Soro dit tout sur sa démission ‘’forcée’’: « Le Président Ouattara m’a appelé en colère(...)On aurait pu attendre(...) Rien ne pressait»

Après sa démission de la présidence de l'Assemblée nationale, Soro semble profondément déçu du Président Ouattara

Moins d’une semaine après sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro revient sur les circonstances ayant abouti à la session parlementaire extraordinaire qui a eu lieu le 08 février 2019 à l’Assemblée nationale au Plateau.

Dans une vidéo de 5 minutes environs publiée sur sa télévision en ligne GSK TV, l’ancien président de l’Assemblée nationale (PAN) ivoirienne, relate avec les dates et paroles précises tous les évènements qui ont précédé le jour de sa démission. « 05 janvier, le président m’a reçu à sa demande, et a souhaité que je milite au sein du RHDP », annonce-t-il, indiquant avoir expliqué au président de la République que ‘’j’ai suivi un homme qui s’appelle Alassane Ouattara pour trois raisons : La première, c’est parce que l’émotion de l’ivoirité, l’homme de gauche que je suis, n’a jamais admis qu’on discrimine les citoyens ; la deuxième raison, c’est qu’il a vécu aux Etats-Unis, depuis l’âge de 20 ans comme il dit ; donc pour moi, il ne pouvait qu’être imprégné, imbibé des valeurs de la démocratie et des libertés. La troisième raison, c’est que c’est un technocrate, il a fait un PHD en économie, donc pour moi, il avait un bon CV pour le faire’’.

Selon Soro Guillaume, le Président Ouattara lui a répondu le congrès du RHDP du 26 janvier dernier était très important et que s’il ne s’y rendait pas, il serait ‘’contraint’’ de demander de rendre sa démission. Ce que d’ailleurs, il dit avoir acquiescé sans hésitation. « Le 24 janvier à nouveau, le Président me convoque ; il me demande à savoir si j’avais changé d’idées, je lui ai dit non Monsieur le président, c’était tout réfléchi, je ne suis pas RHDP. Et que je ne comptais pas me rendre au congrès. Le président m’a dit dans ces conditions, il faut que je rende ma démission. Je lui ai dit d’accord. Il ne restait que nous puissions nous mettre d’accord sur une date de démission », explique-t-il.

Et l’ex-PAN de faire savoir qu’après le congrès, précisément le 27 janvier, le chef de l’Etat l’a recontacté sur un ton empreint de colère pour lui réitérer sa ferme volonté de le voir quitter la tête de l’Assemblée nationale. « Je peux vous dire que le Président m’a appelé en colère en me disant que j’avais fait une démission orale et que par conséquent ; il m’enverrait des émissaires et ces émissaires sont arrivés chez moi ; je dis bien le 28 janvier à 17h30, qui m’ont envoyé une note et m’ont demandé de signer ma démission. D’autant plus que selon eux, j’avais fait une démission orale. Je leur ai dit : si j’ai fait une démission orale, je ne suis plus votre interlocuteur. On ne peut pas démissionner pour le même poste deux fois. Je leur ai dit que j’allais appeler le Président », a-t-il relaté.

Poursuivant, Guillaume Soro dit avoir adressé un courrier au Président Ouattara afin de lui recommander la préservation de l’institution parlementaire. « J’ai envoyé un courrier au Président pour lui dire que je voulais qu’on préserve de l’institution parlementaire et que si je devais démissionner, je voulais que çà se fasse conformément à la constitution, c’est-à-dire la convocation de l’actuelle session extraordinaire (...) On aurait pu attendre l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée le 1er avril pour que je rende ma démission, rien ne pressait », regrette-t-il complément déçu du Président Ouattara.

David YALA

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Mali: le Qatar livre 24 véhicules blindés et renforce sa coopération avec Bamako

Acualités de Duinée Conakry. Nouvelle République de Guinée. www.nrggui.com Le Qatar a fait don de 24 véhicules blindés au Mali, a indiqué vendredi un haut responsable de l’armée qatarie, prémisse d’un renforcement de la coopération entre Doha et Bamako, toujours confronté à la menace jihadiste malgré des années d’intervention internationale.

