CPI: Fatou Bensouda visée par une plainte, sa suspension réclamée

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République, www.nrgui. Fatou Bensouda fait l'objet d'une plainte déposée par les avocats Walter Marquez et Carlos Ramirez Lopez. Il est reproché à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) de s'être rendue coupable de violation de droits de l'homme en Gambie, sous l'ère Yaya Jammeh.

Fatou Bensouda menacée par une plainte judiciaire

C'est devant le Mécanisme de contrôle indépendant de la Cour pénale internationale (CPI) que les avocats pénalistes Walter Marquez et Carlos Ramirez ont déposé une plainte contre Fatou Bensouda, actuelle procureure de la juridiction internationale. Les deux plaignants accusent l'ex-ministre gambienne de la Justice de s'être rendue coupable de violation de droits de l'homme au moment où Yaya Jammeh dirigeait le pays d'une main de fer.

La procureure aurait pris part à des actes "personnels et directs d'actes cruels violant les droits de l'homme ainsi que de crimes contre l'humanité commis contre des citoyens de son propre pays, la Gambie, pendant la dictature militaire de Yahya Jammeh, entre les années 1994 et 2002", confie le site gainako.com. A cette époque où Yaya Jammeh avait instauré une véritable dictature en Gambie, Fatou Bensouda a été procureure, ministre de la Justice puis procureure générale.

Le 11 juillet 2019, justiceinfo.net faisait savoir que dans un rapport écrit par les journalistes Thierry Cruvelier et Mustapha Darboe, des "citoyens de ce pays, notamment Batch Samba Jallow et Sainey Faye, ont déclaré devant la Commission que l'actuel procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, avait personnellement participé aux graves violations des droits de l'homme commises par le régime militaire", poursuit le média.

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Selon ce rapport, Fatou Bensouda, aux côtés de Yaya Jammeh, a participé à de "nombreuses et graves violations des droits de l'homme" commises "par des pratiques systématiques d'actes de tortures, de fabrication de preuves, de détentions illégales, de disparitions forcées et de morts en détention". C'est seulement en 2002 que Fatou Bensouda, recrutée par la Cour pénale internationale, a cessé de prendre part à ces violations des droits de l'homme.

"C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers le responsable du Mécanisme de contrôle indépendant, pour lui transmettre ces faits spécifiques qui imputent à son titulaire, Fatou Bensouda, en tant que participant dans des situations similaires en République de Gambie, ceux qui ont été dénoncés en relation avec notre pays et contre nous devant laquelle elle encourt une négligence grave et une complicité due à une omission, une attitude selon laquelle une autre procédure disciplinaire est actuellement en cours sous la présidence de la CPI, sous le numéro 2018 / PRES / 00370-16", s'est exprimé Walter Marquez.

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Se basant sur l'article 42.3 du Statut de Rome, qui stipule que le procureur de la CPI doit avoir "haute considération morale", les deux avocats ont demandé la suspension de Fatou Bensouda.

K. Richard Kouassi

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3è mandat de Condé : Washington, ferme et se prononce

Le 3è mandat d’Alpha Condé s’invite au 18e forum de l’AGOA (African Growth and Opportunities Act), qui s’est achevé le mardi 7 août 2019 en Côte d’Ivoire. Une occasion pour le secrétaire d’État américain adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy de donner sur la RFI, la position, pour le moins ferme de Washington.

Extrait : « D’abord, les États-Unis reconnaissent la souveraineté de chaque État, et les États peuvent changer de Constitution à leur guise. Mais nous avons un problème s’il apparait évident que le président en exercice se serve de cela uniquement pour se maintenir au pouvoir. D’autres pays ont changé leur Constitution pour en modifier certains aspects, dont le nombre ou la durée des mandats, mais tout en respectant les principes démocratiques. Á savoir, un débat sur la pertinence d’une nouvelle loi fondamentale et son adoption soumise à référendum par la population. »

Cette position tranchée intervient à moins de dix jours après l’audience accordée, au Département d’Etat, au chef de file de l’opposition. Sur sa page Facebook, Dalein Diallo se réjouissait: « Merci à Tibor Nagy, sous-secrétaire du bureau des affaires africaines, pour l’accueil chaleureux du Département d’Etat américain et à l’attention portée à ma délégation ainsi qu’à ses préoccupations. J’ai noté avec intérêt l’attachement des USA à la promotion de la démocratie et de l’État de droit en Guinée et en Afrique. »

De toute évidence, rapporte l’UFDG, à toutes ces rencontres, le leader de l’UFDG a donné de larges informations sur la situation économique et politique qui prévaut actuellement en Guinée. Il a notamment mis en évidence le recul de la démocratie et de l’État de droit et a fait état de la violation récurrente des droits humains par le pouvoir d’Alpha Condé. Il a dénoncé la corruption et la politique minière qui s’est avérée désastreuse pour l’environnement et pour l’emploi.

