Quatrième république : le Président, Damaro et Toto

Comment un docteur d'État de droit public et sciences politiques, peut-il laisser soumettre pour référendum au peuple, une nouvelle constitution qui pourrait rendre caduc l'article 154, qui exclue le renouvellement consécutif ou non des deux mandats de 5 ans ?
Des apprentis-sorciers se livrent à de piteuses figures de break-dance autour de l'article 51, à vouloir tordre le coup de l'article 154; le premier autorise une loi référendaire en vue d'une "réorganisation des pouvoirs publics". Rien de plus.
Alors qu'une nouvelle constitution peut "oublier" tous les articles, seraient-ils 2000, y COMPRIS ce maudit article 154 !
Où sont donc les juristes de ce pays se demande Gandhi Haroun !?
Alors qu'un simple décret de convocation d'une conférence nationale peut régler l'affaire !
Le droit comparé est une source fondamentale du droit.
Combien de chefs d'État ont remis leur destin au peuple, au seuil des années 90 ?
Six conférences nationales avaient été convoquées par Kérékou du Bénin, Moussa Traoré du Mali, etc. Mais attention, ils avaient scié la branche sur laquelle ils étaient assis.
Il y a deux autres voies pour se débarrasser de cet impossible article 154 :
1° une révolution ou
2° un coup d'État.
Le reste n'est que mal de tête.
Shalom Was-Salam

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

 

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