"Les 24 engins blindés sont destinés à l’armée malienne évoluant dans les zones de mines et d’explosifs improvisés. C’est un début et nos relations dans le domaine militaire vont s’améliorer, pas dans les semaines à venir, mais dans les prochains jours", a déclaré à la presse le général Al Ghaffari, à la tête d’une délégation qatarie reçue à Bamako.
"Il y aura désormais une coopération permanente entre nos armées dans le domaine de la formation, de l’équipement des unités et des échanges entre militaires des deux pays", a poursuivi l’officier supérieur.
"Ce précieux matériel nous permettra d’améliorer la mobilité des nos unités. Ces engins blindés vont améliorer la protection de nos forces contre les embuscades qui sont les modes d’action utilisés par les terroristes", a souligné pour sa part le directeur du matériel de l’armée malienne, le général Moustapha Drabo.
"Par ce geste, le Qatar montre clairement que le Mali fait partie de ses alliés dans la lutte anti-terroriste au Sahel, où Doha sera visiblement plus présent", a commenté Mamadou Samaké, sociologue et enseignant à l’université de Bamako.
Le Qatar est depuis juin 2017 au coeur d’une crise diplomatique sans précédent qui l’oppose notamment à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui lui reprochent entre autres choses de soutenir des groupes islamistes radicaux.
Le 10 avril, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a affirmé son rejet de tout soutien au terrorisme lors d’une rencontre avec le président américain Donald Trump.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.
Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.
Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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Source: AFP

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Ibn Chambas conclut sa visite en Guinée, appelle les acteurs politiques à œuvrer pour un climat serein et apaisé

Dakar, 20 décembre 2018- Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a conclu aujourd’hui une visite de trois jours à Conakry, capitale de la Guinée.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des activités régulières de l’UNOWAS en matière d’appui à la consolidation de la paix et la sécurité dans les pays de la sous-région. Elle s’inscrit également dans la poursuite du soutien des Nations Unies à la Guinée pour favoriser un environnement politique et social serein et apaisé à l’approche des élections législatives prévues en 2019.
Durant sa visite, M. Ibn Chambas a eu une série de rencontres importantes. Il a été reçu en audience par le Président de la République, Professeur Alpha Condé, et s’est entretenu avec des membres du gouvernement, le Président de l’Assemblée Nationale et les Présidents des groupes parlementaires, le Chef de file de l’opposition, des leaders de partis politiques, des représentants de la société civile, le Barreau de Guinée, l’Equipe-Pays des Nations Unies en Guinée et les partenaires techniques et financiers.
Lors de ces entretiens, le Représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a souligné la nécessité pour tous les acteurs politiques d’accentuer leurs efforts pour préserver la paix et la stabilité de la Guinée, notamment à l’approche des élections, prévues en 2019. A cet égard, Il a rappelé l’importance d’un large consensus dans la préparation et l’organisation de cette échéance électorale. Il a également plaidé pour la reprise des activités du Comité de suivi des Accords Politiques du 12 octobre 2016.
Le Représentant spécial s’est félicité de la contribution des trois groupes parlementaires à la mise en place d’un Comité de dialogue de haut niveau composé de personnalités réputées de grande intégrité.
« Chacun doit œuvrer, dans le respect de la loi et des droits de l’homme, à un climat politique et social apaisé, afin de préserver la paix et la stabilité en Guinée, » a déclaré M. Chambas à la fin de sa visite, tout en réitérant l’engagement des Nations Unies à continuer de soutenir le peuple de Guinée dans sa quête de paix et de prospérité.


KABANEWS###

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Côte d'Ivoire : un vaste front anti-Ouattara se précise

Sous l’impulsion de Henri Konan Bédié, ex-chef de l’État, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), un vaste front politico-social, sous la forme d’une plateforme, se met progressivement en place en Côte d’Ivoire contre Alassane Ouattara, président du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp unifié).

