FILS UNIQUE DE SA MÈRE, ABDOUL AZIZ BARRY VIENT DE SUCCOMBER DE SES BLESSURES PAR BALLE

 
Abdoul Aziz Barry a reçu une balle au dos il y a une semaine. Il vient de succomber de ses blessures
Abdoul Aziz Barry a reçu une balle au dos il y a une semaine. Il vient de succomber de ses blessures

Blessé par balle il y a tout juste une semaine, le jeune âgé d’une vingtaine d’années vient de succomber de ses blessures. Selon une ses proches qui se confiée à Verite224.com, le 14 novembre après la dispersion de la marche du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), il a reçu une balle au dos au quartier Lavage non loin quartier général de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). 

Pourtant, la marche du FNDC a eu lieu sur l’autoroute Fidel Castro. Abdoul Aziz Barry a tout d’abord été admis au Centre médical communal (CMC) de Ratoma avant d’être transporté dans une ambulance, au Camp Boiro, qui abrite depuis quelques années les installations du CHU de Donka en rénovation.  C’est hier mercredi 20 novembre qu’il a rendu son dernier souffles après d’intenses douleurs a-t-on appris. Le décès d’Abdoul Aziz Barry porte à cinq, le nombre des jeunes tués après la violente dispersion de la dernière marche du front anti-3e mandat.

Mercredi, lors de sa rencontre avec les sages du Foutah, le premier ministre Kassory Fofana a reconnu qu’une grande partie des personnes tuées lors des manifestations appartient à une communauté. Le locataire de la primature a dit que les résultats des différentes autopsies ont révélé que les victimes sont tuées majoritairement à bout-portant et au dos. Il s’est dit déterminer avec son gouvernement à mettre toutes les lumières pour déterminer les auteurs de ces tueries.

Par Fatoumata Binta Diallo

Oumar Pathé Barry, héros malgré lui de la marche du 7 novembre

Sa détermination qui tranche avec son handicap fait de lui le véritable héros de la marche du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). Aux yeux des anti-troisième mandat, il est le symbole de la conviction que les Guinéens mettent dans la lutte contre l’adoption d’une nouvelle constitution qui permettrait au chef de l’Etat de s’offrir un mandat supplémentaire à la tête du pays. Pourtant, des manifestations politiques, Oumar Pathé Barry, 27 ans, célibataire et sans enfant, a un souvenir particulièrement amer. C’est en effet à la marche du 28 septembre 2009 que ce natif de Pôrèkirè, dans la préfecture de Télemilé doit la perte de sa jambe gauche. Jambe qui lui a été amputée à la suite d’une balle qu’il avait reçue à hauteur du carrefour Cosa, ce jour de sinistre mémoire. Mais incapable de refréner la tendance à la lutte qui bouillonne en lui et son insatiable désir de faire valoir ses droits et ses opinions, il était, s’appuyant sur ses deux béquilles, de la marche de ce jeudi 7 novembre. Dix ans après celle qui le laissait handicapé à vie.

Des événements d’il y a dix ans, Oumar Pathé n’a pas oublié un seul détail. Mais il en parle sans aucune amertume particulière. « Ce jour-là, je revenais de chez un ami à la Tannerie. Lorsque nous sommes arrivés au carrefour Cosa, un pick-up de militaires est arrivé en toute pompe en faisant des tirs de sommation pour disperser la foule. Pris de peur, mes amis et moi avons pris la fuite pour aller nous mettre à l’abri. Malheureusement, c’est là que la balle m’a atteint, pas loin du genou et je suis tombé sur le coup. Il a fallu que mes amis m’aident pour que je puisse me relever », relate-t-il avec lucidité.

Au-delà du tir qui l’avait atteint, c’est surtout le climat de terreur dans lequel baignait la capitale guinéenne dans le sillage des massacres du 28 septembre qui aura scellé à jamais le destin d’Oumar Pathé Barry. N’ayant pu disposer des soins adéquats à temps, il a par la suite dû se résoudre à la solution de l’amputation proposée par les médecins. «Je me souviens encore comme si c’était hier. Quand mes amis m’ont transporté à la maison, je souffrais d’une douleur que je n’avais jamais ressentie de ma vie. Et elle a duré deux jours, parce que j’avais peur de sortir de chez moi. On rentrait dans les quartiers pour traquer les gens et attraper des innocents pour un rien. Je n’ai donc pas osé me rendre à l’hôpital. Au troisième jour, je suis allé à l’hôpital Donka. Après toutes les analyses, les médecins m’ont dit que le seul recours qui me restait, c’est l’amputation». Il le dit sans apitoiement aucun. « Ce qui est fait est fait. Ce n’est pas la peine de ruminer une quelconque complainte », confie-t-il.

