Lettre ouverte à Dr. Alpha Amadou Diallo du Bureau exécutif de l’UFDG et autres anciens dignitaires du régime Conté (Lamarana conté, diplomate

Actualités de Guinée Conakry, 03/02/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. A mes chers compatriotes de Guinée ;

Objet : A propos des pouvoirs discrétionnaires de Feu Général Lansana Conté, en voie de bafouement par un certain Dr Alpha Amadou Diallo du Bureau exécutif de l’UFDG – fils ainé d’El Hadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale.

 

Chers frères et sœurs de Guinée,

C’est avec amertume et tristesse que nous avons constaté les mensonges du Dr Alpha Amadou Diallo, ci-devant, membre du Bureau exécutif de l’UFDG, dans un article à connotation purement politicienne, voulant travestir les faits de l’histoire si récente de notre pays, à propos de la libération du détenu politique que fut le Professeur Alpha Condé, en début des années 2000 sous l’autorité du Général Lansana Conté.

Notre docteur Diallo donc dans une interview dans ‘’L’Observateur’’- No 542 du 27 février 2017, sous le titre : « Cellou Dalen a été celui qui a convaincu le Président Conté de libérer Alpha Condé », à la page 5, tente d’amuser la galerie, pour redorer le blason déjà terni de son président de parti – El Hadj Cellou Dalen Diallo pour incapacité politique à remporter la présidence de la République à cause de son amateurisme grégaire. Et comme par extraordinaire, on sent dans ce texte rédigé à dessin, que le fiston d’El Hadj Biro (à propos, c’est son fils ainé), le grand frère du bouillant inspecteur général des forces armées guinéennes le général Alpha Saliou Diallo.

Dr Alpha Amadou Diallo a essayé de se faire plaire à son président de parti, qui comme tétanisé, se permet d’accepter de telles affirmations dans la presse, concernant un cas de figure qui aura marqué à jamais le passage du général Lansana Conté au pouvoir, comme tant d’autres faits politiques et militaires.

Il affirme sans hésiter que son président de parti est celui qui a convaincu Lansana Conté de libérer Alpha Condé, car pour lui et certains de son parti, il faut toujours anoblir le sens d’homme d’Etat de celui qui fut battu par ce même Alpha Condé, après que sa mascarade électorale du premier tour en 2010 ait été stoppée à la dernière minute, grâce à la vigilance de certains citoyens convaincus qu’il fallait le changement de système et d’hommes en Guinée, pour espérer sur un nouveau départ fort intéressent pour la nation guinéenne en 2010.

   Les questions sécuritaires ont toujours été au centre des préoccupations de Lansana Conté, car lui-même militaire de son état, il n’avait connu que les champs de bataille, pour l’indépendance du pays et d’autres nations africaines dont on se réserve d’en citer les noms ici.

     Pour revenir à cet article apparu dans ’’L’Observateur’’ du lundi 27 février dernier, on lit à propos du sujet de la l’arrestation d’Alpha in texto la question : Sa prise de position (El Hadj Biro) sur l’emprisonnement d’Alpha Condé avait irrité le président Conté et affecté leurs relations. N’en-a-t-il pas voulu à Cellou Dalen Diallo, déjà membre influent du gouvernement de l’époque des faits, de ne l’avoir pas soutenu ?

    

     Réponse de Dr Alpha Amadou Diallo : Effectivement, les relations entre mon père et le président Conté ont connu une détérioration profonde, suite à sa prise de position sur l’arrestation d’Alpha Condé. Il est vrai qu’à l’époque, des fauteurs en eau trouble n’ont pas manqué de l’approcher, pour l’inciter à croire que Cellou Dalen était de ceux qui voulaient détruire ses relations de confiance avec Lansana Conté. Il convient cependant, de reconnaitre que des démarches furent effectuées auprès du Président Conté, pour expliquer que la position de mon père prouvait son fondement dans le droit. Il est aujourd’hui admis que Cellou Dalen Diallo faisait partie de ceux qui entreprirent ces démarches. C’est le moment peut-être de vous faire une confidence qui est d’une source certaine. Cellou Dalen a été celui qui a convaincu le président Conté à libérer Alpha Condé. Pour deux raisons :

    

   La première c’est son sens de l’Etat, parce
qu’un prisonnier politique n’est jamais bon pour l’image d’un gouvernement ;

   La deuxième, est son sens de la justice face à un emprisonnement qui ressortait de l’arbitraire. J’espère que cette confidence suscitera le débat qui permettra de préciser d’avantage cette phase de notre histoire.

     Tels sont le propos qui nous amène à faire cette ‘’Lettre ouverte’’ à tous ceux qui ont travaillé avec le général Lansana Conté, tant comme ministres ou simplement, hauts cadres de l’Etat, à plus forte raison, ceux s’arrogent du grade d’Homme d’Etat sans en avoir les capacités réelles, ni le don de soi que cela nécessite, comme Alpha l’a si bien fait au temps de Conté en personne durant tout le long du magistère de celui-ci.

     Donc, à ces allégations, j’affirme ici et maintenant avec force et énergie, que Dr Alpha Amadou Diallo n’a absolument été à la bonne source, car il fait de Cellou Dalen un ‘’Grand homme d’Etat’’ qu’il n’est point du tout, à bien comprendre son discours.

