La Chine interdit le jeûne du Ramadan dans les régions musulmanes

 Une femme ouïgour fête la fin du Ramadan, en 2014. REUTERS/Aly Song
Une femme ouïgour fête la fin du Ramadan, en 2014. REUTERS/Aly Song

Dans la province du Xinjiang, les Ouïghours ne peuvent pas pratiquer librement le jeûne.

Dans l'ouest de la chine, dans la région du Xinjiang, la respect du Ramadan est difficile pour les Ouïghours, un peuple musulman souvent réprimé par le pouvoir central. 

Pékin a ordonné aux restaurants, mêmes religieux, de rester ouverts en cette période de jeûne qui a débuté le 18 juin dans la plupart des pays musulmans à travers le monde. Les étudiants, professeurs et fonctionnaires ont également l'interdiction de pratiquer le jeûne de l'aube au crépuscule comme l'impose le Coran aux pratiquants. 

À lire aussi: En Islande, les musulmans vont devoir jeûner 21 heures par jour

En Chine, le parti communiste qui dirige le pays est profondément athée et tend depuis des années a réprimé les pratiques religieuses dans la province du Xinjiang où vivent plus de 10 millions d'Ouïghours. "Les lieux de restauration seront ouverts normalement pendant le Ramadan", explique un post sur le site officiel de la province de la région rapporte Al Jazeera dans un article sur le sujet

"L'objectif de la Chine est d'interdire le jeûne pour forcer les musulmans chinois à s'éloigner de leur foi pendant le Ramadan", confie à Al Jazeera un porte-parole du parti Ouïghour en exil. "L'interdiction du jeûne par la police est une provocation et mènera seulement au conflit", ajoute t-il. 

Lu sur Al Jazeera

Slate Afrique

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En Islande, les musulmans vont devoir jeûner 21 heures par jour

Le Ramadan n'est pas égal pour tout le monde. Alors que cette période sacrée de la religion musulmane a débuté dans la plupart des pays ce jeudi 18 juin, certains des centaines de millions de pratiquants à travers le monde vont devoir subir des journées plus difficiles que d'autres. Le Coran impose en effet le jeûne de l'aube au coucher du soleil pour les musulmans, mais en ce mois de juin la durée du jour n'est évidemment pas la même partout à travers le monde. 

Ainsi en Islande, où 0,2% de la population est musulmane, soit environ 650 personnes, la durée du jour est actuellement de 21 heures en juin à l'approche du solstice d'été. Une donnée très problématique pour les musulmans qui souhaitent respecter le Ramadan à la lettre. Cette problématique fait d'ailleurs débat en Europe du Nord et au Royaume-Uni (où la population musulmane est importante), où les jours sont également longs en cette période de l'année. 

À lire aussi: Au Maroc, sur la piste des hérétiques du Ramadan

Autre lieu où le soleil ne disparaît quasiment jamais de l'horizon en juin: la ville de Saint-Petersbourg en Russie. Près de 50 000 musulmans y vivent selon le quotidien britannique The Guardian"Cette année, le jeûne prend fin très tard. Nous ne mangeons ou buvons pas à partir de la prière du matin, à 2 heures, jusqu'à ce que le crépuscule arrive, vers 22 heures ou 22 h 30", explique au quotidien le directeur musulman d'une école locale.

À Londres, Seikh Usama Hasan, un chef religieux et chercheur pour la Quilliam Foundation, un groupe de pensée islamique, a publié une fatwa qui autorise les musulmans d'Europe à pratiquer le jeûne "du matin jusqu'au soir". Ils peuvent ainsi manger un peu avant la tombée du jour et après le lever du soleil. Seikh Usama Hasan explique au site Quartz que cela permet aux musulmans britanniques de se caler sur le rythme de la Mecque pour ce qui est du jeûne. En Arabie Saoudite, la durée du jour est en effet de 12 heures actuellement. 

"Mais tout le monde n'est pas d'accord avec cela", note Quartz. 

