FOOTBALL: LES DUELS MALI-CÔTE-D'IVOIRE: UNE AFFAIRE DE JEU OU DE FÉTICHES?

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J'ai été plusieurs fois témoin des oppositions entre le Mali et la Côte-d'Ivoire. Et, ma foi, j'ai vu des matches où le Mali a dominé de fond en large, sans réussir à mettre le ballon au fond du filet. Soit parce que le poteau le bloque, soit parce qu'au dernier moment, il change de trajectoire. À l'inverse, les Ivoiriens finissent toujours par marquer le but décisif, souvent de la façon la plus bizarre. Je me souviens même d'un cas en 1999 ou 2000 où, à la dernière seconde de jeu, une balle déviée de la tête par un défenseur malien (Berthé) croisa miraculeusement le pied gauche du défenseur ivoirien (Diabaté) qui décocha une frappe d'environ 25 mètres, à raz de terre, qui vint déchirer le filet malien. On avait cru d'abord que la balle était passée à côté, jusqu'à ce que l'arbitre vienne secouer le filet et montrer du doigt le rond central. Je me souviens également d'un match en 1989 où la main de l'avant-centre ivoirien Abdoulaye Traoré donna la victoire à la Côte-d'ivoire, au nez de l'arbitre.

Récemment, j'ai vu un documentaire sur les «enfants-microbes» des faubourgs d'Abidjan et autres. Ce sont ces petits qui vont jusqu'à commettre des meurtres pour s'emparer des biens des autres. Et, dans le témoignage de l'un de ces «enfants-microbes», il parlait d'un fétiche qui lui permettait d'esquiver les balles de fusil des policiers. Il semblerait que la balle de fusil change de direction à cause de ce fétiche. Imaginez-donc qu'on utilise le même fétiche en matière de foot pour faire changer la trajectoire des ballons!

Vous allez me dire pourquoi ce fétiche ne marche pas à tous les coups, sauf quand il s'agit du Mali. Et, je vous répondrai que les fétiches ne marchent pas contre tout le monde. Sinon les Blancs et les Arabes n'auraient pas réduit les Africains. Sinon, moi-même je ne serais plus en vie.
Et je dois ajouter que chaque fois que j'ai joué dans une équipe contre des Ivoiriens (à Toulouse, Strasbourg, Montréal), je les ai toujours battus. Et je me souviens encore de ce tournoi étudiant de 1990 à Toulouse (Tournoi Nelson Mandela) où l'équipe ivoirienne avait fait appel à des grosses pointures de calibre international (Goba Roger, Jean-Michel Touré, Assemi Aka, Luc Sostène, etc.) contre notre modeste équipe Mali-Burkina. On les a tabassé au bout de 120 minutes de jeu. Et c'est moi qui avais planté le but dans leur file, au prix d'une énorme blessure à la hanche. Cela figure encore dans les annales du midi. Ils sont revenus encore à la charge, appelant en renfort d'autres grosses pointures. On les a encore réduits. Jean-Michel Touré, qui évoluait à Colommiers avec Goba Roger, avait fini par me dire: « On ne peut rien contre vous.»

MORALE: Si les Maliens veulent gagner contre la Côte-d'Ivoire, il faut qu'ils commencent d'abord par neutraliser leurs fétiches. Car, ce n'est pas parce que les Ivoiriens sont plus forts sur le terrain ou qu'ils sont plus futés ou plus expérimentés qu'ils réussissent ces hold-up permanents contre eux.
Et c'est cela que je viens de tweeter à #MaliFoot. Et s'ils ne réussissent pas, qu'ils fassent appel à mon expérience. Je les délivrerai du mauvais sort!

MOUNTAGA FANÉ

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