Chaque heure du jour

Prenez donc la lumière, guettez les aubes, 
laissez-vous inonder de lumière au plein midi, 
accueillez la douceur des crépuscules, 
et contemplez lentement la lune et les étoiles. 
Vous y apprendrez à laisser la lumière se faire en vous-même, 
à reconnaître vos propres ombres, à être fidèle à votre vérité, 
et à travailler pour qu'elle s'affermisse. 
 
Prenez chaque heure du jour comme elle vient, 
avec la tâche qu'elle indique, et appliquez-vous à la vivre simplement, 
sans fièvre, mais pleinement, 
comme on peut mâcher lentement un morceau de pain pour le savourer. 
Savourez donc les heures. 
 
Et quand vous marchez pour aller d'une tâche à l'autre, 
du lieu de la prière aux lieux des travaux, de vous-même à l'autre, 
prenez la mesure de vos pas, que vos pieds s'ajustent au sol, 
que votre corps se déploie, et que votre tête s'ébroue et prenne l'air. 
 
Extrait d'un texte de Bernard Poupard, 
moine de l'abbaye de Clerlande, auteur de Méditations de Noël (Ed. Saint-Augustin),
 
 
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Kenya : une survivante retrouvée 50 heures après le massacre de Garissa

Cachée dans un placard, cette chrétienne de 19 ans priait pendant que les islamistes accomplissaient leur sinistre besogne. D'autres survivants racontent les détails glaçants du massacre qui a fait 148 morts. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

Deux jours après le carnage de Garissa, le Kenya traumatisé pleure ses morts. Le président kényan Uhuru Kenyatta a décrété samedi trois jours de deuil national. «Je décrète trois jours de deuil, durant lesquels nos drapeaux seront mis en berne», a déclaré, dans une allocution télévisée depuis la présidence, Kenyatta qui ne s'était pas exprimé depuis la fin jeudi soir de l'attaque.
Les islamistes Chebab ont déjà promis, eux, d'autres massacres à venir. «Si Dieu le permet, rien ne nous arrêtera dans notre vengeance des morts de nos frères musulmans jusqu'à ce que votre gouvernement cesse son oppression et jusqu'à ce que toutes les terres musulmanes soient libérées de l'occupation kényane», ont lancé les Chebab dans un communiqué publié en anglais samedi matin. «Jusqu'à cette date, le sang va couler à flots rouges dans les villes du Kenya, cela va être une longue, épouvantable guerre dont vous, la population kényane, êtes les premières victimes».
Le dernier bilan du massacre méthodique de jeudi est de 148 victimes: 142 étudiants, trois policiers et trois militaires. Auxquels il faut ajouter 104 blessés, certains dans un état critique. C'est l'attaque la plus meurtrière sur le sol kenyan depuis l'attaque terroriste perpétrée par al-Qaïda contre l'ambassade américaine à Nairobi en 1998, qui avait fait 213 morts.
Mohamed Mohamud, chef Chebab et cerveau présumé de l'attaque, ici lors d'une conférence à Modagiscio en Somalie.
Elle s'étale le sang d'un ami sur le visage pour survivre

Une survivante a été découverte dans une penderie, plus de 50 heures après l'attaque, par les forces de sécurité qui ratissent le campus à la recherche de rescapés ou d'éventuels suspects. Cynthia Cheroitich, 19 ans, est restée cachée dans un placard pendant que les islamistes accomplissaient leur sinistre besogne, et a refusé d'en sortir même quand ses camarades sont sortis de leurs cachettes. Les policiers qui passent la zone au peigne fin ont entendu du bruit venant d'un placard et lui ont demandé de sortir. Elle a refusé et un professeur a dû la convaincre qu'elle était en sécurité pour qu'elle accepte de s'extraire de sa cachette.«Elle n'arrêtait pas de demander aux forces de sécurité de lui assurer qu'ils n'étaient pas des chebab avant de sortir», a expliqué un policier. Elle était tellement assoiffée qu'elle a bu de la lotion pour se sustenter, rapporte l'Associated Press. «Je priais mon Dieu» a simplement commenté cette chrétienne au sortir de son calvaire. Quatre autres survivants ont été découverts sur le campus.