HKB et Guillaume Soro, qu’il a pris sous sa protection, ont ajouté une autre pierre, le lundi 16 décembre 2018, à Daoukro, à la formalisation de ce projet dont le dessein est de vaincre Alassane Ouattara. C’est le « Tout sauf Ouattara » (Tso) qui prévalait avant 2010 qui est en train de se reconstituer, dans la perspective des élections présidentielles de 2020. Mais, aujourd’hui, le concept brasse dans tous les sens et prospectent dans tous les horizons, intégrant des acteurs proches du chef de l’État. Plusieurs leaders politiques et d’opinion, y compris des personnalités politiques issues de son propre camp, dont Guillaume Kigbafori Soro, président de l’Assemblée nationale, sont partants pour ce projet. Ils sont vent debout contre le président d’honneur du Rassemblement des républicains (Rdr), et veulent en découdre avec lui en 2020. Alassane Ouattara reste, pour eux, l’adversaire politique commun à abattre.

A relire: Affaire « le Pan décline par deux fois une audience de Ouattara »: Guillaume Soro fait une mise au point

C’est dans cette dynamique que le « Sphinx de Daoukro » a reçu en grande pompe sur ses terres de Daoukro, Guillaume Soro. A qui il a fait part, longuement, de son projet de création d’une nouvelle plateforme politique. « Le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié a longuement exposé sur le projet de plateforme devant regrouper les partis politiques et les forces vives de la nation. Le président de l’Assemblée nationale a salué l’initiative et en a pris bonne note», indique le communiqué final de cette rencontre entre MM. Bédié et Soro. Selon le texte rapporté par le porte-parole du Pdci-Rda, Narcisse N’Dri, les deux personnalités inscrivent leur rencontre sous le signe de la consolidation de la paix, de la réconciliation et de la cohésion nationale. « Ils souhaitent que les acteurs politiques s’inscrivent dans le processus du pardon et de la réconciliation nationale», a fait savoir M. N’Dri, ajoutant que les deux personnalités ont convenu de se voir «plus régulièrement, afin de conduire à bon port l’ensemble des initiatives, pour le triomphe de la paix, de la prospérité et de la liberté en Côte d’Ivoire ». L’ancien président ivoirien a accueilli son « protégé » Guillaume Soro, dans une ambiance festive, devant une foule de partisans esquissant des pas de danse au son de la fanfare. Cette rencontre entre M. Bédié et M. Soro intervient dans un contexte de relations tendues entre le Pdci-Rda et le Rhdp, la coalition au pouvoir dirigée par le président ivoirien Alassane Ouattara.

Pied de nez à Ouattara

C’est pourquoi, les faits et gestes qui ont marqué cette visite de Guillaume Soro à Daoukro sont perçus comme un véritable pied de nez, aussi bien à Alassane Ouattara qu’aux dirigeants du Rhdp unifié. En marge de sa rencontre avec Guillaume Soro, Henri Konan Bédié s’est entretenu, longuement, sur le même sujet, avec Danièle Boni Claverie. Celle-ci soutient que son parti, « l’Urd se sent interpellée par tout appel qui met l’accent sur la nécessité de se regrouper, de se rassembler autour de valeurs citoyennes qui nous font défaut actuellement ». Il s’agissait, selon elle, «d’échanger avec le président Bédié, de l’écouter, mais aussi d’étudier avec lui, divers schémas qui permettent à l’opposition qui le désire, de lutter au côté du Pdci-Rda, de mener le combat de la démocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’Homme ».

Pour elle, « le peuple ivoirien désire une véritable réconciliation qui regroupera sous quelque forme que ce soit, le Fpi, le Pdci-Rda et l’ensemble de l’opposition. Des accords de partenariat peuvent être signés avec les uns, tandis que ceux qui le désirent, intègrent la plateforme initiée par le président Bédié. De cette manière, un large consensus permettra à toutes les opinions de s’exprimer ».

A Yamoussoukro, le premier responsable départemental du Mouvement des forces d’avenir (Mfa), Gba Bakary, a rejoint les rangs du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci), un mouvement politique proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Il a été nommé nouveau Coordonnateur national délégué du Raci chargé de la commune de Man, alors que le Mfa auquel il appartenait a intégré le Rhdp et siège au gouvernement. « Ensemble, nous allons bâtir une nation forte », a promis Gba Bakary qui promet de mettre « toute son expérience politique acquise, qui a fait de moi un soldat prêt à combattre pour le Raci », pour implanter le mouvement à Man.