    

     Il affiche que c’est son président de parti qui a tout mis en exergue pour en fin convaincre le général président Conté de libérer son prisonnier. A cet effet et en ce moment (1998 – 2003), Cellou Dalen n’avait pas encore cette force politique devant un Conté tout puissant président. Il n’avait non plus pas encore la verve et le courage de s’affirmer comme un des grands hommes politiques, en plus doublé d’expertise pour les questions de sécurité nationale devant les Dorank Assifate, Zaïnoul Abidine Sanoussy Camara, Naby Youla, Amadou Camara, Commandant Sény Camara du BASP…

     Cellou étant le ministre des travaux publics, il était loin des questions sécuritaires, et surtout de politique à part sa mission de parrain de Labé lors des campagnes présidentielles et législatives.

     Qu’il nous le dise alors de sa propre bouche, lui Dalen, qu’il a fait quoique ce soit pour libérer Alpha Condé de la prison centrale de Coronthie, ici à Conakry après l’affaire de Piné.

     Le membre du Bureau exécutif de l’UFDG – fils de l’ancien président de l’assemblée nationale (El Hadj Biro Diallo) était là, en toute connaissance de cause et avec tous ses moyens psychiques, mentaux et moraux. Qui l’a entendu dire un mot, pour participer au combat de son père, lequel était à couteau tiré avec le Président Conté sur des principes d’honneur et d’inviolabilité des règles qui insistent sur le partage des pouvoirs, au point qu’il n’a pas pu, le Vieux, comme on l’appelait affectueusement d’ailleurs, achever sa mandature de président de l’Assemblée nationale ?

     Où était Dr. Alpha Mamadou Diallo, si ce n’est pas par manque de courage politique et surtout de bonne éducation familiale, pour ne pas qu’il affiche son soutien à son père du moment que Aboubacar Somparé avait pris sur lui le courage de dire haut à Biro Diallo, ce qu’il pensait de lui au nom du PUP et dans l’hémicycle. Le Cid, c’est un roman qui devait inspirer le docteur d’ailleurs en quoi ? Car en tant que digne fils à son père, il avait le choix entre l’honneur et de son père et l’amour de l’argent que lui fillait on ne sait qui, pour ne pas sortir comme son benjamin des rangs et crier haut que son père avait raison. (Affaire Misbaou Sow, le fugitif de la même prison de Coronthie, ça vous dit ?). Soit dit de passage !!!

     Celui qui n’a pas osé broncher contre la vindicte déclenchée contre son propre père en difficulté, lorsque celui qui n’a jamais figuré sur les tablettes du Parti au pouvoir, en ne venant à la politique que sous le sceau ethnique et régional, lorsqu’il s’arroge à présent des hauts faits qu’il n’a jamais osé revendiquer au moment où son pater avait maille avec sa mouvance, cet enfant est simplement indigne, et c’est pourquoi il reste pour nous un farfelu qui manque de courage. Mais c’est symptomatique congénitalement chez certains fils et petits-fils de chefs de canton à Mamou.

Dr Diallo Alpha Amadou ferait mieux d’aller près de son propre père pour en savoir plus sur certains faits de l’histoire contemporaine de notre pays, car il était gouverneur à Koundara au moment de l’arrivée de Lansana Conté au pouvoir, mais celui-ci a fini de l’accorder sa chance de rentrer de façon incontestable dans l’histoire de la démocratie naissante en Guinée des années 90, jusqu’en être le chantre de la défense de l’immunité parlementaire de l’honorable député du peuple que fut Alpha Condé. C’est vrai que d’autres faits moins honorant sont constatés çà et là de la part des gouvernants de l’époque, mais de Dalein sous Conté, c’est un commis de l’Etat qui a surtout brillé dans la réalisation des projets routiers du Président Conté, même si certains de ses affidés louent ses prouesses dans la réalisation de ces contrats avec ASTALDI, Jean Lefebvre et la SSE… en plus d’Enco 5.

   Pour mémoire sur la protection du prisonnier politique le plus célèbre sous le Général Conté - Professeur Alpha Condé, alors ‘’ Chef de fil de l’opposition’’, il faut signaler les personnalités suivantes : Naby Youla le conseiller personnel du Président Lansana Conté, Commissaire Amadou Camara Conseiller à la sécurité du PRG, Malick Sankhon –Ambassadeur Chef du Protocole d’Etat, Commandant Sény Camara –Commandant de la BSP, Colonel Tidiane Camara – Directeur des investigations à la Présidence, Naby Youssouf Sylla –Directeur national du pénitencier, le tout grâce aux bonnes relations de son jeune frère Feu Malick Condé. Ce sont ceux–ci qui ont mis de la pression sur le Général Conté, afin de relâcher son détenu politique – Alpha Condé. Pas une fois on n’a entendu de Cellou Dalen dans cette affaire.

  

   Ceci mérite d’être retenu pour toujours, car l’histoire à horreur de se voir falsifier, ou effacer pour telle ou telle autre raison. Une leçon pour Cellou Dalen, ses responsables à tous les niveaux du parti et tous les sympathisants de l’UFDG.

 

Par Lansana Conté

Diplomate

Transmi par M. Aboubacar Sidicki Sampil

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