Inde : un ministre du Yoga

Une fonction inédite. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a nommé un nouveau ministre de la Défense mais aussi un ministre du yoga, dans le cadre d'un important remaniement ministériel visant à accélérer le rythme des réformes.

Modi a officialisé dimanche soir, le 9 novembre, les portefeuilles des 21 nouveaux ministres et secrétaires d'Etat. Parmi les nouveautés de ce gouvernement, Modi, fervent adepte du yoga dont il veut promouvoir la pratique, a désigné un ministre chargé des médecines traditionnelles et pratiques telles que l'ayurveda, le yoga, l'Unani, le Siddha et l'homéopathie (AAYUSH).

Journée mondiale du yoga

Modi, nationaliste hindou, avait demandé à l'ONU en septembre d'envisager l'instauration d'une journée mondiale du yoga. Lors de sa visite aux Etats-Unis, il avait aussi parlé de cette discipline indienne traditionnelle avec Barack Obama.

Le gouvernement de Modi compte désormais 4 nouveaux ministres et 17 nouveaux secrétaires d'Etat, portant l'exécutif à 66 membres, dont le Premier ministre.

Les médecines et pratiques traditionnelles (AAYUSH), auparavant intégrées dans le ministère de la Santé, sont désormais un portefeuille ministériel à part entière occupé par l'ancien ministre du Tourisme, Shripad Yesso Naik.

Nouveau ministre de la Défense

Modi a en outre décidé d'alléger les attributions d'Arun Jaitley, qui cumulait Défense et Finances depuis mai et connaissait des problèmes de santé, en attribuant la défense à Manohar Parrikar.

Parrikar aura la lourde tâche de conduire la modernisation de l'armée indienne, et en particulier de conduire les négociations pour l'acquisition de 126 avions de combat Rafale du français Dassault, entamées en janvier 2012 et régulièrement prolongées depuis.

Le nouveau ministre jouit d'une réputation de probité héritée de son action à la tête de l'exécutif de l'Etat de Goa, un atout au moment où nombre de contrats de défense ont été bloqués par des soupçons de corruption sous le précédent gouvernement indien du parti du Congrès.

Vers des réformes de grande ampleur?

Parmi les autres nominations, le ministère des Chemins de fer, crucial étant donné les dizaines de millions d'Indiens qui utilisent le rail chaque jour et qui souffre d'infrastructures défaillantes, a été attribué à Suresh Prabhu.

Ce dirigeant du parti régional nationaliste hindou Shiv Sena a rejoint le Bharatiya Janata Party (BJP) de Modi juste avant la prestation de serment dimanche.

Narendra Modi, qui a promis de ramener croissance et investissement et bénéficie d'un regain de confiance des marchés, n'a pas encore mené de réforme de grande ampleur, comme le réclament certains économistes.

Le HuffPost avec AFP  | Par

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La dignité retrouvée du « saint de Chatila »

 

Lettre de Beyrouth. Rentrer dans Chatila, c’est comme s’enfoncer sous terre. En quelques mètres, la lumière s’estompe et l’air se raréfie. Les baraques des camps de réfugiés palestiniens, dans le sud de Beyrouth, sont tellement collées les unes aux autres, et l’espace entre elles tellement encombré d’un fatras de fils électriques que le ciel semble se refermer sur la tête du visiteur. Le quadrilatère de 1 km2, imprégné des atrocités de la guerre civile libanaise, a des allures de catacombes.

Mais, jeudi 6 novembre, un souffle d’air frais a parcouru Chatila. Après plusieurs mois de réhabilitation, le cimetière du camp a été officiellement rouvert. Le site n’abrite pas les victimes du massacre de 1982 commis par les phalangistes chrétiens, avec la bénédiction des troupes israéliennes stationnées à proximité. Celles-ci reposent dans un jardin en friche, près d’un marché aux puces, un espace qu’on qualifierait de terrain vague n’étaient-ce une petite stèle en pierre et quelques banderoles commémoratives.