D'autres détails sanglants emergent deux jours après le drame. D'après des témoignages de survivants relayés par CNN, les islamistes ont parcouru le campus, triant méthodiquement les musulmans et les chrétiens, épargnant les premiers, tuant les seconds. Ils ponctuaient leur macabre tâche de sermons religieux. CNN livre un récit circonstancié de l'attaque par une survivante, Hellen Titus. Les assaillants les ont tous mis dans une salle, raconte-t-elle, leur ont demandé de s'allonger, puis leur ont lu des passages du Coran interdisant le meurtre des femmes. Ils ont d'abord tué les hommes. Puis finalement ont tourné leurs armes vers les femmes aussi. Pour survivre, l'étudiante s'est étalée le sang d'un de ses amis sur le visage et a fait semblant d'être morte. «Je me suis frottée, imbibée de ce sang… Ils m'ont oubliée», témoigne la jeune femme.
Cinq suspects arrêtés, les corps des 4 terroristes exposés à la foule

Les quatre terroristes auteurs de ce carnage ont été tués pendant l'assaut. Leurs corps, dont la foule réclamait la vue devant la morgue, ont été finalement exposés sur un truck qui a fait le tour de la ville.
La foule se précipite autour du truk où sont exposés les corps des quatre terroristes auteurs du massacre abattus par les forces de sécurité lors de l'assaut final.
Mohamed Mohamud, soupçonné par la police kényane d'être le cerveau du massacre, est un ex-enseignant kényan qui s'est radicalisé dans son pays. La police offre une récompense de 20 millions de shillings (200.000 euros) pour toute information susceptible de mener à son arrestation.
Les autorités kenyanes ont annoncé avoir arrêté cinq personnes. «Nous les soupçonnons d'être des complices des assaillants (...) nous tentons d'établir des liens». Parmi eux, «deux ont été arrêtés à l'intérieur du complexe de l'université», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mwenda Njoka.
Jeudi, le ministre de l'Intérieur Joseph Nkaissery avait annoncé l'arrestation d'un «présumé assaillant», durant les 16 heures de siège à l'université. Les autorités ont confirmé qu'il faisait partie des cinq suspects interrogés, sans autre détail. Les trois autres suspects ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers la Somalie.
LEFIGARO

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El Hadj Oumar Foutiyou Tall: L’Omarianisme, viatique pour l’unité africaine

 ou le règne de la Tidjanya de l’Afrique à la Mecque( Par Ahmed Khalifa Niass)

 

 
 
 
source:Senenews

 

Pour comrendre les motivations du grand natif de Halwar, un toranke pas comme les autres, il faut remonter à la dernière décennie du XVIIIème siècle. C’était, alors, sous l’empire Sonrai (sous le régne de l’Askia Samsou Keyna( 1793-1798)) qu’il vit le jour. La petite île de Douera (qui appartenait à l’empire du Ghana puis à celui du Mali tout comme la petite presqu’île de Dagana fondée par les Bathily( prince Ghanéens)) et dont le nom signifie ici c’est le Ghana) qui allait devenir Podor, voyait les embarcations à grands mâts accoster en provenance du Portugal, nom qui a été tronqué pour devenir Tougal. Plus tard Tougal signifiera France. Par quelques rares manuscrits, les nouvelles du Tekrour historique lui parvenaient. 

Le Tekrour, un ancien royaume de l’actuel désert mauritanien ou Rewo dont la monnaie amorphe était cotée à la Bourse du Caire depuis des siècles. Notons qu’un siècle avant l’avènement d’El hadj Omar, un certain Ambar Tekrouri était le responsable de la police de la capitale égyptienne. El hadj Omar prit, alors, la décision d’aller visiter cette contrée et se rendre, au-delà de celle-là, à l’endroit vers lequel il se dirigeait au moins cinq fois par jours pour ses prières. C’est-à-dire La Mecque. 

C’est en partant, alors qu’il était très jeune, qu’il s’est rendu compte que la langue des Peuls, qui était sa langue maternelle, n’était pas qu’un patois juste parlé le long du fleuve. Il allait la retrouver au Ferlo, au Boundou, dans le Fouladou, au Fouta Djalon, dans le Macina( Fouta malien), dans le Torodi( Fouta du Niger), chez les Bororo( Tchad, Libye, Niger), dans le Bernin Keby( Benin, Nigéria) et Gobir, frontalier du pays yoruba, dans le Sokoto et jusqu’à l’Adamaoua( Nigéria, Tchad, Cameroun). Il n’a pas manqué de partager la fierté des grands Laamidos de ces contrées dont le type psycho somatique ne laisse pas de doute quant à la forme athlétique des grands bodedios. Leur premier caractère est la fierté qui est leur unique et seule raison de vivre. 