 Le directeur exécutif du Centre islamique de l'Université de New York, l'imam Khalid Latif, explique que le jeûne devrait se faire partout de l'aube au crépuscule. "À New York, le jeûne doit être respecté de 3h30 du matin à 8h30 du soir", dit-il. Même si certaines exceptions sont possibles, comme dans l'ensemble du monde musulman et en accord avec le Coran, pour les personnes dont l'état de santé ne permet pas un jeûne prolongé, comme les femmes enceintes ou des personnages âgées. 

Les pratiquants les plus radicaux devront donc jeûner pendant 19 heures à Anchorage en Alaska, pendant qu'à Buenos Aires les jours ne dureront que neuf heures. Mais dans quelques années, cela sera l'inverse. L'année musulmane, basée sur le calendrier lunaire, est en effet plus courte de 11 jours que le calendrier grégorien ou occidental. Ce qui décale le Ramadan d'une dizaine de jours tous les ans. 

 Lu sur Quartz, The Guardian

 

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Qui était Soxna Adama Aïssé, la mère d'el Hajj Omar Tall Al Futiyyou ?

Qui était Soxna Adama Aïssé, la mère d'el Hajj Omar Tall Al Futiyyou ?

C’est une dame pleine d’abnégation, qui obéissait à la lettre à son époux et qui savait garder les secrets.

L’abnégation

Ainsi, les griottes, dans l’émission, racontent comment elle a laissé un animal (genre loup) emporter son nouveau-né pendant qu’elle priait derrière son époux. Ce n’est qu’à la fin de la prière qu’elle en a informé son époux en lui disant que pour elle, il n’était pas question d’interrompre la prière pour sauver son enfant, malgré sa douleur de mère. Après s’être étonné d’autant d’abnégation et de foi, son époux priera pour qu’Allah donne à cette femme exceptionnelle un enfant exceptionnel. Cet enfant qui arriva peu de temps après était Cheikh Oumar Foutiyou Tall.

Un autre épisode de l’abnégation de cette grande dame : c’est quand son époux a eu une seconde épouse et qu’elle lui a cédé sa chambre pour aller dormir dans l’étable. En outre, la première nuit de noces, son époux lui ayant demandé de lui apporter de l’eau, elle est allée en puiser. A son retour, ayant trouvé porte close, elle a décidé de ne pas déranger son époux et est restée debout toute la nuit, attendant qu’il vienne chercher l’eau demandée. Ce dernier n’ouvrira la porte qu’au petit matin. Encore une fois ébahi par tant d’abnégation, il renouvela ses ferventes prières pour une épouse si exceptionnelle.

Le sens du secret

Toujours au bénéfice de Soxna Adama Aïssé, son sens du secret. Elle ne racontera que beaucoup plus tard que bébé, le vénéré Cheikh Oumar Foutiyou Tall jeûnait pendant le mois de Ramadan au même titre que les adultes. Au repas de l’aube, le bébé criait pour réclamer le sein de sa mère. Il refusait, ensuite, de s’alimenter toute la journée et criait à nouveau pour téter au moment de la rupture du jeûne. Sa  mère ayant constaté ce fait curieux se garda d’en parler.

Cette grande dame, érudite du Coran, assurait à la maison l’éducation de son enfant après les cours. Et taisait tous les aspects pratiquement miraculeux qui entouraient le petit Cheikh Oumar.

Des traits de caractère à copier

Nous savons ce qu’est devenu Cheikh Oumar Foutiyou Tall à l’âge adulte. Un homme instruit, érudit en Islam, qui décida d’aller à la rencontre des populations africaines non encore islamisées, pour porter la parole de Dieu. Dans son combat contre l’ignorance, il forma des générations et des générations d’hommes pieux. Il résista aux Français qui voulaient évangéliser les populations et les coloniser. Ces derniers, même quand ils arrivaient à asservir les peuples par la force, ne purent prendre possession de leur mental. La conclusion des invités de cette émission télévisée était : Comment faire pour engendrer un enfant prodige comme le Saint homme Cheikh Oumar Foutiyou Tall ? Réponse : Tout simplement en étant aussi instruite, en sachant garder des secrets et faire preuve d’obéissance aveugle à son époux !

