In Memoriem à Mriama Bâ et Khady Thiam

"Bokoum, je ne voudrais que des prières si..". Tu me demandais de détruire toute trace de ton court passage ici-bas. Mais comment effacer cette brillante étoile du Théâtre Sorano, fulgurance qui te valut une bourse singulière du poète- président Senghor, qui te permit d'entrer comme titulaire au Conservatoire national d'art dramatique de Paris ? Tu en sortis brillamment avec la promotion mémorable d'Isabelle Huppert.Je passe, selon ta dernière volonté, sur ton parcours  d'étoile filante, pour en arriver à ta dernière apparition, cette lumineuse et prémonitoire adaptation d'Une si longue lettre" dont se souviennent peut-être les anciennes du Lycée de jeunes filles Sainte-Marie de Cocody.
J'espère que "Là-bas", à l'ombre de la Miséricorde, Mariam Bâ, toi , et ici-bas, d'autres bonnes âmes, continuerez de témoigner en faveur DES femmes, pas pour une journée ou pour un mois, mais pour la perpétuité.
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