Le cimetière rénové héberge les martyrs d’un autre chapitre sanglant de la guerre civile libanaise : le siège de Chatila, mené par la milice chiite Amal, entre 1985 et 1987, avec la complicité de la Syrie, dans le cadre de « la guerre des camps ». Une offensive destinée à liquider les derniers survivants du Fatahland (du nom du Fatah, le parti de Yasser Arafat) cet Etat dans le non-Etat libanais, depuis lequel le leader au keffieh tenait tête à Israël et menaçait la tutelle de Damas sur le pays du Cèdre. Plus de 600 civils et combattants ont péri dans le siège, avant d’être enterrés à la va-vite dans un terrain encore libre à l’époque.

« Sa mort a entraîné la chute du camp »

Les travaux de rénovation ont transformé ce cimetière improvisé, souillé par les années, en un mausolée de marbre clair, une timide touche de lumière dans la nuit de Chatila. Ce faisant, ils ont remis à l’honneur l’homme qui a donné son nom à l’endroit, Ali Abou Toq, l’une des icônes de la résistance palestinienne au Liban, assassiné en 1987, à 37 ans, par une main inconnue. Le visage de ce guérillero, qui masquait ses traits juvéniles sous une grosse barbe noire, tapisse les murs de Chatila. Il fut l’un des commandants de la brigade Al-Jarmak, une unité au credo de gauche, anticonfessionnel, qui drainait des étudiants de tout le monde arabe. Certains ont fait carrière par la suite, comme le chiite Adel Abdel Mehdi, ancien vice-président et actuel ministre irakien du pétrole.

Ceux qui l’ont côtoyé décrivent Abou Toq comme un chef humble et réservé, attentif à ses troupes, doublé d’un génie du ravitaillement et de la fortification. Des talents qu’il mit au service de Chatila, en creusant un réseau de tunnels qui permit au camp de desserrer le blocus d’Amal. « Il s’occupait de tout, des sacs de sable aux couches pour les enfants. Ali était le saint de Chatila, son âme, sa dynamo », raconte Jamal, un ancien fedayin palestinien, qui vit en Jordanie. « C’était un cas à part, un homme en perpétuelle action, qui se désintéressait du bla-bla théorique, renchérit Khalil, un autre ancien d’Al-Jarmak, installé en Grèce. Sa mort a entraîné la chute du camp. »

« La résistance, c’est notre identité »

La cinquantaine grisonnante, ces deux retraités de l’Armée de libération de la Palestine, qui répugnent à donner leur nom complet, sont à l’origine de la « renaissance » du cimetière. L’idée leur est venue en mars, lors d’un voyage au Liban, le premier depuis leur départ forcé de Beyrouth, au milieu des années 1980, en plein combats interpalestiniens. « Quand on a vu l’état de délabrement du cimetière, on a pleuré, raconte Khalil. On savait que notre grand frère Ali reposait dans cet endroit. On s’est dit qu’il était de notre devoir de le restaurer. »

Le chantier, financé par des contributions de la diaspora et une aide de l’ambassade palestinienne à Beyrouth, a été mené avec discrétion. Dans une société qui s’est entre-tuée pendant quinze ans et qui s’est reconstruite sur la base de l’amnésie, la commémoration d’un épisode aussi controversé que la guerre des camps ne va pas de soi. Signe éloquent, les deux ex-combattants palestiniens refusent de s’étendre sur l’assassinat de leur ancien compagnon d’armes, que les gens de Chatila attribuent à Amal. D’autres sources l’imputent aux renégats de l’OLP, comme Ahmed Jibril et Abou Nidal.

L’hommage rendu jeudi à Ali Abou Toq, en présence de l’ambassadeur palestinien, a mis un terme au pèlerinage libanais de Jamal et Khalil. Il a atténué un peu l’amertume de ces deux grognards, qui comme beaucoup de combattants du Liban, se sont sentis trahis par le lancement du processus de paix, au tournant des années 1990. « On a redonné un peu de dignité à Ali, dit Jamal. Mais son honneur ne lui sera rendu que lorsque sa patrie sera libérée. La résistance, c’est notre identité. »

 
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Incroyable!!! À Java, le prêtre catholique Eduardo Gomez se convertit à l’Islam après 17 mois dans le coma

Jakarta | Un prêtre catholique de l’île de Java en Indonésie qui s’est réveillé d’un long coma de 17 mois s’est converti à l’Islam après que l’homme prétendait qu’Allah lui avait parlé et lui avait montré « la beauté des cieux ».