Selon le parti, Dalein Diallo n’a pas manqué d’attirer l’attention de tous ses interlocuteurs sur l’obstination d’Alpha Condé à s’octroyer une présidence à vie en changeant la Constitution, et surtout sur les risques que ce projet peut entrraîner pour la paix et la stabilité de la Guinée et de la sous-région. Tous ceux qui crient à Conakry que la modification constitutionnelle ne se dicte pas par la France, les USA, etc., ont euleur réponse...à l’américaine : souverain, oui, mais pas d’instauration d’une présidence à vie.

Voilà qui est clair.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Relu par SNB pour www.nrgui.com

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Hamza Ben Laden "est mort"

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle Républiqe de Guinée, www.nrgui.com Le fils du fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, Hamza, est mort, selon les services de renseignements américains.

Le Pentagone n’a donné aucun détail sur les circonstances, le lieu et la date du décès mais les Etats-Unis ont contribué à l’opération visant à l’éliminer selon le New York Times et la chaîne NBC.

En février, le gouvernement américain avait offert jusqu’à un million de dollars pour toutes informations menant à sa localisation, craignant de plus en plus qu’il ne devienne un leader charismatique d’un Al-Qaïda revitalisé.

Interrogé par des journalistes, le président américain Donald Trump a refusé de faire des commentaires sur cette information, tout comme le conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Hamza Ben Laden, âgé d’une trentaine d’années, avait publié des messages audio et vidéo appelant à des attaques contre les États-Unis et d’autres pays.

Il a exhorté les djihadistes à venger le meurtre de son père par les forces spéciales américaines au Pakistan en mai 2011.

Il avait également appelé le peuple de la péninsule arabique à se révolter. L’Arabie saoudite lui a retiré sa citoyenneté en mars.

Al-Qaïda était à l’origine des attaques dévastatrices du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, mais le groupe fut éclipsé par son rival encore plus fanatique, le groupe Etat islamique au cours de la dernière décennie.

BBC

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ADO : « Il y a des choses qu’il faut modifier dans la Constitution » (Vidéo)

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com

Alassane Ouattara, le 6 août 2019, lors de son interview à la veille de la fête nationale ivoirienne. © Youtube/ RTI Officiel.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a maintenu le suspense sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2020, lors d'une interview à la télévision d'État mardi, à la veille de la fête de l'Indépendance. Il a également évoqué une éventuelle modification de la Constitution.

« Je ferai savoir (ma décision) en 2020. (...) Je vais prendre ma décision au moment opportun et sur la base de ce que mon parti me dira de faire », a déclaré Alassane Ouattara, qui achève son deuxième mandat, après avoir été élu en 2010 puis réélu en 2015. « La Constitution me permet de faire deux autres mandats », a-t-il également affirmé. La loi fondamentale adoptée en 2016 limite à deux les mandats présidentiels, mais a remis les compteurs à zéro, selon la majorité présidentielle. Une interprétation contestée par l’opposition.

Modification de la Constitution
Le chef de l’État a par ailleurs évoqué une éventuelle modification de la Constitution de 2016. « La modification de la Constitution doit être un processus qui dépend de l’opinion. Nous avons une Constitution depuis 2016. On l’a pratiquée. Il est clair qu’il y a des choses qu’il faut modifier dans la Constitution, mais ce n’est pas pour recaler des candidats. Non », a-t-il déclaré (à écouter à partir de la minute 37 dans la vidéo ci-dessous).

Sans donner de détail sur les « petites choses » qu’il estime nécessaire de modifier, il a cependant estimé qu’il fallait « épouser l’air du temps ». « Nous sommes un certain nombre à avoir un certain âge, peut être devrions nous réfléchir à ce que nous pouvons donner à notre pays au-delà d’un certain âge », a détaillé Alassane Ouattara. Quelques instants plus tôt, le président ivoirien avait déjà évoqué cette question de l’âge, citant en particulier Henri Konan Bédié. « J’aurai 78 ans l’année prochaine, mes médecins me disent que je suis en parfaite santé », a-t-il déclaré, notant que l’ex-président Henri Konan Bédié, a « 10 ans de plus » que lui.

