La gazette de la CAN : désillusion sénégalaise, le Burkina en demie et des Léopards dans les starting-blocks

Favoris face au Cameroun, les Sénégalais ont été éliminés, samedi à Franceville. La République démocratique du Congo jouera sa place en demie dimanche contre le Ghana.

Junior Kabananga est le meilleur buteur de la CAN et il en est ravi.
  • C’est aujourd’hui
Si la dernière victoire des footballeurs congolais dans une Coupe d’Afrique des nations (CAN) remonte à 1974 (sous le nom de Zaïre), la sélection de la République démocratique du Congo (RDC) a fait forte impression depuis le début du tournoi. Face à eux, dimanche 29 janvier à 17 heures à Oyem, les coéquipiers du capitaine Youssouf Mulumbi retrouvent les Ghanéens des frères Ayew.En progression constante depuis l’arrivée du sélectionneur Florent Ibenge, la RDC pourra compter sur la révélation Junior Kabananga, meilleur buteur de la compétition avec trois réalisations. « La RDC est une bonne équipe, qui montre beaucoup de bonnes choses, qui progresse d’année en année. Ce sera un match très difficile pour nous, mais pour eux aussi. Si on joue notre jeu et qu’on met beaucoup d’agressivité, ça va le faire », a déclaré André Ayew, capitaine des Black Stars.A 20 heures, le dernier quart de finale opposera les Egyptiens aux Marocains, tombeurs de l’Algérie en poule. Sept fois vainqueure de la CAN, absente des trois dernières éditions, l’Egypte est montée en régime tout au long des trois premières rencontres. Les Pharaons s’appuient notamment sur la science tactique de leur entraîneur argentin, Hector Cuper, et sur le talent de leur attaquant Mohamed Salah.Mais le Maroc d’Hervé Renard ne se présente pas en victime. Le sélectionneur français aux deux titres de champion d’Afrique (Zambie 2012 et Côte d’Ivoire 2015) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin après avoir bouté hors de la CAN son ancienne équipe ivoirienne. Sous ses ordres et malgré les absences de joueurs majeurs tels que Younes Belhanda et Sofiane Boufal, les « Lions de l’Atlas » marocains ont accédé aux quarts de finale pour la première fois depuis treize ans.
iL’Egyptien Mohamed Salah avait marqué l’unique but du match face au Ghana le 25 janvier.
L’Egyptien Mohamed Salah avait marqué l’unique but du match face au Ghana le 25 janvier. JUSTIN TALLIS / AFP
  • C’était hier
Samedi 28 janvier, le Burkina Faso a réalisé l’une des sensations de ce début de compétition en éliminant la Tunisie (2-0). Les Etalons ont marqué deux buts en fin de rencontre par Bancé et Nakoulma. Finaliste malheureux lors de la CAN 2013, les Burkinabés n’étaient pas attendus à pareille fête cette année. Mercredi, ils seront opposés en demi-finale au vainqueur du match entre le Maroc et l’Egypte.Lire aussi :   CAN 2017 : le Burkina Faso élimine la TunisieLe Sénégal et le Cameroun, incapables de se départager (0-0) dans le temps réglementaire et en prolongations à Franceville, ont disputé une séance de tirs au but. Favoris, les « Lions de la Teranga » ont manqué de réalisme tout au long de la partie et se sont heurtés à de courageux « Lions indomptables ».Ce remake de la finale de la CAN 2002 a donc tourné à l’avantage des Camerounais, qui affronteront la RDC ou le Ghana, pour une place en finale du tournoi continental africain. C’est Sadio Mané qui a manqué le cinquième tir au but de son équipe. De son côté, Vincent Aboubakar ne tremblait pas pour qualifier le Cameroun.
  • C’est dit
La chance a tourné pour le joueur du Burkina Faso, Aristide Bancé :
« C’est vrai que les quatre ou cinq dernières années, je n’ai pas eu vraiment de chances. Partout où je m’en vais, j’ai tout le temps des problèmes. Manque de salaire, je ne suis pas payé… Si j’arrive à faire cette différence ce soir avec l’équipe nationale, tant mieux, cela me fait beaucoup plaisir. »
Le joueur de la RDC Neesekens Kebano explique à sa façon la signification du Fimbu, la fameuse danse popularisée par les Léopards :
« Fimbu, ça veut dire chicotte ! Tout simplement, on chicotte nos adversaires. »
Le sélectionneur égyptien Hector Cuper est ambitieux pour son meilleur joueur Mohamed Salah :
« S’il continue sur sa lancée, il peut devenir l’un des meilleurs joueurs du monde. »
Hervé Renard espère que le Maroc va rattraper son retard :
« On a dix années de retard à rattraper. C’est un privilège d’être dans les huit dernières équipes pour représenter l’Afrique. Il faut tout donner, il y a tellement de belles choses qui peuvent encore se passer. »
  • C’est vu
On a vu que le Marocain Mehdi Benatia et l’Egyptien Mohamed Salah portaient bien le costume. Gageons qu’ils seront plutôt en short dimanche lors du quart de finale qui les opposera.
Anthony Hernandez
Le Monde



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