les tripotages de la constitution, des institutions et des différentes consultations- mascarades. Ne parlons même pas de cet autre anathème infamant qui disqualifie politiquement toute cette Guinée expatriée, la Guinée des Guinéens-étrangers, ces indigènes qui troublent le sommeil de ceux qui pensent que la Guinée est un gâteau qu’il n’est pas bon de partager.La force et le fonctionnement durable de ces constructions mystificatrices, tiennent dans l’occultation du mensonge qui les sous-tend.

 Il est notoire que c’est une poignée de  Guinéens, pas plus de 200, qui sont les architectes de toutes les ruines de notre pays, kaléidoscope certes brouillé, mais représentatif du spectre national de nos régions. Toutes nos ethnies se retrouvent dans ce margouillis où barbotent ces faux frères, experts en détournements de tous ordres, Toucouleurs, Koniaguis,  Manons, Peuls, Kissi, Guerzés, Maninka-tan et Maninka-fu.. Il y a même des Sino-Libanais-, des Ukréno-hindous, des Italo-djakankés..et bien d’autres S.D.F. (sans domicile fixe ) de la mondialisation devenus riches compradores avec la complicité d’une bureaucratie « nationale » corrompue.

Voici donc le grand Bluff qui permet à une poignée  de chauves-souris de se suspendre sur les branches dangereusement alourdies de tous ces fruits qu’ils mordent si rageusement, au risque de toutes les casser. Entre deux bouchées obscènes, ils ont l’outrecuidance de crachoter :

 « Tout est bloqué à cause de l’ethno-composition de nos partis politiques ».

Entendez, ceux qui ne sont pas aux affaires, qui s’agitent sous l’arbre de leur bombance, d’où ne tombent que les noyaux et les pelures qu’ils balancent !

Ceux qui ont suivi le baptême du P.U.P.( Parti de l’Unité et du Progrès, mouvance présidentielle ) à Mamou,  se rappellent que ce dernier était présenté par ses idéologues, comme le seul parti vraiment national.

Vrai et faux !

Vrai parce que, il y a du tout national et ethnique dans ce qui est devenu un conglomérat politico-administratif.

 Faux, parce que  ce qui  a fini par y triompher et qui est son cœur, ne bat plus dans l’intérêt de toute la nation. Cela fonctionne selon le fameux concept de Gramsci, bien oublié de nos jours de déclin de la réflexion honnête, qu’il appelait le pouvoir hégémonique  de l’intellectuel organique. Pouvoir essentiellement culturel, mais éminemment idéologique, et susceptible de toutes les perversions mystificatrices.

 Une petite minorité peut ainsi en principe, régner ad vitam aeternam  , jusqu’à ce que l’Histoire un jour, en décide autrement. L’alliance de cette petite bourgeoisie, ( en sa frange opportuniste des grands commis de l’Etat ) avec  ces figures bien connues de notre Import-export aux ordres, ne fonctionne que parce qu’elle manie la manne, le nerf de la guerre, nos finances publique et privées.

 Et quand on sait qu’un modeste fonctionnaire ( qu’il soit P.U.P. ou pas ), traîne après lui  une vingtaine de pauvres diables souvent analphabètes, on peut juger de la force de persuasion de ces 200 milliardaires, étroitement alliés aux ministres, préfets, sous-préfets, etc.

Les élections ne sont organisées que pour formater ces hold-up de Cols blancs, dans le moule démocratique de la bonne gouvernance, exigée de nos bailleurs de fonds.

Mais  aujourd’hui rien ne va plus. Non pas seulement à cause de l’effacement physique de qui l’on sait, dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. En effet les trémolos sur le dialogue  actuellement entonnés  par les ténors de l’autorité publique, ne sont qu’un des symptômes de ce blocage généralisé de toutes les institutions.

UNE GOUVERNANCE CALAMITEUSE

Blocage découlant d’une gouvernance indécrottablement calamiteuse. En vrac, voici quelques-uns  de ses records :

1000 milliards(1) de FG d’endettement du Trésor à l’égard de la B.C.R.G., glissade qui engage l’économie guinéenne dans une zaïrisation irrémédiable.

-         sous-équipement dans tous les secteurs : infrastructures de communications restées quasiment telles quelles depuis l’époque coloniale, voire en deçà. L’axe Conakry-Kankan est retourné à l’état honteux  hérité de la première République. Il y aurait peut-être quelques tronçons en Basse-Guinée et en Région forestière encore praticables, îlots bénis qui narguent l‘équité et l’unité nationales,

-         L’exploitation et la gestion de l’eau et de l’électricité, font aujourd’hui la honte de la Guinée sur l’ensemble du Continent. Depuis plus de deux ans, il n’y pratiquement plus d’eau courante, ni d’électricité plus de deux heures de suite dans un même quartier de la capitale.

-         Ainsi, La Guinée ( où se trouve le  château d’eau de l’Afrique de l’ouest ), est réduite à mendier une desserte par le barrage sahélien de Manantali , que nos dirigeants successifs ont sottement boudé lors de sa mise en place.

-         L ’hygiène et la politique de la santé publique,  sont à l’image du délabrement économique généralisé. Les deux grands centres hospitaliers de la capitale, malgré leurs ravalements successifs, et la présence de médecins compétents dont plusieurs sont des agrégés et la plupart dévoués, sont si mal équipés, qu’ils sont réduits à n’être plus que des cités de transit, des mouroirs. Au mieux, des centres d’évacuation des malades vers Dakar, Bamako ou l’Europe, pour les nantis. Les quelques centres de santé dispersés dans nos campagnes,  n’existent et ne fonctionnent qu’avec l’aide de nos partenaires de développement. Pendant que les médicaments acquis au prix fort de nos maigres devises,  se retrouvent dans les pharmacies par terre, autre trafic méticuleusement organisé par certains agents de la fonction publique, en collusion avec certaines officines privées,

-         La sécurité en Guinée se vend sous forme de cassettes vidéo  comme des petits pains dans la sous-région. En effet le fameux Procès des gangs,  devenu célèbre feuilleton, a

 presque occulté l’horreur quotidienne dont il ne  fut que la superproduction en télé-réalité.

Certes, l’insécurité est un mal qui frappe toutes les métropoles africaines. Mais celle de Guinée est, comme tous les maux qui hantent les Guinéens, unique en son genre. Ces jeunes tueurs sortent de nos cours communes, de nos « entrées-coucher », vont tuer dans d’autres  « concessions », ou villas cossues, ramènent leur rapine sanglante dans les mêmes masures, pour le plus grand bien de nos parents, notables et paisibles fidèles de nos mosquées, dont la densité au kilomètre- carré est peut-être la plus forte dans la sous-région.

 Notons au passage cette immonde redistribution des biens, dont les ordonnateurs ne sont pas seulement ces jeunes capturés et aussitôt libérés dès lors qu’on a jeté en pâture leurs mines patibulaires à la télévision. On sait leur collusion avec certains «  corps habillés »  lors de ces mises en scènes criminelles dans lesquelles ils ne sont souvent que des comparses ! C’est dire que le délabrement moral et spirituel est à la mesure de la misère économique. Cette déliquescence des mœurs, dans la drogue, l’alcool, et la prostitution qui frappe les couches juvéniles, n’épargne aucune localité.

Heureusement, si l’on peut dire, que les voies de l’exil sont ouvertes à nos jeunes diplômés, qui s’y ruent par dizaines de promotions, à défaut de pouvoir s’employer dans une administration pléthorique et verrouillée par ceux-là mêmes qui ont confisqué tous les biens publics. Ailleurs où la corruption est aussi répandue, on détourne X pour cent du financement de tel projet, mais le projet finit par voir le jour.

-En Guinée, c’est le projet tout entier qui est détourné. Comme le disait l’inénarrable Sassine, «  en Guinée, c’est tout l’Etat qui est privatisé. Et nos fonctionnaires « privatiseurs » peuvent bâtir des fortunes colossales, tout en narguant la population dans des cylindrées, véritables châteaux  qui déversent leur trop- plein de carburant volé sur nos mauvaises routes.

Comment tant d’insolence destructrice peut-elle fonctionner plus d’une décade dans un Etat dit de droit ?

Mais peut-on parler d’Etat de droit, quand toutes les institutions ne sont plus que des cadavres où grenouillent des colonies de vermine qui boivent à la même coupe servie à la barbe de celui-là même qui est réputé en être l’ultime gardien ?

Peut-on gérer tout cela  avec les sempiternels sermons, faits de paternalisme bon enfant,  et de discours villageois ?

 Qu’en attendre, sinon qu’après, les mêmes voleurs comme il les qualifie lui-même, continuent impunément leurs méfaits économiques, en vertu des décrets du même, qui les maintient là ?

La  mamaya des ex-révoltées d’ENIPRA en faveur du plébiscite de Lansana Conté en 2003, par delà les recettes habituelles bien éprouvées pour réussir ce genre de retournement, notamment le fric, la corde tribale et le  matraquage médiatique, prouve tout de même, cette vérité qu’a lancée ce thuriféraire du plébiscite lors d’un rassemblement : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! .

Comme déjà en août 1977 !

Quant aux commerçants, tant de fois  sermonnés et vilipendés lors de ces farces villageoises pour séries télévisées, ils donnent l’impression que  tout ceci n’est que pour rire, comme entre larrons en foire. Comme ce cruel dénouement de la dernière crise du riz : sa flambée ( aux alentours de 90000 fg ), quelques jours seulement, après les solennelles promesses de baisse, lancées avec  pompe par les autorités et les grands importateurs.

Les parents de Coyah, repentis en lieu et place de leurs enfants excédés par une bavure mortelle des maniaques de la gâchette facile, se sont entendu réclamer le remboursement des dégâts faits à quelques symboles de cette incurie érigée en République de Doumbélane.

Ces pantomimes aussi bruyantes qu’inoffensives, cachent mal l’incompétence dont elles se nourrissent. De fait, tout recours est devenu irrémédiablement vain auprès des résonateurs que sont le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication, la Chambre de commerce, la Cour suprême, le Parlement ( du moins pour les grands contentieux politiques et institutionnels ). Le référendum de 2003 n’a-t-il pas définitivement verrouillé en les caporalisant, toutes ces institutions en un système de clientélisme gérontocratique, qui survit au moyen d’une privatisation-personnalisation généralisée ? (Bien évidemment, les compétences intrinsèques des titulaires de ces fonctions ne sont pas en cause ).

En effet, les prix du ciment, du riz et de toutes les denrées de première nécessité sont en perpétuelle grimpette, inabordables pour le Guinéen moyen, malgré les coups de gueule et les sermons lancés par le « pater familias » : «  Foué » !

Autant en emporte le vent !

 La suite au prochain Pessè, comme pour cette énième grève de la C.N.T.G. ?

En vérité, le Pouvoir est devenu introuvable. Nous l’avons dit : Il n’y  a plus de pouvoir judiciaire, il n’y a plus de Parlement. Il n’y a même plus de gouvernement, malgré les apparences. Puisqu’il n’y a plus de conseils de ministres depuis belle lurette.

 Plus grave : il n’y a plus de partis politiques !

Tout est bloqué.

UN PAYS EN ETAT DE COMA POLITIQUE AVANCE

Le pays est comme un malade entubé dans une salle de réanimation livrée à ces délestages d’électricité et d’eau, auxquels sont accoutumées les populations de la capitale guinéenne. La décence nous commande de ne pas aller plus loin dans le détail de ce sombre tableau clinique.

Il n’y a plus de partis politiques ?

Provocation, dira-t-on.

Mais comment dire les choses autrement, quand depuis 1993,date d’entrée en vigueur de la scélérate « loi anticasseurs », les partis politiques ne peuvent plus agir ? Les quelques marches organisées au tournant des années 93-94, ont viré aux bastonnades, émaillées de bavures violentes, voire de meurtres qualifiés (grenade de Kamsar, assassinats à Mamou, à Kankan, au Camp Alpha Yaya, à Coyah, à l’Institut polytechnique, à l’Université de Kankan, à Faranah, et plus récemment alors qu’on parle d’élections, ces tirs à balles réelles sur des élèves de Dalaba.

Ne parlons pas de la politique d’intimidation dont les dirigeants des grands partis ont chèrement payé de leur personne : Ahmed Tidiane Cissé (après le fameux meeting du R.P.G. au stade de Coléah),Bah Oury, Bah Mamadou, Alpha Condé, Jean-Marie Doré, tous ces étudiants bastonnés voire torturés ou morts, et ces militants anonymes embastillés ou sur lesquels pèse l’épée de Damoclès de la déchéance de leurs droits civiques à chaque élection.

Pour parfaire ce musellement de la démocratie, souvenons-nous de l’encadrement des élections précédentes par l’omniprésence de la soldatesque surarmée et nerveuse, au point que les pauvres citoyens, parfois venus de très loin à pied, n’ont qu’une hantise, jeter dans une urne souvent béante, n’importe quel papelard, pour se tirer d’affaire au plus vite. Si l’on ajoute à cela les mille trucages, pour « sécuriser » (mot galvaudé par nos grands commis de l’Etat) ce que la mise aux enchères des consciences n’a pu garantir, on comprend le coup de grâce administré aux chefs de l’Opposition guinéenne.

On sait que les masses guinéennes ont largement donné leur dîme de sacrifices et de martyre dans le combat pour l’instauration d’un Etat de droit, plus de vingt ans après les horreurs du camp Boiro.Ca et là, avant ou à la suite d’élections truquées, des morts il y en a eu, peut-être plus qu’au Mali, au Togo, à Madagascar, pour la Côte d’Ivoire, attendons de voir. Et pourtant, dans ces pays, la dynamique du changement est en route et a abouti parfois à des changements significatifs, même quand les forces de l’immobilisme sont revenues ( Togo ). Partout sauf en Guinée, on a cessé de tourner en rond, comme en témoignent les acquis politiques, économiques, ou démocratiques dans ces pays, où une presse libre écrite, audio ou même audio-visuelle s’est épanouie.

Est-ce suffisant pour expliquer la mithridatisation de nos citoyens dont le souci principal reste la quête quotidienne du minimum vital, pourtant devenu l’un des plus faibles dans la sous-région ? En Guinée, nos hommes politiques, toutes tendances confondues, ont su éviter les surenchères qui ont conduit ailleurs à la guerre civile ( notons au passage que ce mérite-là, qui n’est pas négligeable, le président actuel le partagera avec eux). Mais est-ce là la seule raison à cette impasse totale actuelle ?

L’appel incantatoire au dialogue, comme solution à une sortie de crise, semble avoir abouti à un magistral tour de passe-passe. Malgré les pirouettes verbales qui encombrent nos ondes et toutes les conversations privées, l’entrée en scène de ce nouveau sésame que serait devenue la «  société civile », ne signifie qu’une chose : La menace de disqualification d’une certaine classe politique. Appelons un chat un chat : les chefs des grands partis semblent tourner en rond autour du vide politique actuel, rempli par l’écho récurrent du tam-tam appelant aux plébiscites passés et à venir. Mais ce vide bien sonore est un champ de bataille rude, qui ne saurait être rempli  par on ne sait quelle  société civile commanditée par les commis de l’Etat, en lieu et place des masses tétanisées et atomisées par une misère sans nom.

Que faire s’il n’y a ni guerre ni dialogue ? Que faire quand toutes les institutions ont cessé de fonctionner ?

D’abord faire le constat d’une évidence : il n’y a plus d ‘Etat de droit. Et quand il n’y a pas d’Etat de droit, nous sommes bel et bien dans un état de non droit. Ce feuilleton burlesque de tous ces rendez-vous manqués d’un prétendu dialogue illustre bien notre propos qui est loin d’être sévère : nos hommes politiques ( chacun selon les épisodes ), s’épuisent à aider ceux qui y trouvent un intérêt à brasser du vent.

 

Car le Président l’a dit et répété, ceux qui veulent dialoguer doivent tous se mettre « derrière lui.. Le partage du pouvoir en Afrique est une fabrication des Etrangers.. »

 

Certes, nous entendons bien que tout citoyen ou tout groupe de citoyens puissent s’exprimer dans un colloque,  lors d’une table ronde. L’action syndicale ou celle de tout autre groupement social ou culturel, manifestent une expression spécifique de la société civile. Mais nulle part ailleurs, nous  semble-t-il, l’Histoire n’a enregistré le dénouement d’une crise de l’envergure de celle que connaît la société et l’Etat guinéens, par cet espèce de ping-pong inoffensif.

Au total, le dialogue que prône l’Administration, et prétendument voulu au sommet de l’Etat, n’est qu’un piège, un subterfuge, une manœuvre dilatoire pour faire illusion, pour gagner du temps, et pourquoi pas, des fonds auprès de nos bailleurs de fonds qui n’attendraient que quelques gestes de bonne gouvernance «  pour au moins soulager les pauvres populations qui n’en peuvent plus ».

Il peut sembler paradoxal, voire faire preuve  de mauvaise foi, que d’affirmer que la récente publication des décrets satisfaisant aux exigences de l’opposition et des bailleurs de fonds, ne fait qu’illustrer ce qui précède.

En effet ni la composition de la C.N.A. ( commission nationale autonome, alors que l’opposition exigeait une  C.N.I., commission nationale indépendante), ni le décret de libéralisation des ondes ( parus alors qu’il est impossible aux partis politiques d’en profiter pour la raison évidente que de nouveaux  médias ne peuvent être techniquement fonctionnels avant les municipales fixées au 18 décembre ), ne seront susceptibles de dénouer la crise guinéenne actuelle. L’apparente volte-face des autorités pour satisfaire aux doléances de l’opposition est un coup de génie pour rafler la mise, sans pour autant garantir une sortie de crise.

 Attendons de voir, car comme dit le philosophe du maquis, « la preuve d u lafidi, c’est qu’on le mange. ».

 D’ici-là, chacun sait que l’enjeu véritable n’aura lieu qu’en 2010 !

En attendant, la vie des Guinéens est devenue impossible et la situation explosive.

Depuis les augmentations insensées du prix du carburant en Guinée, nous frôlons la catastrophe humanitaire. Donc 2010 n’est au mieux qu’un mirage dans un désert mortifère pour les masses guinéennes.

Pensons à tous ces jeunes (dont des Guinéens), qui meurent dans le désert du Sahara ou dans les flots des mers lointaines, si ce n’est de froid dans les trains d’atterrissage, comme Yaguine et Fodé ! Mendiants-errants, tristes ambassadeurs d’un pays de fantômes, qui ressemble de plus en plus à un cimetière d’espoirs.

QUE FAIRE ?

Aujourd’hui, la classe politique guinéenne, si elle veut être digne de ses devanciers de 1958, doit s’extirper de ce sombre feuilleton et prendre la décision solennelle qui ouvrira la voie à une véritable alternance, celle du choix d’un homme de consensus, pour conduire l’organisation et la mise en œuvre d’un programme de gouvernement de transition.

C’est là un des préalables à la première véritable initiative pour reprendre le combat politique qui s’est pratiquement interrompu dès 1993, après la loi anticasseurs.

Le choix d’une personnalité de consensus pour conduire ce nouveau combat politique entraînera des conséquences cumulées propices à mobiliser l’ensemble des forces qui veulent réellement mener le combat pour l’alternance et le progrès.

-         C’est d’abord l’effet d’annonce de la mobilisation de tous les leaders autour d’une personnalité unique, qui serait considérable, puisque cela les laverait de cette suspicion nocive qu’ils ne rouleraient que chacun pour soi, derrière une façade d’unité, en vue d’occuper le moment voulu, l’unique fauteuil présidentiel. Levée cette suspicion, une autre tare inventée par la bande des 200( mais pour être juste, ce chiffre devrait être revu à la baisse, ce nombre de hauts commis de l’Etat étant gonflé par tous ces honnêtes cadres, enrobés par la machine hiérarchique), oui, ce consensus retrouvé tordrait le cou à cet autre mythe qu’un Soussou , ou un Malinké, un Peul, un Ressortissant de la Forêt etc. , ne serait pas accepté comme Président, comme si aujourd’hui le pays était gouverné par un  Mandjack ou par un Bija de Bingerville !

-         Ensuite, l’initiative politique passerait dans le camp des forces du progrès, affaiblissant de façon significative les détenteurs de l’appareil politico-administratif, malgré ses énormes moyens financiers et militaires.