Ce front implique, par ailleurs, la quasi-totalité des leaders significatifs de l’espace politique, y compris ceux qui étaient du côté du chef de l’État, hier. Francis Wodié, ancien président du Conseil Constitutionnel, reçu deux fois, à Daoukro et à Abidjan, par Bédié, estime qu’il « apparaît comme le pont que nous devons construire pour que les Ivoiriens puissent effectuer la traversée ensemble, d’un rivage vers l’autre, au lieu que chacun reste sur son bord politique ».

Tous contre Ouattara

Gnamien Konan, ancien ministre, Anaky Kobenan, fondateur du Mfa, Aka Ahizi du Parti ivoirien des travailleurs ( Pit), Pascal Affi N’Guessan et même certains « Gbagbo ou rien » (Gor) sont sur la même longueur d’onde avec l’ancien chef de l’État. En exclusivité sur les antennes de France 24, jeudi 13 décembre 2018, il a affirmé que l’union avec Alassane Ouattara est terminée, et qu’il est en train de former une nouvelle alliance, avec l’accord de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro. « À la demande de plusieurs autres partis politiques qui m’ont sollicité, nous pensons prendre la tête de la formation d’une nouvelle plateforme plus vaste comprenant tous les partis politiques qui partagent les valeurs de la non-violence, de la tolérance, de l'État de droit », a-t-il expliqué.

Au sujet de Laurent Gbagbo, il a indiqué l'avoir « informé de ce que nous étions en train de mettre en place une nouvelle plateforme, et il m'a donné son accord pour contacter le Fpi ».

Même parmi les supporters du président du Rhdp, la question du Rhdp unifié divise, et le chef de l’État accuse un net déficit de soutien. L’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) d’Albert Mabri Toikeusse est en passe de défaire son lien au Rhdp. La colère monte également dans le milieu de Guillaume Soro, face à l’éventualité de la dissolution du Rdr. Le Raci de Soro Kanigui n’écarte pas l’idée de créer un groupe parlementaire. « Les parlementaires de notre mouvement ont d’ailleurs manifesté au président d’honneur, Soro Guillaume, leur volonté de créer un Groupe parlementaire baptisé « Rassemblement » pour le soutenir, le cas échéant », a déclaré Kanigui Soro, président du Raci, en début de semaine, au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire. Pour lui, son conclave veut « lancer les bases d’un leadership nouveau pour une restructuration, et l’élaboration d’un chronogramme d’actions ».

Au total, c’est un vrai ogre politique qui est en train de se mettre en place autour de l’ancien chef de l’État HKB, qui fait des pieds et des mains pour obtenir une alternance en 2020.

Armand B. DEPEYLA

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VISITE D’AMITIE ET DE TRAVAIL de DR. HAGE GEINGOB, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE NAMIBIE COMMUNIQUE CONJOINT

Sur invitation de son frère et ami, son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée, son Excellence le Dr. Hage G. GEINGOB, Président de la République de Namibie, a effectué une visite de travail et d’amitié en République de Guinée du 18 au 20 septembre 2018.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays.

Les deux Chefs d’Etat ont magnifié les relations fraternelles et d’amitié entre les deux pays, à la base du combat de libération pour l’indépendance de la Namibie. Dans ce contexte, ils ont rappelé et salué la forte position panafricaine du premier Président de la République de Guinée, le Président Ahmed Sékou Touré et sa contribution à la décolonisation de l’Afrique et à la lutte de libération nationale de la Namibie à travers l’appui diplomatique, matériel et politique à la SWAPO.

Les deux Chefs d’Etat ont réitéré leur engagement en faveur de l’unité et de la solidarité africaines et ont appelé les dirigeants africains à toujours parler d’une seule voix sur les questions de politiques internationales. Ils se sont en outre engagés à travailler sans relâche à la réalisation des visions stratégiques de l’Union Africaine pour l’intégration économique.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont examiné et convenu de renforcer et améliorer la coopération bilatérale, y compris les différents échanges entre les deux pays.