Le prêtre espagnol de 87 ans a vécu et prêché sur l’île pendant plus de 43 ans et parle couramment le javanais et divers dialectes de différents groupes ethniques de l’île, et est une figure bien connue et respectée parmi tous les groupes religieux de la zone.

L’homme a souffert d’une crise cardiaque alors qu’il aidait des volontaires locaux à réparer le toit de sa propre église et qui a fait une chute spectaculaire de 4 mètres de haut a survécu et est sorti du coma, cependant malgré son état de santé fragile, il est devenu un nouvel homme.

Le prêtre Eduardo Vincenzo Maria Gomez quelques semaines avant l’incident tragique

« Je ne connais rien à l’Islam. Je n’ai jamais une seule fois lu le Coran de ma vie, mais Dieu m’a parlé et m’a demandé de l’accompagner aux cieux. Et sa lumière divine brilla dans tout mon être, et voici les portes dorées menant au paradis apparurent devant moi, et Dieu me dit son nom et qu’il s’appelait Allah » a déclaré le prêtre converti à un journaliste de Kalimantan Press.

L’homme qui ne souffre miraculeusement pas de lésions cervicales devrait être capable de s’en remettre et à vite remarcher, a admis le médecin qui a pris soin de lui au Centre médical métropolitain au sud de Jakarta. « C’est certainement la personne âgée de 80 ans la plus robuste que j’ai jamais vue. Ses os devraient être brisés en mille morceaux » s’interroge Jim Won mai, qui est médecin depuis plus de vingt ans.

Sa conversion à l’Islam a pris par surprise la plupart des disciples de son église, mais curieusement, déjà la moitié de ses disciples chrétiens ont manifesté leur intérêt pour une conversion sincère à l’Islam. « Si Allah est le vrai Dieu, je ne veux pas être induit en erreur et aller dans la mauvaise direction car viendra le jour du jugement. J’ai confiance en lui [père Eduardo]. Nous avons tous confiance en lui », explique l’un de ses disciples.

Le prêtre qui a toujours besoin de soins médicaux a déjà commandé la construction d’une nouvelle mosquée et ses disciples mettent déjà la main à la pâte, pour trouver les fonds nécessaires à l’accomplissement de cette tâche. « Nous le devons au Père Eduardo pour tout ce qu’il a fait pour nous », commente l’un des fidèles de l’ancienne église catholique, qui est désormais à vendre.

Source: WNDR, le 10 Octobre 2014

source : www.mediaguinee.com

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Labé : reprise des travaux de rénovation et d’extension de la mosquée de Gadha Satina dans la sous-préfecture de Popodara

 

Place_officielleAprès plus de 3 ans de blocus à cause des incompréhensions entre de jeunes lettrés islamologues du terroir et certains notables de Satina Missidé, les travaux de rénovation et d’extension de la mosquée construite par Elhadj Oumar Tall à Gadha-Satina dans la sous-préfecture de Popodara, ont repris la semaine dernière, selon un "câble" du correspondant de Guineematin.

Ce mérite revient à la médiation du préfet de Labé. Le Commandant Mamadou Lamarana DIALLO a réussi à conduire les deux parties à un consensus qui favorise le retour de la cohésion sociale et à la cohabitation pacifique entre les musulmans, affiliés ou non à une confrérie spirituelle du district de Satina.

Depuis que les jeunes de Gadha-Satina et les notables de Satina Missidé ont lavé le linge sale en famille, sur recommandation du préfet de Labé, les citoyens des différents secteurs relevant dudit district se mobilisent et participent activement à lacollecte des ressources pour la réalisation de ces travaux d’édification et d’embellissement de ce lieu de culte islamique.