Au total, l’unification du combat politique derrière une personnalité de consensus, mettrait pour la première fois sur la défensive, les hommes du PASSIF, qui prospèrent dans le malheur actuel de nos populations. En effet depuis 1995,voire 1993, les partis politiques  se sont passablement résignés au légalisme parlementaire, qui s’est révélé infécond.

Nous entendons déjà  l’objection :

A quoi bon cette stratégie, un coup d’Etat étant la seule et ultime action susceptible de mettre fin au blocage actuel !

 

Mais à supposer que par quelque opération du Saint-Esprit, un Jeune Soldat-président ( comme il est « révélé » dans un fameux tract qui circulait récemment à Conakry), prenne le Pouvoir, qu’espèrent donc les tenants de cette éventualité ? Que ce miraculé leur remette le « Kibany », comme ça ?Et auquel des chefs de partis va-t-il le remettre si gracieusement ? Selon quelles modalités, puisqu’il ne sera probablement plus question de principes politiques démocratiques ? A moins que nos dirigeants démocrates, adeptes à l’occasion de coup d’Etat ne se satisfassent d’une 3è République militaire qui durerait combien de lustres encore, après un demi-siècle de dictature sanglante et molle ?

En vérité, la probabilité d’un putsch patriotique qui n’est assurément pas à écarter, ne dispense pas la classe politique d’apprêter un programme de transition. Le premier geste éminemment symbolique, mais non moins politiquement significatif, attendu de la classe politique, toutes tendances confondues (puisque toutes comptent des patriotes, de la mouvance présidentielle à l’autre extrême de l’opposition ), serait le choix consensuel d’un rassembleur. C’est même l’hypothèse d’une telle accélération inconstitutionnelle des évènements, qui commande la nécessité et l’urgence d’un programme d’actions conduit par une seule personnalité, selon une stratégie consensuellement mise en place. Ainsi, la pression de nos partenaires de développement, qui comme chacun sait, ne tolèrent plus les régimes militaires, passé un délai raisonnable connu seulement d’eux, conjuguée avec une mobilisation déterminée de tous ceux qui n’en peuvent plus,  enclencherait une dynamique de remise en route des actions de masse qui seules, conduiront à la mise en place des institutions et des structures indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes

 

Malgré la fin de non recevoir que cette suggestion avait reçue de la part des acteurs politiques, ( pouvoir et opposition,  hormis feu Alpha Sow ), nul doute que la plupart  de nos chefs de partis sont des patriotes. Vous avez donc messieurs, encore le temps de rassembler l’immense majorité des Guinéens qui sont aussi des patriotes autour d’un autre patriote, qui pourrait être l’un de vous et dont le portrait est simple à faire :

C’est un portrait qui se ramènerait à un engagement, celui d’être un homme de rassemblement, de consensus et d’action. Sa mission se terminerait dès la fin d‘élections libres et transparentes, en vue d‘élire un Parlement plus conforme au paysage politique dans sa diversité. Ce qui donnerait la possibilité d’organiser dans un futur proche, des élections pour le choix d’un Président, dans des conditions également libres et transparentes.

Ce travail titanesque, s’unir par delà toutes les frontières ethno-régionales, politiques, personnelles, les Guinéens l’ont fait  en 1958.Ils avaient alors projeté une lumière pour toute l’Afrique, mais qui hélas s’est enténébrée dans les ornières macabres que l’on sait.

Mais un peuple averti..

L’Histoire condamnerait encore une nouvelle génération politique, qui laisserait cette lueur patriotique s’enliser dans les illusions des ego, éternels tombeaux des idées et des actions de progrès.

Enfin, ces propositions devraient émaner du cœur même du peuple de Guinée, qui battrait du même pouls lors d’ASSISES NATIONALES DE LA SOCIETE CIVILE, dont nous appelons la tenue en Guinée le plus tôt possible. La mise en œuvre de cette proposition serait mieux préparée par LE REPORT DES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNALES

UN BLUFF POLITICO-ADMINISTRATIF

Le tableau socio-économique qu’offre la Guinée est si effroyablement complexe, qu’il défie toute analyse.

Tout a été ressassé à propos de ces vingt ans de pseudo- libéralisme. Un quarteron de putschistes galonnés, avec une horde de prédateurs diplômés ( pas plus de deux cents), à qui ils ont passé le relais, ont continuellement fait main basse sur les richesses du pays par une gestion organisée autour de deux ou trois «  concepts » ravageurs.

Ce sont notamment l’ethno-stratégie et le bluff, habilement maniés par une technostructure mise au point par un banc de perroquets ( les médias publics entre autres), qui prospèrent en caquetant à la suite du F.M.I., de la Banque mondiale et d’autres institutions prolixes : Cadrage macro-économique, tableau de bord, sécurisation des recettes et autres passes lénifiantes.

L’épaisse brume de supercherie qu’est-ce l’ethno stratégie, a recouvert une bonne frange des couches sociales, y compris les plus démunies, qui assure qu’aucune alternative politique n’est plus possible, puisque au sommet de l’édifice politique, nulle composante ethno- régionale ne pourrait recueillir le consensus national nécessaire, au motif  précisément, qu’elle ne représenterait qu’elle-même, à l’exclusion des autres. Et de triompher :

«  Heureusement qu’il y a un Etat –O miracle ! -qui fonctionne malgré tout, alors pourquoi en changer » !

 

 Etrange et commode pétition de principe qui permet tous les tripotages de la constitution, des institutions et des différentes consultations- mascarades. Ne parlons même pas de cet autre anathème infamant qui disqualifie politiquement toute cette Guinée expatriée, la Guinée des Guinéens-étrangers, ces indigènes qui troublent le sommeil de ceux qui pensent que la Guinée est un gâteau qu’il n’est pas bon de partager.La force et le fonctionnement durable de ces constructions mystificatrices, tiennent dans l’occultation du mensonge qui les sous-tend.

 Il est notoire que c’est une poignée de  Guinéens, pas plus de 200, qui sont les architectes de toutes les ruines de notre pays, kaléidoscope certes brouillé, mais représentatif du spectre national de nos régions. Toutes nos ethnies se retrouvent dans ce margouillis où barbotent ces faux frères, experts en détournements de tous ordres, Toucouleurs, Koniaguis,  Manons, Peuls, Kissi, Guerzés, Maninka-tan et Maninka-fu.. Il y a même des Sino-Libanais-, des Ukréno-hindous, des Italo-djakankés..et bien d’autres S.D.F. (sans domicile fixe ) de la mondialisation devenus riches compradores avec la complicité d’une bureaucratie « nationale » corrompue.

Voici donc le grand Bluff qui permet à une poignée  de chauves-souris de se suspendre sur les branches dangereusement alourdies de tous ces fruits qu’ils mordent si rageusement, au risque de toutes les casser. Entre deux bouchées obscènes, ils ont l’outrecuidance de crachoter :

 « Tout est bloqué à cause de l’ethno-composition de nos partis politiques ».

Entendez, ceux qui ne sont pas aux affaires, qui s’agitent sous l’arbre de leur bombance, d’où ne tombent que les noyaux et les pelures qu’ils balancent !

Ceux qui ont suivi le baptême du P.U.P.( Parti de l’Unité et du Progrès, mouvance présidentielle ) à Mamou,  se rappellent que ce dernier était présenté par ses idéologues, comme le seul parti vraiment national.

Vrai et faux !

Vrai parce que, il y a du tout national et ethnique dans ce qui est devenu un conglomérat politico-administratif.

 Faux, parce que  ce qui  a fini par y triompher et qui est son cœur, ne bat plus dans l’intérêt de toute la nation. Cela fonctionne selon le fameux concept de Gramsci, bien oublié de nos jours de déclin de la réflexion honnête, qu’il appelait le pouvoir hégémonique  de l’intellectuel organique. Pouvoir essentiellement culturel, mais éminemment idéologique, et susceptible de toutes les perversions mystificatrices.

 Une petite minorité peut ainsi en principe, régner ad vitam aeternam  , jusqu’à ce que l’Histoire un jour, en décide autrement. L’alliance de cette petite bourgeoisie, ( en sa frange opportuniste des grands commis de l’Etat ) avec  ces figures bien connues de notre Import-export aux ordres, ne fonctionne que parce qu’elle manie la manne, le nerf de la guerre, nos finances publique et privées.

 Et quand on sait qu’un modeste fonctionnaire ( qu’il soit P.U.P. ou pas ), traîne après lui  une vingtaine de pauvres diables souvent analphabètes, on peut juger de la force de persuasion de ces 200 milliardaires, étroitement alliés aux ministres, préfets, sous-préfets, etc.

Les élections ne sont organisées que pour formater ces hold-up de Cols blancs, dans le moule démocratique de la bonne gouvernance, exigée de nos bailleurs de fonds.

Mais  aujourd’hui rien ne va plus. Non pas seulement à cause de l’effacement physique de qui l’on sait, dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. En effet les trémolos sur le dialogue  actuellement entonnés  par les ténors de l’autorité publique, ne sont qu’un des symptômes de ce blocage généralisé de toutes les institutions.

UNE GOUVERNANCE CALAMITEUSE

Blocage découlant d’une gouvernance indécrottablement calamiteuse. En vrac, voici quelques-uns  de ses records :

1000 milliards(1) de FG d’endettement du Trésor à l’égard de la B.C.R.G., glissade qui engage l’économie guinéenne dans une zaïrisation irrémédiable.

-         sous-équipement dans tous les secteurs : infrastructures de communications restées quasiment telles quelles depuis l’époque coloniale, voire en deçà. L’axe Conakry-Kankan est retourné à l’état honteux  hérité de la première République. Il y aurait peut-être quelques tronçons en Basse-Guinée et en Région forestière encore praticables, îlots bénis qui narguent l‘équité et l’unité nationales,

-         L’exploitation et la gestion de l’eau et de l’électricité, font aujourd’hui la honte de la Guinée sur l’ensemble du Continent. Depuis plus de deux ans, il n’y pratiquement plus d’eau courante, ni d’électricité plus de deux heures de suite dans un même quartier de la capitale.

-         Ainsi, La Guinée ( où se trouve le  château d’eau de l’Afrique de l’ouest ), est réduite à mendier une desserte par le barrage sahélien de Manantali , que nos dirigeants successifs ont sottement boudé lors de sa mise en place.

-         L ’hygiène et la politique de la santé publique,  sont à l’image du délabrement économique généralisé. Les deux grands centres hospitaliers de la capitale, malgré leurs ravalements successifs, et la présence de médecins compétents dont plusieurs sont des agrégés et la plupart dévoués, sont si mal équipés, qu’ils sont réduits à n’être plus que des cités de transit, des mouroirs. Au mieux, des centres d’évacuation des malades vers Dakar, Bamako ou l’Europe, pour les nantis. Les quelques centres de santé dispersés dans nos campagnes,  n’existent et ne fonctionnent qu’avec l’aide de nos partenaires de développement. Pendant que les médicaments acquis au prix fort de nos maigres devises,  se retrouvent dans les pharmacies par terre, autre trafic méticuleusement organisé par certains agents de la fonction publique, en collusion avec certaines officines privées,

-         La sécurité en Guinée se vend sous forme de cassettes vidéo  comme des petits pains dans la sous-région. En effet le fameux Procès des gangs,  devenu célèbre feuilleton, a

 presque occulté l’horreur quotidienne dont il ne  fut que la superproduction en télé-réalité.

Certes, l’insécurité est un mal qui frappe toutes les métropoles africaines. Mais celle de Guinée est, comme tous les maux qui hantent les Guinéens, unique en son genre. Ces jeunes tueurs sortent de nos cours communes, de nos « entrées-coucher », vont tuer dans d’autres  « concessions », ou villas cossues, ramènent leur rapine sanglante dans les mêmes masures, pour le plus grand bien de nos parents, notables et paisibles fidèles de nos mosquées, dont la densité au kilomètre- carré est peut-être la plus forte dans la sous-région.

 Notons au passage cette immonde redistribution des biens, dont les ordonnateurs ne sont pas seulement ces jeunes capturés et aussitôt libérés dès lors qu’on a jeté en pâture leurs mines patibulaires à la télévision. On sait leur collusion avec certains «  corps habillés »  lors de ces mises en scènes criminelles dans lesquelles ils ne sont souvent que des comparses ! C’est dire que le délabrement moral et spirituel est à la mesure de la misère économique. Cette déliquescence des mœurs, dans la drogue, l’alcool, et la prostitution qui frappe les couches juvéniles, n’épargne aucune localité.

Heureusement, si l’on peut dire, que les voies de l’exil sont ouvertes à nos jeunes diplômés, qui s’y ruent par dizaines de promotions, à défaut de pouvoir s’employer dans une administration pléthorique et verrouillée par ceux-là mêmes qui ont confisqué tous les biens publics. Ailleurs où la corruption est aussi répandue, on détourne X pour cent du financement de tel projet, mais le projet finit par voir le jour.

-En Guinée, c’est le projet tout entier qui est détourné. Comme le disait l’inénarrable Sassine, «  en Guinée, c’est tout l’Etat qui est privatisé. Et nos fonctionnaires « privatiseurs » peuvent bâtir des fortunes colossales, tout en narguant la population dans des cylindrées, véritables châteaux  qui déversent leur trop- plein de carburant volé sur nos mauvaises routes.

Comment tant d’insolence destructrice peut-elle fonctionner plus d’une décade dans un Etat dit de droit ?

Mais peut-on parler d’Etat de droit, quand toutes les institutions ne sont plus que des cadavres où grenouillent des colonies de vermine qui boivent à la même coupe servie à la barbe de celui-là même qui est réputé en être l’ultime gardien ?

Peut-on gérer tout cela  avec les sempiternels sermons, faits de paternalisme bon enfant,  et de discours villageois ?

 Qu’en attendre, sinon qu’après, les mêmes voleurs comme il les qualifie lui-même, continuent impunément leurs méfaits économiques, en vertu des décrets du même, qui les maintient là ?

La  mamaya des ex-révoltées d’ENIPRA en faveur du plébiscite de Lansana Conté en 2003, par delà les recettes habituelles bien éprouvées pour réussir ce genre de retournement, notamment le fric, la corde tribale et le  matraquage médiatique, prouve tout de même, cette vérité qu’a lancée ce thuriféraire du plébiscite lors d’un rassemblement : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! .

Comme déjà en août 1977 !

Quant aux commerçants, tant de fois  sermonnés et vilipendés lors de ces farces villageoises pour séries télévisées, ils donnent l’impression que  tout ceci n’est que pour rire, comme entre larrons en foire. Comme ce cruel dénouement de la dernière crise du riz : sa flambée ( aux alentours de 90000 fg ), quelques jours seulement, après les solennelles promesses de baisse, lancées avec  pompe par les autorités et les grands importateurs.

Les parents de Coyah, repentis en lieu et place de leurs enfants excédés par une bavure mortelle des maniaques de la gâchette facile, se sont entendu réclamer le remboursement des dégâts faits à quelques symboles de cette incurie érigée en République de Doumbélane.

Ces pantomimes aussi bruyantes qu’inoffensives, cachent mal l’incompétence dont elles se nourrissent. De fait, tout recours est devenu irrémédiablement vain auprès des résonateurs que sont le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication, la Chambre de commerce, la Cour suprême, le Parlement ( du moins pour les grands contentieux politiques et institutionnels ). Le référendum de 2003 n’a-t-il pas définitivement verrouillé en les caporalisant, toutes ces institutions en un système de clientélisme gérontocratique, qui survit au moyen d’une privatisation-personnalisation généralisée ? (Bien évidemment, les compétences intrinsèques des titulaires de ces fonctions ne sont pas en cause ).

En effet, les prix du ciment, du riz et de toutes les denrées de première nécessité sont en perpétuelle grimpette, inabordables pour le Guinéen moyen, malgré les coups de gueule et les sermons lancés par le « pater familias » : «  Foué » !

Autant en emporte le vent !

 La suite au prochain Pessè, comme pour cette énième grève de la C.N.T.G. ?

En vérité, le Pouvoir est devenu introuvable. Nous l’avons dit : Il n’y  a plus de pouvoir judiciaire, il n’y a plus de Parlement. Il n’y a même plus de gouvernement, malgré les apparences. Puisqu’il n’y a plus de conseils de ministres depuis belle lurette.

 Plus grave : il n’y a plus de partis politiques !

Tout est bloqué.

UN PAYS EN ETAT DE COMA POLITIQUE AVANCE

Le pays est comme un malade entubé dans une salle de réanimation livrée à ces délestages d’électricité et d’eau, auxquels sont accoutumées les populations de la capitale guinéenne. La décence nous commande de ne pas aller plus loin dans le détail de ce sombre tableau clinique.

Il n’y a plus de partis politiques ?

Provocation, dira-t-on.

Mais comment dire les choses autrement, quand depuis 1993,date d’entrée en vigueur de la scélérate « loi anticasseurs », les partis politiques ne peuvent plus agir ? Les quelques marches organisées au tournant des années 93-94, ont viré aux bastonnades, émaillées de bavures violentes, voire de meurtres qualifiés (grenade de Kamsar, assassinats à Mamou, à Kankan, au Camp Alpha Yaya, à Coyah, à l’Institut polytechnique, à l’Université de Kankan, à Faranah, et plus récemment alors qu’on parle d’élections, ces tirs à balles réelles sur des élèves de Dalaba.

Ne parlons pas de la politique d’intimidation dont les dirigeants des grands partis ont chèrement payé de leur personne : Ahmed Tidiane Cissé (après le fameux meeting du R.P.G. au stade de Coléah),Bah Oury, Bah Mamadou, Alpha Condé, Jean-Marie Doré, tous ces étudiants bastonnés voire torturés ou morts, et ces militants anonymes embastillés ou sur lesquels pèse l’épée de Damoclès de la déchéance de leurs droits civiques à chaque élection.

Pour parfaire ce musellement de la démocratie, souvenons-nous de l’encadrement des élections précédentes par l’omniprésence de la soldatesque surarmée et nerveuse, au point que les pauvres citoyens, parfois venus de très loin à pied, n’ont qu’une hantise, jeter dans une urne souvent béante, n’importe quel papelard, pour se tirer d’affaire au plus vite. Si l’on ajoute à cela les mille trucages, pour « sécuriser » (mot galvaudé par nos grands commis de l’Etat) ce que la mise aux enchères des consciences n’a pu garantir, on comprend le coup de grâce administré aux chefs de l’Opposition guinéenne.

On sait que les masses guinéennes ont largement donné leur dîme de sacrifices et de martyre dans le combat pour l’instauration d’un Etat de droit, plus de vingt ans après les horreurs du camp Boiro.Ca et là, avant ou à la suite d’élections truquées, des morts il y en a eu, peut-être plus qu’au Mali, au Togo, à Madagascar, pour la Côte d’Ivoire, attendons de voir. Et pourtant, dans ces pays, la dynamique du changement est en route et a abouti parfois à des changements significatifs, même quand les forces de l’immobilisme sont revenues ( Togo ). Partout sauf en Guinée, on a cessé de tourner en rond, comme en témoignent les acquis politiques, économiques, ou démocratiques dans ces pays, où une presse libre écrite, audio ou même audio-visuelle s’est épanouie.

Est-ce suffisant pour expliquer la mithridatisation de nos citoyens dont le souci principal reste la quête quotidienne du minimum vital, pourtant devenu l’un des plus faibles dans la sous-région ? En Guinée, nos hommes politiques, toutes tendances confondues, ont su éviter les surenchères qui ont conduit ailleurs à la guerre civile ( notons au passage que ce mérite-là, qui n’est pas négligeable, le président actuel le partagera avec eux). Mais est-ce là la seule raison à cette impasse totale actuelle ?

L’appel incantatoire au dialogue, comme solution à une sortie de crise, semble avoir abouti à un magistral tour de passe-passe. Malgré les pirouettes verbales qui encombrent nos ondes et toutes les conversations privées, l’entrée en scène de ce nouveau sésame que serait devenue la «  société civile », ne signifie qu’une chose : La menace de disqualification d’une certaine classe politique. Appelons un chat un chat : les chefs des grands partis semblent tourner en rond autour du vide politique actuel, rempli par l’écho récurrent du tam-tam appelant aux plébiscites passés et à venir. Mais ce vide bien sonore est un champ de bataille rude, qui ne saurait être rempli  par on ne sait quelle  société civile commanditée par les commis de l’Etat, en lieu et place des masses tétanisées et atomisées par une misère sans nom.