De fait, pour Oumar Pathé, s’il y a une seule définition à la vie, c’est le combat permanent que celle-ci requiert. Combat comme celui qu’il a mené contre son handicap pour s’offrir son diplôme de Licence en Administration des affaires d’une université de la place, il y a deux ans. Combat comme celui qu’il mène également contre le désœuvrement et l’oisiveté en gérant son kiosque de transfert de crédit non loin du Centre émetteur, à Kipé.

Mais chez lui, le diplôme universitaire et le sens des affaires n’auront pas su gommer l’engagement. Ainsi, depuis le début de la contestation anti-troisième mandat, Oumar Pathé Barry est en première ligne de toutes les manifestations appelées par le FNDC. Le handicap ne devant surtout pas justifier une quelconque démission. Il était ainsi également du cortège funèbre qui a essuyé l’attaque des forces de sécurité, le lundi 4 novembre à Bambéto. Il n’est pas naïf, mais un brin idéaliste. « Je sais que quelque fois c’est dangereux, mais je prends le risque d’aller. Parce que je crois à mon combat, à celui du FNDC, et je suis sûr que c’est pour une cause noble, pour mon bien mais aussi pour le bien de tous les Guinéens ». Toutefois, admet-il, quand les manifestations ne sont pas autorisées, pas question pour lui de mettre le nez dehors. Au président Alpha Condé, il envoie le message suivant : « Monsieur le président, s’il vous plait, renoncez à votre projet. Laissez le soin à votre successeur de consolider vos acquis ».

Indépendant et pragmatique, Oumar Pathé Barry qui vivait tout au début auprès de son oncle, loue désormais à ses propres frais une chambre à Kipé. « C’est aussi pour me rapprocher de mon lieu de travail », explique-t-il.

En reconnaissance à son courage, un appel à contribution a été lancé sur les réseaux sociaux en vue de trouver à Oumar Pathé Barry une prothèse.

Ibrahima Kindi BARRY

ledjely.com

source ; un twitt d'Asmaou Baryy Diallo

Le Président Alpha Condé de retour à Conakry, une mobilisation extraordinaire

Actualités de Guinée. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com www.nrgui.Com, Conakry, 31 octobre 2019 -De retour d’un périple qui l’a conduit en Russie où il a pris part au 1er sommet Russie-Afrique et où il eu un tête-à-tête avec le Président Vladimir Poutine, le Président guinéen s’est rendu en Turquie où il a échangé avec son frère et ami Recep Tayyip Erdoğan avant de se rendre à Paris où il a également présidé la réunion sur l’Arei (Initiative de l'Afrique sur les Énergies Renouvelables) organisée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a regagné Conakry ce jeudi 31 octobre 2019. Un retour marqué par un accueil chaleureux, que les populations de Conakry lui ont réservé, à travers une mobilisation extraordinaire dans une ambiance indescriptible. C'est à 13 heures que l'avion présidentiel a atterri à l'aéroport international de Conakry-Gbéssia où une marée humaine a pris d'assaut les deux côtés de l'autoroute pour saluer le Président Alpha Condé. Ces populations, en majorité habillées en blanc, symbole de paix, ont réaffirmé leur soutien aux actions du Chef de l'Etat à travers des chants, des danses et slogans allant dans le sens du renforcement de l'unité nationale et le soutien au projet de nouvelle constitution. Selon plusieurs observateurs, jamais les populations de la capitale n’ont fait une telle mobilisation pour un Président de la République, même en période de campagne. Devant l'ampleur de la mobilisation, le cortège présidentiel a mis plus de 4 heures de temps pour sortir de l'aéroport et joindre le Palais du Peuple. Partout où le Président de la République est passé les populations étaient puissamment mobilisées dans une ambiance de fête.

Arrivé au Palais du Peuple, le Président Alpha Condé a été l’objet d’un bain de foule au cours duquel il a marché jusqu’au Palais Sékhoutouréya.

Autant dire que cette mobilisation historique dénote une fois encore le soutien indéfectible des populations de Conakry aux projets de développement du Président Alpha Condé. Nous y reviendrons.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Contacts : 664-87-96-59
628-18-15-57

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alpha Condé à ses partisans : « soyez prêts à l’affrontement... » Africaguinée Vidéo

Actualités deGuinée CONAKRY. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com Alpha Condé, le président de la République a tenu un discours va-t-en guerre ce dimanche 24 mars 2019 au siège du RPG arc-en-ciel devant ses partisans auxquels il a demandé d’être prêts à l’affrontement. Dans un ton virulent, la voix rageuse, le Chef de l’Etat, (en référence à Takana Zion, ndlr) a averti qu’il ne pardonnera plus d’être insulté par des « petits voyous drogués ». Alpha Condé a annoncé aussi qu’il va renforcer les PA dans les quartiers où les gens voudront faire de la pagaille.

