Damaro : un babil qui fait tirer massivement, même dans le dos

« D’après Damaro Camara, le président de la République Alpha Condé n’a pas demandé de garder le pouvoir par décret.  « Il n’a pas (aussi) demandé à garder le pouvoir à partir de sa majorité à l’Assemblée nationale. D’ailleurs, Jean Jacques Rousseaux a dit que le peuple a le droit de changer ses lois même si elles sont les meilleures. Tout ce que le président demande, est-ce que je peux soumettre au peuple pour qu’il se prononce par oui ou non. En quoi cela est difficile et peut être interprété jusqu’à amener des pertes de vies (…). On ne peut pas faire mieux en démocratie que de s’adresser directement au peuple. Le problème de troisième mandat est un faux débat, le peuple de Guinée a le droit de se doter d’une nouvelle Constitution ».

Je demande au docteur d’Etat es Sciences politiques :

  1. Dans quelle langue compte-t-il soumettre au peuple (quoi d’ailleurs ?) pour qu’il se prononce par oui ou par non ?
  2. Dans quelle forme, orale ou écrite va-t-il soumettre le ..truc ?

Je rappelle au président de la république que :

  1. la constitution actuelle stipule que la langue officielle en Guinée est le Français, la constitution actuelle étant évidemment écrite en français
  2. Que chaque « truc-machin » signé par le président doit être publié au journal officiel.Je vais être bref et faire un dessin ou une maquette :

Le président Alpha Condé devra écrire en français  et signer, c’est à dire promulguer, qu’il l’ait déposé ou non à l’assemblée nationale, un acte.

Dans l'antiquité ou au moyen  âge africains, le ou la Palabre, et l'oralité étaient des valeurs cardinales dans la gestion de la Cité (politis).

Aujourdhui, Amadou Camara, du lieu-dit Damaro, un bled de Kérouané, possédé par l'idiome koknya, peut toujours aller, sous un baobab, organiser des babils, pour se souvenir des ancêtres. En république de Guinée, le babil, n'est que colloque, caquetage d’oiseaux confus, comme jadis à Babylone, d'où ce vocable tire son origine, depuis  l’antiquité grcque. 

En fait et en droit; toute nouvelle constitution sera une annulation de tous les articles de l'actuelle constitutio, y compris ce butoir et buté article 154 inscrit sur du béton armé . Ce subterfuge de nouvelle constitution ou quatrième république est gros, grotesque. Marcher sur les textes, (spécialité de Don Casse),les articles écrits sur papier et s'adresser au peuple comme un crieur public lors des assemblées générales des partis politiques, pour lui soumettre un projet de changement de république est risible, surtout, INCONSTITUTIONNEL.

Les Amadou Camara de Damaro et autres "proches conseillers" ne sont même pas des palabreurs, mais de veules "kibareurs" !  

Was-Salam,

Saidou Nour Bokoum

www.nrgui.com

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