Que faire s’il n’y a ni guerre ni dialogue ? Que faire quand toutes les institutions ont cessé de fonctionner ?

D’abord faire le constat d’une évidence : il n’y a plus d ‘Etat de droit. Et quand il n’y a pas d’Etat de droit, nous sommes bel et bien dans un état de non droit. Ce feuilleton burlesque de tous ces rendez-vous manqués d’un prétendu dialogue illustre bien notre propos qui est loin d’être sévère : nos hommes politiques ( chacun selon les épisodes ), s’épuisent à aider ceux qui y trouvent un intérêt à brasser du vent.

 

Car le Président l’a dit et répété, ceux qui veulent dialoguer doivent tous se mettre « derrière lui.. Le partage du pouvoir en Afrique est une fabrication des Etrangers.. »

 

Certes, nous entendons bien que tout citoyen ou tout groupe de citoyens puissent s’exprimer dans un colloque,  lors d’une table ronde. L’action syndicale ou celle de tout autre groupement social ou culturel, manifestent une expression spécifique de la société civile. Mais nulle part ailleurs, nous  semble-t-il, l’Histoire n’a enregistré le dénouement d’une crise de l’envergure de celle que connaît la société et l’Etat guinéens, par cet espèce de ping-pong inoffensif.

Au total, le dialogue que prône l’Administration, et prétendument voulu au sommet de l’Etat, n’est qu’un piège, un subterfuge, une manœuvre dilatoire pour faire illusion, pour gagner du temps, et pourquoi pas, des fonds auprès de nos bailleurs de fonds qui n’attendraient que quelques gestes de bonne gouvernance «  pour au moins soulager les pauvres populations qui n’en peuvent plus ».

Il peut sembler paradoxal, voire faire preuve  de mauvaise foi, que d’affirmer que la récente publication des décrets satisfaisant aux exigences de l’opposition et des bailleurs de fonds, ne fait qu’illustrer ce qui précède.

En effet ni la composition de la C.N.A. ( commission nationale autonome, alors que l’opposition exigeait une  C.N.I., commission nationale indépendante), ni le décret de libéralisation des ondes ( parus alors qu’il est impossible aux partis politiques d’en profiter pour la raison évidente que de nouveaux  médias ne peuvent être techniquement fonctionnels avant les municipales fixées au 18 décembre ), ne seront susceptibles de dénouer la crise guinéenne actuelle. L’apparente volte-face des autorités pour satisfaire aux doléances de l’opposition est un coup de génie pour rafler la mise, sans pour autant garantir une sortie de crise.

 Attendons de voir, car comme dit le philosophe du maquis, « la preuve d u lafidi, c’est qu’on le mange. ».

 D’ici-là, chacun sait que l’enjeu véritable n’aura lieu qu’en 2010 !

En attendant, la vie des Guinéens est devenue impossible et la situation explosive.

Depuis les augmentations insensées du prix du carburant en Guinée, nous frôlons la catastrophe humanitaire. Donc 2010 n’est au mieux qu’un mirage dans un désert mortifère pour les masses guinéennes.

Pensons à tous ces jeunes (dont des Guinéens), qui meurent dans le désert du Sahara ou dans les flots des mers lointaines, si ce n’est de froid dans les trains d’atterrissage, comme Yaguine et Fodé ! Mendiants-errants, tristes ambassadeurs d’un pays de fantômes, qui ressemble de plus en plus à un cimetière d’espoirs.

QUE FAIRE ?

Aujourd’hui, la classe politique guinéenne, si elle veut être digne de ses devanciers de 1958, doit s’extirper de ce sombre feuilleton et prendre la décision solennelle qui ouvrira la voie à une véritable alternance, celle du choix d’un homme de consensus, pour conduire l’organisation et la mise en œuvre d’un programme de gouvernement de transition.

C’est là un des préalables à la première véritable initiative pour reprendre le combat politique qui s’est pratiquement interrompu dès 1993, après la loi anticasseurs.

Le choix d’une personnalité de consensus pour conduire ce nouveau combat politique entraînera des conséquences cumulées propices à mobiliser l’ensemble des forces qui veulent réellement mener le combat pour l’alternance et le progrès.

-         C’est d’abord l’effet d’annonce de la mobilisation de tous les leaders autour d’une personnalité unique, qui serait considérable, puisque cela les laverait de cette suspicion nocive qu’ils ne rouleraient que chacun pour soi, derrière une façade d’unité, en vue d’occuper le moment voulu, l’unique fauteuil présidentiel. Levée cette suspicion, une autre tare inventée par la bande des 200( mais pour être juste, ce chiffre devrait être revu à la baisse, ce nombre de hauts commis de l’Etat étant gonflé par tous ces honnêtes cadres, enrobés par la machine hiérarchique), oui, ce consensus retrouvé tordrait le cou à cet autre mythe qu’un Soussou , ou un Malinké, un Peul, un Ressortissant de la Forêt etc. , ne serait pas accepté comme Président, comme si aujourd’hui le pays était gouverné par un  Mandjack ou par un Bija de Bingerville !

-         Ensuite, l’initiative politique passerait dans le camp des forces du progrès, affaiblissant de façon significative les détenteurs de l’appareil politico-administratif, malgré ses énormes moyens financiers et militaires.

Au total, l’unification du combat politique derrière une personnalité de consensus, mettrait pour la première fois sur la défensive, les hommes du PASSIF, qui prospèrent dans le malheur actuel de nos populations. En effet depuis 1995,voire 1993, les partis politiques  se sont passablement résignés au légalisme parlementaire, qui s’est révélé infécond.

Nous entendons déjà  l’objection :

A quoi bon cette stratégie, un coup d’Etat étant la seule et ultime action susceptible de mettre fin au blocage actuel !

 

Mais à supposer que par quelque opération du Saint-Esprit, un Jeune Soldat-président ( comme il est « révélé » dans un fameux tract qui circulait récemment à Conakry), prenne le Pouvoir, qu’espèrent donc les tenants de cette éventualité ? Que ce miraculé leur remette le « Kibany », comme ça ?Et auquel des chefs de partis va-t-il le remettre si gracieusement ? Selon quelles modalités, puisqu’il ne sera probablement plus question de principes politiques démocratiques ? A moins que nos dirigeants démocrates, adeptes à l’occasion de coup d’Etat ne se satisfassent d’une 3è République militaire qui durerait combien de lustres encore, après un demi-siècle de dictature sanglante et molle ?

En vérité, la probabilité d’un putsch patriotique qui n’est assurément pas à écarter, ne dispense pas la classe politique d’apprêter un programme de transition. Le premier geste éminemment symbolique, mais non moins politiquement significatif, attendu de la classe politique, toutes tendances confondues (puisque toutes comptent des patriotes, de la mouvance présidentielle à l’autre extrême de l’opposition ), serait le choix consensuel d’un rassembleur. C’est même l’hypothèse d’une telle accélération inconstitutionnelle des évènements, qui commande la nécessité et l’urgence d’un programme d’actions conduit par une seule personnalité, selon une stratégie consensuellement mise en place. Ainsi, la pression de nos partenaires de développement, qui comme chacun sait, ne tolèrent plus les régimes militaires, passé un délai raisonnable connu seulement d’eux, conjuguée avec une mobilisation déterminée de tous ceux qui n’en peuvent plus,  enclencherait une dynamique de remise en route des actions de masse qui seules, conduiront à la mise en place des institutions et des structures indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes

 

Malgré la fin de non recevoir que cette suggestion avait reçue de la part des acteurs politiques, ( pouvoir et opposition,  hormis feu Alpha Sow ), nul doute que la plupart  de nos chefs de partis sont des patriotes. Vous avez donc messieurs, encore le temps de rassembler l’immense majorité des Guinéens qui sont aussi des patriotes autour d’un autre patriote, qui pourrait être l’un de vous et dont le portrait est simple à faire :

C’est un portrait qui se ramènerait à un engagement, celui d’être un homme de rassemblement, de consensus et d’action. Sa mission se terminerait dès la fin d‘élections libres et transparentes, en vue d‘élire un Parlement plus conforme au paysage politique dans sa diversité. Ce qui donnerait la possibilité d’organiser dans un futur proche, des élections pour le choix d’un Président, dans des conditions également libres et transparentes.

Ce travail titanesque, s’unir par delà toutes les frontières ethno-régionales, politiques, personnelles, les Guinéens l’ont fait  en 1958.Ils avaient alors projeté une lumière pour toute l’Afrique, mais qui hélas s’est enténébrée dans les ornières macabres que l’on sait.

Mais un peuple averti..

L’Histoire condamnerait encore une nouvelle génération politique, qui laisserait cette lueur patriotique s’enliser dans les illusions des ego, éternels tombeaux des idées et des actions de progrès.

Enfin, ces propositions devraient émaner du cœur même du peuple de Guinée, qui battrait du même pouls lors d’ASSISES NATIONALES DE LA SOCIETE CIVILE, dont nous appelons la tenue en Guinée le plus tôt possible. La mise en œuvre de cette proposition serait mieux préparée par LE REPORT DES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNALES

(1 ) chiffre à revoir en hausse alors que le tableau socio-économique est encore plus sombre aujourd’hui .

NB : En vérité, ce texte est une copie rigoureusement identique à l'original qui  date de 2004

SIGNATURES :

1 Saïdou Nour Bokoum, écrivain

2 Thierno Monénembo, écrivain

3 Alpha Ousmane Barry, écrivain

4 Dr Sylla Cheick Ousmane, médecin,

5 Dr Seydouba Cissé, médecin

6 M. Mamadou Dia, Directeur de société

 7Dr Thierno Bah, écrivain, médecin

 8 Maligui Soumah, écrivain, Professeur

9 M. Sidi Diarra, Professeur

10 M. Mamadou Sissoko, Ingénieur

11 M. Tidiani Bocoum, directeur de Société

12 M. Ibrahima Sorry Camara, Electricien

13 Mme Souadou Ba, épouse Dia, Agent commercial Air Afrique ( à la retraite )

14 M. Doubani Keita, Pharmacien

15 M. Saïdou Sissoko, Professeur

16 M. Oumar Guissé, Ingénieur Ponts et Chaussées

17 Mme Fatoumata Cissé, Enseignante

18 M. Macky Dia, Ingénieur du Bâtiment

19 M. Sékou Ly, Expert Comptable

20 M. Mamadou Nabé, Pharmacien

21 M. Mouctar Bocoum, Economiste

22 M. Moustapha Gadgigo

23 Mme Bintou Camara, secrétaire

24 M. Madani Dia, Directeur de Société

25 M. Ibrahima Bassoum, Entrepreneur

26 M. Mamadou Bah, Professeur

27 M. Thierno Hadia Diop, Juriste

28 M. Macky Bah, Directeur de Société Transit

29 M. Mamadou Oury Diallo, étudiant

30 Ousmane Haïdara, Ingénieur financier

31 Malick Condé, Chef d’Entreprise

32 M. Cheick Oumar Kanté, Ecrivain

     33 Ansoumane Camara.

34 Soumaré Bocar .

35 Soriba Travaly, Administrateur de société.

36 Mamadou BALLO, Professeur.

37 Lanciné KOMARA, Professeur.

38 Sékou KABA, Artiste graveur.

39 Aly N'DIAYE, Chercheur.

40 Nasoba TRAORE, Femme d’Affaires.

41 Mamadou SANOGO, Administrateur civil.

42 Ibrahima DIALLO, Etudiant.

43 Amadou Sadio Diallo, Journaliste.

44 Mamadou Oury Barry, rédacteurs ECRG/Allemagne.

45 Bocar Soumaré.

46 Sakho Aboubacar, Juriste, Directeur du site de L'Observateur .

47 Ibrahima Bocoum, Administrateur.

48 Mouctar Baldé, économiste.

49 Babou Cissé, Entrepreneur.

50 moustapha camara sanguiana, étudiant.

51 KOUROUMA LANSANA, MEDECIN- VETERINAIRE.

52 FOFANA ZAKARY, COMMERCANT.

53 CAMARA HASIMOU, COMMERCANT.

54 KOUYATE MOHAMED, ARTISTE.

55 KOUYATE MAMADI, ARTISTE .

56 DIALLO DALANDA, MEDECIN .

57 CONDE MOUSSA, SOCIOLOGUE .

58 SANO BABA, TAXIMAN .

59 KEITA KARAMO, COMMERGANT .

60 BARO SIDIKI, ELECTRONICIEN .

61 CAMARA JOSEPH, SOCIOLOGUE .

62 FALL ALAIN, BUNNESMAN .

63 SACKHO MOHAMED, RESTAURATEUR .

64 CONDE MAMA, AIDE -INFIRMIERE .

65 CANAL JOSEPHINE, AIDE INFIRMIERE .

66 FOFANA SARAGBE, COIFFURE .

67 TOURE AISSATOU, COIFFURE .

68 FOFANA NAGNOUMA, ELEVE .

69 FOFANA LANCINE, ETUDIANT .

70 FOFANA MAMADI, ETUDIANT .

71 CONDE MORY, COIFFURE .

72 BALDE ABDOULAYE YERO, ETUDIANT .

73 DOUNBOUYA DJIBA, CHAUFFEUR .

74 BARRY OUMAR, ADMINISTRATEUR .

75 TOURE MASIATA, AIDE -INFIRMIERE .

76 LENO SOBA, AIDE ASSISTANT .

77 DABO AMADOU, RESTAURATEUR .

78 DABO SOULEYMANE, CONTRUCTION .

79 CONDE AISSATA, COIFFURE .

80 SOUARE VASING, ELECTRONICIEN .

81 PAUL MOUSSA DIAWARA, JOURNALISTE .

82 lamine kaba, electronicien .

83 MAMADI KABA, CONSULTANT .

84 SIAKA CISSOKO, Juriste, Homme d'Affaires .

85 oumar savane, entrepreuneur .

86 Lamine Cissé, Economiste .

87 Aboubacar Barry, Enseignant .

88 Oumar Taliby KABA, Informaticien .

89 CAMARA SOULEYMANE, COMPTABLE .

90 Lamine Sow, Consultant .

91 Fakolykoumba DOUMBIA, Juriste .

92 Touré Amara, Commercant .

93 Mohamed Lamine KEITA, Economiste .

95 Mamadou Timbo DIALLO, Commercant .

96 sanoussi bantama sow, economiste .

97 ibrahima bah, chimiste .

98 kadidia diaye, economiste .

99 mouctar balde, homme d,affaire .

100 francois bangoura, historien .

101 Bachir KABA, Expert comptable .

102 Mansour DIALLO, Rédacteur Territorial Principal .

103 Camara Mendos camara, SUERVISEUR L'UNIVERSITE DE DROIT SETON US .

104 SOW Sanoussy, USA .

105 TOURE NEW JERSEY US MOULOUKOU, HOMME D'AFFAIRE .

106 SOVOGUI ANTOINE, ECONOMISTE .

107 TOURE ABOU, BIJOUTIER .

108 CAMARA ABOULAYE, MEDECIN ,,VETERINAIRE .

109 IBRAHIM BERETE, TRANSPORTEUR .

110 SACKHO KABA, COMMERGANT .

111 KABA SOULEYMANE, COMMERGANT .

112 DOUNBOUYA LAMINE, ING DES MINES .

113 OULARE DOUNTY, PROF .

114 KOUROUMA BAKARY, AGENT COMMERCIAL .

115 DIALLO ABDOUL SALAM, AGENT COMMERCIAL .

116 DIAKITE MOUSSA, EMPLOYER D'USINE .

117 KABA LANCINE, DEMARCHEUR .

118 Bilguissa BARRY, Mère de famille .

119 Mamadou Diakité, Homme d'affaire .

120 Mamadou Diakité .

121 FANTA DOUMBOUYA, COMPTABLE .

122 Mariam KOUROUMA, Secretaire .

123 sidiki TOURE, Ingenieur .

124 Soriba Sakho .

125 KONATE ABOUBACAR SIDY, PROFESOR-MAJORING IN POLITICAL SCIENCES AND INTERNATIONAL AFFAIRS .

126 KEITA .

127 Cécé Roger Haba, cultivateur .

128 Tidiane Traore, Economiste .

129 Amadou Diallo, IT .

130 Mariba Sawanè, Demarcheur (belgo-malien) .

131 Kalil Peira Kaba, Étudiant .

132 Anssoumane Sylla, Employé .

133 Namory Konaté, Employé .

134 Mamady Kaba, economiste .

135 Sidiki Nabé, Manageur .

136 Moussa Doumbouya, ingénieur (Quebec) .

137 Anssoumane Camara, Demarcheur (belgo-malien) .

138 Sidiki Nabé, Sociologue(Rotterdam) .

139 Seydou Kanté, Sociologue(France) .

140 Aïba Nabé, Commercante .

141 Anassa Diawara, Homme d'affaire(Belgique) .

142 Ismaël Kirami, Informaticien(Belgique) .

143 Saliou Diallo, Juriste-USA .

144 Ibrahim Kourouma, PHARMACIEN .

145 KOUYATE MAMADY, ARTISTE - INTERNATIONAL .

146 Souleymane Cissé, Etudiant .

147 Camara Ibrahima, Economiste .

148 Cheybou Condé, Juriste .

149 Mamadou Camara, Comptable .

150 ibrahim KABA, Informaticien .

151 mohamed conde, homme d'affaire .

152 Fodé S Camara, Archiviste .

153 Younoussa Barry, geographe .

154 MOREY M DORE, INGENIEUR .

155 Alseny DIALLO, Juriste .

156 Boubacar Telli DRAME, Economiste .

157 Mamadou Bobo BARRY, Chèf. ECRG/ Allemagne .

158 Fode Camara, Etudiant .

159 Boubacar Barry, Ingenieur .

160 Oumou K. Barry, Assistante de Direction .

161 Alpha DEM, Gestionnaire .

162 Alpha Ibrahima SOW, Médecin Vétérinaire .

163 LONCENY DABO, AIR GUINEE .

165 Rabiatou BARRY, Administrateur Civil .

166 Bachir Keïta, Peintre en bâtiment .

167 Ibrahima Capi CAMARA, Gestionnaire Comptable .

168 Hamidou Diallo, Ingenieur D´Etat Electronique .

169 LASSANA AIDARA, JURISTE .

170 Kadija Diallo, Elève .

171 Ramata Mme BOCOUM, Ingénieur agroalimentaire .

172 Amadou Bocoum, Ingénieur Informaticien(France) .

173 Aicha Traoré, etudiante(France rouen) .

174 kante mamady, transporteur .

176 Koumba Kordho Diallo, Assistant Professor .

177 Souleymane BAH, Ing. Agronome .

178 Ousmane Conte, Teacher - Revolutionist .

179 Amadou sadjo Barry, Etudiant .

180 Abdoulaye GUISSE, Administrateur .

181 Alpha Oumar Diallo, Enseignant .

182 Ramatoulaye Sow, Comptable .

183 Alpha Kabinet Sidimé, Etudiant en économie .

184 sogoni léonie beavogui, Etudiante en sciences -pò .

185 mamadou dioulde barry, etudiant en aes a paris .

186 Lamiya Barry, Ingénieur .

187 Julienne LAMA, Étudiante .

188 Lonceny Mara, Agronome .

189 Adama CAMARA, Médecin de santé publique .

190 Patriote citoyen, chomeur .

191 oumarou diallo alpha, etudiant .

192 Boubacar Sow, commercial .

193 Lancine Diawara, Poète, romancier, Montéal .

194 Ousmane Diallo, etudiant .

195 Mohamed Keita, Informaticien .

196 Sakoba DIALLO, étudiant .

197 Elhadj Oumar Diallo, Etudiant .

198 Mamadou Bah, Etudiant .

199 Mohamed Baba KEITA, Agent technique .

200 Mariama Diallo, Casemanager .

201 rokhaya ndoye, eleve .

202 JEAN SIDIBE, TRUCKER IN .U.S.A .

203 M BANGOURA, REVOLUTIONNAIRE .

204 ALIOU BARRY, CULTIVATEUR. .

205 AHMED TIDIANE BARRY, ETUDIANT .

206 amadou barry, machiniste operator .

207 NOUHOU HAMIDOU, AGRONOME .

208 mamadou diallo, informaticien .