Une lettre d’information annonçant la reprise des travaux a été déjà adressée à tous les ressortissants du village à travers le monde, pour une campagne de souscription et de mobilisation de fonds dans le but d’atteindre l’objectif visé, à court ou moyen terme.

Par ailleurs, il faut noter que, conformément aux recommandations du préfet de Labé, un consensus a été trouvé entre les trois grandes familles du village sur les deux premiers imams qui devront gérer la mosquée, après rénovation et extension de la maison de Dieu.  Il s’agit de Thierno Oury Baïlo comme premier imam et Thierno Sidy comme deuxième imam. Mais le cas du troisième imam reste posé. La troisième famille a proposé une autre personnalité à ce poste. Ce que n’entendent pas les deux autres familles.

On espère qu’à ce problème aussi, un consensus sera trouvé avant la fin des travaux de rénovation et d’extension de la mosquée de Gadha-Satina, au risque de retomber dans cette éternelle crise de cohabitation qui pollue l’atmosphère entre jeunes prosélytes et notables dans la préfecture de Labé.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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La plus grande religion du monde (Paix au Moyen-Orient)

Dans une photo publiée dans Facebook, Swagg Man se demande : Si toutes les religions enseignent la paix… pourquoi elles ne peuvent pas cohabiter en paix ?

Il convient de rappeler qu’au commencement était la parole. La parole (orale) était la première écriture. Les ondes orales ont la caractéristique de toujours intégrer et de favoriser la coexistence pacifique. Dans la Grèce antique toutes les divinités vivaient dans le même environnement. L’existence d’une divinité n’excluait pas l’existence des autres divinités. C’était la norme partout dans les sociétés humaines. En Afrique, les croyances vivent ensemble sans qu’aucune revendique un territoire exclusif. Le Moyen-Orient n’échappait pas à cette norme, jusqu’à une certaine époque relativement récente.

Du papier, souvenir personnel, j’ai travaillé dans une usine de papier ; tous les jours, coulait du sang. Le papier, tranchant comme une lame de rasoir, favorise la division et l’exclusion de l’autre.

Quand le papier, au faîte de sa puissance, s’est substitué à la parole en excluant les vibrations orales, des comportements bizarres ont commencé à émerger. Les juifs furent les premiers à transférer la croyance (orale) sur le papier pour en faire, non pas un livre parmi d’autres, mais Le Livre : La Torah.

Nous voici face à la religion révélée du « Dieu-Unique » qui relègue au rebut toutes les autres croyances. Les chrétiens ont suivi, dans le transfert, avec la Bible, les musulmans aussi, avec le Coran. Trois religions révélées. Les effets du papier, division et exclusion, entraînent aujourd’hui le monde dans une guerre sans fin.

Comment s’en sortir ? D’abord, du calme et de la réflexion. Cette guerre engagée entre les trois religions révélées, la Torah, la Bible et le Coran, concerne-t-elle le monde entier ?

Les chiffres que nous utilisons proviennent essentiellement du Centre de recherche Américain Pew.

  • Nombre de Chrétiens dans le monde : 2, 376 000 OOO (deux milliards trois cents soixante seize millions)
  • Nombre de Musulmans dans le monde : 1, 619 314 000 (un milliard six cents dix neuf millions trois cents quatorze mille)
  • Nombre de Juifs dans le monde : 14-15 millions, écrivons : 15 000 000 (quinze millions)
  • Nombre total des adeptes des trois religions révélées : 4,010 314 000 (quatre milliards dix millions trois cents quatorze mille)

La population mondiale étant de 7, 243 784 000 d’individus, faisons la soustraction du nombre total des Chrétiens, Musulmans et Juif réunis, soit : 4,010 314 000, il reste : 3, 233 420 000 de personnes.
Ce dernier chiffre (3, 233 420 000) correspond majoritairement, aux sans-croyances, aux athées, animistes et autres…

Il serait léger de notre part, de ne pas considérer les athées, les animistes, les sans-croyances et autres, comme étant aussi, des croyances religieuses. Dans une étude qui se veut sérieuse, il serait injuste, arbitraire et discriminatoire de ne pas soumettre tous les éléments aux mêmes critères d’appréciation. Si nous admettons cette approche, voici, ci-dessous, la classification qui en découle. Classement par ordre d’importance numérique :