La réforme de la CEI également abordée
Le scrutin présidentiel cristallise déjà le débat politique, à 14 mois de l’échéance. En 2010, la contestation des résultats de l’élection avait débouché sur une crise majeure, qui avait fait 3 000 morts.

L’an dernier, Henri Konan Bédié, qui dirige le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), avait rompu l’alliance de gouvernement qui l’unissait au parti présidentiel, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Les deux camps sont désormais à couteaux tirés.

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Macron offre un avenir en Afrique à la jeunesse du continent

Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle Répulique de Guinée, www.nrgui.com

La salle des fêtes du Palais présidentiel de l’Elysée a refusé du monde, le jeudi 11 juillet. Affirmant vouloir s’appuyer sur le rôle essentiel de la diaspora pour tenter d’offrir « un avenir » à la jeunesse africaine, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a invité 400 personnes. Cela en présence de son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo, en visite à Paris.

Les diasporas ont un rôle essentiel (…) parce que je pense que l’on n’a pas assez travaillé avec nos propres diasporas et vu combien c’était une chance », a déclaré Emmanuel Macron le jeudi 11 juillet à l’Elysée à la faveur du débat organisé avec environ 400 participants de la diaspora africaine. A ses côtés, le très populaire Nana Akufo-Addo. Cette rencontre réunissait de très nombreux binationaux résidents en France ainsi que quelques personnalités dont la porte-parole du gouvernement Sibeth N’Diaye, d’origine sénégalaise. L’enjeu pour l’Elysée était de parler de l’Afrique par un prisme autre que le terrorisme au sahel ou l’enjeu sécuritaire ou migratoire. Il a plutôt été question de partenariats économiques, culturels, universitaires ou citoyens. Le débat a duré près de deux heures et permis aux participants issus de divers pays d’Afrique d’évoquer avec les deux chefs d’Etat, les questions économiques, l’intégration, le rôle des diasporas africaines en France et leur implication dans le développement de leurs pays d’origine.

« Quand on veut travailler en Afrique, (…) repenser ce partenariat, le refaire différemment, nos diasporas sont un formidable levier », a insisté Macron. Avant de préciser sa pensée « Parce qu’elles connaissent les codes, elles ont les accès et elles sont nos meilleurs ambassadeurs. Et la meilleure façon sur le plan économique, sportif et politique de dire comment la France et l’Europe peuvent mieux travailler avec l’Afrique ». Enfin, Emmanuel Macron a souhaité que « la jeunesse africaine » se voit « offrir un avenir en Afrique ». Très attendu, le chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo a estimé qu’il fallait « finir avec l’histoire du père Noël qui va venir pour développer le continent ». Sans ambages, il a affirmé qu’il « n’ya que nous pour développer le continent. Il n’y a pas de père Noël. Une fois que cette mentalité devient la nôtre, cela change le regard et les relations avec la France, avec l’Europe ». Indiscutablement, ce « Grand débat » a été l’occasion pour Emmanuel Macron de développer désormais une relation « plus égalitaire » entre la France et les autres nations africaines.

Emmanuel Macron a évoqué avec les diasporas africaines les questions économiques et l’intégration © DR « Les diasporas africaines » n’ont jamais été valorisées comme telles, a admis l’Elysée qui espère voir émerger d’autres visages pour les représenter, bien au-delà des clichés du sport ou de la musique. Bref, le dialogue a été interactif et surtout sans tabou avec le public. Des personnalités emblématiques de « success story » franco-africaines telles Albert Malongo NGimbi, sacré meilleur sommelier du pays par le Guide Michelin, le rappeur Abd-el-Malick, la chroniqueuse Hapsatou Sy, la basketteuse Diandra Tchouatchang ou encore l’ex-international français Lilian Thuram. Dans une salle multicolore, la voix a été donnée pour la première fois à des personnes n’ayant pas voix au chapitre dans ce genre de rencontres. Au grand plaisir du député (LREM) des Côtes-d’Armor Hervé Berville, né au Rwanda. D’ailleurs pour bien faire les choses, les Ambassadeurs africains à Paris n’avaient point été invités à ce grand raout. Il fallait favoriser les échanges libres en dehors des cercles habituels des hauts fonctionnaires, diplomates etc.

Alain DOSSOU

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