209 Mohamed CAMARA, Maçon .

210 Mohamed Traore, Biologiste .

211 Fode Traore, Economiste(behinzin-conakry-Guinee) .

212 Sanoussy Traore, Etudient a Maryland, U.S.A .

213 Mamadou oumar BAH, Economiste (France) .

214 Papa Kader TOURE, Administrateur Civil .

215 Elhadj Oumar Diallo, Juriste .

216 oumarou diallo alpha, etudiant .

http://guineeactu.info/HTML/propositions-des-signataires-du-manifeste-odyssee-2010-et-de-l%E2%80%99appel-pour-des-assises-des-guineens-de-l%E2%80%99exterieur-pour-la-gestion-d%E2%80%99une-transition-apaisee.htm

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Munitions, armes et manœuvres dilatoires : M. Alpha CONDÉ en route pour un pouvoir à vie ? (Mamadou illo Sy Savané)

Il y a quelques semaines, le Chef-Milicien de M. Alpha CONDÉ, et  accessoirement Directeur Général de la C.N.S.S. (Caisse Nationale de Sécurité Sociale),  Monsieur Malick SANKHON,  faisait état, dans une Assemblée générale, du recrutement de 2500 à 3000 miliciens. Il espère en porter le nombre à 10.000 dans les plus brefs délais. Depuis, des actes et déclarations  non équivoques allant dans le sens de la  fabrication d’un pouvoir à vie, se sont multipliés. L’intention  de M. Alpha CONDÉ de conserver le pouvoir, quoi qu’il advienne, quel qu’en soit le prix, est de moins en moins cachée.

Dans des contextes autres que ceux de la GUINÉE, on pourrait  rétorquer que les intentions et déclarations verbales ne sont pas  le début d’une quelconque réalité et que,  dire n’est pas faire. Exact. Néanmoins, je suggère à  mes compatriotes, notamment à ceux  et      celles  qui aspirent au pouvoir, à plus de lucidité, plus de discernement, plus d’anticipation. Concernant le projet bien réel de  troisième mandat, les propos des « amis » et proches de M. Alpha CONDÉ ne sont pas des discours à l’emporte-pièce qui partent en fumée, aussitôt prononcés. Dans le cas précis, il s’agit pour eux et leur « Maître » d’un PROJET solide, bien ficelé qu’ils ont  l’intention de réalise à tout prix.  Ceux qui portent la parole du « Maître » ne sont pas non plus tous des farfelus. Bien sûr, ils cherchent à « manger »,  comme on dit chez nous. Mais ils visent aussi pour leur  propre compte, l’après Alpha CONDÉ. Ils sont pour la plupart, des personnes sérieuses. Monsieur Malick SANKHON par exemple, sans être une lumière, loin s’en faut, est très méthodique dans l’organisation des coups fourrés sanglants. Il l’a prouvé dans un passé proche (Janvier-Février 2007). Du reste, la ville de CONAKRY est pleine  d’ « anciens » miliciens liés  à Charles TAYLOR.  J’émets l’hypothèse qu’ils sont là à la demande directe, ou implicite du président Alpha CONDÉ.  Alors pour quoi faire ? Contre qui ? De quoi vivent-ils ? Je souhaite que mes compatriotes  prennent  ces interrogations en compte, et qu’ils soient d’une extrême vigilance  quant aux gesticulations douteuses de ces différentes catégories de miliciens importées, et locales dont les principaux chefs sont identifiés, y compris dans cet article.

 Son autre milicien, M. Tibou KAMARA, le faux conseiller en communication auprès de la présidence,  mais vrai délateur contre des ministres et officiers de l’armée et de la gendarmerie (surtout s’ils sont Malinké), a plusieurs fois expliqué, dans un embrouillamini inextricable, comment il a fait falsifier au profit de  son EMPLOYEUR actuel,   les résultats  sortis directement des urnes lors  de la compétition  électorale présidentielle de 2010. Mais il évite soigneusement d’expliquer  pour quelles raisons et pour qui il a fait semblant de soutenir M. Cellou Dalein DIALLO en 2010, alors que,  dans le même temps,  il organisait avec Sékouba  KONATÉ, des massacres et viols contre les militants et sympathisants de l’U.F.D.G., pourtant parti de M. Cellou Dalein. Et pour  éviter d’être pris en flagrant délit de mensonge,  il appelle à son secours, deux  personnes décédées (MM. Ben Sékou SYLLA et Jean-Marie DORÉ) depuis bien  longtemps, auxquelles il impute sans vergogne, toutes les turpitudes électorales du monde. Car les morts ne peuvent guère porter de contradiction. Chaque Guinéen sait qu’en 2010, après le premier tour, M. Alpha CONDÉ était éliminé  de la compétition  électorale. Seuls MM. Cellou Dalein DIALLO et Sidya TOURÉ étaient qualifiés  pour le second tour,  par les votes émis dans les urnes par des Citoyens guinéens. D’où à mon avis, son désir irrépressible de se maintenir au pouvoir jusqu’à la fin de ses jours.  Et il s’y prépare, à n’importe quel prix, puisque le coup qu’il a fait en 2015, il ne le refera pas, car  au bout, il y aura pour  lui, plus qu’un échec électoral, il ne l’ignore pas.

Une logistique déjà bien huilée.

Les moyens matériels et financiers qui permettraient à M. Alpha CONDÉ de faire de son projet de pouvoir à vie une réalité,  sont déjà réunis et consolidés.  Il n’est pas inutile citer ici quelques  agissements du président et de ses proches, attestant de l’état d’avancement de  leur  PROJET.

Premièrement : sur le plan financier :

---- localement, les ressources de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (C.N.S.S.), de fait sous le contrôle exclusif de Malick SANKHON, par ailleurs proche des proche, alimente plus  les activités politiques parallèles (entretien d’une milice politique privée, obéissant  au doigt et à l’œil du président), qu’elle ne fournit de prestations aux cotisants et  à leurs ayant-droits. En un certain sens,  le Directeur de la C.N.S.S. est  pour M. Alpha CONDÉ, une sorte de « général » de la rue, comme l’était  Blé GOUDÉ en Côte d’Ivoire pour Laurent GBAGBO. 

---- Les Ressources en dollars ou euros issues de l’extraction-exportation de la bauxite et autres  minerais ne sont pas versées sur les comptes du trésor public comme cela se doit dans un ÉTAT organisé, mais  semble-t-il sur les comptes mystérieux dont seul le président a vraisemblablement  les coordonnées.  Certains évaluent à 18 millions  de dollars US par mois, qui atterrissent dans les comptes mystérieux, logés quelque part.  Une partie, environ 5 millions de dollars US, est redistribuée par le président   aux acteurs locaux de la prédation minière. Inutile de les citer. Chaque GUINÉEN sait parfaitement identifier ces acteurs locaux.

Deuxièmement : l’organisation matérielle et du personnel chargé  de  transformer le projet, en réalité effective, le moment venu.

Sur le plan matériel, le président Alpha CONDÉ a été presque contraint de reconnaître publiquement qu’il a acquis des armes. Je dis « contraint »parce que, il y a quelques semaines, nous savions qu’il a fait venir d’ITALIE, une quantité importante d’armements susceptibles d’être utilisés contre des manifestants et opposants locaux. Or il est à peu près certain, que ni le Ministre de la Défense, ni la hiérarchie militaire n’ont été informés. D’où sa précipitation à annoncer publiquement l’arrivée d’une grande quantité d’armes qu’il aurait achetées en Chine. Mais la vraie raison de sa soudaine envie de transparence avec l’armée, c’est qu’il n’ignorait pas que nos compatriotes (Civils et en uniformes) avaient déjà été informés par nos soins, puisque j’avais moi-même rendu publique l’acquisition clandestine  d’armes qu’il a fait venir d’Italie. Ce qui explique à mon avis, le désir soudain de transparence  de FORI Alpha KONDET président, avec la hiérarchie militaire et avec son Ministre de la Défense. 

Il n’est pas fréquent, en Guinée ou ailleurs, qu’un président supposé « démocratiquement élu », fasse l’acquisition d’armes en cachette.  C’est exactement ce que vient de faire M. Alpha CONDÉ, en reconnaissant  que la CHINE va lui livrer une importante quantité d’armes dans quelques semaines, à la surprise de la hiérarchie militaire et du Ministre de la Défense. En principe, et si les armes sont destinées à la défense du pays, aucune opération d’armement ne peut se faire dans le dos des armées de la Patrie, et du Ministre de la Défense. Dans tous les pays, y compris en Afrique subsaharienne, ce sont les armées  qui expriment leurs besoins,  décrivent les caractéristiques des armes qu’ils pensent adaptées à leurs besoins de défense,  précisent les quantités….Le politique (président, ministre, Députés….) n’intervient qu’au plan budgétaire. Or ici, M. El hadj professeur président Alpha CONDÉ s’est occupé tout seul de tout. Ce qui appelle quelques petites

questions :

1°. Il est de notoriété publique que Monsieur Elhadj professeur président veut rester au pouvoir, quel qu’en soit le prix, quoi qu’il advienne. Si les armes livrées ou à livrer par la Chine sont destinées au pays, pourquoi avoir exclu la hiérarchie militaire et le ministre de la défense de tout le processus qui a abouti à l’achat de ces armes ?

2°. Les armes achetées en cachette en Italie sont passées où ? Qui a-t-on armé avec ?

3°. Personnellement, j’émets l’hypothèse qu’Elhadj professeur président Alpha CONDÉ a constitué une ARMÉE PARALLELE, à la tête de laquelle se trouve M. Malick SANKHON, directeur  général de la C.N.S.S.  Il n’est pas le seul, même s’il en est la tête d’affiche.  QUESTIONS : Pourquoi un président, supposé « démocratiquement élu », en l’occurrence M. Alpha CONDÉ, éprouve- t-il le besoin le besoin de créer une milice personnelle privée avec  l’argent public ? En le faisant, M. Alpha CONDÉ n’a-t-il pas commis un FORFAIT d’une extrême gravité  qui devrait de facto conduire à  sa destitution, par tous les moyens? 

Au total,  il apparait dans tout ce qui vient d’être expliqué plus haut, que le  Elhadj professeur président Alpha CONDÉ a réuni tous les moyens, financiers, matériels et humains susceptibles de l’imposer comme président à vie dans notre pays. Une armée privée contre l’armée républicaine du pays, des sommes faramineuses (en dollars et euros) pour  l’entretien de son « armée », quelques individus déjà achetés  pour donner une apparence légale à une FORFAITURE à venir. Voilà le projet de Elhadj professeur président.

 Habitué à inventer des expédients politiques pour se maintenir au pouvoir, en bon boulanger, M. Alpha CONDÉ envisagerait  de se débarrasser  des quelques rares soutiens Malinké (Haute-Guinée). D’où sa sortie méprisante et injurieuse contre cette communauté nationale, lorsqu’à leur sujet, il  disait partout que « les cadres Malinké sont les plus malhonnêtes de la Guinée », ou encore « avant mon arrivée, les Malinké avaient la bouche cousue ».  Il faut comprendre   par-là, que les Malinké lui devraient tout, et qu’ils n’étaient rien avant  lui  Alpha CONDÉ. Étrange conception de l’action politique. Pour arriver à ses fins, il aurait l’intention de nommer  un nouveau premier ministre  dont on dit qu’il serait du Môryah (une petite région de la Guinée-Maritime). Avec Alpha CONDÉ, le régionalisme et le tribalisme ont de beaux jours devant eux. Juste un petit détail : la Basse-Guinée n’est pas que le Môryah. Le Môryah est juste une toute petite partie de la Basse-Guinée.  Je le dis d’autant plus aisément que j’ai des ATTACHES familiales maternelles  très proches dans cette région.  Je suis étonné par la haine et la violence dédaigneuse que El hadj, professeur, président Alpha CONDÉ manifeste à l’endroit de cette communauté. Alors que faire ?

--- Ne pas s’installer dans l’idée que, c’est le suffrage universel qu’il faut attendre. Quand on est dépossédé de la TERRE de ses ANCÊTRES, on ne parle pas de vote. On récupère d’abord la TERRE reçue de nos ANCÊTRES. Ensuite entre vrais enfants du pays, on parle de suffrage universel lorsque  nos Droits naturels sur notre TERRE sont rétablis et consolidés.  Or  nous en sommes loin.

 Nous assistons ébahis à la vente de notre pays  par le « président » Alpha CONDÉ, morceau par morceau. Je persiste, Alpha CONDÉ a bel et bien vendu une bonne partie de notre pays. Notre drame est que,  ceux  à qui incombe la tache sacrée de  protéger les DROITS qu’ensemble nous avons hérités de nos ANCÊTRES, semblent trouver acceptable,  qu’un simple passant comme M. Alpha CONDÉ, parce que rusé, mette en vente notre pays. Car il n’a aucune ATTACHE d’aucune sorte dans notre pays. De ce fait, il n'y est pas non plus attaché, si on met de côté les avantages matériels et financiers liés à la fonction qu’il occupe, à mon avis indûment.

 Le Elhadj professeur président a des ATTACHES familiales et émotionnelles au MALI et au BURKINA, mais pas en GUINÉE.  C’est un fait qu’il avait dissimulé, mais qu’il n’ose plus contester.  Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas le droit de vivre en Guinée, d’y avoir un boulot et d’y vivre correctement.Il est Africain.  Mais il est ILLÉGITIME et ILLÉGAL à la magistrature suprême chez nous. La preuve ?---Il est si peu attaché émotionnellement à notre pays, et on le comprend, qu’en à peine 8 ans de pouvoir, il en a vendu une bonne partie .Pour l’essentiel, la Guinée est désormais livrée à ses « amis » trainards parisiens de l’ex-FEANF. Ils sont tous « Conseillers spéciaux » à la présidence, avec des  salaires de P.D.G. français, ou sénégalais. Dans le même temps, les jeunes Guinéens sont contraints de vivre chez leurs parents, même à quarante ans, les Retraités ne perçoivent guère leurs maigres pensions. Or Alpha CONDÉ passe 10 mois sur 12 dans les palaces français, chinois, arabes, américains.

NB : Dans les semaines à venir,  j’expliquerai à mes compatriotes, comment Elhadj professeur président Alpha CONDÉ a effectivement vendu une partie de notre pays. Sur  son appartenance plus que discutable  à notre pays, je suis disposé à engager  un débat public ici, à CONAKRY, ailleurs avec  qui le souhaite.

 Mamadou Billo SY SAVANÉ (France).

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Manifeste Guinée Odyssée 2010

UN BLUFF POLITICO-ADMINISTRATIF

Le tableau socio-économique qu’offre la Guinée est si effroyablement complexe, qu’il défie toute analyse.

Tout a été ressassé à propos de ces vingt ans de pseudo- libéralisme. Un quarteron de putschistes galonnés, avec une horde de prédateurs diplômés ( pas plus de deux cents), à qui ils ont passé le relais, ont continuellement fait main basse sur les richesses du pays par une gestion organisée autour de deux ou trois «  concepts » ravageurs.

Ce sont notamment l’ethno-stratégie et le bluff, habilement maniés par une technostructure mise au point par un banc de perroquets ( les médias publics entre autres), qui prospèrent en caquetant à la suite du F.M.I., de la Banque mondiale et d’autres institutions prolixes : Cadrage macro-économique, tableau de bord, sécurisation des recettes et autres passes lénifiantes.

L’épaisse brume de supercherie qu’est-ce l’ethno stratégie, a recouvert une bonne frange des couches sociales, y compris les plus démunies, qui assure qu’aucune alternative politique n’est plus possible, puisque au sommet de l’édifice politique, nulle composante ethno- régionale ne pourrait recueillir le consensus national nécessaire, au motif  précisément, qu’elle ne représenterait qu’elle-même, à l’exclusion des autres. Et de triompher :

«  Heureusement qu’il y a un Etat –O miracle ! -qui fonctionne malgré tout, alors pourquoi en changer » !

 

 Etrange et commode pétition de principe qui permet tous les tripotages de la constitution, des institutions et des différentes consultations- mascarades. Ne parlons même pas de cet autre anathème infamant qui disqualifie politiquement toute cette Guinée expatriée, la Guinée des Guinéens-étrangers, ces indigènes qui troublent le sommeil de ceux qui pensent que la Guinée est un gâteau qu’il n’est pas bon de partager.La force et le fonctionnement durable de ces constructions mystificatrices, tiennent dans l’occultation du mensonge qui les sous-tend.

 Il est notoire que c’est une poignée de  Guinéens, pas plus de 200, qui sont les architectes de toutes les ruines de notre pays, kaléidoscope certes brouillé, mais représentatif du spectre national de nos régions. Toutes nos ethnies se retrouvent dans ce margouillis où barbotent ces faux frères, experts en détournements de tous ordres, Toucouleurs, Koniaguis,  Manons, Peuls, Kissi, Guerzés, Maninka-tan et Maninka-fu.. Il y a même des Sino-Libanais-, des Ukréno-hindous, des Italo-djakankés..et bien d’autres S.D.F. (sans domicile fixe ) de la mondialisation devenus riches compradores avec la complicité d’une bureaucratie « nationale » corrompue.

Voici donc le grand Bluff qui permet à une poignée  de chauves-souris de se suspendre sur les branches dangereusement alourdies de tous ces fruits qu’ils mordent si rageusement, au risque de toutes les casser. Entre deux bouchées obscènes, ils ont l’outrecuidance de crachoter :

 « Tout est bloqué à cause de l’ethno-composition de nos partis politiques ».

Entendez, ceux qui ne sont pas aux affaires, qui s’agitent sous l’arbre de leur bombance, d’où ne tombent que les noyaux et les pelures qu’ils balancent !

Ceux qui ont suivi le baptême du P.U.P.( Parti de l’Unité et du Progrès, mouvance présidentielle ) à Mamou,  se rappellent que ce dernier était présenté par ses idéologues, comme le seul parti vraiment national.

Vrai et faux !

Vrai parce que, il y a du tout national et ethnique dans ce qui est devenu un conglomérat politico-administratif.

 Faux, parce que  ce qui  a fini par y triompher et qui est son cœur, ne bat plus dans l’intérêt de toute la nation. Cela fonctionne selon le fameux concept de Gramsci, bien oublié de nos jours de déclin de la réflexion honnête, qu’il appelait le pouvoir hégémonique  de l’intellectuel organique. Pouvoir essentiellement culturel, mais éminemment idéologique, et susceptible de toutes les perversions mystificatrices.

 Une petite minorité peut ainsi en principe, régner ad vitam aeternam  , jusqu’à ce que l’Histoire un jour, en décide autrement. L’alliance de cette petite bourgeoisie, ( en sa frange opportuniste des grands commis de l’Etat ) avec  ces figures bien connues de notre Import-export aux ordres, ne fonctionne que parce qu’elle manie la manne, le nerf de la guerre, nos finances publique et privées.

 Et quand on sait qu’un modeste fonctionnaire ( qu’il soit P.U.P. ou pas ), traîne après lui  une vingtaine de pauvres diables souvent analphabètes, on peut juger de la force de persuasion de ces 200 milliardaires, étroitement alliés aux ministres, préfets, sous-préfets, etc.

Les élections ne sont organisées que pour formater ces hold-up de Cols blancs, dans le moule démocratique de la bonne gouvernance, exigée de nos bailleurs de fonds.

Mais  aujourd’hui rien ne va plus. Non pas seulement à cause de l’effacement physique de qui l’on sait, dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. En effet les trémolos sur le dialogue  actuellement entonnés  par les ténors de l’autorité publique, ne sont qu’un des symptômes de ce blocage généralisé de toutes les institutions.

UNE GOUVERNANCE CALAMITEUSE

Blocage découlant d’une gouvernance indécrottablement calamiteuse. En vrac, voici quelques-uns  de ses records :

1000 milliards(1) de FG d’endettement du Trésor à l’égard de la B.C.R.G., glissade qui engage l’économie guinéenne dans une zaïrisation irrémédiable.

-         sous-équipement dans tous les secteurs : infrastructures de communications restées quasiment telles quelles depuis l’époque coloniale, voire en deçà. L’axe Conakry-Kankan est retourné à l’état honteux  hérité de la première République. Il y aurait peut-être quelques tronçons en Basse-Guinée et en Région forestière encore praticables, îlots bénis qui narguent l‘équité et l’unité nationales,

-         L’exploitation et la gestion de l’eau et de l’électricité, font aujourd’hui la honte de la Guinée sur l’ensemble du Continent. Depuis plus de deux ans, il n’y pratiquement plus d’eau courante, ni d’électricité plus de deux heures de suite dans un même quartier de la capitale.

