Lynx : Hassan Abraham KeÏta le dernier des Mohicans nous lâche (Saïdou Nour Bokoum)

Actualités de Guinée Conakry, 15/06/17. Nouvelle République de Guinée, www .nrgui.com. En vrac, des morts et des vivants, toutes de grands plumes.

Jean-Baptiste Kourouma, l'immense Tayire Diallo  de  mon copain Kopa, Saliou Samb, Souleymane Gros Lynx, Alhassane Diomandé, Oscar, William Sassine, Amadou, Prospère Doré, Aboubacar Condé, Bah Mamadou Lamine, Baba Sylla, Top Sylla, les jeunes Turcs El Béchir, Moussa Cisse, Biram Sacko, Thierno Diallo.

Je ne connais pas d’autre grande plume papier

Hassan Abraham KeÏta n’écrivait pas, il faisait mieux et c’était grandiose : il était le traducteur de Fory coco. Non pas transcripteur mais traducteur.

« Ils sont venus nous mélanger », entendez Sira de Novembre, Ba Banque route, Alpha Grimpeur.

« Je vous remercie beaucoup mais chacun défend son bif…

Lansana Conté s’adressait a des militants sincères, grands fumeurs de pipe qui en effet, depuis le Responsable suprême, qui avaient déjà le cerveau rendu bouillie par le soleil, ne sortaient plus qu’après avoir eu les poches bourrées par ceux qui accompagnaient Lansana Conté, les caisse de l’Etat en bandoulière.

« Maintenant que vous êtes rôdés dans ça… Quand Siradiou vient, vous êtes 200000 quand Ba Mamadou vient vous êtes 200000 quand Alpha Condé vient vous êtes 200000 eh wotan vous êtes combien dans ce village ! »

Hassan Abraham KeÏta n’était pas connu du grand public, mais c’était déjà un des chefs d’orchestre du grand satirique Le Lynx, un paquet du diaspos, « aventuriers » importés majoritairement d Côte d’Ivoire, c’était Le Lynx de Souleymane, d’Alassan Diomandé, Prosper Doré, Amadou, William Sassine, Thierno Diallo, pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est cette équipe qui avait créé La Nouvelle République de Ba Mamadou.

C’est dire que la Nouvelle République, Le lynx, Le Patriote, (RPG), l’Espoir, (PRP Siradio Diallo), voire l’Indépendant de Aboubacar Sylla où se vissaient Jean-Baptiste Kourouma, Biram Sacko, Willian Sassine, Saidou Nour Bokoum, étaient en matière de journalisme, le fer de lance des « 30 glorieuses » d’après « Prêt pour la révolution ! » : la mise en place de l’Etat de droit.

Hassan Abraham KeÏta à force d’être au four et au moulin, a fini par être hélas (?) Directeur de publication, faisant disparaitre une plume géniale, alerte, humoristique et précise, mais il compensait cela depuis son bureau, une chaise dure au milieu d’une salle de rédaction où il dispensait de véritables leçons de journalisme à de nouveaux jeunes Turcs dont j’espère, l’orphelinat ne finira pas à la Cité Solidarité Jean-Paul II où Sassine avait imaginé sa dernière chronique, lors d’un ultime check-up.

J’avais commencé cette petite larme en citant en vrac, des noms pour dire qu’il y a des plumes bavardes mais mortes et des plumes cassées dont on n’épuisera jamais la lecture, en espérant que le Guinéen sera guéri de l’amnésie et qu’il prendra goût à la lecture et à la visite des bibliothèques victimes des intempéries de la Bêtise (William Sassine)

Yako Hassan !

Was-Salam à ta famille biologique et au Lynx.

Saïdou Nour Bokoum

www. nrgui.com

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