In memoriam. Tolno : "Bokoum c’est grâce à toi si je suis Gouverneur” ! (Saïdou Nour Bokoum)

Acutalités de Guinée Conakry, 2/07/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com.

Ah bon ?

-         - Quand tu avais déclaré qu’une association à but non lucratif n’a pas besoin d’une tutelle, tout au plus doit-elle se faire déclarer au ministère de l’Intérieur.

-  C’était au bureau de Gbago Zoumanigui Joseph alors ministre de la jeunesse et des sports

Je ne savais pas que je venais de  dégoupiller là une grenade à fragmentation. J’avais mis le pied dans le plat de l’association des écrivains-pro Zaïnul Abidine et celle qui avait pour tonton Charles Pascal Tolno !

Mohamed Salif Kéïta, notre Bernard Pivot (Papier Plume Parole) m’avait cueilli lors d’un petit voyage au Bled, alors que j’étais « aventurier » à Abidjan.. On n’était plus « anti-guinéen », mais seulement ceux qui venaient « nous « mélanger » (Lansana Conté).

Je venais donc de mélanger le ministre Zaïnoul et ses journalistes, PPP et même le conducteur du JT, Mamadi Condé (aujourd’hui ambassadeur ?) qui avait osé passer l’élément au JT du soir.

Suspension, mise à pied, etc. Mais Tolno avait gagné la dernière guerre picrocholine. Le fier Zaïnou avait plié l’échine.

Donc, Tolno : président de "l’assos" des « écri-vains (Sassine), bureaux au Palais du peuple, 200 millions de francs glissants et puis, avec ses longues jambes, grimpette jusqu’au gouvernorat.

Rapport entre gouvernorat et Lettres ?

Il faut interroger le centralisme démocratique où deux lignes parallèles peuvent se rencontrer. En Guinée, c’est la force des hommes de culture, c’est-à-dire les anciens ministres qui ont pu écrire leurs mémoires – eux-mêmes ?! -, les pensionnés des ballets guinéens et enfin et surtout les cancaneurs du sport. Les ministres, les présidents passent, eux ils restent. Je ne parle pas des artistes eux-mêmes et parfois des stars de la scène et du football, qui meurent dans la dèche la plus noire, mais des bureaucrates qui les (di)gèrent.

D’ailleurs de gouverneur, Charles Pascal Tolno est devenu ministre et de ministre opposant. Lui il avait compris à temps qu’en Guinée la lettre et l’être sont voués au néant. Que seuls les scribes des décrets présidentiels font des frontières entre la culture et l’agriculture.

La Guinée, ce pays gouverné par ceux qui mettent la charrue devant les bœufs.

Maintenant je prie pour que Tolno soit hors du débat entre le vrai et le faux, et qu’il soit accueilli par Le Vrai – Exalté ! ou au moins par le Niamou Principal de notre Sacré, avant que ce dernier ne soit définitivement déforesté par les maîtres-grumiers qui veulent délocaliser notre Forêt à San Pedro en Côte d’Ivoire.

Was-Salam

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

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