-         Ainsi, La Guinée ( où se trouve le  château d’eau de l’Afrique de l’ouest ), est réduite à mendier une desserte par le barrage sahélien de Manantali , que nos dirigeants successifs ont sottement boudé lors de sa mise en place.

-         L ’hygiène et la politique de la santé publique,  sont à l’image du délabrement économique généralisé. Les deux grands centres hospitaliers de la capitale, malgré leurs ravalements successifs, et la présence de médecins compétents dont plusieurs sont des agrégés et la plupart dévoués, sont si mal équipés, qu’ils sont réduits à n’être plus que des cités de transit, des mouroirs. Au mieux, des centres d’évacuation des malades vers Dakar, Bamako ou l’Europe, pour les nantis. Les quelques centres de santé dispersés dans nos campagnes,  n’existent et ne fonctionnent qu’avec l’aide de nos partenaires de développement. Pendant que les médicaments acquis au prix fort de nos maigres devises,  se retrouvent dans les pharmacies par terre, autre trafic méticuleusement organisé par certains agents de la fonction publique, en collusion avec certaines officines privées,

-         La sécurité en Guinée se vend sous forme de cassettes vidéo  comme des petits pains dans la sous-région. En effet le fameux Procès des gangs,  devenu célèbre feuilleton, a

 presque occulté l’horreur quotidienne dont il ne  fut que la superproduction en télé-réalité.

Certes, l’insécurité est un mal qui frappe toutes les métropoles africaines. Mais celle de Guinée est, comme tous les maux qui hantent les Guinéens, unique en son genre. Ces jeunes tueurs sortent de nos cours communes, de nos « entrées-coucher », vont tuer dans d’autres  « concessions », ou villas cossues, ramènent leur rapine sanglante dans les mêmes masures, pour le plus grand bien de nos parents, notables et paisibles fidèles de nos mosquées, dont la densité au kilomètre- carré est peut-être la plus forte dans la sous-région.

 Notons au passage cette immonde redistribution des biens, dont les ordonnateurs ne sont pas seulement ces jeunes capturés et aussitôt libérés dès lors qu’on a jeté en pâture leurs mines patibulaires à la télévision. On sait leur collusion avec certains «  corps habillés »  lors de ces mises en scènes criminelles dans lesquelles ils ne sont souvent que des comparses ! C’est dire que le délabrement moral et spirituel est à la mesure de la misère économique. Cette déliquescence des mœurs, dans la drogue, l’alcool, et la prostitution qui frappe les couches juvéniles, n’épargne aucune localité.

Heureusement, si l’on peut dire, que les voies de l’exil sont ouvertes à nos jeunes diplômés, qui s’y ruent par dizaines de promotions, à défaut de pouvoir s’employer dans une administration pléthorique et verrouillée par ceux-là mêmes qui ont confisqué tous les biens publics. Ailleurs où la corruption est aussi répandue, on détourne X pour cent du financement de tel projet, mais le projet finit par voir le jour.

-En Guinée, c’est le projet tout entier qui est détourné. Comme le disait l’inénarrable Sassine, «  en Guinée, c’est tout l’Etat qui est privatisé. Et nos fonctionnaires « privatiseurs » peuvent bâtir des fortunes colossales, tout en narguant la population dans des cylindrées, véritables châteaux  qui déversent leur trop- plein de carburant volé sur nos mauvaises routes.

Comment tant d’insolence destructrice peut-elle fonctionner plus d’une décade dans un Etat dit de droit ?

Mais peut-on parler d’Etat de droit, quand toutes les institutions ne sont plus que des cadavres où grenouillent des colonies de vermine qui boivent à la même coupe servie à la barbe de celui-là même qui est réputé en être l’ultime gardien ?

Peut-on gérer tout cela  avec les sempiternels sermons, faits de paternalisme bon enfant,  et de discours villageois ?

 Qu’en attendre, sinon qu’après, les mêmes voleurs comme il les qualifie lui-même, continuent impunément leurs méfaits économiques, en vertu des décrets du même, qui les maintient là ?

La  mamaya des ex-révoltées d’ENIPRA en faveur du plébiscite de Lansana Conté en 2003, par delà les recettes habituelles bien éprouvées pour réussir ce genre de retournement, notamment le fric, la corde tribale et le  matraquage médiatique, prouve tout de même, cette vérité qu’a lancée ce thuriféraire du plébiscite lors d’un rassemblement : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! .

Comme déjà en août 1977 !

Quant aux commerçants, tant de fois  sermonnés et vilipendés lors de ces farces villageoises pour séries télévisées, ils donnent l’impression que  tout ceci n’est que pour rire, comme entre larrons en foire. Comme ce cruel dénouement de la dernière crise du riz : sa flambée ( aux alentours de 90000 fg ), quelques jours seulement, après les solennelles promesses de baisse, lancées avec  pompe par les autorités et les grands importateurs.

Les parents de Coyah, repentis en lieu et place de leurs enfants excédés par une bavure mortelle des maniaques de la gâchette facile, se sont entendu réclamer le remboursement des dégâts faits à quelques symboles de cette incurie érigée en République de Doumbélane.

Ces pantomimes aussi bruyantes qu’inoffensives, cachent mal l’incompétence dont elles se nourrissent. De fait, tout recours est devenu irrémédiablement vain auprès des résonateurs que sont le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication, la Chambre de commerce, la Cour suprême, le Parlement ( du moins pour les grands contentieux politiques et institutionnels ). Le référendum de 2003 n’a-t-il pas définitivement verrouillé en les caporalisant, toutes ces institutions en un système de clientélisme gérontocratique, qui survit au moyen d’une privatisation-personnalisation généralisée ? (Bien évidemment, les compétences intrinsèques des titulaires de ces fonctions ne sont pas en cause ).

En effet, les prix du ciment, du riz et de toutes les denrées de première nécessité sont en perpétuelle grimpette, inabordables pour le Guinéen moyen, malgré les coups de gueule et les sermons lancés par le « pater familias » : «  Foué » !

Autant en emporte le vent !

 La suite au prochain Pessè, comme pour cette énième grève de la C.N.T.G. ?

En vérité, le Pouvoir est devenu introuvable. Nous l’avons dit : Il n’y  a plus de pouvoir judiciaire, il n’y a plus de Parlement. Il n’y a même plus de gouvernement, malgré les apparences. Puisqu’il n’y a plus de conseils de ministres depuis belle lurette.

 Plus grave : il n’y a plus de partis politiques !

Tout est bloqué.

UN PAYS EN ETAT DE COMA POLITIQUE AVANCE

Le pays est comme un malade entubé dans une salle de réanimation livrée à ces délestages d’électricité et d’eau, auxquels sont accoutumées les populations de la capitale guinéenne. La décence nous commande de ne pas aller plus loin dans le détail de ce sombre tableau clinique.

Il n’y a plus de partis politiques ?

Provocation, dira-t-on.

Mais comment dire les choses autrement, quand depuis 1993,date d’entrée en vigueur de la scélérate « loi anticasseurs », les partis politiques ne peuvent plus agir ? Les quelques marches organisées au tournant des années 93-94, ont viré aux bastonnades, émaillées de bavures violentes, voire de meurtres qualifiés (grenade de Kamsar, assassinats à Mamou, à Kankan, au Camp Alpha Yaya, à Coyah, à l’Institut polytechnique, à l’Université de Kankan, à Faranah, et plus récemment alors qu’on parle d’élections, ces tirs à balles réelles sur des élèves de Dalaba.

Ne parlons pas de la politique d’intimidation dont les dirigeants des grands partis ont chèrement payé de leur personne : Ahmed Tidiane Cissé (après le fameux meeting du R.P.G. au stade de Coléah),Bah Oury, Bah Mamadou, Alpha Condé, Jean-Marie Doré, tous ces étudiants bastonnés voire torturés ou morts, et ces militants anonymes embastillés ou sur lesquels pèse l’épée de Damoclès de la déchéance de leurs droits civiques à chaque élection.

Pour parfaire ce musellement de la démocratie, souvenons-nous de l’encadrement des élections précédentes par l’omniprésence de la soldatesque surarmée et nerveuse, au point que les pauvres citoyens, parfois venus de très loin à pied, n’ont qu’une hantise, jeter dans une urne souvent béante, n’importe quel papelard, pour se tirer d’affaire au plus vite. Si l’on ajoute à cela les mille trucages, pour « sécuriser » (mot galvaudé par nos grands commis de l’Etat) ce que la mise aux enchères des consciences n’a pu garantir, on comprend le coup de grâce administré aux chefs de l’Opposition guinéenne.

On sait que les masses guinéennes ont largement donné leur dîme de sacrifices et de martyre dans le combat pour l’instauration d’un Etat de droit, plus de vingt ans après les horreurs du camp Boiro.Ca et là, avant ou à la suite d’élections truquées, des morts il y en a eu, peut-être plus qu’au Mali, au Togo, à Madagascar, pour la Côte d’Ivoire, attendons de voir. Et pourtant, dans ces pays, la dynamique du changement est en route et a abouti parfois à des changements significatifs, même quand les forces de l’immobilisme sont revenues ( Togo ). Partout sauf en Guinée, on a cessé de tourner en rond, comme en témoignent les acquis politiques, économiques, ou démocratiques dans ces pays, où une presse libre écrite, audio ou même audio-visuelle s’est épanouie.

Est-ce suffisant pour expliquer la mithridatisation de nos citoyens dont le souci principal reste la quête quotidienne du minimum vital, pourtant devenu l’un des plus faibles dans la sous-région ? En Guinée, nos hommes politiques, toutes tendances confondues, ont su éviter les surenchères qui ont conduit ailleurs à la guerre civile ( notons au passage que ce mérite-là, qui n’est pas négligeable, le président actuel le partagera avec eux). Mais est-ce là la seule raison à cette impasse totale actuelle ?

L’appel incantatoire au dialogue, comme solution à une sortie de crise, semble avoir abouti à un magistral tour de passe-passe. Malgré les pirouettes verbales qui encombrent nos ondes et toutes les conversations privées, l’entrée en scène de ce nouveau sésame que serait devenue la «  société civile », ne signifie qu’une chose : La menace de disqualification d’une certaine classe politique. Appelons un chat un chat : les chefs des grands partis semblent tourner en rond autour du vide politique actuel, rempli par l’écho récurrent du tam-tam appelant aux plébiscites passés et à venir. Mais ce vide bien sonore est un champ de bataille rude, qui ne saurait être rempli  par on ne sait quelle  société civile commanditée par les commis de l’Etat, en lieu et place des masses tétanisées et atomisées par une misère sans nom.

Que faire s’il n’y a ni guerre ni dialogue ? Que faire quand toutes les institutions ont cessé de fonctionner ?

D’abord faire le constat d’une évidence : il n’y a plus d ‘Etat de droit. Et quand il n’y a pas d’Etat de droit, nous sommes bel et bien dans un état de non droit. Ce feuilleton burlesque de tous ces rendez-vous manqués d’un prétendu dialogue illustre bien notre propos qui est loin d’être sévère : nos hommes politiques ( chacun selon les épisodes ), s’épuisent à aider ceux qui y trouvent un intérêt à brasser du vent.

 

Car le Président l’a dit et répété, ceux qui veulent dialoguer doivent tous se mettre « derrière lui.. Le partage du pouvoir en Afrique est une fabrication des Etrangers.. »

 

Certes, nous entendons bien que tout citoyen ou tout groupe de citoyens puissent s’exprimer dans un colloque,  lors d’une table ronde. L’action syndicale ou celle de tout autre groupement social ou culturel, manifestent une expression spécifique de la société civile. Mais nulle part ailleurs, nous  semble-t-il, l’Histoire n’a enregistré le dénouement d’une crise de l’envergure de celle que connaît la société et l’Etat guinéens, par cet espèce de ping-pong inoffensif.

Au total, le dialogue que prône l’Administration, et prétendument voulu au sommet de l’Etat, n’est qu’un piège, un subterfuge, une manœuvre dilatoire pour faire illusion, pour gagner du temps, et pourquoi pas, des fonds auprès de nos bailleurs de fonds qui n’attendraient que quelques gestes de bonne gouvernance «  pour au moins soulager les pauvres populations qui n’en peuvent plus ».

Il peut sembler paradoxal, voire faire preuve  de mauvaise foi, que d’affirmer que la récente publication des décrets satisfaisant aux exigences de l’opposition et des bailleurs de fonds, ne fait qu’illustrer ce qui précède.

En effet ni la composition de la C.N.A. ( commission nationale autonome, alors que l’opposition exigeait une  C.N.I., commission nationale indépendante), ni le décret de libéralisation des ondes ( parus alors qu’il est impossible aux partis politiques d’en profiter pour la raison évidente que de nouveaux  médias ne peuvent être techniquement fonctionnels avant les municipales fixées au 18 décembre ), ne seront susceptibles de dénouer la crise guinéenne actuelle. L’apparente volte-face des autorités pour satisfaire aux doléances de l’opposition est un coup de génie pour rafler la mise, sans pour autant garantir une sortie de crise.

 Attendons de voir, car comme dit le philosophe du maquis, « la preuve d u lafidi, c’est qu’on le mange. ».

 D’ici-là, chacun sait que l’enjeu véritable n’aura lieu qu’en 2010 !

En attendant, la vie des Guinéens est devenue impossible et la situation explosive.

Depuis les augmentations insensées du prix du carburant en Guinée, nous frôlons la catastrophe humanitaire. Donc 2010 n’est au mieux qu’un mirage dans un désert mortifère pour les masses guinéennes.

Pensons à tous ces jeunes (dont des Guinéens), qui meurent dans le désert du Sahara ou dans les flots des mers lointaines, si ce n’est de froid dans les trains d’atterrissage, comme Yaguine et Fodé ! Mendiants-errants, tristes ambassadeurs d’un pays de fantômes, qui ressemble de plus en plus à un cimetière d’espoirs.

QUE FAIRE ?

Aujourd’hui, la classe politique guinéenne, si elle veut être digne de ses devanciers de 1958, doit s’extirper de ce sombre feuilleton et prendre la décision solennelle qui ouvrira la voie à une véritable alternance, celle du choix d’un homme de consensus, pour conduire l’organisation et la mise en œuvre d’un programme de gouvernement de transition.

C’est là un des préalables à la première véritable initiative pour reprendre le combat politique qui s’est pratiquement interrompu dès 1993, après la loi anticasseurs.

Le choix d’une personnalité de consensus pour conduire ce nouveau combat politique entraînera des conséquences cumulées propices à mobiliser l’ensemble des forces qui veulent réellement mener le combat pour l’alternance et le progrès.

-         C’est d’abord l’effet d’annonce de la mobilisation de tous les leaders autour d’une personnalité unique, qui serait considérable, puisque cela les laverait de cette suspicion nocive qu’ils ne rouleraient que chacun pour soi, derrière une façade d’unité, en vue d’occuper le moment voulu, l’unique fauteuil présidentiel. Levée cette suspicion, une autre tare inventée par la bande des 200( mais pour être juste, ce chiffre devrait être revu à la baisse, ce nombre de hauts commis de l’Etat étant gonflé par tous ces honnêtes cadres, enrobés par la machine hiérarchique), oui, ce consensus retrouvé tordrait le cou à cet autre mythe qu’un Soussou , ou un Malinké, un Peul, un Ressortissant de la Forêt etc. , ne serait pas accepté comme Président, comme si aujourd’hui le pays était gouverné par un  Mandjack ou par un Bija de Bingerville !

-         Ensuite, l’initiative politique passerait dans le camp des forces du progrès, affaiblissant de façon significative les détenteurs de l’appareil politico-administratif, malgré ses énormes moyens financiers et militaires.

Au total, l’unification du combat politique derrière une personnalité de consensus, mettrait pour la première fois sur la défensive, les hommes du PASSIF, qui prospèrent dans le malheur actuel de nos populations. En effet depuis 1995,voire 1993, les partis politiques  se sont passablement résignés au légalisme parlementaire, qui s’est révélé infécond.

Nous entendons déjà  l’objection :

A quoi bon cette stratégie, un coup d’Etat étant la seule et ultime action susceptible de mettre fin au blocage actuel !

 

Mais à supposer que par quelque opération du Saint-Esprit, un Jeune Soldat-président ( comme il est « révélé » dans un fameux tract qui circulait récemment à Conakry), prenne le Pouvoir, qu’espèrent donc les tenants de cette éventualité ? Que ce miraculé leur remette le « Kibany », comme ça ?Et auquel des chefs de partis va-t-il le remettre si gracieusement ? Selon quelles modalités, puisqu’il ne sera probablement plus question de principes politiques démocratiques ? A moins que nos dirigeants démocrates, adeptes à l’occasion de coup d’Etat ne se satisfassent d’une 3è République militaire qui durerait combien de lustres encore, après un demi-siècle de dictature sanglante et molle ?

En vérité, la probabilité d’un putsch patriotique qui n’est assurément pas à écarter, ne dispense pas la classe politique d’apprêter un programme de transition. Le premier geste éminemment symbolique, mais non moins politiquement significatif, attendu de la classe politique, toutes tendances confondues (puisque toutes comptent des patriotes, de la mouvance présidentielle à l’autre extrême de l’opposition ), serait le choix consensuel d’un rassembleur. C’est même l’hypothèse d’une telle accélération inconstitutionnelle des évènements, qui commande la nécessité et l’urgence d’un programme d’actions conduit par une seule personnalité, selon une stratégie consensuellement mise en place. Ainsi, la pression de nos partenaires de développement, qui comme chacun sait, ne tolèrent plus les régimes militaires, passé un délai raisonnable connu seulement d’eux, conjuguée avec une mobilisation déterminée de tous ceux qui n’en peuvent plus,  enclencherait une dynamique de remise en route des actions de masse qui seules, conduiront à la mise en place des institutions et des structures indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes

 

Malgré la fin de non recevoir que cette suggestion avait reçue de la part des acteurs politiques, ( pouvoir et opposition,  hormis feu Alpha Sow ), nul doute que la plupart  de nos chefs de partis sont des patriotes. Vous avez donc messieurs, encore le temps de rassembler l’immense majorité des Guinéens qui sont aussi des patriotes autour d’un autre patriote, qui pourrait être l’un de vous et dont le portrait est simple à faire :

C’est un portrait qui se ramènerait à un engagement, celui d’être un homme de rassemblement, de consensus et d’action. Sa mission se terminerait dès la fin d‘élections libres et transparentes, en vue d‘élire un Parlement plus conforme au paysage politique dans sa diversité. Ce qui donnerait la possibilité d’organiser dans un futur proche, des élections pour le choix d’un Président, dans des conditions également libres et transparentes.

Ce travail titanesque, s’unir par delà toutes les frontières ethno-régionales, politiques, personnelles, les Guinéens l’ont fait  en 1958.Ils avaient alors projeté une lumière pour toute l’Afrique, mais qui hélas s’est enténébrée dans les ornières macabres que l’on sait.

Mais un peuple averti..

L’Histoire condamnerait encore une nouvelle génération politique, qui laisserait cette lueur patriotique s’enliser dans les illusions des ego, éternels tombeaux des idées et des actions de progrès.

Enfin, ces propositions devraient émaner du cœur même du peuple de Guinée, qui battrait du même pouls lors d’ASSISES NATIONALES DE LA SOCIETE CIVILE, dont nous appelons la tenue en Guinée le plus tôt possible. La mise en œuvre de cette proposition serait mieux préparée par LE REPORT DES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNALES

(1 ) chiffre à revoir en hausse alors que le tableau socio-économique est encore plus sombre aujourd’hui .

