Mort d’Ali Bongo : le gouvernement gabonais dénonce une « propagation de fausses nouvelles »

Le leader syndical Jean Remy Yama (gauche) et le ministre gabonais de l’Intérieur © 2019 D.R./Info241

Alors qu’Ali Bongo a de nouveau disparu des radars politiques ces derniers jours et donc de son poste - on l’évoque encore en séjour médical en Angleterre - les propos du 2 juillet du leader syndical Jean Remy Yama insinuant sa mort, ne semblent pas être tombés dans l’oreille d’un sourd. Le gouvernement gabonais, par la voix de son ministre de l’Intérieur, a réagi en brandissant des représailles judiciaires contre le patron de Dynamique unitaire, la bête noire syndicale des autorités gabonaises.

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Rien ne va plus entre le gouvernement gabonais et le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire. Ayant affirmé mardi lors d’une déclaration à la presse, la conviction qu’Ali Bongo était mort et n’existait plus car n’ayant toujours pas répondu aux sollicitations de cette puissante centrale syndicale depuis des mois, Jean Remy Yama s’est vu donner la réplique hier par le ministre en charge de l’Intérieur et de la Justice, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou.

Dans le communiqué gouvernemental lu hier soir à la télévision publique par une journaliste, le ministre Mboumbou Miyakou tout en dénonçant une déclaration "sans aucun fondement", a lu dans ces propos "une volonté manifeste de créer le trouble et la confusion dans l’esprit des populations". Mais aussi "à susciter une certaine psychose auprès de nos partenaires au développement et incidemment à affecter l’environnement des affaires, l’ordre public et la cohésion sociale".

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Alors qu’aucun bilan de santé n’a été communiqué depuis son AVC et les apparitions réduites au minimum d’Ali Bongo, le gouvernement qui avait pourtant annoncé son « rétablissement total », martèle à nouveau que "le fonctionnement régulier des institutions de la République n’est en rien entamé". Le gouvernement gabonais qui dit "garantir la liberté syndicale et la libre expression" dans le pays, annonce que "l’attitude ainsi affichée par Monsieur Jean Rémy Yama l’expose à des poursuites pénales pour propagation de fausses nouvelles".

Aussi, le gouvernement gabonais exhorte les populations à "vaquer sereinement à leurs occupations" tout en se rassurant "la communauté nationale et internationale, du fonctionnement normal des institutions de la République". L’unique ministre d’Etat du gouvernement Nkoghe Bekale affirme que "la loi sera appliquée avec la plus grande rigueur" et "qu’il ne saurait laisser perdurer de tels actes".

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