Dans deux semaines : Qui était Soxna Mame Diarra Bousso la mère du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba?

About Mounina Kane

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Jeudi 11 juin : Haali-Pular demande aux Guinéens de jeûner et de rester chez eux

 

«Tous les citoyens sont priés de rester chez eux, prier pour ceux qui ont été tués dans ce pays, pour que la justice triomphe sur l’injustice », c’est un extrait du communiqué numéro 002 de la coordination Haali Pular, lu dans l’après-midi de ce lundi 8 juin 2015, au siège national de l’organisation à Hafia, dans la commune de Dixinn, a assisté un reporter de Guineematin.com, sur place.

« La coordination Haali Pular invite tous les Guinéens d’ici et d’ailleurs à consacrer la journée du jeudi 11 juin 2015, au jeun, à la prière et au recueillement  pour implorer le tout puissant Allah afin qu’il répande sa miséricorde sur la Guinée pour que cesse l’injustice, l’arbitraire, la ségrégation, l’exclusion, les tueries, les destructions, l’ethnocentrisme et  l’arbitraire », peut-on lire dans le communiqué.

Poursuivant la lecture du communiqué, El hadj Saidou Porédaka Diallo, un des conseillers du doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, a ajouté que ce jeudi 11 juin 2015 : « Tous les citoyens sont priés de rester chez eux, prier pour ceux qui ont été tués dans ce pays, pour que la justice triomphe sur l’injustice. Pour que Ebola s’en aille et que les fidèles musulmans retrouvent le chemin de la Mecque pour leur pèlerinage ».

Revenant sur les motifs de cette décision, le Président de la Coordination nationale Haali Pular, El Hadj Saïkou Yaya Barry, a indiqué que depuis plus deux (2) ans, la population guinéenne subit des exactions intolérables, les fidèles musulmans n’ont pas pu s’acquitter de leur devoir qui est celui d’aller à la Mecque : « En tant que coordination victime de ces faits, nous devons demander à notre tour à Dieu, Le Tout Puissant pour qu’il nous sorte de ces difficultés, en lui donnant un jour de jeun car il est dit dans notre religion (l’islam) que le jeun est un don qu’on fait à Dieu et Il Est Le Seul à le recevoir et c’est Lui qui va récompenser ceux qui ont jeûné », a-t-il rappelé.

Pour terminer, Elhadj Saïkou Yaya Barry a apporté d’importantes précisions sur ce communiqué : « Ce n’est pas une obligation de rester à la maison ; l’obligation, c’est de jeûner. Ce n’est pas une ville morte, ni une déclaration de syndicat, encore moins une marche. Les citoyens sont libres, les musulmans sont libres ce jour. Tous ceux qui veulent le bonheur de ce pays, la paix et la sécurité, le départ de Ebola vont observer ces recommandations ».

Mamadou Alpha Baldé pour Guineematin.com

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Les vestiges monumentaux de Palmyre à nouveau en danger

Le sanctuaire de Baal.

L’organisation terroriste Etat islamique (EI) serait aux portes de Palmyre, antique cité florissante située au centre de la Syrie, dont les vestiges monumentaux, savant mariage d’architecture greco-romaine et d’influences locales, datant des premiers siècles de notre ère, s’étirent sur plusieurs kilomètres. Un site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1980, et sur la liste du patrimoine en péril, en 2013, après avoir subi des dommages et des pillages.

Après le saccage, dans le nord de l’Irak, du musée de Mossoul, puis d’Hatra, cité parthe, et de Nimroud, capitale assyrienne, l’EI menace en Syrie l’un des sites les plus riches et les plus importants de la région.

Selon nos sources, vendredi 15 mai, l’armée loyaliste, qui occupe la colline et le château dominant le site archéologique, aurait repoussé les djihadistes à plusieurs kilomètres. L’armée, avec ses blindés et son support aérien - elle a une base située à douze kilomètres de la ville - , serait très présente autour des ruines qui s’épanouissent à l’ouest de l’oasis et au sud de la ville moderne.