 

SIGNATURES :

1 Saïdou Nour Bokoum, écrivain

2 Thierno Monénembo, écrivain

3 Alpha Ousmane Barry, écrivain

4 Dr Sylla Cheick Ousmane, médecin,

5 Dr Seydouba Cissé, médecin

6 M. Mamadou Dia, Directeur de société

 7Dr Thierno Bah, écrivain, médecin

 8 Maligui Soumah, écrivain, Professeur

9 M. Sidi Diarra, Professeur

10 M. Mamadou Sissoko, Ingénieur

11 M. Tidiani Bocoum, directeur de Société

12 M. Ibrahima Sorry Camara, Electricien

13 Mme Souadou Ba, épouse Dia, Agent commercial Air Afrique ( à la retraite )

14 M. Doubani Keita, Pharmacien

15 M. Saïdou Sissoko, Professeur

16 M. Oumar Guissé, Ingénieur Ponts et Chaussées

17 Mme Fatoumata Cissé, Enseignante

18 M. Macky Dia, Ingénieur du Bâtiment

19 M. Sékou Ly, Expert Comptable

20 M. Mamadou Nabé, Pharmacien

21 M. Mouctar Bocoum, Economiste

22 M. Moustapha Gadgigo

23 Mme Bintou Camara, secrétaire

24 M. Madani Dia, Directeur de Société

25 M. Ibrahima Bassoum, Entrepreneur

26 M. Mamadou Bah, Professeur

27 M. Thierno Hadia Diop, Juriste

28 M. Macky Bah, Directeur de Société Transit

29 M. Mamadou Oury Diallo, étudiant

30 Ousmane Haïdara, Ingénieur financier

31 Malick Condé, Chef d’Entreprise

32 M. Cheick Oumar Kanté, Ecrivain

     33 Ansoumane Camara.


34 Soumaré Bocar .

35 Soriba Travaly, Administrateur de société.


36 Mamadou BALLO, Professeur.


37 Lanciné KOMARA, Professeur.


38 Sékou KABA, Artiste graveur.


39 Aly N'DIAYE, Chercheur.


40 Nasoba TRAORE, Femme d’Affaires.


41 Mamadou SANOGO, Administrateur civil.


42 Ibrahima DIALLO, Etudiant.


43 Amadou Sadio Diallo, Journaliste.


44 Mamadou Oury Barry, rédacteurs ECRG/Allemagne.


45 Bocar Soumaré.


46 Sakho Aboubacar, Juriste, Directeur du site de L'Observateur .

47 Ibrahima Bocoum, Administrateur.


48 Mouctar Baldé, économiste.


49 Babou Cissé, Entrepreneur.


50 moustapha camara sanguiana, étudiant.


51 KOUROUMA LANSANA, MEDECIN- VETERINAIRE.


52 FOFANA ZAKARY, COMMERCANT.


53 CAMARA HASIMOU, COMMERCANT.


54 KOUYATE MOHAMED, ARTISTE.


55 KOUYATE MAMADI, ARTISTE .

56 DIALLO DALANDA, MEDECIN .

57 CONDE MOUSSA, SOCIOLOGUE .

58 SANO BABA, TAXIMAN .

59 KEITA KARAMO, COMMERGANT .

60 BARO SIDIKI, ELECTRONICIEN .

61 CAMARA JOSEPH, SOCIOLOGUE .

62 FALL ALAIN, BUNNESMAN .

63 SACKHO MOHAMED, RESTAURATEUR .

64 CONDE MAMA, AIDE -INFIRMIERE .

65 CANAL JOSEPHINE, AIDE INFIRMIERE .

66 FOFANA SARAGBE, COIFFURE .

67 TOURE AISSATOU, COIFFURE .

68 FOFANA NAGNOUMA, ELEVE .

69 FOFANA LANCINE, ETUDIANT .

70 FOFANA MAMADI, ETUDIANT .

71 CONDE MORY, COIFFURE .

72 BALDE ABDOULAYE YERO, ETUDIANT .

73 DOUNBOUYA DJIBA, CHAUFFEUR .

74 BARRY OUMAR, ADMINISTRATEUR .

75 TOURE MASIATA, AIDE -INFIRMIERE .

76 LENO SOBA, AIDE ASSISTANT .

77 DABO AMADOU, RESTAURATEUR .

78 DABO SOULEYMANE, CONTRUCTION .

79 CONDE AISSATA, COIFFURE .

80 SOUARE VASING, ELECTRONICIEN .

81 PAUL MOUSSA DIAWARA, JOURNALISTE .

82 lamine kaba, electronicien .

83 MAMADI KABA, CONSULTANT .

84 SIAKA CISSOKO, Juriste, Homme d'Affaires .

85 oumar savane, entrepreuneur .

86 Lamine Cissé, Economiste .

87 Aboubacar Barry, Enseignant .

88 Oumar Taliby KABA, Informaticien .

89 CAMARA SOULEYMANE, COMPTABLE .

90 Lamine Sow, Consultant .

91 Fakolykoumba DOUMBIA, Juriste .

92 Touré Amara, Commercant .

93 Mohamed Lamine KEITA, Economiste .

95 Mamadou Timbo DIALLO, Commercant .

96 sanoussi bantama sow, economiste .

97 ibrahima bah, chimiste .

98 kadidia diaye, economiste .

99 mouctar balde, homme d,affaire .

100 francois bangoura, historien .

101 Bachir KABA, Expert comptable .

102 Mansour DIALLO, Rédacteur Territorial Principal .

103 Camara Mendos camara, SUERVISEUR L'UNIVERSITE DE DROIT SETON US .

104 SOW Sanoussy, USA .

105 TOURE NEW JERSEY US MOULOUKOU, HOMME D'AFFAIRE .

106 SOVOGUI ANTOINE, ECONOMISTE .

107 TOURE ABOU, BIJOUTIER .

108 CAMARA ABOULAYE, MEDECIN ,,VETERINAIRE .

109 IBRAHIM BERETE, TRANSPORTEUR .

110 SACKHO KABA, COMMERGANT .

111 KABA SOULEYMANE, COMMERGANT .

112 DOUNBOUYA LAMINE, ING DES MINES .

113 OULARE DOUNTY, PROF .

114 KOUROUMA BAKARY, AGENT COMMERCIAL .

115 DIALLO ABDOUL SALAM, AGENT COMMERCIAL .

116 DIAKITE MOUSSA, EMPLOYER D'USINE .

117 KABA LANCINE, DEMARCHEUR .

118 Bilguissa BARRY, Mère de famille .

119 Mamadou Diakité, Homme d'affaire .

120 Mamadou Diakité .

121 FANTA DOUMBOUYA, COMPTABLE .

122 Mariam KOUROUMA, Secretaire .

123 sidiki TOURE, Ingenieur .

124 Soriba Sakho .

125 KONATE ABOUBACAR SIDY, PROFESOR-MAJORING IN POLITICAL SCIENCES AND INTERNATIONAL AFFAIRS .

126 KEITA .

127 Cécé Roger Haba, cultivateur .

128 Tidiane Traore, Economiste .

129 Amadou Diallo, IT .

130 Mariba Sawanè, Demarcheur (belgo-malien) .

131 Kalil Peira Kaba, Étudiant .

132 Anssoumane Sylla, Employé .

133 Namory Konaté, Employé .

134 Mamady Kaba, economiste .

135 Sidiki Nabé, Manageur .

136 Moussa Doumbouya, ingénieur (Quebec) .

137 Anssoumane Camara, Demarcheur (belgo-malien) .

138 Sidiki Nabé, Sociologue(Rotterdam) .

139 Seydou Kanté, Sociologue(France) .

140 Aïba Nabé, Commercante .

141 Anassa Diawara, Homme d'affaire(Belgique) .

142 Ismaël Kirami, Informaticien(Belgique) .

143 Saliou Diallo, Juriste-USA .

144 Ibrahim Kourouma, PHARMACIEN .

145 KOUYATE MAMADY, ARTISTE - INTERNATIONAL .

146 Souleymane Cissé, Etudiant .

147 Camara Ibrahima, Economiste .

148 Cheybou Condé, Juriste .

149 Mamadou Camara, Comptable .

150 ibrahim KABA, Informaticien .

151 mohamed conde, homme d'affaire .

152 Fodé S Camara, Archiviste .

153 Younoussa Barry, geographe .

154 MOREY M DORE, INGENIEUR .

155 Alseny DIALLO, Juriste .

156 Boubacar Telli DRAME, Economiste .

157 Mamadou Bobo BARRY, Chèf. ECRG/ Allemagne .

158 Fode Camara, Etudiant .

159 Boubacar Barry, Ingenieur .

160 Oumou K. Barry, Assistante de Direction .

161 Alpha DEM, Gestionnaire .

162 Alpha Ibrahima SOW, Médecin Vétérinaire .

163 LONCENY DABO, AIR GUINEE .

165 Rabiatou BARRY, Administrateur Civil .

166 Bachir Keïta, Peintre en bâtiment .

167 Ibrahima Capi CAMARA, Gestionnaire Comptable .

168 Hamidou Diallo, Ingenieur D´Etat Electronique .

169 LASSANA AIDARA, JURISTE .

170 Kadija Diallo, Elève .

171 Ramata Mme BOCOUM, Ingénieur agroalimentaire .

172 Amadou Bocoum, Ingénieur Informaticien(France) .

173 Aicha Traoré, etudiante(France rouen) .

174 kante mamady, transporteur .

176 Koumba Kordho Diallo, Assistant Professor .

177 Souleymane BAH, Ing. Agronome .

178 Ousmane Conte, Teacher - Revolutionist .

179 Amadou sadjo Barry, Etudiant .

180 Abdoulaye GUISSE, Administrateur .

181 Alpha Oumar Diallo, Enseignant .

182 Ramatoulaye Sow, Comptable .

183 Alpha Kabinet Sidimé, Etudiant en économie .

184 sogoni léonie beavogui, Etudiante en sciences -pò .

185 mamadou dioulde barry, etudiant en aes a paris .

186 Lamiya Barry, Ingénieur .

187 Julienne LAMA, Étudiante .

188 Lonceny Mara, Agronome .

189 Adama CAMARA, Médecin de santé publique .

190 Patriote citoyen, chomeur .

191 oumarou diallo alpha, etudiant .

192 Boubacar Sow, commercial .

193 Lancine Diawara, Poète, romancier, Montéal .

194 Ousmane Diallo, etudiant .

195 Mohamed Keita, Informaticien .

196 Sakoba DIALLO, étudiant .

197 Elhadj Oumar Diallo, Etudiant .

198 Mamadou Bah, Etudiant .

199 Mohamed Baba KEITA, Agent technique .

200 Mariama Diallo, Casemanager .

201 rokhaya ndoye, eleve .

202 JEAN SIDIBE, TRUCKER IN .U.S.A .

203 M BANGOURA, REVOLUTIONNAIRE .

204 ALIOU BARRY, CULTIVATEUR. .

205 AHMED TIDIANE BARRY, ETUDIANT .

206 amadou barry, machiniste operator .

207 NOUHOU HAMIDOU, AGRONOME .

208 mamadou diallo, informaticien .

209 Mohamed CAMARA, Maçon .

210 Mohamed Traore, Biologiste .

211 Fode Traore, Economiste(behinzin-conakry-Guinee) .

212 Sanoussy Traore, Etudient a Maryland, U.S.A .

213 Mamadou oumar BAH, Economiste (France) .

214 Papa Kader TOURE, Administrateur Civil .

215 Elhadj Oumar Diallo, Juriste .

216 oumarou diallo alpha, etudiant .

ADDENDA

 

UN BLUFF POLITICO-ADMINISTRATIF

Le tableau socio-économique qu’offre la Guinée est si effroyablement complexe, qu’il défie toute analyse.

Tout a été ressassé à propos de ces vingt ans de pseudo- libéralisme. Un quarteron de putschistes galonnés, avec une horde de prédateurs diplômés ( pas plus de deux cents), à qui ils ont passé le relais, ont continuellement fait main basse sur les richesses du pays par une gestion organisée autour de deux ou trois «  concepts » ravageurs.

Ce sont notamment l’ethno-stratégie et le bluff, habilement maniés par une technostructure mise au point par un banc de perroquets ( les médias publics entre autres), qui prospèrent en caquetant à la suite du F.M.I., de la Banque mondiale et d’autres institutions prolixes : Cadrage macro-économique, tableau de bord, sécurisation des recettes et autres passes lénifiantes.

L’épaisse brume de supercherie qu’est-ce l’ethno stratégie, a recouvert une bonne frange des couches sociales, y compris les plus démunies, qui assure qu’aucune alternative politique n’est plus possible, puisque au sommet de l’édifice politique, nulle composante ethno- régionale ne pourrait recueillir le consensus national nécessaire, au motif  précisément, qu’elle ne représenterait qu’elle-même, à l’exclusion des autres. Et de triompher :

«  Heureusement qu’il y a un Etat –O miracle ! -qui fonctionne malgré tout, alors pourquoi en changer » !

 

 Etrange et commode pétition de principe qui permet tous les tripotages de la constitution, des institutions et des différentes consultations- mascarades. Ne parlons même pas de cet autre anathème infamant qui disqualifie politiquement toute cette Guinée expatriée, la Guinée des Guinéens-étrangers, ces indigènes qui troublent le sommeil de ceux qui pensent que la Guinée est un gâteau qu’il n’est pas bon de partager.La force et le fonctionnement durable de ces constructions mystificatrices, tiennent dans l’occultation du mensonge qui les sous-tend.

 Il est notoire que c’est une poignée de  Guinéens, pas plus de 200, qui sont les architectes de toutes les ruines de notre pays, kaléidoscope certes brouillé, mais représentatif du spectre national de nos régions. Toutes nos ethnies se retrouvent dans ce margouillis où barbotent ces faux frères, experts en détournements de tous ordres, Toucouleurs, Koniaguis,  Manons, Peuls, Kissi, Guerzés, Maninka-tan et Maninka-fu.. Il y a même des Sino-Libanais-, des Ukréno-hindous, des Italo-djakankés..et bien d’autres S.D.F. (sans domicile fixe ) de la mondialisation devenus riches compradores avec la complicité d’une bureaucratie « nationale » corrompue.

Voici donc le grand Bluff qui permet à une poignée  de chauves-souris de se suspendre sur les branches dangereusement alourdies de tous ces fruits qu’ils mordent si rageusement, au risque de toutes les casser. Entre deux bouchées obscènes, ils ont l’outrecuidance de crachoter :

 « Tout est bloqué à cause de l’ethno-composition de nos partis politiques ».

Entendez, ceux qui ne sont pas aux affaires, qui s’agitent sous l’arbre de leur bombance, d’où ne tombent que les noyaux et les pelures qu’ils balancent !

Ceux qui ont suivi le baptême du P.U.P.( Parti de l’Unité et du Progrès, mouvance présidentielle ) à Mamou,  se rappellent que ce dernier était présenté par ses idéologues, comme le seul parti vraiment national.

Vrai et faux !

Vrai parce que, il y a du tout national et ethnique dans ce qui est devenu un conglomérat politico-administratif.

 Faux, parce que  ce qui  a fini par y triompher et qui est son cœur, ne bat plus dans l’intérêt de toute la nation. Cela fonctionne selon le fameux concept de Gramsci, bien oublié de nos jours de déclin de la réflexion honnête, qu’il appelait le pouvoir hégémonique  de l’intellectuel organique. Pouvoir essentiellement culturel, mais éminemment idéologique, et susceptible de toutes les perversions mystificatrices.

 Une petite minorité peut ainsi en principe, régner ad vitam aeternam  , jusqu’à ce que l’Histoire un jour, en décide autrement. L’alliance de cette petite bourgeoisie, ( en sa frange opportuniste des grands commis de l’Etat ) avec  ces figures bien connues de notre Import-export aux ordres, ne fonctionne que parce qu’elle manie la manne, le nerf de la guerre, nos finances publique et privées.

 Et quand on sait qu’un modeste fonctionnaire ( qu’il soit P.U.P. ou pas ), traîne après lui  une vingtaine de pauvres diables souvent analphabètes, on peut juger de la force de persuasion de ces 200 milliardaires, étroitement alliés aux ministres, préfets, sous-préfets, etc.

Les élections ne sont organisées que pour formater ces hold-up de Cols blancs, dans le moule démocratique de la bonne gouvernance, exigée de nos bailleurs de fonds.

Mais  aujourd’hui rien ne va plus. Non pas seulement à cause de l’effacement physique de qui l’on sait, dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. En effet les trémolos sur le dialogue  actuellement entonnés  par les ténors de l’autorité publique, ne sont qu’un des symptômes de ce blocage généralisé de toutes les institutions.

UNE GOUVERNANCE CALAMITEUSE

Blocage découlant d’une gouvernance indécrottablement calamiteuse. En vrac, voici quelques-uns  de ses records :

1000 milliards(1) de FG d’endettement du Trésor à l’égard de la B.C.R.G., glissade qui engage l’économie guinéenne dans une zaïrisation irrémédiable.

-         sous-équipement dans tous les secteurs : infrastructures de communications restées quasiment telles quelles depuis l’époque coloniale, voire en deçà. L’axe Conakry-Kankan est retourné à l’état honteux  hérité de la première République. Il y aurait peut-être quelques tronçons en Basse-Guinée et en Région forestière encore praticables, îlots bénis qui narguent l‘équité et l’unité nationales,

-         L’exploitation et la gestion de l’eau et de l’électricité, font aujourd’hui la honte de la Guinée sur l’ensemble du Continent. Depuis plus de deux ans, il n’y pratiquement plus d’eau courante, ni d’électricité plus de deux heures de suite dans un même quartier de la capitale.

-         Ainsi, La Guinée ( où se trouve le  château d’eau de l’Afrique de l’ouest ), est réduite à mendier une desserte par le barrage sahélien de Manantali , que nos dirigeants successifs ont sottement boudé lors de sa mise en place.

-         L ’hygiène et la politique de la santé publique,  sont à l’image du délabrement économique généralisé. Les deux grands centres hospitaliers de la capitale, malgré leurs ravalements successifs, et la présence de médecins compétents dont plusieurs sont des agrégés et la plupart dévoués, sont si mal équipés, qu’ils sont réduits à n’être plus que des cités de transit, des mouroirs. Au mieux, des centres d’évacuation des malades vers Dakar, Bamako ou l’Europe, pour les nantis. Les quelques centres de santé dispersés dans nos campagnes,  n’existent et ne fonctionnent qu’avec l’aide de nos partenaires de développement. Pendant que les médicaments acquis au prix fort de nos maigres devises,  se retrouvent dans les pharmacies par terre, autre trafic méticuleusement organisé par certains agents de la fonction publique, en collusion avec certaines officines privées,

-         La sécurité en Guinée se vend sous forme de cassettes vidéo  comme des petits pains dans la sous-région. En effet le fameux Procès des gangs,  devenu célèbre feuilleton, a

 presque occulté l’horreur quotidienne dont il ne  fut que la superproduction en télé-réalité.

Certes, l’insécurité est un mal qui frappe toutes les métropoles africaines. Mais celle de Guinée est, comme tous les maux qui hantent les Guinéens, unique en son genre. Ces jeunes tueurs sortent de nos cours communes, de nos « entrées-coucher », vont tuer dans d’autres  « concessions », ou villas cossues, ramènent leur rapine sanglante dans les mêmes masures, pour le plus grand bien de nos parents, notables et paisibles fidèles de nos mosquées, dont la densité au kilomètre- carré est peut-être la plus forte dans la sous-région.

 Notons au passage cette immonde redistribution des biens, dont les ordonnateurs ne sont pas seulement ces jeunes capturés et aussitôt libérés dès lors qu’on a jeté en pâture leurs mines patibulaires à la télévision. On sait leur collusion avec certains «  corps habillés »  lors de ces mises en scènes criminelles dans lesquelles ils ne sont souvent que des comparses ! C’est dire que le délabrement moral et spirituel est à la mesure de la misère économique. Cette déliquescence des mœurs, dans la drogue, l’alcool, et la prostitution qui frappe les couches juvéniles, n’épargne aucune localité.

Heureusement, si l’on peut dire, que les voies de l’exil sont ouvertes à nos jeunes diplômés, qui s’y ruent par dizaines de promotions, à défaut de pouvoir s’employer dans une administration pléthorique et verrouillée par ceux-là mêmes qui ont confisqué tous les biens publics. Ailleurs où la corruption est aussi répandue, on détourne X pour cent du financement de tel projet, mais le projet finit par voir le jour.

-En Guinée, c’est le projet tout entier qui est détourné. Comme le disait l’inénarrable Sassine, «  en Guinée, c’est tout l’Etat qui est privatisé. Et nos fonctionnaires « privatiseurs » peuvent bâtir des fortunes colossales, tout en narguant la population dans des cylindrées, véritables châteaux  qui déversent leur trop- plein de carburant volé sur nos mauvaises routes.

Comment tant d’insolence destructrice peut-elle fonctionner plus d’une décade dans un Etat dit de droit ?

Mais peut-on parler d’Etat de droit, quand toutes les institutions ne sont plus que des cadavres où grenouillent des colonies de vermine qui boivent à la même coupe servie à la barbe de celui-là même qui est réputé en être l’ultime gardien ?