Du Mayo Keby( ouest Nigéria), en passant par le Mayo Ndaaga, jusqu’à la Mer Rouge, sans oublier les Falathas d’Arabie, on pouvait demander le lawol. 

Voilà, donc, l’itinéraire, le voyage fondateur de ce qui allait devenir l’Omarianisme. 

L’ascète et homme de DIEU était devenu un grand laamdo, le laamdo dioulbe. Son siège était, d’abord, à Médine, autour du mausolée du Prophète (psl). Pendant la vingtaine d’années que dura son voyage, il eut à séjourner dans le Cham (Grande Syrie) d’où venaient probablement ses ancêtres maternels (les Thiam) et à Al Qods(Jérusalem). Le rocher qui servit pour l’ascension du Prophète (psl) était l’endroit où il ne cessait de se prosterner. D’aucuns disent même que pendant ce long séjour à Jérusalem il s’y était marié à une Russe Tchétchène. 

Au Caire il eut à enseigner dans le Riwaq Tekrour au sein d’Al Azar. Mais il logeait dans un village devenu aujourd’hui le plus grand quartier du Caire (Boula Tekrour), peuplés de millions d’habitants. Tout comme la colline, qui se trouve à l’ouest d’Al Qoqs et dont le nom est Jabal Tekrour( La Colline du Tekrour). Voir ma contribution : Le Tekrour, Un Etat assassiné .Google 

Sur le chemin du retour il passa par le littoral de la Méditerranée avant de séjourner pendant un temps fort long dans la cité de Morzouk, ancienne capitale des Garamantes dans le Fezzan Libyen mais aussi capitale du Kanem Bornou, où il prit la main de la fille du souverain Mohamed Lamine Al Kanémi. Son cousin Alioune Thiam y mourut et y fut enterré. Pour mémoire, il est l’auteur de psaumes dédiés au futur roi du Sahel, Al Foutiyou TALL. 

Comme s’il s’était engagé dans une course contre la montre avec le colonisateur, il se mit à bâtir un Etat assez vaste, assez solide. Et soudé par la langue et la religion. Il a, ainsi, cherché à faire comprendre, compte tenu de leur étendue et leur influence multi ethnique qu’elles constituaient en elles mêmes le ciment d’une Nation Arabo Musulmane. Que la refondation d’une telle Nation relevait de l’urgence absolue. Car le colonisateur allait charcuter cet espace soudano sahélien pour en faire des contrées handicapées ad vitam aeternam. 

Son cri fut entendu et repris par d’autres tels que Cheikh Amalah, un autre Tidiane pur et dur, digne fils de l’Azawad. Il s’occupait de l’espace Arabo Berbère. Sa communauté fut, comme, sauvagement déchiquetée par le monstre colonial. Avant que ce ne soit le tour de Maba Diakhou Ba, un de ses disciples qui surgit sur le territoire du Badibou. Il s’agit, là aussi, d’un Laamdo Almamy, un autre fils du Fouta, descendant de Koly Tenghella. On peut en dire de même de cet autre fils du Fouta dont la mère appartient à Golléré Mboussobé. Et qui arborait, entre autres, l’étendard de la Tidianyah : Cheikh Ahmadou Bamba. Un autre Bababé dont les armes faisaient déjà trembler le colonisateur alors qu’il n’y a jamais eu prise d’armes. 

Plus proche de nous, le Grand Maodo, Mamadou Dia, le Toucouleur de Fatick n’était-il pas de cette trempe des redoutables disciples de la Tidianyah ? Un descendant des fameux Dia (ou Za) guerriers de la Boucle du Niger et fondateurs du premier royaume du Sonrai avant l’empire du même nom. Ainsi que de leurs adversaires et non moins redoutables guerriers les SY. Était-ce pourquoi on a obstrué son horizon pour cacher sa véritable vision. N’était-il pas un militant de l’Omarianisme ? Fatick et le Sine ne recèlent-ils pas plus d’un toucouleur ? En tout cas, pour nous autres linguistes, le Sérère est un dialecte fulbé. La différence est à chercher entre gari gnam et ar gnam. 