« S’il y a une bataille rangée, cela se passerait dans le site », s’inquiète Manar Hammad, architecte et archéologue franco-syrien. Auteur d’une dizaine d’ouvrages sur Palmyre, M. Hammad a travaillé pendant douze ans sur place. Il estime qu’il pourrait s’agir d’une opération de diversion de la part de l’EI, qui livre bataille, au sud de Homs, à la frontière libanaise, pour alléger la pression sur cette zone et faciliter le trafic des armes.

La carte des sites archéologiques en péril en Mésopotamie, sous la menace de l'Etat islamique et des conflits successifs en Irak et en Syrie.

 

Agora, camp de Dioclétien, théâtre, bains et tombeaux à tours

Une vue de théâtre de Palmyre, photo prise le 14 mars 2014.

Palmyre est l’ancienne Tadmor qui, selon la Bible, aurait été construite par Salomon, et dont les premiers témoignages datant du XVIIIe siècle av. J.-C. proviennent des fouilles opérées à Mari, cité mésopotamienne, située plus à l’est.

C’est dire l’aura de la puissance économique de la cité caravanière qui fut, devant Pétra, la plaque tournante des échanges Orient-Occident, entre l’Inde, la Chine, la Perse, la Mésopotamie, et Rome. Elle était connue, aussi, pour ses étoffes et la virtuosité de ses tisserands qui travaillaient les soies et cachemires venant d’Inde et de Chine. On a retrouvé dans les tombes de précieux échantillons des toilettes féminines. Champions du commerce à longue distance, les Palmyréniens, riches financiers et propriétaires des caravanes de centaines de dromadaires qui traversaient le désert deux fois par an, jusqu’au delta du Tigre et de l’Euphrate, convoyaient l’encens, les pierres précieuses, les parfums, les épices, les soies et cotonnades, dont ils faisaient commerce.

En plein désert, Palmyre, est, en 19 av. J.-C., sous l’empereur Tibère, un carrefour caravanier opulent, alors que la région a le statut de province romaine. La ville est alors peuplée de tribus nomades, foncièrement indépendantes et riches du commerce. En l’an 139, Hadrien accorde à Palmyre le statut de cité libre. Ce fut la gloire avant les derniers feux. La ville tombera sous le joug romain en 273.

Aujourd’hui, sur le site antique, la colonnade de 1200 mètres demeure debout sur plus de la moitié de sa longueur, comme le grand temple Bel, l’un des grands sanctuaires d’Orient avec celui de Baalbeck au Liban. Resten aussi des éléments de l’agora, du camp de Dioclétien, du théâtre, des bains, ou encore les tombeaux à tours et reliefs aux ruines impressionnantes. A partir d’un vocabulaire gréco-romain, Palmyre a inventé sa propre écriture architecturale, grandiose. Jusqu’à poster les statues, trop nombreuses, en haut des colonnes pour gagner de la place au sol.

Près de deux ans se sont écoulés depuis le cri d’alarme, lancé en août 2013 à la tribune de l’Unesco, par Maamoun Abdulkarim. Le directeur général des antiquités et des musées de Syrie avait alors exhibé la cartographie d’une cinquantaine de sites archéologiques victimes de fouilles illicites, et des treize centres urbains et sites historiques en danger, afin de sensibiliser la communauté internationale au sauvetage du patrimoine de son pays.

Lire aussi : En Syrie, un patrimoine culturel dévasté

Aujourd’hui l’appel d’Irina Bokova, la directrice de l’organisation onusienne, qui martèle que « le site a déjà souffert de quatre années de conflit, qu’il a souffert du pillage, et qu’il représente un irremplaçable trésor pour le peuple syrien et pour le monde », sonne comme un coup d’épée dans l’eau.

Photo prise le 14 mars 2014 à Palmyre.
 
 
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