Les principales croyances religieuses dans le monde

Principales croyances religieuses Nombre de fidèles
Sans-croyances    3 233 470 000
Christianisme    2 376 000 000
Islam    1 619 314 000
Judaïsme         15 000 000
Total (correspondant à la Population mondiale)    7 243 784 000

Tandis que le Christianisme et l’Islam se « battent » pour être la première religion du monde, le Judaïsme, quoi que numériquement faible (15 000 000 de fidèles), manipule pour imposer son importance. La Révélation suffit pour être au dessus des lois terrestres. Du point de vue de notre petite logique d’humains, nous sommes surpris de constater, à travers la classification ci-dessus, que le groupe des « Sans-croyances » est la première religion du monde. Tiens, tiens, si vous le voulez bien, faisons encore ensemble, un autre petit pas : la religiosité n’est-elle pas une des caractéristiques des plus déterminantes de l’humanité ? Nous pouvons dire que l’homme est par essence religieux. Qu’est-ce qui empêcherait de considérer d’office, la population mondiale des êtres humains comme étant un groupe religieux au même titre que le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme ?

Dans ce cas, nous voici obligés de corriger à nouveau, la grille de classification des groupes religieux. L’humanité (la population mondiale) prendrait automatiquement, la première place du classement, pour rabattre le caquet à tous les prétendants. Cela ne ferait pas de jaloux, car l’humanité est un conteneur suffisamment grand, pour intégrer toutes les croyances du monde.

Grille de classification des religions du monde

Principales croyances religieuses Nombre de fidèles
Humanité    7 243 784 000
Sans-croyances    3 233 470 000
Christianisme    2 376 000 000
Islam    1 619 314 000
Judaïsme         15 000 000

Le Moyen-Orient est devenu le foyer incandescent d’un conflit qui ne concerne pas directement le monde entier. Seuls sont impliqués les trois religions révélées dont la population de fidèles est estimée à environ 4 milliards. Ce chiffre n’est même pas fiable. Il est à voir au rabais à cause du comportement terroriste des religions révélées, parfois religions d’Etat, qui oblige les citoyens à faire de fausses déclarations, pour des raisons de sécurité et de protection de leur vie. Continuons notre travail d’isolation, oui c’est de cela qu’il s’agit, car il est d’une importance extrême d’isoler le problème pour mieux le cerner. Afin de trouver le remède adéquat.

La particularité du problème au Moyen-Orient, est la revendication, par une tribu (croyance), de l’appartenance exclusive d’un territoire. La confusion entre l’Etat (territoire) et la croyance donne l’impression qu’il s’agit d’un conflit religieux, mais en réalité, il n’en est rien. Le Moyen-Orient est en butte à un problème de fermeture dans les Ecritures. L’Ecriture, dans son sens moderne, implique le papier qui a produit les livres que sont : la Torah, la Bible et le Coran. L’attachement au livre est une affaire qui concerne une minorité d’intellectuels mais non le peuple de croyants initiés à la religion à travers la Parole (orale) transmise de génération en génération. Dans chacune des religions révélées, existent deux types de comportements diamétralement opposés : le comportement rigide et mécanique des leaders enfermés dans Le Livre et le comportement souple et tolérant, du peuple fidèle à la Parole. Les prophètes de ces différentes religions révélées appartiennent eux-mêmes à l’environnement de la Parole, mais non du livre.

L’Humanité s’avère être la plus grande religion du monde. Autant la Parole est proche de la vérité, autant le papier l’est de la fausseté. Tant que nous ne sortirons pas du système du papier, nous subirons toujours la fausseté des leaders, et ne connaîtrons jamais la paix. Ne nous en prenons pas aux leaders, ils sont de bonne foi et ignorent qu’ils sont manipulés par les démons de l’Ecriture : le Papier.

Mory Traore

Abidjan Côte d’Ivoire

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête

Quand je suis sûr de moi.

Paul Eluard – Le Phénix

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