Peut-on gérer tout cela  avec les sempiternels sermons, faits de paternalisme bon enfant,  et de discours villageois ?

 Qu’en attendre, sinon qu’après, les mêmes voleurs comme il les qualifie lui-même, continuent impunément leurs méfaits économiques, en vertu des décrets du même, qui les maintient là ?

La  mamaya des ex-révoltées d’ENIPRA en faveur du plébiscite de Lansana Conté en 2003, par delà les recettes habituelles bien éprouvées pour réussir ce genre de retournement, notamment le fric, la corde tribale et le  matraquage médiatique, prouve tout de même, cette vérité qu’a lancée ce thuriféraire du plébiscite lors d’un rassemblement : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! .

Comme déjà en août 1977 !

Quant aux commerçants, tant de fois  sermonnés et vilipendés lors de ces farces villageoises pour séries télévisées, ils donnent l’impression que  tout ceci n’est que pour rire, comme entre larrons en foire. Comme ce cruel dénouement de la dernière crise du riz : sa flambée ( aux alentours de 90000 fg ), quelques jours seulement, après les solennelles promesses de baisse, lancées avec  pompe par les autorités et les grands importateurs.

Les parents de Coyah, repentis en lieu et place de leurs enfants excédés par une bavure mortelle des maniaques de la gâchette facile, se sont entendu réclamer le remboursement des dégâts faits à quelques symboles de cette incurie érigée en République de Doumbélane.

Ces pantomimes aussi bruyantes qu’inoffensives, cachent mal l’incompétence dont elles se nourrissent. De fait, tout recours est devenu irrémédiablement vain auprès des résonateurs que sont le Conseil économique et social, le Conseil national de la communication, la Chambre de commerce, la Cour suprême, le Parlement ( du moins pour les grands contentieux politiques et institutionnels ). Le référendum de 2003 n’a-t-il pas définitivement verrouillé en les caporalisant, toutes ces institutions en un système de clientélisme gérontocratique, qui survit au moyen d’une privatisation-personnalisation généralisée ? (Bien évidemment, les compétences intrinsèques des titulaires de ces fonctions ne sont pas en cause ).

En effet, les prix du ciment, du riz et de toutes les denrées de première nécessité sont en perpétuelle grimpette, inabordables pour le Guinéen moyen, malgré les coups de gueule et les sermons lancés par le « pater familias » : «  Foué » !

Autant en emporte le vent !

 La suite au prochain Pessè, comme pour cette énième grève de la C.N.T.G. ?

En vérité, le Pouvoir est devenu introuvable. Nous l’avons dit : Il n’y  a plus de pouvoir judiciaire, il n’y a plus de Parlement. Il n’y a même plus de gouvernement, malgré les apparences. Puisqu’il n’y a plus de conseils de ministres depuis belle lurette.

 Plus grave : il n’y a plus de partis politiques !

Tout est bloqué.

UN PAYS EN ETAT DE COMA POLITIQUE AVANCE

Le pays est comme un malade entubé dans une salle de réanimation livrée à ces délestages d’électricité et d’eau, auxquels sont accoutumées les populations de la capitale guinéenne. La décence nous commande de ne pas aller plus loin dans le détail de ce sombre tableau clinique.

Il n’y a plus de partis politiques ?

Provocation, dira-t-on.

Mais comment dire les choses autrement, quand depuis 1993,date d’entrée en vigueur de la scélérate « loi anticasseurs », les partis politiques ne peuvent plus agir ? Les quelques marches organisées au tournant des années 93-94, ont viré aux bastonnades, émaillées de bavures violentes, voire de meurtres qualifiés (grenade de Kamsar, assassinats à Mamou, à Kankan, au Camp Alpha Yaya, à Coyah, à l’Institut polytechnique, à l’Université de Kankan, à Faranah, et plus récemment alors qu’on parle d’élections, ces tirs à balles réelles sur des élèves de Dalaba.

Ne parlons pas de la politique d’intimidation dont les dirigeants des grands partis ont chèrement payé de leur personne : Ahmed Tidiane Cissé (après le fameux meeting du R.P.G. au stade de Coléah),Bah Oury, Bah Mamadou, Alpha Condé, Jean-Marie Doré, tous ces étudiants bastonnés voire torturés ou morts, et ces militants anonymes embastillés ou sur lesquels pèse l’épée de Damoclès de la déchéance de leurs droits civiques à chaque élection.

Pour parfaire ce musellement de la démocratie, souvenons-nous de l’encadrement des élections précédentes par l’omniprésence de la soldatesque surarmée et nerveuse, au point que les pauvres citoyens, parfois venus de très loin à pied, n’ont qu’une hantise, jeter dans une urne souvent béante, n’importe quel papelard, pour se tirer d’affaire au plus vite. Si l’on ajoute à cela les mille trucages, pour « sécuriser » (mot galvaudé par nos grands commis de l’Etat) ce que la mise aux enchères des consciences n’a pu garantir, on comprend le coup de grâce administré aux chefs de l’Opposition guinéenne.

On sait que les masses guinéennes ont largement donné leur dîme de sacrifices et de martyre dans le combat pour l’instauration d’un Etat de droit, plus de vingt ans après les horreurs du camp Boiro.Ca et là, avant ou à la suite d’élections truquées, des morts il y en a eu, peut-être plus qu’au Mali, au Togo, à Madagascar, pour la Côte d’Ivoire, attendons de voir. Et pourtant, dans ces pays, la dynamique du changement est en route et a abouti parfois à des changements significatifs, même quand les forces de l’immobilisme sont revenues ( Togo ). Partout sauf en Guinée, on a cessé de tourner en rond, comme en témoignent les acquis politiques, économiques, ou démocratiques dans ces pays, où une presse libre écrite, audio ou même audio-visuelle s’est épanouie.

Est-ce suffisant pour expliquer la mithridatisation de nos citoyens dont le souci principal reste la quête quotidienne du minimum vital, pourtant devenu l’un des plus faibles dans la sous-région ? En Guinée, nos hommes politiques, toutes tendances confondues, ont su éviter les surenchères qui ont conduit ailleurs à la guerre civile ( notons au passage que ce mérite-là, qui n’est pas négligeable, le président actuel le partagera avec eux). Mais est-ce là la seule raison à cette impasse totale actuelle ?

L’appel incantatoire au dialogue, comme solution à une sortie de crise, semble avoir abouti à un magistral tour de passe-passe. Malgré les pirouettes verbales qui encombrent nos ondes et toutes les conversations privées, l’entrée en scène de ce nouveau sésame que serait devenue la «  société civile », ne signifie qu’une chose : La menace de disqualification d’une certaine classe politique. Appelons un chat un chat : les chefs des grands partis semblent tourner en rond autour du vide politique actuel, rempli par l’écho récurrent du tam-tam appelant aux plébiscites passés et à venir. Mais ce vide bien sonore est un champ de bataille rude, qui ne saurait être rempli  par on ne sait quelle  société civile commanditée par les commis de l’Etat, en lieu et place des masses tétanisées et atomisées par une misère sans nom.

Que faire s’il n’y a ni guerre ni dialogue ? Que faire quand toutes les institutions ont cessé de fonctionner ?

D’abord faire le constat d’une évidence : il n’y a plus d ‘Etat de droit. Et quand il n’y a pas d’Etat de droit, nous sommes bel et bien dans un état de non droit. Ce feuilleton burlesque de tous ces rendez-vous manqués d’un prétendu dialogue illustre bien notre propos qui est loin d’être sévère : nos hommes politiques ( chacun selon les épisodes ), s’épuisent à aider ceux qui y trouvent un intérêt à brasser du vent.

 

Car le Président l’a dit et répété, ceux qui veulent dialoguer doivent tous se mettre « derrière lui.. Le partage du pouvoir en Afrique est une fabrication des Etrangers.. »

 

Certes, nous entendons bien que tout citoyen ou tout groupe de citoyens puissent s’exprimer dans un colloque,  lors d’une table ronde. L’action syndicale ou celle de tout autre groupement social ou culturel, manifestent une expression spécifique de la société civile. Mais nulle part ailleurs, nous  semble-t-il, l’Histoire n’a enregistré le dénouement d’une crise de l’envergure de celle que connaît la société et l’Etat guinéens, par cet espèce de ping-pong inoffensif.

Au total, le dialogue que prône l’Administration, et prétendument voulu au sommet de l’Etat, n’est qu’un piège, un subterfuge, une manœuvre dilatoire pour faire illusion, pour gagner du temps, et pourquoi pas, des fonds auprès de nos bailleurs de fonds qui n’attendraient que quelques gestes de bonne gouvernance «  pour au moins soulager les pauvres populations qui n’en peuvent plus ».

Il peut sembler paradoxal, voire faire preuve  de mauvaise foi, que d’affirmer que la récente publication des décrets satisfaisant aux exigences de l’opposition et des bailleurs de fonds, ne fait qu’illustrer ce qui précède.

En effet ni la composition de la C.N.A. ( commission nationale autonome, alors que l’opposition exigeait une  C.N.I., commission nationale indépendante), ni le décret de libéralisation des ondes ( parus alors qu’il est impossible aux partis politiques d’en profiter pour la raison évidente que de nouveaux  médias ne peuvent être techniquement fonctionnels avant les municipales fixées au 18 décembre ), ne seront susceptibles de dénouer la crise guinéenne actuelle. L’apparente volte-face des autorités pour satisfaire aux doléances de l’opposition est un coup de génie pour rafler la mise, sans pour autant garantir une sortie de crise.

 Attendons de voir, car comme dit le philosophe du maquis, « la preuve d u lafidi, c’est qu’on le mange. ».

 D’ici-là, chacun sait que l’enjeu véritable n’aura lieu qu’en 2010 !

En attendant, la vie des Guinéens est devenue impossible et la situation explosive.

Depuis les augmentations insensées du prix du carburant en Guinée, nous frôlons la catastrophe humanitaire. Donc 2010 n’est au mieux qu’un mirage dans un désert mortifère pour les masses guinéennes.

Pensons à tous ces jeunes (dont des Guinéens), qui meurent dans le désert du Sahara ou dans les flots des mers lointaines, si ce n’est de froid dans les trains d’atterrissage, comme Yaguine et Fodé ! Mendiants-errants, tristes ambassadeurs d’un pays de fantômes, qui ressemble de plus en plus à un cimetière d’espoirs.

QUE FAIRE ?

Aujourd’hui, la classe politique guinéenne, si elle veut être digne de ses devanciers de 1958, doit s’extirper de ce sombre feuilleton et prendre la décision solennelle qui ouvrira la voie à une véritable alternance, celle du choix d’un homme de consensus, pour conduire l’organisation et la mise en œuvre d’un programme de gouvernement de transition.

C’est là un des préalables à la première véritable initiative pour reprendre le combat politique qui s’est pratiquement interrompu dès 1993, après la loi anticasseurs.

Le choix d’une personnalité de consensus pour conduire ce nouveau combat politique entraînera des conséquences cumulées propices à mobiliser l’ensemble des forces qui veulent réellement mener le combat pour l’alternance et le progrès.

-         C’est d’abord l’effet d’annonce de la mobilisation de tous les leaders autour d’une personnalité unique, qui serait considérable, puisque cela les laverait de cette suspicion nocive qu’ils ne rouleraient que chacun pour soi, derrière une façade d’unité, en vue d’occuper le moment voulu, l’unique fauteuil présidentiel. Levée cette suspicion, une autre tare inventée par la bande des 200( mais pour être juste, ce chiffre devrait être revu à la baisse, ce nombre de hauts commis de l’Etat étant gonflé par tous ces honnêtes cadres, enrobés par la machine hiérarchique), oui, ce consensus retrouvé tordrait le cou à cet autre mythe qu’un Soussou , ou un Malinké, un Peul, un Ressortissant de la Forêt etc. , ne serait pas accepté comme Président, comme si aujourd’hui le pays était gouverné par un  Mandjack ou par un Bija de Bingerville !

-         Ensuite, l’initiative politique passerait dans le camp des forces du progrès, affaiblissant de façon significative les détenteurs de l’appareil politico-administratif, malgré ses énormes moyens financiers et militaires.

Au total, l’unification du combat politique derrière une personnalité de consensus, mettrait pour la première fois sur la défensive, les hommes du PASSIF, qui prospèrent dans le malheur actuel de nos populations. En effet depuis 1995,voire 1993, les partis politiques  se sont passablement résignés au légalisme parlementaire, qui s’est révélé infécond.

Nous entendons déjà  l’objection :

A quoi bon cette stratégie, un coup d’Etat étant la seule et ultime action susceptible de mettre fin au blocage actuel !

 

Mais à supposer que par quelque opération du Saint-Esprit, un Jeune Soldat-président ( comme il est « révélé » dans un fameux tract qui circulait récemment à Conakry), prenne le Pouvoir, qu’espèrent donc les tenants de cette éventualité ? Que ce miraculé leur remette le « Kibany », comme ça ?Et auquel des chefs de partis va-t-il le remettre si gracieusement ? Selon quelles modalités, puisqu’il ne sera probablement plus question de principes politiques démocratiques ? A moins que nos dirigeants démocrates, adeptes à l’occasion de coup d’Etat ne se satisfassent d’une 3è République militaire qui durerait combien de lustres encore, après un demi-siècle de dictature sanglante et molle ?

En vérité, la probabilité d’un putsch patriotique qui n’est assurément pas à écarter, ne dispense pas la classe politique d’apprêter un programme de transition. Le premier geste éminemment symbolique, mais non moins politiquement significatif, attendu de la classe politique, toutes tendances confondues (puisque toutes comptent des patriotes, de la mouvance présidentielle à l’autre extrême de l’opposition ), serait le choix consensuel d’un rassembleur. C’est même l’hypothèse d’une telle accélération inconstitutionnelle des évènements, qui commande la nécessité et l’urgence d’un programme d’actions conduit par une seule personnalité, selon une stratégie consensuellement mise en place. Ainsi, la pression de nos partenaires de développement, qui comme chacun sait, ne tolèrent plus les régimes militaires, passé un délai raisonnable connu seulement d’eux, conjuguée avec une mobilisation déterminée de tous ceux qui n’en peuvent plus,  enclencherait une dynamique de remise en route des actions de masse qui seules, conduiront à la mise en place des institutions et des structures indispensables à l’organisation d’élections libres et transparentes

 

Malgré la fin de non recevoir que cette suggestion avait reçue de la part des acteurs politiques, ( pouvoir et opposition,  hormis feu Alpha Sow ), nul doute que la plupart  de nos chefs de partis sont des patriotes. Vous avez donc messieurs, encore le temps de rassembler l’immense majorité des Guinéens qui sont aussi des patriotes autour d’un autre patriote, qui pourrait être l’un de vous et dont le portrait est simple à faire :

C’est un portrait qui se ramènerait à un engagement, celui d’être un homme de rassemblement, de consensus et d’action. Sa mission se terminerait dès la fin d‘élections libres et transparentes, en vue d‘élire un Parlement plus conforme au paysage politique dans sa diversité. Ce qui donnerait la possibilité d’organiser dans un futur proche, des élections pour le choix d’un Président, dans des conditions également libres et transparentes.

Ce travail titanesque, s’unir par delà toutes les frontières ethno-régionales, politiques, personnelles, les Guinéens l’ont fait  en 1958.Ils avaient alors projeté une lumière pour toute l’Afrique, mais qui hélas s’est enténébrée dans les ornières macabres que l’on sait.

Mais un peuple averti..

L’Histoire condamnerait encore une nouvelle génération politique, qui laisserait cette lueur patriotique s’enliser dans les illusions des ego, éternels tombeaux des idées et des actions de progrès.

Enfin, ces propositions devraient émaner du cœur même du peuple de Guinée, qui battrait du même pouls lors d’ASSISES NATIONALES DE LA SOCIETE CIVILE, dont nous appelons la tenue en Guinée le plus tôt possible. La mise en œuvre de cette proposition serait mieux préparée par LE REPORT DES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNALES

(1 ) chiffre à revoir en hausse alors que le tableau socio-économique est encore plus sombre aujourd’hui .

 

SIGNATURES :

1 Saïdou Nour Bokoum, écrivain

2 Thierno Monénembo, écrivain

3 Alpha Ousmane Barry, écrivain

4 Dr Sylla Cheick Ousmane, médecin,

5 Dr Seydouba Cissé, médecin

6 M. Mamadou Dia, Directeur de société

 7Dr Thierno Bah, écrivain, médecin

 8 Maligui Soumah, écrivain, Professeur

9 M. Sidi Diarra, Professeur

10 M. Mamadou Sissoko, Ingénieur

11 M. Tidiani Bocoum, directeur de Société

12 M. Ibrahima Sorry Camara, Electricien

13 Mme Souadou Ba, épouse Dia, Agent commercial Air Afrique ( à la retraite )

14 M. Doubani Keita, Pharmacien

15 M. Saïdou Sissoko, Professeur

16 M. Oumar Guissé, Ingénieur Ponts et Chaussées

17 Mme Fatoumata Cissé, Enseignante

18 M. Macky Dia, Ingénieur du Bâtiment

19 M. Sékou Ly, Expert Comptable

20 M. Mamadou Nabé, Pharmacien

21 M. Mouctar Bocoum, Economiste

22 M. Moustapha Gadgigo

23 Mme Bintou Camara, secrétaire

24 M. Madani Dia, Directeur de Société

25 M. Ibrahima Bassoum, Entrepreneur

26 M. Mamadou Bah, Professeur

27 M. Thierno Hadia Diop, Juriste

28 M. Macky Bah, Directeur de Société Transit

29 M. Mamadou Oury Diallo, étudiant

30 Ousmane Haïdara, Ingénieur financier

31 Malick Condé, Chef d’Entreprise

32 M. Cheick Oumar Kanté, Ecrivain

     33 Ansoumane Camara.

34 Soumaré Bocar .

35 Soriba Travaly, Administrateur de société.

36 Mamadou BALLO, Professeur.

37 Lanciné KOMARA, Professeur.

38 Sékou KABA, Artiste graveur.

39 Aly N'DIAYE, Chercheur.

40 Nasoba TRAORE, Femme d’Affaires.

41 Mamadou SANOGO, Administrateur civil.

42 Ibrahima DIALLO, Etudiant.

43 Amadou Sadio Diallo, Journaliste.

44 Mamadou Oury Barry, rédacteurs ECRG/Allemagne.

45 Bocar Soumaré.

46 Sakho Aboubacar, Juriste, Directeur du site de L'Observateur .

47 Ibrahima Bocoum, Administrateur.

48 Mouctar Baldé, économiste.

49 Babou Cissé, Entrepreneur.

50 moustapha camara sanguiana, étudiant.

51 KOUROUMA LANSANA, MEDECIN- VETERINAIRE.

52 FOFANA ZAKARY, COMMERCANT.

53 CAMARA HASIMOU, COMMERCANT.

54 KOUYATE MOHAMED, ARTISTE.

55 KOUYATE MAMADI, ARTISTE .

56 DIALLO DALANDA, MEDECIN .

57 CONDE MOUSSA, SOCIOLOGUE .

58 SANO BABA, TAXIMAN .

59 KEITA KARAMO, COMMERGANT .

60 BARO SIDIKI, ELECTRONICIEN .

61 CAMARA JOSEPH, SOCIOLOGUE .

62 FALL ALAIN, BUNNESMAN .

63 SACKHO MOHAMED, RESTAURATEUR .

64 CONDE MAMA, AIDE -INFIRMIERE .

65 CANAL JOSEPHINE, AIDE INFIRMIERE .

66 FOFANA SARAGBE, COIFFURE .

67 TOURE AISSATOU, COIFFURE .

68 FOFANA NAGNOUMA, ELEVE .

69 FOFANA LANCINE, ETUDIANT .

70 FOFANA MAMADI, ETUDIANT .

71 CONDE MORY, COIFFURE .

72 BALDE ABDOULAYE YERO, ETUDIANT .

73 DOUNBOUYA DJIBA, CHAUFFEUR .

74 BARRY OUMAR, ADMINISTRATEUR .

75 TOURE MASIATA, AIDE -INFIRMIERE .

76 LENO SOBA, AIDE ASSISTANT .

77 DABO AMADOU, RESTAURATEUR .

78 DABO SOULEYMANE, CONTRUCTION .

79 CONDE AISSATA, COIFFURE .

80 SOUARE VASING, ELECTRONICIEN .

81 PAUL MOUSSA DIAWARA, JOURNALISTE .

82 lamine kaba, electronicien .