Dans son speech, le locataire de Sékhoutouréa a fait une révélation sur la grève des enseignants qui selon lui était une manœuvre visant à déstabiliser son gouvernement en s’appuyant sur des militaires. Abdourahmane Sano de la PCUD était à la tête de ces velléités déstabilisatrices, a-t-il dit. Fidèle à ses habitudes, Alpha Condé s’est violemment attaqué à ses opposants qu’il a qualifiés de nains politiques.

Voici son discours digne d’un pamphlet qu’il a tenu alors qu’il était invité pour la validation de la section universitaire et lycéenne du RPG arc-en-ciel.

« La démocratie, c’est la voie du peuple. Donc, vous devez désormais engager la bataille des idées dans les universités. Il faut que les masques tombent. Que les gens n’utilisent pas l’ethnocentrisme pour tromper le peule. On va vous aider à savoir qui a fait quoi. Tout le monde est libre dans le débat politique, de critiquer le Gouvernement, son programme et tout. C’est normal, c’est la démocratie. Mais nous n’accepteront plus que des petits voyous drogués aillent se mettre à nous insulter.

J’ai donné l’ordre pour que tout petit drogué qui sera pris en train de m’insulter soit arrêté et subira la rigueur de la Loi. La démocratie est un débat libre. On peut critiquer l’action du gouvernement, l’action du président. Mais la Constitution dit qu’on ne doit pas insulter le Président. Donc, je préviens quiconque insultera désormais le président subira la rigueur de la Loi.

Personne ne prendra la Guinée en otage

Je vous suis venu vous dire que je laisse mon manteau de président de côté. Je prends mon manteau de militant, car maintenant je suis prêt à la bataille contre ces gens qui veulent (...) nous n’allons plus permettre que des gens prennent le peuple en otage par des mensonges. Donc, j’irai avec vous dans toutes les universités organier les débats pour qu’on ait un débat libre, que les gens sachent qui est qui ? Quel est l’avenir de la Guinée ? Quel était son passé ? Personne ne prendra la Guinée en otage. Si quelqu’un pense qu’il a raison, qu’il aille devant le peuple. Seul le peuple donne le pouvoir. Le reste NON. Ce n’est pas l’internet, ce n’est pas les réseaux sociaux.

En Guinée, c’est très simple. La plus part des opposants ont gouverné. Alors, expliquez aux jeunes quel était leur bilan. Quand les gens sauront leur bilan est-ce qu’ils vont prétendre diriger ce pays ? Ne vous laissez pas impressionner, ni effrayer. Allez au débat sans injures, sans violences, mais le débat politique libre, programme contre programme, bilan contre bilan. Voilà la bataille.

Accueil massif du président Alpha Condé ?

Les plantons, les secrétaires, les chefs de division, les directeurs centraux, bref... ! Tous les travailleurs que compte l’Etat guinéen sont appelés à aller accueillir le Président de la République à l’aéroport Conakry-Gbessia et à la Place des Martyrs à Kaloum, le jeudi 31 octobre 2019. Les fonctionnaires de l’Etat sont ainsi réquisitionnés pour réserver un accueil grandiose au président Alpha Condé à son retour de la Russie. Depuis donc une semaine, les activités sont paralysées dans les ministères et autres services publics pour les préparatifs de cette réception.

A preuve, la direction nationale de la Marine marchande a écrit par une lettre officielle en date du 28 octobre à la directrice du Port Autonome de Conakry pour mettre tout son personnel au service de cette mobilisation. Lisez la lettre ci-contre

En réponse aux deux sorties du Front National pour la Défense de la Constitution, les militants du RPG Arc-en-ciel et les guinéens acquis pour la tenue du référendum pouvant aboutir à une nouvelle constitution, ont décidé de sortir le jeudi pour se faire entendre. Ils veulent prouver à la face du monde que le peuple de Guinée est d’accord pour l’organisation du référendum pour une nouvelle constitution permettant au Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat. En faisant cette démonstration de force le jeudi prochain, le pouvoir pense ainsi tâter le pouls du peuple. Et dire que depuis toujours le président Alpha Condé ne cesse de répéter à qui veut l’entendre que « tout dépend du peuple de Guinée ». La décision du peuple tant attendue, tombera-t-elle ce jeudi ?

Pour l’heure, tout est au ralenti au niveau de l’administration publique. Pis, la journée du jeudi 31 octobre est en quelque sorte décrétée comme chômée-payée. Tous les fonctionnaires devant abandonner les bureaux pour aller applaudir le passage du cortège présidentiel et écouter sans doute les discours « sucrés » orientés sur le maintien du président Alpha Condé au pouvoir. Le pays va s’arrêter ce jeudi puisque les services pourvoyeurs d’argent seront paralysés. Le port autonome, l’aéroport, les industries, les transports, les usines, les commerces seront fermés. Quels gâchis !

guineenews

Sous-catégories