El Hadj Omar fut, donc, un héros de la libération avant la lettre. Il était en avance sur son siècle, sur le millénaire. 
Appartenait-il à sa famille ou est-ce sa famille qui lui appartenait ? Là est le débat. 

L’OMARIANISME ou LAAMIDO DIOULBE doit être traduit en credo pour devenir celui de l’ECOWAS. 
Si Napoléon est le précurseur de l’Union Européenne, le fils de Saidou Tall n’est, ni plus, ni moins, pour l’Afrique, que son pendant. Mais ça ce n’est ni une affaire de chapelet, ni de peau de mouton. C’est une affaire d’Etat et de leaders politiques. Il doit être déclaré par tous Héros National de l’Afrique. Pour la dignité de l’Homo Africanus, il a, sans doute, été l’ancêtre apocryphe de Nelson Mandela. D’ailleurs l’hymne bambara en son nom ne dit-il pas que Cheikhou est parti mais que sa dignité reste ? CHEIKHOU TAARA………. 

AHMED KHALIFA NIASSE

 

 seneweb

 

     
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L’imamat oppose Guinéens et Sénégalais : la mosquée sénégalaise fermée à Conakry

Depuis le mercredi 25 mars, la mosquée sénégalaise, située à Manquépas, dans la commune de Kaloum, Conakry, a été fermée jusqu’à nouvel ordre est sous haute surveillance policière, suite à un litige qui oppose les imams de ladite mosquée. Ce vendredi 27 mars 2015, Guineematin.com y envoyé un reporter pour mieux vous informer.

Selon des informations recueillies sur place par Guineematin.com, la mosquée sénégalaise, fondée en 1919, avait toujours été dirigée, par un imam sénégalais, de sa création jusqu’en 2010. Mais, en 2010, suite au décès du premier imam, Elhadj Djibril N’diaye, la ligue islamique guinéenne a décidé de le faire remplacer par un imam guinéen, Elhadj Diaby. Seulement, depuis que ce dernier est tombé malade (il l’est toujours), il a eu comme intérimaire un autre guinéen, El hadj Soumah. Ce qui n’a pas plus aux sénégalais, relégués aux troisième et quatrième rangs de l’imamat de la mosquée dont ils sont propriétaires.

Et, la goûte d’eau qui aura fait déverser le vase, c’est quand le secrétariat aux affaires religieuses a voulu « imposer » un autre guinéen comme premier imam. « Chaque mercredi, les imams de Kaloum se retrouvent dans cette mosquée à 17 heures pour se partager le sermon qui sera utilisé le vendredi suivant. C’est ainsi que dans ce groupe, il figurait quelques représentants de la ligue islamique qui était venus avec un nouvel imam pour cette mosquée qu’ils allaient présenter après la prière de 17 heures. Mais, avant de le présenter, ils ont demandé à ce qu’il dirige la prière de 17 heures, alors qu’il n’était toujours pas présenté. C’est ainsi que certains sénégalais se sont levés, ont barré le passage en le refusant catégoriquement. Un responsable des sénégalais a alors pris le micro pour dire que les sénégalais ne sont pas informés de cela, parce que la mosquée-là appartient aux sénégalais. Les gens ont dit « Astachfirourlaye ». Mais, il y eu des discutions dans la mosquée. Les sénégalais sont partis même bousculer cet imam pour le faire sortir de la mosquée. C’est ainsi que le chef du quartier a appelé la police. Et, ils sont venus faire sortir tout le monde pour fermer la mosquée », explique à Guineematin.com un citoyen guinéen trouvé sur place.

Yacine Sylla pour Guineematin.com

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Maouloud 2015 : le lundi 5 janvier est férié, chômé et payé en Guinée

MawloudLe Maouloud ou fête d’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PSL) est célébré la nuit de ce vendredi 02 janvier 2015 en Guinée, notamment par la communauté Tidjaniyah des musulmans.
 
Selon un communiqué du ministère de la Fonction publique, diffusé ce vendredi soir dans les médias d’Etat, la journée du lundi 5 janvier 2015 est fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national.
Motivant ce communiqué par la célébration du Maouloud, ce vendredi même, le gouvernement Alpha Condé offre ainsi un très long weekend aux travailleurs dont certains avaient même présumé un « pont » entre les fêtes de fin d’année et le Maouloud…
Bonnes fêtes à tous !
source : guineematin.com
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