83 MAMADI KABA, CONSULTANT .

84 SIAKA CISSOKO, Juriste, Homme d'Affaires .

85 oumar savane, entrepreuneur .

86 Lamine Cissé, Economiste .

87 Aboubacar Barry, Enseignant .

88 Oumar Taliby KABA, Informaticien .

89 CAMARA SOULEYMANE, COMPTABLE .

90 Lamine Sow, Consultant .

91 Fakolykoumba DOUMBIA, Juriste .

92 Touré Amara, Commercant .

93 Mohamed Lamine KEITA, Economiste .

95 Mamadou Timbo DIALLO, Commercant .

96 sanoussi bantama sow, economiste .

97 ibrahima bah, chimiste .

98 kadidia diaye, economiste .

99 mouctar balde, homme d,affaire .

100 francois bangoura, historien .

101 Bachir KABA, Expert comptable .

102 Mansour DIALLO, Rédacteur Territorial Principal .

103 Camara Mendos camara, SUERVISEUR L'UNIVERSITE DE DROIT SETON US .

104 SOW Sanoussy, USA .

105 TOURE NEW JERSEY US MOULOUKOU, HOMME D'AFFAIRE .

106 SOVOGUI ANTOINE, ECONOMISTE .

107 TOURE ABOU, BIJOUTIER .

108 CAMARA ABOULAYE, MEDECIN ,,VETERINAIRE .

109 IBRAHIM BERETE, TRANSPORTEUR .

110 SACKHO KABA, COMMERGANT .

111 KABA SOULEYMANE, COMMERGANT .

112 DOUNBOUYA LAMINE, ING DES MINES .

113 OULARE DOUNTY, PROF .

114 KOUROUMA BAKARY, AGENT COMMERCIAL .

115 DIALLO ABDOUL SALAM, AGENT COMMERCIAL .

116 DIAKITE MOUSSA, EMPLOYER D'USINE .

117 KABA LANCINE, DEMARCHEUR .

118 Bilguissa BARRY, Mère de famille .

119 Mamadou Diakité, Homme d'affaire .

120 Mamadou Diakité .

121 FANTA DOUMBOUYA, COMPTABLE .

122 Mariam KOUROUMA, Secretaire .

123 sidiki TOURE, Ingenieur .

124 Soriba Sakho .

125 KONATE ABOUBACAR SIDY, PROFESOR-MAJORING IN POLITICAL SCIENCES AND INTERNATIONAL AFFAIRS .

126 KEITA .

127 Cécé Roger Haba, cultivateur .

128 Tidiane Traore, Economiste .

129 Amadou Diallo, IT .

130 Mariba Sawanè, Demarcheur (belgo-malien) .

131 Kalil Peira Kaba, Étudiant .

132 Anssoumane Sylla, Employé .

133 Namory Konaté, Employé .

134 Mamady Kaba, economiste .

135 Sidiki Nabé, Manageur .

136 Moussa Doumbouya, ingénieur (Quebec) .

137 Anssoumane Camara, Demarcheur (belgo-malien) .

138 Sidiki Nabé, Sociologue(Rotterdam) .

139 Seydou Kanté, Sociologue(France) .

140 Aïba Nabé, Commercante .

141 Anassa Diawara, Homme d'affaire(Belgique) .

142 Ismaël Kirami, Informaticien(Belgique) .

143 Saliou Diallo, Juriste-USA .

144 Ibrahim Kourouma, PHARMACIEN .

145 KOUYATE MAMADY, ARTISTE - INTERNATIONAL .

146 Souleymane Cissé, Etudiant .

147 Camara Ibrahima, Economiste .

148 Cheybou Condé, Juriste .

149 Mamadou Camara, Comptable .

150 ibrahim KABA, Informaticien .

151 mohamed conde, homme d'affaire .

152 Fodé S Camara, Archiviste .

153 Younoussa Barry, geographe .

154 MOREY M DORE, INGENIEUR .

155 Alseny DIALLO, Juriste .

156 Boubacar Telli DRAME, Economiste .

157 Mamadou Bobo BARRY, Chèf. ECRG/ Allemagne .

158 Fode Camara, Etudiant .

159 Boubacar Barry, Ingenieur .

160 Oumou K. Barry, Assistante de Direction .

161 Alpha DEM, Gestionnaire .

162 Alpha Ibrahima SOW, Médecin Vétérinaire .

163 LONCENY DABO, AIR GUINEE .

165 Rabiatou BARRY, Administrateur Civil .

166 Bachir Keïta, Peintre en bâtiment .

167 Ibrahima Capi CAMARA, Gestionnaire Comptable .

168 Hamidou Diallo, Ingenieur D´Etat Electronique .

169 LASSANA AIDARA, JURISTE .

170 Kadija Diallo, Elève .

171 Ramata Mme BOCOUM, Ingénieur agroalimentaire .

172 Amadou Bocoum, Ingénieur Informaticien(France) .

173 Aicha Traoré, etudiante(France rouen) .

174 kante mamady, transporteur .

176 Koumba Kordho Diallo, Assistant Professor .

177 Souleymane BAH, Ing. Agronome .

178 Ousmane Conte, Teacher - Revolutionist .

179 Amadou sadjo Barry, Etudiant .

180 Abdoulaye GUISSE, Administrateur .

181 Alpha Oumar Diallo, Enseignant .

182 Ramatoulaye Sow, Comptable .

183 Alpha Kabinet Sidimé, Etudiant en économie .

184 sogoni léonie beavogui, Etudiante en sciences -pò .

185 mamadou dioulde barry, etudiant en aes a paris .

186 Lamiya Barry, Ingénieur .

187 Julienne LAMA, Étudiante .

188 Lonceny Mara, Agronome .

189 Adama CAMARA, Médecin de santé publique .

190 Patriote citoyen, chomeur .

191 oumarou diallo alpha, etudiant .

192 Boubacar Sow, commercial .

193 Lancine Diawara, Poète, romancier, Montéal .

194 Ousmane Diallo, etudiant .

195 Mohamed Keita, Informaticien .

196 Sakoba DIALLO, étudiant .

197 Elhadj Oumar Diallo, Etudiant .

198 Mamadou Bah, Etudiant .

199 Mohamed Baba KEITA, Agent technique .

200 Mariama Diallo, Casemanager .

201 rokhaya ndoye, eleve .

202 JEAN SIDIBE, TRUCKER IN .U.S.A .

203 M BANGOURA, REVOLUTIONNAIRE .

204 ALIOU BARRY, CULTIVATEUR. .

205 AHMED TIDIANE BARRY, ETUDIANT .

206 amadou barry, machiniste operator .

207 NOUHOU HAMIDOU, AGRONOME .

208 mamadou diallo, informaticien .

209 Mohamed CAMARA, Maçon .

210 Mohamed Traore, Biologiste .

211 Fode Traore, Economiste(behinzin-conakry-Guinee) .

212 Sanoussy Traore, Etudient a Maryland, U.S.A .

213 Mamadou oumar BAH, Economiste (France) .

214 Papa Kader TOURE, Administrateur Civil .

215 Elhadj Oumar Diallo, Juriste .

216 oumarou diallo alpha, etudiant .

http://guineeactu.info/HTML/propositions-des-signataires-du-manifeste-odyssee-2010-et-de-l%E2%80%99appel-pour-des-assises-des-guineens-de-l%E2%80%99exterieur-pour-la-gestion-d%E2%80%99une-transition-apaisee.htm

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ALPHA CONDE UN TYRAN DESESPERE EN PLEIN NAUFRAGE (Dr Abdoul Baldé)

Actualité de Guinée Conakry, 09/12/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com Désormais, il est clair pour l’immense majorité de Guinéens que notre parvenu « Leader historique », ce pur produit des magouilles électorales de la nébuleuse françafrique, au-delà de la simple jouissance illégale de l’argent public, la constitution illégale de fortunes dues à la prévarication et à la corruption, n’a pour seule ambition que la confiscation du pouvoir quoiqu’il en coûte. Sa philosophie : « APRÈS MOI LE DÉLUGE ». Le pouvoir qu’il incarne de nos jours a tout verrouillé. Il se complait dans cette démocratie de façade qui lui permet de consolider ce pouvoir qu’il veut à vie. Malgré leur bravache , M. Alpha Condé est désespéré parce qu’il sait que les Guinéens sont déterminés à s’opposer par tous les moyens à ses ambitions de POUVOIR PERPÉTUEL d’une part, et d’autre part, au niveau internationale, il ne trouve pas une oreille attentive à son idée de troisième mandat. Même ses amis de la françafrique n’en veulent plus.

Depuis 2010, les cyniques règnent en maitre en Guinée. Notre pays est saccagé et dépouillé. La République est par terre, et il n’y a toujours pas d’ETAT comme l’a reconnu dernièrement M. Alpha Condé lui-même. Le Peuple au nom duquel il parle, est réduit à un esclavage grossier. La jeunesse quant à elle, est livrée à elle-même, sans aucune perspective d’avenir. Ce qui pousse la plupart d’entre eux à avoir les yeux rivés sur l’EUROPE en rêvant du jour où ils quitteront « ce pays émergent » du leader historique qui les engloutit chaque jour dans le désespoir.

L’ESCLAVAGE ENFIN AU CŒUR DE L’ACTUALITE INTERNATIONALE. MAIS N’AURAIT-IL PAS FALLU PLUS TOT PREVENIR QUE GUERIR ? LA QUESTION MERITE D’ETRE POSEE.

L’actualité africaine est riche d’évènements pas forcément heureux. Je pense à l’esclavage des Noirs Africains dans les pays ARABO-MUSULMANS. Le cas libyen, particulièrement violent, n’est pas unique dans le monde Arabo-Musulman. Dans cette partie du monde, (Arabe saoudite, Maghreb, Mauritanie, Liban...), les Négro-africains n’y ont vécu ou survécu que dans une servitude d’une extrême violence, jamais abolie ni même critiquée.
Ce commerce abject et condamnable n’a fait que nous ramener à la dure réalité des faits. L’indignation feinte des Présidents africains devant cette abjection n’est rien d’autre qu’une imposture honteuse. Ils savaient tous que les Négro-africains dans les pays Arabo-Musulmans, ont toujours été traités comme au pire moment de la Traite des Noirs. La Mauritanie par exemple est bien en Afrique subsaharienne pour une bonne partie. Et c’est aussi là où il est interdit aux Négro-africains d’accéder à certaines fonctions.

MAIS ON DIT AUSSI MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS.

Ouf ! Enfin, nos « leaders bien aimés historiques » et autres, sont enfin sortis de leur sommeil dogmatique. Ils se sont réunis pour, disent-ils, trouver des solutions idoines en vue de lutter efficacement contre ce marché ignominieux dont ils sont d’une manière ou d’une autre les principaux pourvoyeurs. Il est fort à craindre que leurs résolutions ne soient que des vœux pieux, puisqu’ils sont les principaux pourvoyeurs d’esclaves.
Le « leader historique » guinéen Alpha Condé Président de l’UNION AFRICAINE, comme à son habitude, a utilisé la technique du bouc émissaire pour justifier ce commerce de la honte et s’en dédouaner. Que dit-il entre autres inepties : « Il faut que nos amis (européens, NDLR) acceptent leurs erreurs ». Certes on ne peut nier leur responsabilité. Mais, les premiers responsables de ce commerce abject c’est bien nos potentats locaux qui, pour la majeure partie d’entre eux, n’ont d’autre projet que leur enrichissement personnel afin de conserver leur pouvoir à vie. Ce qui est le cas de M. ALPHA CONDE, l’un des principaux pourvoyeurs de ces marchés aux esclaves.
Pourquoi me dira-t-on ? Parce que, lorsqu’on détruit l’économie d’un pays, quand on pousse les jeunes vers le désespoir tout en érigeant la corruption et l’appartenance ethnique comme modèle de société et l’impunité comme récompense, on est beaucoup plus criminel que n’importe quel chef esclavagiste ou mafieux. C’est bien le cas de notre hargneux LEADER HISTORIQUE.
D’ailleurs l’un de ses intimes, répondant au nom de Malick Sankhon, Directeur de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, en plus de ses barbouzeries, alimente les filières d’immigration clandestine par le biais de vrai faux visas obtenu sous le fallacieux prétexte de formation d’agent de son institution.

M. ALPHA CONDE EST TOUT SIMPLEMENT UN EXTINCTEUR DE TOUT PROCESSUS DE DEVELOPPEMENT ET D’EPANOUISSEMENT.

Depuis sept ans qu’il est à la tête de notre pays, les guinéens sont abreuvés de boniments, et asservis. Toutes les richesses du pays sont hypothéquées. Seule une caste de privilégiés et de parvenus bunkérisée à Sékhoutouréyah, s’attribue des titres de propriété sur les biens nationaux miniers, forestiers et halieutiques. Elle vit dans le luxe, achète villas et appartements à Dakar, Paris et Abidjan. Tandis que l’immense majorité de la population (95% environ), croupit dans la misère. Cette politique a fini par laminer et chasser de notre pays, tous les vrais et sérieux investisseurs.
Ces hommes sortis du néant, tout comme leur parrain d’ailleurs, sont devenus riches et puissants. Ils ont maintenant beaucoup de biens à l’étranger. Leurs enfants étudient dans les pays occidentaux, car de par leur cupidité ils ont mis à genoux le système éducatif de leur pays, tandis que les populations croulent dans la misère et l’insalubrité.
Enfin, ils préfèrent être soignés dans des pays démocratiques que dans leur propre pays et par leur système de santé qu’ils ont saccagé. C’est pourquoi, dès qu’il s’agit de faire le plus petit bilan de santé, ils sautent dans le premier avion pour atterrir à Paris.

Dès qu’ils foulent le sol français, ils n’ont qu’un mot à la bouche : AME (AIDE MEDICALE d’ETAT) système de soins mis en place par les autorités françaises pour soigner les sans-papiers alors qu’ils sont riches comme Crésus. En France, nos mafieux déclarent être des sans-papiers indigents.
Avouons qu’ils sont forts dans le faux et l’usage de faux. Le cas de la Directrice de l’hôpital DONKA dame Fatou Siké avait défrayé la toile à une époque. J’en avais fait état dans un article.

Un autre cas doit attirer notre attention, c’est celui du TORTIONNAIRE Sékou Resco Camara qui semble-t-il, vit actuellement dans les environs de Dreux où il se soignerait. Aux dernières nouvelles, il aurait demandé l’ASILE POLITIQUE, on se demande bien pourquoi, si ce n’est pour échapper à la justice de son pays.
Mais M. Alpha condé et ses valets veulent nous faire croire que tout marche à merveille dans le meilleur des mondes. Une tentative de banalisation de la situation désastreuse par une lapalissade qui dit en substance : « Allez ! Circulez, il n’y a rien à voir, nous sommes fiers de nos rapines, notre plan de pillage fonctionne à merveille. Notre Parrain a rattrapé ses 50 ans de galère en moins de 5 ans. Il a réussi son coup de théâtre sanglant en 2010, son coup KO en 2015. Cette situation lui permet de garantir notre avenir jusqu’en 2020 et même bien après. Alors, croupissez dans vos ordures. Nos femmes et nos enfants sont loin de vos déchets et se la coulent douce dans nos luxueux appartements à Paris, Washington, Montréal et dans les Émirats du Golfe achetés avec l’argent de nos rapines. À Kaloum, nous vivons dans nos grattes- ciels à 8 étages et la vie est belle. Ceux qui ne sont pas contents sont priés d’aller voir ailleurs ou picorer les miettes qu’on voudra bien leur laisser. »

Après avoir lamentablement échoué à une tâche qu’il n’était d’ailleurs pas en mesure d’assumer, notre belliqueux « leader historique » tente vaille que vaille de briser les Guinéens en tant que peuple par son jeu criminel tribal pour s’incruster au pouvoir. Son pouvoir n’a aucune légitimité et ne repose que sur la notion d’ordre incarnée par la matraque, et une communication faite par des propagandistes obséquieux.
Les journalistes indépendants et certains syndicalistes sont diabolisés par ce système violent et corrompu qui méprise et tente de broyer tous ceux qui refusent la position du chien couchant.
Soyons honnêtes, la Guinée n’est pas un État de droits ni qui se veut de droits. D’ailleurs, un député du camp présidentiel vient de nous le confirmer en déclarant haut et fort à l’Assemblée Nationale que : « LA PRIORITE AUJOURDHUI EN GUINEE CE N’EST PAS LES ROUTES, NI L’ELECTRICITE, ET ENCORE MOINS L’EAU. LA PRIORITE AUJOURDHUI C’EST QUOI ? C’EST L’INSTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT. MEME S’IL FAUT MASSACRER POUR LE FAIRE, IL FAUT MASSACRER. JE SAIS DE QUOI JE PARLE. UNE FOIS ENCORE POUR INSTAURER L’AUTORITE DE L’ETAT, MEME S’IL FAUT MASSACRER, ACCEPTER DE MASSACRER. » Cet « honorable » sans aucune honorabilité d’ailleurs n’est que la voix de son maitre, notre coléreux et désespéré « leader historique » sans aucune historicité. SA PLACE EST EN PRISON.

DANS QUEL PAYS DU MONDE AVEZ-VOUS ENTENDU UN DEPUTE EN APPELLER AUX MASSACRES D’ADOLESCENTS ET D’ENSEIGNANTS POUR RESTAURER L’AUTORITE D’UN ETAT INEXISTANT ? IL NYA PAS DE SURPRISE EN CELA, CAR SON MENTOR MEME A MARCHE SUR UN TAPIS DE CADAVRES D’ADOLESCENTS ET DE FEMMES VIOLEES POUR S’INSTALLER À SEKOUTOUREYAH. ET IL EST PRÊT À RECIDIVER POUR S’INCRUSTER DANS UN POUVOIR PERPETUEL.

Pourtant, GANDHI, un apôtre de la non-violence, nous enseigne que : – « TOUT AU LONG DE L’HISTOIRE, Il YA EU DANS CE MONDE DES TYRANS ET DES ASSASSINS ET PENDANT UN MOMENT, ILS PEUVENT SEMBLER INVINCIBLE, MAIS A LA FIN, ILS TOMBENT TOUJOURS. »
M. ALPHA Condé a le choix de se retirer comme HELENE JOHNSON SIRLEAF du LIBERIA, ou finir à la CPI comme LAURENT GBABO après son mandat cadeau obtenu en roulant les Ivoiriens ou chassé comme YAYA JAMMEH, ou comme ses amis BLAISE COMPAORE et ROBERT MUGABE.

M. Alpha Condé sait pertinemment que les nouvelles conditions de vie que les Guinéens revendiquent ne se limitent pas seulement au minimum matériel. Ils désirent au-delà du seuil de nécessité physiologique, d’obtenir aussi la garantie d’une certaine dignité : dignité sur la TERRE DE LEURS ANCETRES. Cette exigence-là est de plus en plus vive.
Pour extirper notre pays des serres prédatrices du parrain et ses seconds couteaux, nous ne pouvons faire l’économie d’un COUP KO inversé, de la puissance d’un tsunami pour balayer CES FRIPOUILLES. Le troisième mandat que LUCIFER CONDE désire tant, peut nous en donner l’occasion. Alors donnons-nous les moyens en étant unis contre cette tyrannie qui étouffe toutes les composantes nationales.

On ne peut conclure ce chapitre qu’en empruntant cette forte réflexion de SAKO KONDE, un authentique fils de Baro celui-là, et non un importé comme notre fainéant « leader historique ». Dans son best-seller : LA GUINEE, LE TEMPS DES FRIPOUILLES (ÉDITIONS : PARIS LA PENSÉE UNIVERSELLE.1974, 225 p) SAKO KONDE conclue son chapitre intitulé : S’UNIR, C’EST VAINCRE par cette assertion : « La lutte contre le despotisme ne peut en aucun cas être gagnée dans les marécages du tribalisme, du contre-tribalisme ou du sectarisme ethnique ; elle ne peut en aucune manière être ni une occasion de conserver on ne sait quel monopole, ni la revanche de tel groupe ou de telle région sur les autres. Elle sera ou bien l’affaire des Guinéens qui croient en leur pays ou bien une confuse mêlée fratricide ». À bon entendeur salut.

Dr. Abdoul Baldé (France)

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