En tant qu’Etats côtiers, les deux Chefs d’Etat ont reconnu les possibilités et le potentiel de l’économie bleue pour la croissance économique, le développement durable et la création d’emplois et ont donc décidé d’explorer la coopération dans le secteur maritime, et en particulier entre les autorités portuaires des deux pays.

Ils ont également souligné l’importance du développement des énergies renouvelables en Afrique.

En renforçant l’industrialisation par la valeur ajoutée, pour assurer la prospérité de leurs populations, les deux Présidents ont convenu d’instaurer une coopération dans le secteur des mines, de l’agriculture et de l’énergie. Ils ont également convenu de coopérer dans le domaine du tourisme et de créer un environnement favorable afin que le secteur privé des deux pays s’engage dans la promotion du commerce et de l’investissement.

Ils ont reconnu les défis posés par le chômage des jeunes sur le continent africain, et, partant, l’importance de l’autonomisation des jeunes, en particulier dans les domaines de la science et de la technologie, de la finance et des sports.

Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à renforcer et à diversifier la coopération bilatérale dans l’intérêt mutuel de leurs peuples en créant une Commission Mixte de Coopération et ont chargé leurs Ministres des Affaires Etrangères, des Relations Internationales et de la Coopération, à tenir la séance inaugurale au premier trimestre de 2019, pour assurer la mise en oeuvre rapide et efficace des mémorandums d’accord et des accords conclus entre les deux pays.

En présence des deux Chefs d’Etat, la signature de quatre premiers accords qui suivent a été établie :

-Accord de coopération
-Accord sur la création d’une commission mixte
-Mémorandum d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques
-Mémorandum d’entente sur l’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques et officiels (service).

Les deux Chefs d’Etat ont examiné un large éventail des questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Dans le cadre politique et économique de l’Union Africaine, en ce qui concerne l’agenda 2063, ils ont souligné la nécessité d’un engagement total de l’Afrique pour sa réalisation. Ils ont échangé des vues sur les objectifs de développement durable (ODD) et se sont engagés à travailler ensemble sur les questions de l’environnement, en particulier la sécheresse, la désertification et la dégradation des terres.

Les deux dirigeants ont appelé à la reforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Abordant les questions de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face à la multiplication des attaques terroristes et la montée de l’extrémisme violent en Afrique et dans le reste du monde. A cet égard, ils se sont engagés à développer la concertation et la coopération dans la lutte contre ces fléaux ainsi que la prolifération et la circulation illicite des armes légères en Afrique.

Les deux Chefs d’Etat ont renouvelé leur engagement à renforcer l’Architecture africaine de la Paix et de la Sécurité, en particulier ce qui concerne la fin des conflits, conformément à l’Agenda 2063.

Leurs Excellences, les Présidents Dr Hage GEINGOB et Professeur Alpha CONDE, ont noté avec satisfaction leur convergence de vue sur l’ensemble des questions nationales et internationales évoquées, ainsi que le parfait climat d’entente et de cordialité qui a marqué leur entretien.

Au terme de sa visite officielle en Guinée, son Excellence le Dr. Hage GEINGOB, Président de la République de Namibie, au nom de sa délégation, a remercié son Excellence le Pr. Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat guinéen, le Gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil fraternel et chaleureux et les marques d’hospitalité légendaire dont lui-même et sa délégation ont été l’objet durant leur séjour.

Son Excellence Hage GEINGOB, Président de la République de Namibie, a adressé une invitation à son Excellence le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de la Guinée, Chef de l’Etat, pour effectuer une visite d’amitié et de travail en Namibie.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée de commun accord par voie diplomatique.

Fait à Conakry le 19 septembre 2018

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE, M. MAMADI TOURE, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES GUINEENS DE L’ETRANGER

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE NAMIBIE, APHEUS A.G.INARUSEB MINISTRE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU ET DES FORETS

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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